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Planches:AGRICULTURE ET ECONOMIE RUSTIQUE (volume I)

De Encyclopédie

RECUEIL

DE PLANCHES

SUR

LES SCIENCES,

LES ARTS LIBÉRAUX,

ET LES ARTS MÉCHANIQUES,

AVEC LEUR EXPLICATION.

AGRICULTURE ET ECONOMIE RUSTIQUE,

CONTENANT

Planches.

Labourage & outils, 5

Semoirs, 3

Façon des foins & moisson, 1

Batteur en grange, 1

Conservation des grains, 2

Moulins à vent & à eau , &c. 9

Moulins pour exprimer le suc des fruits & l’huile des graines, 4

Manufacture de tabac, 6

Chanvre, premier travail à la campagne, 2

Culture & arsonnage du coton, 1

Travail & emploi au coton, 4

Culture de la vigne, 2

Pressoirs, 4

Pressoir à cidre, 2 Indigoterie & manioc, 1

Sucrerie, & affinage des sucres, 7

Travail des sabots, échalats, &c. 1

Charbon de bois, 3

Four à chaux, 1

Jardinage, 7

Jardin potager, 6

Fontainier,

Mouches à miel, ruches, 1

Vers à soie, 1

Bassecour, 1

Laiterie, 1

Art de faire éclore les poulets, 3

83 Planches.

LABOURAGE.

PLANCHE Iere.

Bibliothèque Mazarine, exemplaire 2° 3442, numérisé par l’ENCCRE. Licence CC BY-NC-ND 3.0 France — pas d’utilisation commerciale, pas de modification. Le texte de ce site est sous une autre licence, CC BY-SA 3.0.

Figure 1ere. Laboureur qui ouvre un sillon.

Fig. 2. Charrue ordinaire.

3. Charrue de M. Tull.

4. Semeuse qui conduit le semoir de l’abbé Soumille dans le sillon où la semence est aussitôt recouverte par la terre, que le versoir ou oreille de la charrue (fig. 1.) y jette en formant le sillon suivant indiqué par la ligne ponctuée.

5. Semeur qui répand la semence à la main, fur une piece de terre préparée par differens labours.

6. Charretier qui conduit la herse pour couvrir la semence.

7. Charretier qui conduit le rouleau ou brisemotte, pour rabattre & egaler la terre. 8

PLANCHE II.

Bibliothèque Mazarine, exemplaire 2° 3442, numérisé par l’ENCCRE. Licence CC BY-NC-ND 3.0 France — pas d’utilisation commerciale, pas de modification. Le texte de ce site est sous une autre licence, CC BY-SA 3.0.

La charrue à versoir.

Fig. 1. La charrue entière vue en perspective. A, B, les rouelles. 9, V, le têtard. a, a, les jumelles. 5, 8, l’épart ou balance 5, I : 7, 1, traits du cheval sous la main gauche. 6, 3 : 8, 4, traits de l’autre cheval.

V, P, N, le collier ou chignon. O , les rondelles ou entrempoirs. C D , la haye. c D, le sep. L, G, étançon. L H, L K, mancherons. E F, versoir ou écu, ou oreillon. T. felette. R, S, chevalet ou hausse. c d b , soc, d c, e f, aiguille. M Q c coutre. g, clef.

2. L’avant & l’arrière-train séparés & représentés à vûe d’oiseau. 5, 8 , l’épart ou balance. 9, V, le têtard. V N, le collier ou chignon. a a, les jumelles. 6 , 7, chevilles où l’on attache les traits du dedans. 10, autre cheville où l’on attache le trait du Palonnier d’un troisième cheval, quand on s’en sert. T, selette. R S, chevalet ou hausse. a S, a R, épées. L’essieu A B des rouelles fait avec le têtard un angle d’environ 85 ou 86 degrés, du côté du versoir, afin que la pointe du soc reste engagée dans la terre à main gauche, que l’arriere train ne retombe pas dans le sillon précedemment tracé.

L’arriere-train. C L, la haye. b c d , le soc. c b D, le sep. L G, étançon. L H, L K, les mancherons.

Fig. 3. L’arriere-train en perspective , vû du côté du versoir, M Q c, le coutre. D d c , le fep recouvert du soc. d c, tranchant du soc. e f, l’aiguille, E F, versoir ou oreillon. G, étançon ,K H, mancherons.

Fig. 4. Le profil de la charrue en entier, la roue antérieure A supprimée. Les mêmes lettres désignent les mêmes parties qu’aux figures précédentes.

5. Le soc & l’aiguille séparés.

PLANCHE III.

Bibliothèque Mazarine, exemplaire 2° 3442, numérisé par l’ENCCRE. Licence CC BY-NC-ND 3.0 France — pas d’utilisation commerciale, pas de modification. Le texte de ce site est sous une autre licence, CC BY-SA 3.0.

La charrue à tourne-oreille.

Fig 1. La charrue entiere vûe en perspective.

A B, les rouelles ou roues, fig. 1. 3.

9, V, le têtard, 3. 5.

a, a, jumelles ou mammelles, 1. 3. 5.

5, 8, traversier, 1. 3.

u P N, le collier, 4. 5.

O, rondelles ou dehourdoirs, 1. 5.

C D, la haie, 1. 5.

c, d, le scep, 1. 5.

L G, étançon, 1. 3. 5.

L H, L K, mancherons, 1. 3. 5. 6.

E F, oreille, 2. 3.

T, selette, 1. 5.

R, S, joucquoi, ou joucquoir, 1. 5.

Z Æ, l’embranloir, 1.

Z Œ, la hardiere, ou hardiau. 1.

Æ Œ, la commande, 1.

X Y, le soc, 1. 3. 5. 6.

12, la lumiere, 3.

6, 7, les briolers, 1. 3.

G, mortoise en gueule de loup, sur le haut de l’étançon, 3. 6.

10, 11, le petit têtard, 1. 3. 5.

13, le pretre, 1. 3. 5.

14, 15, le pleyon, 1. 5.

TR, TS, essais ou épées, 1. 5.

2. e f, la face intérieure de l’oreille. h, l’arbalêtrier qui s’implante dans le trou L de l’étançon. g, poignée de l’oreille. e, crochet qui entre dans un piton fixé en b à chaque côté du scep, fig. 1. 3. & 5. E F, face extérieure de l’oreille.

3. Plan à vûe d’oiseau de l’avant & de l’arriere-train de la charrue. X Y, les fourchettes ou fourceau.

4. Le collier ou chignon. P, la clef du chignon qui embrasse le têtard en-dessous. Le chignon s’applique sur la cheville 11 (fig. 3.) qui traverse le petit têtard.

5. Profil de la charrue, où la roue antérieure A est supprimée.

6. Vûe de face des fourchettes X Y.

PLANCHE IV.

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Herses. Rouleau. Herse roulante.

Fig. 1. Herse quarrée. A B, palonnier. C D, la corde. E F, grand bras. E G, tête. G H, second bras. O, bras du milieu. P P, petit bras. k l, m n, épée ou batte. Cette herse a vingt - cinq dents.

2. Profil de la herse, vû du côté du bras G H.

3. Herse triangulaire faite de deux bras assemblés à mi-bois en D sous un angle de 60 deg. & écartés par trois traverses. La premiere traverse a deux chevilles ou dents; la seconde, quatre; & la troisieme, sept; & chaque bras, six: ce qui fait en tout vingt-cinq.

4. Rouleau B b, avec son brancard fait de deux treselles A B, a b, assemblées par une traverse C c.

5. Herses roulantes avec leurs chevilles ou dents de fer, & leur brancard.

6. Profil de la herse, fig. 5.

PLANCHE V.

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Maniere de brûler les terres.

Fig. 1. Gasons.

2. Gasons dressés.

3. Fourneau de gasons séchés, commencé.

4. Fourneau achevé.

5. Arrangement des fourneaux.

6. Maniere dont on laboure avec la charrue à versoir, en la conduisant de A en B, de C en D, de E en F, de G en H, &c. L’inclinaison des hachures marque celle du versoir sur la longueur du sillon.

Fig. 7. Maniere dont on laboure en planche avec la même charrue, en la conduisant de A en B, de C en D, de E en F, de G en H, de K en L, de M en N, de O en P, de Q en R, de S en T; sur laquelle ligne S T on revient de T en S; ce qui forme la séparation des planches.

8. Maniere dont on laboure avec la charrue à tourne - oreille. On ouvre un sillon de A en B, l’oreille étant à droite, comme les hachures en représentent la position; puis on ouvre un autre sillon à côté de celui-là de C en D, observant de changer de côté l’oreille de la charrue; & ainsi de suite, en changeant successivement l’oreille de côté.

SEMOIRS.

PLANCHE Iere.

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Fig. 1. Semoir composé sur les principes de MM. Duhamel, Tull & autres. Le semoir tout monté en perspective. A B D C, le brancards sur lesquels sont posés les coffres du semoir. G, socs antérieurs. H, socs postérieurs. K, L, K, les trois dents de herses. K, un des tourillons du cylindre. B g, C h, les mancherons. E F, le gouvernail.

2. Elévation latérale du semoir. Les dénominations sont les mêmes que dans la figure précédente.

PLANCHE II.

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Fig. 3. Coupe longitudinale du semoir par le milieu d’un des socs antérieurs G.

4. Coupe longitudinale par le milieu d’un des socs postérieurs H.

5. Plan du semoir où l’on voit les dix cloisons qui séparent le coffre: le plan de la route des six socs, 1, 2, 3, 4, 5, 6, & celui de la route des trois herses, t, u, x.

PLANCHE III.

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Fig. 6. Plan géométral du cylindre, de l’essieu, des roues, & de la chaîne sans fin qui les assemble.

7. L’essieu.

8. Profil des deux poulies poligones & de la chaîne sans fin qui les embrasse.

9. Coupes & représentation perspective du verrou A, B & de la noix C D, qui porte la poulie poligonale de l’arbre.

10. Elévation d’une des dix cloisons.

11. Le gouvernail F E; son axe E T, & la fourchette T R qui conduisent le verrou.

12. Représentation perspective d’une des six tranches du cylindre cellulaire, où l’on voit la disposition des cellules dans lesquelles le grain est porté.

13. Développement de la chaîne sans fin, qui passant sur les poulies de l’arbre & du cylindre, communique le mouvement des roues au cylindre.

Nota. On ne décrit point ici le semoir de M. l’abbé Soumille, parce qu’il en est fait mention dans la Planche premiere d’Agriculture, fig. 4.

