CAA-APIA
CAA-APIA, (Hist. nat. bot.) petite plante du Bresil dont la racine est longue d’un ou deux travers de doigt, grosse comme le tuyau d’une plume de cygne, noüeuse, garnie de petits filamens d’un gris jaunâtre en-dehors, blanche en-dedans ; d’abord insipide au goût, puis un peu acre & piquante. Il part de cette racine trois ou quatre pédicules longs de trois ou quatre travers de doigt, & portant chacun une feuille large d’un travers de doigt, longue de trois ou quatre, d’un verd luisant en-dessus, un peu blanchâtre en-dessous, traversée d’une nervure principale, d’où il en part d’autres latérales qui sont relevées en-dessous. La fleur a son pédicule particulier : elle est ronde, radiée, approchante de la fleur du bellis, à plusieurs étamines, & à semences rondes plus petites que la graine de moutarde. On attribue à la racine les vertus de l’ipecacuhana : mais c’est à tort. Cependant elle arrête le flux, & fait vomir. Les habitans du Bresil pilent la plante entiere, & se servent de son suc contre la morsure des serpens & la blessure des fleches empoisonnées. Mémoires de l’académie des Sciences, 1700.
Caa-ataya
Caa-ataya, (Hist. nat. bot.) plante du Bresil dont la racine est petite, blanche, quarrée, de la hauteur d’un pié, d’un verd pâle, foible, genouillée, partie droite, partie rampante, & prenant racine où ses nœuds touchent la terre. Elle a à chaque nœud deux petites feuilles opposées, semblables à celles de la véronique mâle pour la position & pour la figure, d’un verd pâle, & dentelée par les bords. A chaque paire de feuilles est une petite fleur blanche en casque, à laquelle succede une gousse semblable au grain d’avoine. Cette gousse s’ouvre & répand une petite semence ronde, d’un jaune foncé, & plus menue que celle du pavot. La plante n’a point d’odeur ; elle est un peu amere au goût. Broyée & bouillie dans l’eau, on en tire par décoction un purgatif violent par haut & par bas. On la pourroit rapporter au genre de l’eufraise.