FAÇON DES FOINS, ET MOISSON.

Fig. 1. Vignette représentant la recolte ou façon des foins.

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2. Vignette représentant la moisson.

3. Faucille pour couper ou scier le bled, comme on voit dans la vignette, fig 2.

4. Faulx toute montée pour faucher le foin, représentée dans la vignette premiere. A B, son manche. C, la faulx. D, la main ou poignée.

5. La faulx séparée de son manche. a a, le dos. b b, le tranchant. c d, bras qui sert à attacher la faulx au manche par le moyen d’une virole (fig. 8.) & d’une clavette ou goupille de fer, fig. 7.

6. La main ou poignée garnie de son collet de fer e. f, la clavette qui sert à serrer le collet e sur le manche A B de la faulx, fig. 4.

Fig. 7 & 8. Virole & clavette de fer pour attacher la faulx au manche, comme on le voit en B, fig. 4. & fig. 10.

9. Coupe de la faulx, pour faire sentir la languette qui regne de a en a sur le dos, fig. 5.

10. Enmanchement de la faulx.

11. Faulx à doigts servant pour l’orge, l’avoine, &c. a a, les doigts. b b, les vis servant à tenir les doigts toujours dans la même direction que la faulx. Les doigts, les vis, &c. sont de bois fort léger, afin de ne point appesantir la faulx.

12. Marteau pour battre le fer de la faulx, & le rendre plus tranchant.

13. Enclume ou tas pour battte le fer de la faulx.

14. Pierre à aiguiser la faulx.

15. Coffin, ou étui à pierre dans lequel on met de l’eau: on en fait de fer blanc, comme (a) ; & de bois, comme (b).

16. Ceinture de cuir, pour accrocher le coffin au côté du faucheur.

17. Fourche de fer pour charger les bottes sur les voitures.

18. Rateau de bois à deux faces.

19. Fourche de bois.

BATTEUR EN GRANGE.

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La vignette représente une grange.

Fig. 1. Voiture chargée de gerbes, que l’on décharge à la porte de la grange.

2. Gerbes destinées aux batteurs.

3. Batteurs en grange actuellement occupés à battre les épics.

4. Ouvrier qui rassemble en tas avec une pelle les grains sortis des épics.

5. Ouvrier qui prend du grain pour le vanner.

6. Le crible.

7. Septier, minot, ou autre mesure pour mesurer le grain.

8. Fleau dont se servent les ouvriers de la fig. 3.

9. Maniere dont les deux branches du fleau sont attachées l’une à l’autre.

10. Le nœud du fleau.

11. Rabot pour retirer le grain épars après qu’il a été battu.

12. Pelle de bois pour ramasser le grain en tas, ou pour le mettre dans la mesure.

13 & 14. Vans, instrumens destinés à remuer ou vanner le grain, pour en ôter la poussiere & les ordures.

15. Crible à mains, instrument percé de petits trous par lesquels on fait passer, en le remuant circulairement, le grain plus nettoyé qu’il n’a pû l’être par le van.

16. Crible à pié, espece de trémie dont l’usage est le même que le crible à mains.

17. Mesure pour mesurer le grain.

CONSERVATION DES GRAINS,

d’après M. Duhamel.

PLANCHE Iere.

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Fig. 1. Corps du bâtiment de l’étuve, vû par-devant.

2. Coupe horisontale de l’étuve par la ligne A B de la fig. premiere.

3. Coupe verticale de l’étuve par la ligne E F de la fig. 2.

4. Coupe verticale de l’étuve par la ligne L Y de la fig. 2.

5. Coupe verticale de l’étuve par la ligne M N de la fig. 2.

6. Elévation perspective d’une des armoires de l’étuve.

PLANCHES II. & III.

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Fig. 1. Petit poîle de tôle à l’italienne.

2. Plan d’une petite étuve.

3. Poîle à la françoise.

4. Coupe longitudinale du poîle à la françoise. 5. Coupe transversale du poîle a la françoise.

6. Vûe d’un grenier en tour ou cuve.

7. Le même grenier, avec son couvercle & ses soufflets.

8. Grillage qui se place ou se forme dans l’intérieur de la cuve, sur le fond d’en-bas.

9. Grenier en forme de caisse.

10. Plan du grenier en forme de caisse, & du manége qui fait mouvoir les soufflets.

11. Coupe verticale du même.

MOULINS A VENT ET A EAU, pour moudre le blé.

PLANCHE Iere. Vûe extérieure d’un moulin à vent.

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PLANCHE II. Coupe verticale du moulin sur sa longueur.

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PLANCHE III. Coupe verticale du moulin sur sa largeur. Engin à tirer au vent.

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12, Treuil. 13, chaperon. 64, jambes. 60, essieu. k, poteau debout. i, liens. 2, 3, semelles. 63, roues. 69, pieu.

PLANCHE IV. Vûe perspective de l’intérieur du moulin. Lettres & chiffres relatifs aux quatre premieres planches.

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A, solles, Planc. 2. 3. 4. B, attaches, 2. 3. 4. C, liens, 2. 3. 4. 4, chaise, 2. 3. 4. 5, chevrons de pié, 2. 3. 6, trattes, 2. 3. 4. 7, couillards, 2. 3. 4. 8, doubleaux, 2. 3. 4. 9, poteaux corniers, 2. 3. 4. 10, soûpentes, 2. 3. 4. 11, entretoises, 2. 3. 4. D, queue, 2. 4. E, limons de la montée, 2. 14, bras du chevalet, 2. F, chevalet, 2. 15, support de la montée, 2. 16, entretoise, 2. 17, chaperon, 2. 18, lien du rossignol, 2. 19, poteau d’angle, 2. 20, appui du faux pont, 2. 4. 21, lien sous la sabliere de la galerie, 2. 22, planchers, 2. 3. 4. 23, pannettes, 2. 3. 4. 24, guettes, 2. 3. 4. 25, poteaux de remplissage, 2. 3. 4. 26, sommier, 2. 3. 4. 27, faux sommier, 2. 4. 28, poteau du faux sommier, 2. 4. 29, pallier, 2. 30, souche, 2. a, petit fer, & chevilles du blutoir, 2. 31, poteau de la braye, 2. 3. 32, braye, 2. 3. 33, bascule du frein, 2. 3. 4. 34, épée de la bascule du frein, 2. 3. 35, petite poulie du frein, 2. 4. 36, plancher des meules, composé de quatre cartelles, 2. 4. 37, la huche & le blutoir, 2. 4. 38, anche, 2. 39, montée du second étage, 2. 4. 40, colliers, 2. 4. 41, pannes meulieres, 2. 3. 4. 42, entretoise, 2. G, galerie, 2. 4. 43, poteau de croisée de la galerie, 2. 4. 44, sabliere d’appûi, Planc. 2. 4. f, sabliere du haut de la galerie, 2. 4. 45, sabliere du bas de la galerie, 2. 4. 46, hautes pannes, 2. 3. 4. 47, colliers, 2. 3. 4. 48, jeu, 2. 3. 4. 49, pallier de gros fer, 2. 3. b, gros fer, 2. 3. 50, marbre sur lequel pose le collet de l’arbre tournant. 2. 4. 51, pallier du petit collet, 2. 4. 52, semelle du petit collet, 2. 4. 53, pallier de heurtoir, 2. 4. 54, heurtoir, 2. 4. 55, lutons, 2. 3. 4. 56, arbre tournant, 2. 4. H, rouet, 2. 3. 4. 57, chanteaux, 3. 58, paremens, 3. 59, goussets, 3. 61, embrassures, 3. K, lanterne, 2. 3. 4. 62, tourtes, 2. 65, frein, 2. 3. 4. 66, archures, 2. 3. 4. 67, trempure, 2. 3. 4. 68, d’os d’âne, 3. 4. L, M, N, O, les aîles, 1. 2. 3. 70, épée de fer, 4. 71, tremions, 2. 3. 4. 72, tremie, 2. 3. 4. 73, auget, 2. 3. 4. 74, clés des paliers, 2. 75, jambes’de forces, 3. 4. 76, entrait, 2. 4. 77, poinçon, 2. 3. 4. 78, liens, 2. 4. 79, faîte, 2. 4. 80, chevrons du comble, 2. 4. 81, planches sur lesquels posent les bardeaux, 1. 82, bardeaux, 1. 83, aix à couteau, 1. 84, volans, 2. 3. 85, antes, 3. 86, coterets, 3. 87, lattes, 3.

h, g, q, arbre de l’engin pour monter le blé dans le moulin. h, hérisson. s, levier sur lequel repose le collet de l’arbre. s m n, autre levier sur lequel repose le premier. m k, barre de fer par laquelle le levier est suspendu. g, tambour ou devidoir sur lequel passe la corde sans fin appellée la vindenne. n, p, corde par laquelle on gouverne cette machine. q, r, cordé destinée à monter les sacs dans le moulin. Fig. 2, 3.

PLANCHE V.

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Détails du moulin à vent & à eau.

Fig. 1. Vûe perspective de la cage de charpente qui soûtient les meules des moulins à eau; des meules & archures; de la tremie, &c. F, anche par laquelle la farine tombe dans la huche, cottée 38 dans les planches précédentes. a, fer. C D, auget. C E, C B, cordes pour donner plus ou moins de blé. 1, 2, corde qui suspend le morceau de bois qui fait sonner la sonnette. A, la sonnette. 2, 6, corde par laquelle le morceau de bois tire la sonnette. 4, porte de la tremie suspendue par une corde au point 3. 66, les archures. G, extrémité de la trempure.

2. Les mêmes objets vûs de profil. C D, l’auget. 66, les archures. H G, la trempure. 70, épée. L M, la braye. N, la lanterne.

3. Coupe des meules & du boitillon. a, le boitillon.

4. La cage du blutoir du moulin à vent en perspective. A B, chausse du blutoir. C, entonnoir de la chausse. X, autre ouverture dans laquelle on conduit le manche de l’anche quand on ne veut pas bluter. E D, portes par lesquelles on retire la farine.

Fig. 5. La chausse en perspective; les treuils par lesquels elle est tendue, & les bâtons qui la mettent en mouvement. A B, la chausse. C, l’entonnoir. O, P, cordes qui passent dans les fourreaux de la chausse. a b, c d, petits treuils par le moyen desquels on tend la chausse. F H, la baguette. F G, attaches qui reçoivent la baguette. K L, bâton. M N, arbre vertical.

6. Plan de la chausse. Les lettres comme à la figure précédente.

7. Le gros fer & sa lanterne: on le suppose rompu en b, afin de rapprocher les extrémités.

8. L’anil.

9. Le petit fer. a, la tourte dont les fuseaux rencontrent l’extrémité K du bâton K L, fig. 5.

10. Fer d’un moulin à eau.

PLANCHE VI.

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Vûe intérieure du moulin à eau ordinaire.

A, axe de la grande roue à aubes. B B, aubes. C, la roue garnie de soixante-douze alluchons. D, palier de l’arbre vertical D G. F, lanterne de dix-huit fuseaux. G, hérisson, ou roue horisontale de soixante-douze dents. H, lanterne à douze fuseaux de fer, qui porte la meule supérieure. K, auget. L, tremie. M, huche. Le détail de toutes les parties de ce moulin, qui lui sont communes avec le moulin à vent, & de quelques autres qui lui sont particulieres, sont représentées Planc. V. du moulin à vent, fig. 1. 2. & 10.

PLANCHE VII.

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Moulin à eau du Basacle à Toulouse, pour le blé.

Fig. 1. La division j. ij. iij. iv. est le plan de la fondation de deux coursiers. 3 H 2, palier. H, crapaudine fur laquelle repose le pivot inférieur de l’arbre de la meule. P, traverse de bois entaillée où coule l’épée qui suspend le palier. Q, platteforme sur laquelle la mâçonnerie du tambour est construite. On voit même figure la construction du radier; c’est un assemblage de longrines & de traversines qui reposent sur les têtes des pieux: il est recouvert par des madriers dont la longueur est suivant la longueur du coursier.

2. La division ij. v. iv. vj. est le plan de deux coursiers pris au-dessus du radier. A D, A D, radier du côté d’amont. C, vannes qui ferment le coursier. R R, massifs de mâçonetie qui dirigent le cours de l’eau à la circonférence de la tonnelle. G, la tonnelle où l’on voit la roue. H 3, 2, palier. H, crapaudine du pivot inférieur de l’arbre de la meule. 6, 5, la braie.

3. La division v. vij. vj. viij. est le plan de l’intérieur du moulin pris au-dessus de deux coursiers. M, meule. L, couverseaux qui avec les archures renferment les meules. Les archures sont ici en partie de mâçonnerie, & en partie de bois. 9 8, trempure. 10, coins à élever ou abaisser la trempure. C, C, vannes qui ferment ou ouvrent le coursier du côté d’amont.

4. La division indiquée par cette figure est la coupe transversale de deux coursiers, faite par le centre de la tonnelle, & vûe du côté d’aval.

5. Coupe transversale de deux coursiers faite par un plan qui passe par les vannes, & vûe du côté d’amont. R R, massifs qui resserrent le coursier vû du côté d’amont.

6. Elévation de deux coursiers & d’une portion de l’étage au-dessus, vûe du côté d’amont. B B, vannes. C C, queue des vannes. L’une des vannes est toute fermée; l’autre autant ouverte qu’on le voit Planc. VIII. au profil, fig. 7.

PLANCHE VIII.

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Fig. 7. Coupe longitudinale suivant la longueur d’un des coursiers. A A, niveau des eaux au-dessus du moulin. B C, vannes qui descendent à coulisses dans des poteaux, pour ouvrir ou fermer le coursier. B D, coursier d’amont. E F, coursier d’aval. 3 H 2, palier qui est accroché & repose en 2 sur un seuil que l’on voit fig. 8 & 9. 3, 4, épée par laquelle le palier est suspendu à la braie. 6, 5, la braie. 6, 7, épée par laquelle la braie est suspendue à la trempure. 8, 9, la trempure. 10, coin qui éleve ou abaisse la trempure, & éloigne ou rapproche les meules. H K, arbre de la roue. G, la roue. K L, fer de la meule supérieure. L, archure ou tonnelle qui contient les meules. M, tremie. N, petit cric qui approche ou éloigne l’auget. P, traverse entaillée où coule l’épée de communication de la braie au palier.

Fig. 8. Coupe transversale de deux coursiers faite par le centre de la tonnelle, & vûe d’amont. R R, partie du massif qui resserre le coursier, & qui forme la tonnelle vûe d’aval.

9. Elévation extérieure des deux coursiers, vûe d’aval.

10. Profil de la roue.

11. Plan de la roue qui est renfermée dans la tonnelle.

PLANCHE IX.

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Divers moulins à bras.

Fig. 1. Moulin à cage ronde tout monté.

2. La manivelle.

3. La noix ou meule montée sur son arbre.

4. Entretoise supérieure.

5. Entretoise inférieure.

6. Rondelle qui ferme la partie supérieure du moulin, & sur laquelle repose la tremie.

7. Le boulon de la vis.

8. La vis.

9. Autre moulin à bras tout monté.

10. La boîte, dont l’intérieur est cannelé ou à dents.

11. La noix montée sur son arbre.

12. Noyau de la noix.

13. Cloison de devant.

14. Cloison de derriere.

15. Face extérieure de la platine de derriere.

16. Face intérieure de la platine de derriere.

17. Face extérieure de la platine de devant.

18. Face intérieure de la platine de devant.

MOULINS A EXPRIMER LE SUC des fruits & l’huile des graines.

PLANCHE Iere. double.

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Moulin à huile avec pressoir, dit à grand banc, de Languedoc & de Provence.

Fig. 1. Vue du moulin où l’on écrase les olives. A, le bassin. B, la meule.

2. Coupe du moulin. A, coupe du bassin. B, coupe de la meule. On voit aussi dans cette figure le bras de la meule assemblé avec l’arbre du moulin. c d, le bras. e f, l’arbre. f, pivot sur lequel l’arbre se meut. e, son tourillon d’en-haut.

3. Elévation du pressoir. D, la vis. F G, l’arbre. E, clefs ou solives des petites jumelles N. H, les cabats. I, clefs ou solives des grandes jumelles L. O, écrou de la vis. P, le massif tenant à la vis. C, auge placé à côté du pressoir. S, premiere cuvette. T, seconde cuvette dont l’usage est expliqué fig. 7.

4. Arbre séparé vû en-dessous. O, écrou attaché à l’arbre, comme on voit, par des anneaux de fer & des clavettes. H, plan de la partie en saillie qu’on voit en H, fig. 3. F, quue de l’arbre F G. G, sa fourche.

5. Vûe du pressoir en-devant. O, l’écrou. G G, les fourches de l’arbre. N N, les petites jumelles. II, clefs des jumelles de derriere. E E, clefs des jumelles de devant. D, la vis. P, le massif de la vis.

Fig. 6. Coupe verticale de la vis & du massif. O, écrou G G, bouts de la fourche de l’arbre embrassés de leurs attaches. D, la vis. P, le massif. Q, pivot de la vis. R, crapaudine du pivot Q.

7. Coupe du massif sur lequel le pressoir est assis. Voye en S (fig. 3), une cuvette: c’est là que se rend l’huile de dessous le pressoir. Cette cuvette est pleine d’eau aux deux tiers. On ramasse l’huile de dessus cette eau; ensuite par un robinet (même fig. 3.) on laisse passer dans la cuvette T l’eau de la cuvette S, avec ce qui est resté d’huile à sa surface. De la cuvette T, l’eau & l’huile restante se rendent par le canal V (fig. 7) dans l’enfer Y. Ce receptacle Y se vuide de son eau par la chantepleure Z, qui puisant l’eau à une certaine profondeur, laisse l’huile qu’on ramasse ensuite, & rien ne se perd.

8. Un cabas.

9. a, clé ou solive des grandes jumelles.

10. b, clé ou solive des petites jumelles.

11. Cuiller ou casserole de cuivre.

12. Lame de cuivre.

PLANCHE II.

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Moulin à exprimer l’huile des graines.

Fig. 1. A B, arbre tournant qui porte les volans. C, rouet. D, autre rouet. D E, arbre vertical. F, pallier qui porte l’arbre vertical. E, lanterne de l’arbre. G, autre rouet de l’arbre horisontal. H K, Q Q, levées de l’arbre. L M, petits rouets. N N, cammes ou levées. O P, pilons. Q Q, cammes qui font mouvoir les pilons. S S, R R, autres pilons. f, f, f, mortiers. T V, c d, moises qui guident les pilons dans leur mouvement. a b, moises à laquelle sont fixés les cliquets qui servent à suspendre les pilons. 1, 5, place où l’on met les sacs. 6, 7, calles qui servent à la pression latérale. 4 4, autres calles. 3, coins que le pilon S enfonce pour serrer. 2, coin renversé que le pilon R chasse pour desserrer. X Y, Z AE, piece de bois où sont pratiquês les mortiers.

PLANCHE III.

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Détails du précédent moulin, & moulin à moudre le tabac.

Fig. 2. Chaudiere où le marc se prépare à une seconde expression.

3. Moulin à écraser différentes substances végétales qui donnent de l’huile. On voit sur l’arbre un collet quarré sur lequel on monte un hérisson ou rouet horisontal, qui emprunte son mouvement du moulin, fig. 2. A B C D g, chassis. m, h, les meules. e k f, faux qui ramasse la graine. L, le massif de la cuve en pierre qui reçoit l’huile de la graine écrasée.

4. Moulin à tabac. A, le mortier. B, le cliquet. E D, chevron qui pousse le cliquet. 1, 2, rochet qui entoure le mortier. B C X, bascule qui sert à relever le chevron du cliquet.

5. Profil de la batterie de la fig. 4. S T V, bascule supérieure qui pousse le chevron du cliquet. V X, chevron du cliquet.

6. Machine à sasser ou tamiser le tabac. G, lanterne. H, poulie. K, poulie à plusieurs gouttieres, sur une desquelles passe la corde sans fin qui vient de la poulie H. L M N, manivelle. O P, tamis. R, coffre. PLANCHE Iere.

MANUFACTURE DE TABAC.

PLANCHE Iere.

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Le haut de la planche. Attelier de l’époulardage où l’on fait le triage des feuilles, & où l’on sépare les manoques, pour les distribuer par sortes dans les cases F G.

Fig. 1. Ouvrier qui coupe autour de la masse d’un boucaud toutes les feuilles qui ont été avariées en mer ou autrement. A B C, masses de feuilles contenues dans les boucauds.

2. Ouvrier qui détache les manoques de la masse E d’un boucaud pour les distribuer dans les cases F. D, pa-nier que l’on enleve par le moyen d’une poulie, pour transporter les feuilles dans l’attelier des écoteurs, placé au-dessus de celui-ci. HHH, rolles de tabac déposés au-dessus des cases.

Le milieu de la Planche, attelier de la mouillade.

Fig. 1. L’ouvrier placé devant une table L, choisit dans les manoques ou bottes de feuilles celles qui sont propres à faire des robes. On entend par robes les feuilles les plus longues & les plus larges destinées à recouvrir les rolles. Il les mouille avec un balai servant d’aspersoir; elles passent ensuite à l’attelier des écoteurs. C, manne où l’ouvrier met les robes à mesure qu’il les mouille. A B, seaux dans lesquels la sauce est contenue.

2. Ouvrier monté sur un amas de feuilles. Il tient d’une main un seau rempli de sauce, & de l’autre un aspersoir pour mouiller par couches ce qu’on appelle déchets mélangés. On voit par la figure que cet attelier est placé au rez-de-chaussée; que le pavé est formé par de grandes dalles de pierres un peu inclinées vers celles du milieu E, qui sont creusées en caniveau pour laisser écouler l’eau superflue. D, planche qui couvre une partie du caniveau, afin que l’accès auprès des cuves de pierre F G, soit plus facile. Les parois de cet attelier sont couverts de fortes planches, pour empêcher que les tas de feuilles ne touchent les murailles. Il y a aussi différentes tables, comme M.

Le bas de la Planche.

Les parties les plus essentielles de l’attelier de la mouillade, vûes plus en grand, & cottées des mêmes lettres. A B, seaux. C, manne. D, planche qui couvre le caniveau E. F G, deux robinets partant d’un tuyau commun, par lesquels l’eau nécessaire est versée dans les cuves de pierre qui sont au-dessous, dans lesquelles on prépare la sauce. H, K, grands & petits balais ou aspersoirs à l’usage des mouilleurs.

PLANCHE II.

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Le haut de la Planche, attelier des écoteurs.

A, ouverture pratiquée au plancher & entourée d’une rampe, par laquelle, au moyen des poulies mouflées B C, on monte les feuilles qui sortent de la mouillade, dont l’attelier, aussi-bien que celui de l’époulardage, est placé au-dessous de celui-ci.

Fig. 1. 2. 3. 4. 5. Bancs sur chacun desquels sont assis plusieurs petits garons occupés à écôter les feuilles, c’est-à-dire à en ôter la côte longitudinale. Ils jettent les feuilles écôtées dans une autre manne, & les côtons ou côtes derriere les bancs où ils sont assis.

Le milieu de la Planche, filage, attelier des fileurs.

Fig. 1. 2. 3. 4. Filage à la françose. Il se fait sur une table fort élevée, divisée par des cloisons en quatre parties égales, qui sont les places d’autant d’ouvriers. D D, bancs sur lesquels s’asseyent les ouvriers servans, fig. 2. & 3. Il y en a deux pour chacun des deux ouvriers fileurs, fig. 1. & 4. L’un (fig. 2.) prend une certaine quantité de feuilles proportionnée à la grosseur que l’on veut donner au boudin. Il les comprime par un premier tord, & les passe ensuite à l’ouvrier fileur (fig. 1.), pour être filés les uns au bout des autres. Le second enfant assis à côté & sur le même banc, & qui n’a point été représenté pour éviter la confusion, passe des robes toutes préparées au même fileur. Le fileur (fig. 4.) est de même servi par deux enfans, dont l’un lui fournit des poignées & l’autré des robes. L’un & l’autre des deux fileurs (fig. 1. & 4.) forment avec les poignées des parties de boudin longues d’environ trois pieds a b, appellées poupes. Chacun des fileurs est monté sur un escabeau c c, pour pouvoir opérer avec plus de facilité sur la table indiquée où il forme les poupes. L’autre côté de l’attelier représente la maniere de filer à la hollandoise, en se servant du rouet.

Fig. 5. Enfant qui tourne le rouet f.

6. Fileur qui réunit les unes aux autres les poupes que les fileurs (fig. 1. & 4.) ont formées, & les couvre d’une nouvelle robe.

7. Enfant qui fournit les robes au fileur. e, écuelle dans laquelle est une éponge imbibée d’huile d’olive, dont le fileur se frotte les mains, pour que le boudin roule avec plus de facilité entre elles & la table. Les fileurs de poupes n ont aussi une semblable. d, crapaudine de bois sur laquelle roule le bourler ou collet du rouet. g, poteau sur lequel roule l’autre tourillon du rouet. h, manne dans laquelle l’ouvrier de la fig. 7. prend les robes.

8. Table dégarnie de son rouet. a c, la table. a, la crapaudine. b, montant qui porte le tourillon de la manivelle.

Le bas de la Planche.

9. Plan du rouet: il est de fer, & composé d’un chassis R S T V, dont les longs côtés R S, T V, sont percés en G & F de deux trous ronds, pour recevoir les tourillons de l’arbre ou noyau A sur lequel le boudin se roule. Les longs côtés sont réunis ensemble par la traverse S V, & par les parties R D, T D, qui. communiquent à la douille D, par l’ouverture de laquelle passe le boudin. Tt le chassis est d’une seule piece. Les extrémité du noyau A sont terminées par deux cercles N O, P Q, dont on voit l’élévation dans le profil du rouet (fig. 10.), & fermées intérieurement par deux plàques de tolle. Sur le milieu de la traverse S V, est fixé un boulon H, qui sert de tourillon au rouet. L’extrémité de ce tourillon taraudée en vis, est reçue dans l’ouverture K de la manivelle K L, dont la poignée L est mobile sur une broche qui la traversé. Le tourillon H roule dans des collets qui sont au haut du poteau vertical g; & le bourlet de la douille D roule dans la crapaudine de bois dont on a parlé, qui est fixée sur le bord de la table du fileur.

10. Le profil du rouet. Q, élévation d’un des cercles qui terminent le noyau du rouet. A, rochet denté monté quarrément sur le prolongement du tourillon G du noyau A, fig. 9. B, cliquet qui est continuellement poussé contre les dents du rochet par le ressort C. M, piton à vis qui sert de centre de mouvement au cliquet, & que l’on ôte quand on veut devider le boudin dont le rouet est chargé, pour en former des rolles.

PLANCHE III.

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Le haut de la Planche, attelier des rolleurs.

Fig. 1. Ouvrier qui devide le rouet chargé de tabac en boudin, & le fait passer au rolleur, fig. 2. f, le rouet dont les tourillons sont portés par les deux poteaux d e. Chacun de ces poteaux est retenu par quatre liens assemblés dans les faces & sur le plancher. Pour devider le boudin de tabac de dessus le rouet, on ôte le piton M (Planc. II. fig. 9 & 10.), & par ce moyen le cliquet B; ce qui permet au rouet de rétrograder.

2. Le rolleur. C’est l’ouvrier qui forme les rolles. On entend par rolle une pelote où le boudin est roulé plusieurs fois sur lui-même. Voici la maniere dont on les forme. Le rolleur a devant lui sur sa table l’instrument (fig. 6.) du bas de la Planche, qu’on nomme matrice, garni de deux chevilles de bois, & ayant saisi un bout du boudin, il l’applique à côté d’une des chevilles, & forme un écheveau composé de trois tours (fig. 5. du bas de la Planche.) Il lie en trois endroits cet écheveau avec de la ficelle, & le retire ensuite de dessus la matrice. C’est cet écheveau qui occupe le centre du rolle & en forme le noyau. Pour achever de le former, le rolleur attache le bout de boudin à une des extrémités avec une petite cheville de bois, & continue de tourner le boudin autour du noyau, jusqu’à ce qu’il soit tout couvert. On forme ainsi trois, quatre ou cinq couches les unes sur les autres, dont on observe de bien serrer & cheviller les différens tours.

Fig. 3. Autre table destinée au même usage. On voit à côté un boucaud g, rempli de chevillettes de bois d’environ trois pouces de longueur, qui servent à fixer les différens tours du boudin les uns sur les autres.

4. Vûe perspective de la presse, pour comprimer & égaliser les rolles. Elle est composée de deux fortes tables de bois d’orme. La supérieure portée par des chevalets est percée de deux trous, pour laisser passer les vis de bois A C, B D. La table inférieure est aussi percée de deux trous qui répondent au-dessous de ceux de la table supérieure. Ces trous sont taraudés pour recevoir les vis & leut servir d’écrous. C’est sur la table inférieure que l’on pose les rolles F F qu’on éleve avec la table inférieure mobile entre les quatre montans des chevalets, pour les comprimer fortement entre les deux tables, en faisant tourner les vis A B du sens convenable avec le levier G.

Le milieu de la Planche, attelier des coupeurs.

Fig. 1. Le coupeur debout devant une table solide recouverte d’une planche, tire à lui le bout du boudin d’un rolle a d, qui est monté sur la machine, dont le détail est au bas de la Planche; & l’ayant étendu, il applique dessus la matrice ou mesure (fig. 8.) & avec le couteau (fig. 4.) il coupe de mesure ce boudin: ce qui forme des longueurs e. Il continue jusqu’à ce que le rolle soit entierement employé. b c, montant percé d’une longue mortoise, pour que le bras a b, qui porte le pivot supérieur, puisse s’élever & s’abaisser à volonté, suivant les différentes hauteurs des rolles. f, chambriere. g, manne dans laquelle le coupeur transporte les longueurs, pour les déposer par sortes & qualités dans les cases.

2. Cases formées de planches d’environ dix-huit pouces de profondeur, où on dépose par sortes les longueurs.

Bas de la Planche.

Fig. 3. La table du coupeur vûe sous un autre aspect & plus en grand. A B C D, machine dans laquelle le rolle est monté. D C, semelle B C, poteau vertical percé d’une longue mortoise pour laisser couler le bras. Les faces latérales sont aussi percées de plusieurs trous ronds pour recevoir une cheville de fer qui fixe le bras à la hauteur que l’on veut. A B, le bras dont le tenon est traversé d’une clé aussi de bois, pour affermir solidement le bras avec le montant. A, pivot supérieur que l’on fait entrer à force dans le centre du rolle. F, platine & pivot inférieur que l’on fixe en D sur l’extrémité de la semelle, par quatre vis à bois. Le pivot qui roule dans le canon de la platine, & dont la partie supérieure est quarrée, est reçu dans un trou de même forme qui est au centre de la piece G, dont on voit le plan en H. E, la planche sur laquelle le coupeur coupe les longueurs.

4. Couteau du coupeur.

5. La matrice chargée d’un écheveau.

6. La matrice vûe séparément.

7. Masse ou marteau du rolleur, & chevillette quarrée dont il fait usage pour assujettir les uns sur les autres les différens tours du boudin qui forment un rolle.

8. La matrice avec laquelle le coupeur mesure les longueurs du boudin qu’il veut couper, pour que les bouts soient égaux entre eux. r s, matrice vûe par-dessus, & du côté où l’ouvrier la tient. tu, matrice vûe par-dessous & du côté qui s’applique sur le boudin. Cet outil est ferré par les deux bouts.

9. Longueur de boudin égale à la longueur de la matrice, & un peu moindre que la longueur des carottes qu’elles doivent former.

PLANCHE IV.

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Presses.

Attelier des presses où on met le tabac en carottes. 1, 2, 3, 4, 5, 6, &c. presses rangées des deux côtés & sur le mur du fond de cet attelier. Il y en a dans la fabrique de Paris jusqu’à soixante rangées le long des quatre faces d’une longue galerie. Vingt ou vingt-cinq ouvriers appliquent leurs forces à l’extrémité du grand levier de fer avec lequel on fait tourner les vis des presses. A, chapiteau qui couvre l’ouverture de l’écrou dans lequel passe la vis, dont l’extrémité supérieure entre dans le chapiteau, lorsqu’on desserre la presse, & que la lanterne est élevée à une certaine hauteur. B, la lanterne qui est montée quarrément sur la vis, & dont les platines & les fuseaux sont aussi de fer. C, sommier ou table de la presse entaillée aux quatre coins pour faire place aux jumelles le long desquelles il peut descendre, étant suspendu à l’extrémité inférieure de la vis. L’excursion est d’environ deux piés. D, pile de tables remplies de moules, dans chacun desquels on a mis six ou huit longueurs, que la forte pression réunit & forme en carottes. E, seuil de la presse dont on ne voit que la moindre partie, le reste étant dans une fosse recouverte de planches qui affleurent le plancher ou rez-de-chaussée de ce attelier. La presse cottée 2 est entierement vuide, ainsi que toutes celles qui sont du côté des fenêtres. Celles qui sont cottées 3, 4, 6, ont été plus ou moins comprimées. Celle qui est cottée n’a point de sommier ni de vis. On voit aussi dans le milieu du même attelier un long établi sur lequel on range les tables qui contiennent les moules.

Fig. 1. Pieces du moule vû en grand. Il est composé de deux pieces de bois gh, kl, creusées en gouttieres demi-cylindriques. Les pieces inférieures k l sont séparées les unes des autres par de petits ais m m, n n, comme on le voit dans toutes les autres figures de la même planche.

2. Elévation d’une pile de tables remplies de moules, & les moules de longueurs pour former des carottes par la pression. Cette pile est composée de cinq tables, & chaque table contient douze moules, chaque moule huit bouts ou longueurs: ce qui en une seule pressée sait soixante carottes. c c c c, pieces supérieures des moules. Entre d & e, on voit que les ais qui séparent les moules les uns des autres, laissent un vuide; ce qui permet aux pieces supérieures des moules de descendre, lorsque le sommier de la presse s’applique en c c c c d e, & sur leurs faces supérieures. Cette premiere table a b, fait le même effet par rapport à celle qui est au-dessous, ainsi de suite jusqu’à la derniere. f, profil des longs coins plats qui servent à presser latéralement les ais & les moules les uns contre les autres.

3. Elévation d’une pile de tables pour faire du tabac à six bouts Il y a six tables les unes sur les autres, & chacune contient quatorze moules.

4. Etabli sur lequel on arrange les moules dans les tables, & où on les remplit de longueurs. o o o o o, pieces supérieures des moules non encore mises en place. p p p, moules chargés de longueurs, & recouverts de leurs pieces supérieures. q q q q, moules non encore chargés. C’est sur le fond de la gouttiere & entre les ais, que l’on étend le nombre de longueurs, six ou huit, convenable à la sorte de carottes que l’on veut former: on les y comprime légerement avec un vieux moule r r (au-dessous de la table), en frappant avec la masse s s; en sorte que l’on puisse placer les pieces supérieures o o o o des moules, qui aussi-bien que les ais qui les séparent, doivent être graissées avec de l’huile d’olive. t t, écuelle qui contient l’huile d’olive & l’éponge. x, espece de brosse servant à nettoyer le fond des gouttieres des pieces inférieures. u, maillet pour chasset les coins qui compriment latéralement les moules entre les côtés de la table.

PLANCHE V.

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Elévation, profil & développement d’une presse.

Fig. 1. Elévation d’une presse. A B, sommier ou écrou de bois de chêne; il est percé de quatre trous quarrés de deux pouces de dimension, pour laisser passer les quatre jumelles de fer de deux pouces d’équarissage. P R, P R, deux bandes de fer plates, percées aussi de deux trous quarrés; elles reçoivent les extrémités supérieures des deux jumelles. Les jumelles sont terminées en vis qui sont reçues dans de forts écrous de fer qui empêchent le sommier de s’élever. G H, platine de la boëte de fer, ou écrou proprement dit de la vis f. K L, lanterne de la vis; elle est aussi toute de fer. M N, crapaudine sur laquelle roule la portée de la vis, & par laquelle le sommier mobile ou la table C D est suspendue. Ce sommier est entaillé aux quatre coins pour recevoir les quatre jumelles le long desquelles il doit glisser; elles lui servent de guide. E F, seuil de la presse, au-dessous duquel en R R, sont deux boulons qui passent dans les yeux des jumelles, ce qui les empéche de s’élever. Le seuil est placé dans une fosse de maçonnerie, & y entre jusqu’à la retraite qu’on voit dans la planche. C’est sur cette retraite & sur une feuillure pratiquée dans la maçonnerie, que se reposent les planches ou madriers qui ferment les fosses où sont placés les seuils des presses, & où ils sont isolés. On a soin aussi de les enduire de goudron pour les conserver.

Fig. 2. Profil ou élévation latérale de la même presse. P, écrou de fer au haut des jumelles. B, sommier ou écrou de bois. Q T, moises de fer entaillées du côté des jumelles, qu’elles reçoivent dans leurs entailles, comme on voit en Q, fig. 1. une des deux moises plus longue que l’autre, a son extrémité T taraudée en vis, & traverse un fort crampon scellé dans le mur. La longue moise y est fixée par un écrou T & par un contre-écrou S; en sorte qu’elle ne peut avancer ni reculer. Les deux moises sont jointes ensemble par des boulons à tête & à vis; elles reposent sur des bossages soudés aux faces latérales des jumelles, & elles portent le sommier, comme on voit, fig. 1. f, la vis. K L, la lanterne. D, sommier mobile ou table de la presse avec les entailles qui reçoivent les jumelles. F, le seuil dont on voit les retraites sur lesquelles posent les planches qui affleurent le rez de chaussée indiqué par la ligne ponctuée AE OE. Z Y, étrésillons qui assujettissent le corps de la presse dans la fosse de maçonnerie où le seuil est renfermé. V X, fort boulon de fer qui traverse les yeux des jumelles, dont la partie inférieure terminée en quarré, pose sur le fond de la fosse.

3. Profil de la vis & de la lanterne séparée de la presse. f, la vis dont les filets qui sont quarrés, ont cinq lignes de largeur, & autant de profondeur. e, partie de la tige de la vis, qui est arrondie & placée entre deux parties quarrées qui traversent les platines de la lanterne K L. C’est sur cette partie arrondie que s’applique l’extrémité du levier avec lequel on serre la presse. d, assiete ou pivot qui repose sur la crapaudine du sommier mobile. d b, tige qui traverse cette crapaudine & la platine qui lui sert de base. L’extrémité b est percée d’une mortoise c. a, cul-de-lampe, dans lequel entre l’extrémité b de la tige, après avoir traversé la crapaudine & sa platine quarrée. Le cul-de-lampe est aussi percé d’une mortoise égale à la mortoise c de la tige d b. Une clavette de calibre joint ensemble ces deux pieces, entre lesquelles la crapaudine & sa platine qui ne sont qu’une seule piece, peuvent tourner aisément.

4. Profil de la boîte ou écrou proprement dit, qui reçoit la vis. G g H, la boîte. n n, les deux lardons qui sont soudés sur la surface extérieure de la boîte pour la fortifier & l’empêcher de tourner dans le sommier de bois A B, fig. 1. où elle est encastrée jusqu’à la platine G H. Cette platine de la forme d’un parallélogramme, presque aussi longue que le sommier a d’épaisseur, est percée aux quatre coins, pour recevoir des pitons à vis m m, par le moyen desquels la boîte est fixée & demeure suspendue à la face inférieure du sommier ou écrou de bois que la vis peut traverser. M g N, profil de la cra- paudine. g, partie sur laquelle s’applique la portée d de la vis, fig. 3. M N, la platine de même dimension que celle de la boîte; elle est aussi percée aux quatre angles de trous destinés à recevoir l’extrémité h des boulons k k qui traversent toute l’épaisseur du sommier mobile C D, fig. 1. & de la platine M N. Les têtes k k de ces boulons sont noyés & affleurent la surface inférieure du sommier en dessous; leurs extrémités supérieures h h, qui sont taraudées en vis, sont reçues, après avoir traversé la platine, dans des écrous, par le moyen desquels le sommier mobile demeure suspendu à la crapaudine.

Fig. 5. Plan de la lanterne K L, qui a douze fuseaux. Les extrémités des fuseaux sont taraudées & reçoivent des écrous, par le moyen desquels ils sont fixés solidement aux platines de la lanterne.

PLANCHE VI.

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Le haut de la Planche, attelier des ficeleurs.

Fig. 1. 2. 3. Ouvriers qui ficelent les carottes de tabac, après qu’elles sont sorties des moules.

4. Corps de tablettes où les ouvriers placent les carottes ficelées qui doivent ensuite passer dans l’attelier des pareurs, & aussi celles qui sont encore sous lisieres, telles qu’elles viennent de l’attelier des presses. Quelques mannes, pour transporter les carottes, sont tout ce qu’on trouve d’instrument dans cet attelier.

Le milieu de la Planche, attelier des pareurs.

Fig. 1. Pareur qui avec le couteau à parer coupe & ébarbe les extrémités des carottes. Pour cela il appuie la carotte contre une cheville de fer fixée dans la table e, sur laquelle il travaille, & de l’autre main il coupe le superflu qui n’a pas pu être cordé. Leurs tables ou établis sont garnis de deux arcs de fer h, k, dont l’usage est d’empecher les carottes de rouler. Du côté g sont les carottes parées, & de l’autre f celles qui n’ont pas eu cette préparation.

2. Autre établi pour parer. a b, chevilles.

3. Corps de tablettes pour déposer les carottes.

4. Carotte sous lisiere, c’est-à-dire enveloppée d’un ruban de fil tourné en spirale tout du long de la carotte. On les enveloppe ainsi au sortir des moules & dans l’attelier des presses, pour empêcher que les différentes longueurs ne se séparent dans le transport & par le frottement.

5. Carotte dépouillée de sa lisiere, ou telle qu’elle est en sortant du moule, avant d’en avoir été revêtue.

6. Carotte en partie ficelée, où on voit la vignette qui contient une ligne d’impression.

7. Aiguilles de ficeleur. L’une est vuide, & l’autre est chargée de ficelle.

8. Couteau du pareur.

CHANVRE,

Premier travail à la campagne.

PLANCHE Iere.

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Premiere & seconde divisions. Travail du chanvre.

La vignette représente l’attelier des espadeurs, dont le mur du fond est supposé abattu pour laisser voir dans le lointain les préparations premieres & champêtres du chanvre. Quand il a été arraché de terre, & qu’on a séparé le mâle d’avec la femelle, on le fait sécher au soleil; ensuite on le frappe contre un arbre ou contre un mur, pour en détacher les feuilles ou le fruit, & on le fait roüir ou dans une mare ou dans un ruisseau, ou enfin dans ce qu’on appelle un routoir; c’est un fosse où il y a de l’eau.

Fig. 1. Routoir q, où l’on a mis le chanvre. Plusieurs hommes sont occupés à le couvrir de planches, & à les charger de pierres pour le tenir au fond de l’eau, & l’empêcher de surnager.

2. Ouvrier qui passe le chanvre sur l’égrugeoir r, pour détacher le grain qui y est resté.

Fig. 3. Le haloir t. C’est une espece de cabane où l’on fait sécher le chanvre, en le posant sur des bâtons au-dessus d’un feu de chenevote.

4. Une femme s qui tille du chanvre, c’est-à-dire qui en rompant le brin, sépare l’écorce du bois.

5. Ouvrier qui rompt la chenevote entre les deux mâchoires de la broye u.

6. Ouvrier qui espade, c’est-à-dire qui frappe avec l’espadon Z sur la poignée de chanvre N qu’il tient dans l’entaille demi-circulaire de la planche verticale du chevalet Y.

7. Ouvrier qui, pour faire tomber les chenevotes, secoue contre la planche M du chevalet la poignée de chanvre qu’il a espadée.

8. Autre espadeur qui fait la même opération sur l’autre planche verticale du chevalet.

9. Bas de la planche. L’égrugeoir dont se sert l’ouvrier de la figure 2. L’extrêmité de cet instrument qui pose à terre, est chargée de pierres pour l’empêcher de se renverser.

10. Mâchoire supérieure de la broye vûe par dessous. On voit qu’elle est fendue dans toute sa longueur pour recevoir la languette du milieu de la mâchoire inférieure, & former avec celle-ci deux languettes ou tranchans mousses propres à rompre & briser la chenevote.

11. La broye toute montée. La mâchoire supérieure est retenue dans l’inférieure par une cheville qui traverse tous les tranchans.

12. Chevalet simple, X, le même que celui cotté X dans la vignette.

13. Chevalet double, Y Y, le même que ceux cottés M, Y, dans la vignette.

14. Elévation d’une des planches du chevalet, soit simple, soit double.

15. Elévation & profil d’un espadon vû de face en A, & de côté en B.

PLANCHE Iere. Troisieme division servant de Planche seconde.

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La vignette représente l’attelier des peigneurs.

Fig. 1. 2. 3. Peigneurs dont les uns peignent le chanvre sur le peigne à dégrossir, & d’autres sur les peignes à affiner. Ces peignes sont posés sur de grandes tables R portées sur des treteaux & scellées dans le mur.

4. Peigneur qui passe sa poignée de chanvre dans le fer A, pour en affiner le milieu, & faire tomber les chenevottes que le peigne n’a pas ôtées.

5. Ouvrier qui frotte le milieu de sa poignée sur le frottoir, pour achever d’affiner cette partie.

Bas de la Planche.

6. S, plan & élévation d’un grand peigne ou seran garni de quarante-deux dents de douze à treize pouces de longueur. Il sert à former les peignons.

7. T, peigne à dégrossir, garni du même nombre de dents de sept à huit pouces de longueur.

8. V, plan & élévatíon du peigne à affiner. Les dents en même nombre ont quatre ou cinq pouces.

9. Plan & élévation d’un peigne fin dont les dents sont au nombre de trente-six.

10. Fer séparé du poteau auquel il est attaché dans la vignette. La branche coudée qui traverse le poteau en B étant terminée en vis, est reçûe dans un écrou. C, représente une autre maniere de le fixer: c’est une clavette double qui traverse la branche coudée, & l’empêche de sortir.

11. & 12. Plan & coupe du frottoir.

CULTURE ET ARSONNAGE du Coton.

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Fig. 1. Une habitation des Isles de l’Amérique où l’on cultive le coton. No. 1, cotonier dans toute sa grandeur, arbuste portant le coton. 2, negre qui cueille le coton. 3, negre qui épluche le coton. 4, négresse qui passe le coton au moulin, pour en séparer la graine. 5, negre qui emballe le coton en le foulant des piés, & se servant d’une pince de fer pour le même effet. 6, autre negre qui de tems en tems mouille la balle extérieurement en jettant de l’eau avec les mains pour faire resserrer la toile qui hape mieux le coton & l’empêche de gonfler & de remonter vers l’orifice de la balle. 7, balles de coton prêtes à être livrées à l’acheteur. 8, petits bâtimens caboteurs qui viennent charger du coton sur la côte. 9, partie d’une plantation de cotoniers. 10, case à coton, & engard sous lequel se rangent les négresses qui passent le coton au moulin.

Fig. 2. Extrémité d’une branche de cotonier. No. 1. Petites feuilles à trois pointes. 2, grandes feuilles à cinq pointes. 3, fleurs. 4, 4, feuilles formant le calice de la fleur. 5, cocon, ou fruit du cotonier; couvert de son calice. 6, fruit ouvert dont les flocons de coton sont épanouis. 7, cocon qui commence à s’ouvrir par la pointe. 8, graine de coton à-peu-près de grosseur naturelle. 9, graines de coton proportionnées au dessein de la plante. 10, pince de fer en pié de chevre, servant à fouler le coton dans les balles.

3. Arsonnage du coton. A, le chinois. B C, faisceau de roseaux qui soûtient l’arson. d, anneau de fer qui soutient le faisceau de roseaux. E, le coton sous la corde de l’arson.

4. L’arson. a b, perche de l’arson. c, panneau de l’arson.

5. Coche.

TRAVAIL ET EMPLOI DU COTON.

PLANCHE Iere.

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Le haut de la Planche, ou la vignette représente l’intérieur d’une fabrique.

Fig. 1. Ourdisseur qui ourdit la chaîne. L’ourdissoir est composé de cinq rangs de chevilles sur lesquelles il étend & assortit les fils de différentes coueurs, observant de conserver les encroix. Ces chevilles sont de six pouces de longueur hors du mur & par couples. La distance d’une couple à l’autre est d’environ un pié.

2. & 3. Ouvriers qui avec de la colle imbibent la chaîne envergée & étendue sur l’équari A B, sur les longs côtés duquel les enverjures ou baguettes C D reposent.

4. & 5. Deux autres ouvriers qui suivent les précédens & achevent d’étendre l’apprêt, en passant leurs vergettes ou pelotes de pluche de laine dessus & dessous la chaîne, à laquelle ils les appliquent en coulant de A vers B, pour la sécher & en séparer les fils.

6. Tisserand qui fabrique sur le méter une piece de toile. On voit auprès le moulin à pié.

Le bas de la Planche.

Fig. 1. Moulin à pié pour séparer le coton de sa graine. A A A A, les montans & patins du chassis qui porte les rouleaux. B, les rouleaux, à une des extrémités de chacun desquels est fixée quarrément une des deux roues ou volans C, C, qui tournent en sens contraire. D, cheville placée hors du centre servant de manivelle. D E, corde qui communique le mouvement du marchepié à une des roues C. Il y en a une semblable à l’autre extrémité F du marche-pié E F. G, tablette inclinée sur laquelle tombe la graine. Les coussinets ou collets dans lesquels roulent les tourillons des rouleaux, peuvent être serrés ou desserrés à volonté, pour approcher ou éloigner les rouleaux mobiles dans les rainures des montans où on les fixe par des clés.

2. Petit moulin à main pour le même usage. a b, les rouleaux cannelés. c, la manivelle.

Fig. 3. Les deux cardes du fileur. A B, la grande carde. C D, la petite carde.

4. Partie de la chaîne & des baguettes ou envergeures sur lesquelles les fils de la chaîne s’entrecroisent. a b, c d, couple de baguettes. e f, g h, autre couple de baguettes éloignées d’environ un pié de la premiere. Les deux baguettes d’une couple sont jointes ensemble par des S de fil de fer. r s t u, un des fils de la chaîne qui passe alternativement dessous & dessus une des baguettes de chaque couple. k l m n, second fil de la chaîne qui passe dessus & dessous les baguettes qui sont mises pour soûtenir la chaîne dans toute sa longueur, & conserver tous les en-croix que l’ourdisseur (fig. 1.) de la vignette y a pratiqués.

5. Une des deux pelotes revêtue de pluche de laine, dont les apprêteurs (fig. 2. 3. 4. 5.) se servent comme de vergettes pour étendre l’apprêt sur la chaîne. L’intérieur de la pelote est rempli de crin frisé.

PLANCHE II.

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Maniere de peigner le coton.

Fig. 1. Premiere opération. Peigner du coton avec une seule carde.

1. bis. Flocons de coton faits à la main, après qu’on a séparé la graine.

2. Seconde opération. Continuation du peigner du coton, ou partage du coton sur deux cardes.

3. Troisieme opération du peigner du coton, ou transport du coton de la grande carde sur la plus petite.

4. L’étoupe du coton.

5. Flocon de coton lustré une premiere fois.

6. Flocon de coton lustré une seconde fois.

PLANCHE III.

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Maniere de lustrer & de filer le coton.

Fig. 1. Lustrage du coton.

2. Filage du coton.

3. Mains du fileur vûes séparément.

4. L’ourdissoir. A, le tambour de l’ourdissoir. B C, roues qui mesurent la quantité de l’ourdissage. D d f, ressort qui avertit de la quantité de l’ourdissage. Lorsque le tambour a fait autant de tours qu’il en faut pour que la roue B en fasse un; & la roue B autant de tours qu’il en faut pour que la roue C en fasse un: alors la cheville d rencontre l’extrémité f du ressort D d f, passe & laisse revenir le ressort qui frappe un coup contre la cheville E.

PLANCHE IV.

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Métier à faire la toile de coton.

Nota. Dans le texte ce sont des lettres majuscules, & dans les Planches on a mis des lettres minuscules.

Le haut de la planche représente le métier à faire la toile de coton, & l’ouvrier à son métier: ce métier n’a rien de particulier. a, le poids qui passe sur l’ensuple de derriere, & qui tend la chaîne. b b, l’ensuple & le chassis du métier. c, les lisses. d, les marches. f, l’ouvrier. Au bas de la Planche, le même métier vû de profil. Les mêmes lettres marquent les mêmes parties. e e, les maillons.

CULTURE DE LA VIGNE.

PLANCHE Iere.

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Plant & plantations de la vigne.

Fig. 1. Gros sep de vigne en espalier.

2. & 3. Plan de crocette ou de bouture.

a, fig. 2. b, fig. 3. crocette ou bouture.

4. Deux brins de plant en racine a b, disposés comme ils doivent l’être dans la bovette. Fig. 5. Plan de marcotte. a, brin passé par le panier b.

6. Autre plan de marcotte. a, brin passé à-travers une piece de gason b percée.

7. Plantation de vigne distribuée par planches.

8. Maniere dont la vigne veut être plantée.

9. Plan piqué droit, à ravaler ou provigner.

10. Vigne attachée à l’arbre ou saule.

11. Vigne moyenne.

12. Vigne basse.

13. Vigne dont on a déchaussé les racines pour en connoître l’âge.

PLANCHE II.

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Suite de la Planche précédente, & outils.

Fig. 14. Houe à deux branches 22. Tarriere. 23. Serpette. 15. Houe simple. 24. Pioche de Bourgogne. 16. Sarcle, ou hoyau plat. 25. Maniere de déchausser 17. Bêche. la vigne. 18. Hoyau. 26. Choix du plant. 19. Raclette. 27. Maniere de greffer. 20. Crochets. 28. Greffe en tronc. 21. Maille.

29. 30. & 31. Différentes manieres de lier la vigne à l’échalat.

32. De l’exposition de la vigne.

33. & 34. Différentes manieres d’entasser les échalats, après qu’on a déchalassé; soit en mort (fig. 33.) ou sur des échalats fichés en terre en croix de saint André, en formant des chevalets, fig. 34.

35. Outil à écraser les limaçons

PRESSOIRS.

PLANCHE Iere.

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Fig. 1. Pressoir à cage. H K, arbre. P Q, jumelles X Y, fausses jumelles. Z, chapeau des fausses jumelles. N O, chapeau des jumelles. R S, faux chantier. T, le souillard sur lequel les fausses jumelles sont assemblées. f f, contrevents des fausses jumelles. d, autres contrevents des fausses jumelles. V, patin de ces contrevents. m m, chantiers. g, h, i, k, la maye. p, beron. 3, clés des fausses jumelles. 4, mortoise de la jumelle. L M, moises supérieures des jumelles. a b, contrevents des jumelles & des fausses jumelles. E, la roue. E F, la vis. G, l’écrou. C D, moises de la cage. A B, fosse de la cage. W, barlong qui reçoit le vin au sortir du pressoir.

2. Pressoir appellé étiquet. A B, vis. 2, 3, 4, la roue. C D, écrou. 5, 5; 6, 6; 7, 7; clés qui assemblent les moises ou chapeaux. 8, 8, liens. G H E F, jumelles. K L, mouton. g k, la maie. Q M, R N, O P, chantiers. k l, faux chantiers. W, barlong. S, marc. T T, planches. I I, a b, garniture qui sert à la pression. V X, arbre ou tour. Y, roue. Z 2, la corde.

PLANCHE II. double.

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Pressoir à double coffre. Élévation perspective du pressoir.

P P, chantier. L L, faux chantier. 8, 8; 9, ; 13, 13, &c. jumelles k, k, k, contrevents. m n, chapeaux des jumelles. 10, 10, &c. autres chapeaux ou chapeaux du befroi. 12, 12, traverses. t, s, chaîne. q, mulet. 14, 14, &c. flasques. y, y, y, y, pieces de maie. z, coins. p, p, p, pieces de bois appuis du dossier. x, x, x, x, x, chevrons. u u, écrous. A B, grande roue. E, roue moyenne. G, petite roue. D E, pignon de la moyenne roue. F G, pignon de la petite roue. H K, pignon de la manivelle. M, bouquets ou piédestaux de pierre. X, masse de fer. I. grapin. II. pelle. III. pioche. IV. & V. battes. R, Q, barlongs. V, soufflet. S, T, tuyau de fer blanc. T, entonnoir. V Y, grand barlong. Y Z, tuyau de fer blanc. a, b, c, d, 1, 2, 3, 4, 5, 6, tonneaux. g, g, f, f, h, chantier. e, e, chevalets qui soutiennent le tuyau de fer blanc.

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PLANCHE III. Fig. 1. Plan & profil de l’un des coffres du pressoir. P P, chantier. r r, brebis. y, dossier. q, le mulet. y, y, y, y, pieces de maie. Z, coins. D, mouton. E E, coins ou pousseculs. u u, écrou. C D, vis. A B, grande roue.

2. Coupe suivant la longueur d’un des coffres du pressoir. L L, faux chantier. 13, 13, jumelles. t s, chaînes. y, dossier. r r, brebis. q, le mulet. 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, pieces de maie. Z, coins. D, mouton. E E, coins ou pousseculs. p, p, p, appuis du dossier. 10, mouleau. G G, planches à couteaux. x, x, x, x, chevrons. u u, écrou. C D, vis. A B, grande roue. M, bouquets ou piés-destaux de pierre. F, le marc.

PRESSOIR A CIDRE.

PLANCHE Iere.

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Fig. 1. Vue perspective & plan du pressoir.

La vignette représente l’endroit où le pressoir & la pile sont établis. A B, la brebis. C D, le mouton. 5, 6, 7, 8, 9, les jumelles. 4, 4, e, e, contrevens. Y, Z, 2, 12, entretoises. a, b, chapeau. K X, les clés. g, la vis. E, le barlong. F, marc empilé sur la maie ou l’emoy. G, la maie ou l’emoy. 10, 10, pieces qui supportent les pieces de maie. 11, pieces qui soûtiennent les couches. H, le hec. R S Q, auge circulaire de la pile. Q, le rabot. T L V, cases ou séparations à différentes sortes de pommes. M, la meule. L N, axe de la meule. N, palonnier. V P, conducteur du cheval ou guide.

2. Plan du pressoir & de la pile. Les mêmes lettres désignent les mêmes parties.

PLANCHE II.

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Fig. 3. Profil & détail du pressoir à cidre. Elévation géométrale du pressoir vû de face. Les mêmes lettres désignent aussi les mêmes parties.

4. Elévation des jumelles qui embrassent le gros bout du mouton & de la brebis.

5. Elévation des deux jumelles qui sont placées vers le milieu du mouton & de la brebis, & qui servent à relever le mouton.

6. Partie inférieure de la vis qui entre dans la brebis.

7. Plan & profil d’une dés clés.

INDIGOTERIE ET MANIOC.

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Le haut de la Planche ou la vignette représente la vûe d’une indigoterie. A, reservoir d’eau claire. B, la trempoire. C, la batterie. D, le reposoir qu’on nomme aussi diablotin. E E, robinets d’où la teinture d’une cuve passe dans la cuve qui est au-dessous. E F, trous que l’on débouche successivement, pour vuider l’eau claire de la batterie, lorsque la fécule bleue s’est précipitée au fond. G, indigot dont on a rempli des sacs de toile en forme de chausses pour le faire égoutter. H, hangard ouvert & à claire voie sous lequel on met l’indigot dans des caissons, pour achever de le faire sécher à l’ombre. I, negre qui porte la plante dans la trempoire. K K, negres qui agitent continuellement la teinture de la batterie avec des seaux percés & attachés à de longues perches. L, plantes d’indigot. M, maison du maître de l’habitation. N, campagne semée d’indigot.

Fig. 1. o, o, caissons de bois élevés sur des treteaux, servans à faire sécher l’indigot à l’ombre sous le hangard de la vignette.

2. P, couteau courbé en forme de serpette, pour couper l’indigot sur pié.

3. Q, tasse d’argent bien polie, servant à examiner la formation du grain dans la teinture de la batterie.

4. Presse à manioc. A, tronc d’arbre percé en-travers. B, branche fourchue disposée en bras de levier & chargée de grosses pierres. C, facs d’écorce d’arbre remplis de la rapure du manioc. D, bouts de planche servant à presser les sacs également. E, couy ou coupe de calebasse recevant le suc du manioc dont on fait la mouchoche.

Fig. 5. Maniere d’exprimer le suc du manioc à la façon des Caraïbes. G, couleuvre ou espece de panier d’un tissu lâche & flexible, rempli de rapure de manioc. H, poids attaché au bas de la couleuvre qui la contraint de s’allonger en diminuant sa grosseur; ce qui suffit pour exprimer le suc de la rapure.

SUCRERIE ET AFFINAGE des Sucres.

PLANCHE Iere.

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La vignette représente la vûe d’une habitation. 1, maison du maître & ses dépendances. 2, 2, 2, partie des cases à negres formant une ou plusieurs rues, suivant le nombre & l’emplacement. 3, 3, 3, partie de savanne ou pâturage. 4, 4, lisiere ou forte haie qui sépare la savanne des plantations de cannes. 5, 5, 5, partie de pieces plantées en cannes à sucre à mi-côte & en plat-pays. 6, moulin à eau. 7, sucrerie avec sa cheminée, & son hangard pour les fourneaux. 8, gouttiere qui conduit l’eau du canal sur la roue du moulin. 9, décharge de l’eau du moulin. 10, une des cases à bagasses ou cannes écrasées. 11, purgerie ou grand magasin servant à mettre les sucres quand ils sont en forme, pour les purger de leur syrop superflu & les terrer. 12, étuve pour faire sécher les pains de sucre. 13, hauteurs entre lesquels sont les plantations de manioc, les bananiers & l’habitation à vivre. 14, morne: c’est ainsi qu’on nomme aux îles Antilles les montagnes qui paroissent détachées des autres.

Fig. 1. Coupe verticale d’une étuve à mettre sécher les pains de sucre terrés. A, comble de l’étuve. B, murs de l’étuve. C, porte. D, coffre de fer servant de fourneau. E, bouches du foyer & du cendrier. F, rayons ou tablettes en grillage, sur lesquelles on range les pains de sucre. G, plancher couvert de cinq à six pouces de mâçonnerie. H, trape que l’on ouvre pour laisser aller l’humidité qui s’éleve des pains de sucre, & qui s’échappe au-dehors par les conduits i, i, pratiqués sous le larmier.

2. K, canne à sucre. L, feuille dentelée sur les bords. M, fleche ou fleur de la canne portant la graine. N, partie inférieure de la canne avec sa racine.

3. O, serpe pour sarcler & couper les cannes.

4. P, houe à fouiller la terre.

5. Q, pelle de fer pour le même usage & ramasser le sucre pilé dans le canot.

6. R, pincé de fer servant de levier.

7. S, canot avec ses pilons, pour mêler le sucre en poudre, & le fouler dans les futailles.

PLANCHE II.

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Deux moulins, dont un à eau.

Fig. 1. Moulin mû par des animaux. A A, chassis de charpente très-solide. B B, table du moulin, communément faite d’un seul bloc creusé & revêtu de plomb. C, C, C, trois roles couverts chacun d’un tambour ou cylindre de métal, & traversés d’un axe de fer coulé, dont l’extrémité inférieure est garnie d’un pivot portant sur une crapaudine. D, D, D, D, ouvertures faites à la table pour pouvoir changer & réparer les pivots & les crapaudines. E, E, entailles aux deux ouvertures des côtés, servant à chasser des coins de bois, pour serrer & rapprocher les tambours. F, F, aurres ouvertures sur les moises, avec des coins pour serrer les pivots supérieurs. G G, hérissons dont les roles sont couronnés, & qui engrenant les uns dans les autres, font tourner les tambours en sens contraires. H, axe ou arbre prolongé du principal role. I, demoiselle, piece de bois dans laquelle est un collet au-travers duquel passe le pivot supérieur de l’arbre. K, K, bras du moulin, auxquels la force mouvante est appliquée. L, L, charpente & enrayure du comble. M, rigole couverte qui conduit le suc des cannes écrasées, dans la sucrerie.

Fig. 2. Moulin mû par une chute d’eau. A, A, chassis de charpente très-solide. B, table un peu creusée en dessus, & revêtue de plomb comme au moulin précédent. C, C, C, les trois roles couverts de leurs tambours de métal, & garnis de leurs hérissons, pivots & crapaudines. D, arbre vertical dont l’extrêmité supérieure passe au-travers d’un collet encastré dans la demoiselle que doivent porter les pieux de bois E E. F, rouet tournant horisontalement. G, rouet, au lieu duquel on peut supposer une lanterne, dont les dents ou les fuseaux s’engrainent dans celles du grand rouet horisontal. H, grand arbre horisontal ou axe de la grande roue. II, la grande roue à pots ou à godets recevant l’eau du canal par la gouttiere K. L, petite rigole de bois, qui conduit le suc des cannes écrasées dans la sucrerie. M, négresse qui passe des cannes au moulin. N, bagasses ou cannes écrasées qu’une autre négresse fait repasser de l’autre côté du moulin. O, palant ou corde pour enlever l’arbre, lorsqu’il y a quelques réparations à faire.

PLANCHE III.

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Plan des serses ou emplacement des chaudieres. Noms des chaudieres.

A, la grande. B, la propre. C, le flambeau. D, le syrop. E, la batterie.

Détail du profil.

I, I, I, massif de maçonnerie très-solide. 2, 2, 2, piés droits qui forment la séparation des fourneaux. 3, 3, 3, serses dans lesquelles les chaudieres sont encastrées. 4, fourneau principal où on allume le feu. 5, 5, 5, canal, le long duquel la flamme passe sous les chaudieres, & s’échappe par le tuyau de la cheminée. 6, 7, place du bac ou canot, qui reçoit le résou ou suc de cannes venant du moulin. 8, grande écumoire de cuivre. 9, grande cuilliere de cuivre. 10, truelle à terrer les pains de sucre. 11, forme à sucre, débouchée & placée dans un pot, pour que le syrop superflu au pain de sucre, s’écoule. 12, autre forme à sucre sur le bloc, pour en tirer le pain. 13, grande chaudiere à sucre, faite de cuivre ou de fer fondu. 14, vaisseau de cuivre nommé bec de corbin, servant à verser le syrop dans les formes. 15, caisse de bois grillée par le fond, & percée de plusieurs trous, servant à soutenir un blanchet ou drap de laine blanche, au travers duquel on passe le résou ou suc des cannes. 16, grande chaudiere de cuivre à plusieurs pieces, servant à distiller le tafia ou l’eau-de-vie des cannes. 17, chapiteau de cuivre avec son bec. 18, couleuvre d’étain soutenue par des barres de fer; elle se met dans un grand tonneau plein d’eau froide qui rafraîchit la liqueur distillée qui circule dans ses différentes circonvolutions.

PLANCHE IV.

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La vignette représente l’intérieur d’une sucrerie. A, glacis en briques & carreaux, plus élevés que les chaudieres. B, bac qui reçoit le suc de la canne venant du moulin. C, C, C, C, C, cinq chaudieres. D, D, D, D, chassis fait de fortes tringles de bois, sur lesquelles on pose les écumoires & les cuillieres à la portée des ouvriers. E, negre qui écume la grande chaudiere. F, autre negre qui observe le bouillon des chaudieres. G, autre negre qui, après avoir brisé la croûte qui s’est formée à la surface du syrop contenu dans les formes, remue la matiere, afin que les grumeaux ne s’attachent pas aux côtês du vase, & qu’ils se puissent disperser également. H, vieille chaudiere dans laquelle est une lessive dont on se sert pour épurer le résou. I, baille aux écumes, ou baquet où on les jette. K, caisse à passer le résou. L, bec de corbin. M, formes à sucre bouchées par la pointe & pleines du syrop de la batterie, après qu’il a été refroidi dans le vaisseau appellé le rafraîchissoir. N, plancher sur lequel est un citerneau où l’on jette les écumes & ce qui se répand du syrop, afin d’en faire le tafia.

Bas de la Planche.

A, partie du moulin ou gouttiere qui conduit le suc de canne dans la sucrerie. B, B, passage & place des ouvriers. C, C, emplacement pour ranger les formes, avant de les porter dans la purgerie. D, le bac qui reçoir le résou ou le suc des cannes. E, E, E, E, E, les cinq chaudieres. F F, glacis. G, fenetre qui éclaire principalement la batterie. H, bouche du foyer sous la batterie. I, I, I, I, évents des autres fourneaux qu’on a soin de boucher exactement, lorsque le feu est au foyer. K, tuyau de la cheminée. L, appentis, espece de grand auvent, soutenu par des piliers pour couvrir les fourneaux & le negre qui entretient le feu sous la batterie. M, rampe & escalier pour descendre sous l’appentis.

PLANCHE V.

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La vignette represente le principal attelier d’une affinerie. 6, 7, chaudieres à clarifier. 8, chaudiere à cuivre, toutes trois montées sur leurs fourneaux. 9, 10, chaudieres à clair. 5, pompe qui fournit l’eau du bac à chaux dans les chaudieres à clarifier.

Fig. 2. A, manége placé au rez-de-chaussée d’un des pavillons, pour tirer de l’eau du puits B. C, le réservoir général qui distribue par des tuyaux soûterreins l’eau dans tous les endroits où elle est nécessaire. D, salles où sont les bacs à terre. E, passage pour aller dans le magasin F; il y a aussi un escalier pour monter aux étages supérieurs qu’on appelle greniers. F, magasin où on défonce les bariques de sucre brut que l’on distribue par sortes dans les bacs ou bails 1, 2, 3, 4. G, bac à chaux construit en ciment ou avec un corroi de terre glaise. H K, l’attelier que la vignette représente. L, attelier appellé l’empli. 13 & 14, chaudieres de l’empli, où on porte les syrops après leur cuisson. 15, formes rangées sur trois rangs près les murs de cette salle, & la pointe en bas. Le trou qui est à cette pointe, est bouché par un petit tampon de linge. M, chambre à vergeoise, au dessus de laquelle, aussi-bien qu’au-dessus des autres bâtimens, sont les greniers disposés de la même maniere que cette chambre. N, son poële ou uve. P, pavillon dans lequel sont les magasins des sucs affinés. R, grande étuve pour les sucs affinés, où on les fait sécher après qu’ils sont sortis des formes. 11, réduit pour placer le charbon de terre dont on se sert pour chauffer le poële de cette étuve. 12, autre réduit où on dépose dans des tonneaux à gueule bée les écumes que l’on enleve de la chaudiere à cuire.

Fig. 3. Coupe du bâtiment par le milieu du pavillon qui contient l’attelier à clarifier & à cuire, & aussi la grande étuve. K, porte de communication de l’attelier des chaudieres à la salle de l’empli. 7. une des chaudieres à clarifier montée sur son fourneau. On voit au-dessous de la grille un soûterrein qui communique à la cave qui est au-dessous de l’étuve R; il sert de cendrier & d’évent. 10, une des chaudieres à clair.

PLANCHE VI.

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Vûe perspective de l’intérieur de la chambre à vergeoise ou d’un des greniers qui sont au-dessus.

Fig. 1. Ouvrier qui, après avoir débouché le trou d’une forme bâtarde qui est posée sens-dessus-dessous sur une sellette appellée canaple, enfonce dans le syrop figé une broche de fer qu’on appelle prime, pour faciliter l’écoulement de la partie du syrop qui ne crystallise pas dans les pots sur lesquels il redresse ces formes devant lui, comme on voit.

Fig. 2. Poîle ou étuve pour entretenir dans cette chambre ou grenier un certain degré de chaleur. Il est composé d’une maçonnerie de brique, & d’une caisse de fer fondu formant trois côtés & le dessus d’un parallelipipede rectangle.

3. Plan du poîle.

4. Coupe du poîle.

5. Elévation du poîle du côté de la porte & du cendrier; on y brûle du charbon de terre.

6. Forme bâtarde, dont la pointe va en arrondissant.

7. Pot de forme bâtarde, ayant cinq pieds pour être posé à terre.

8. Forme pour mouler les pains de sucre pesant deux livres.

9. Pot pour laisser égouter cette forme.

10. Bassin à cuitte, dont on se sert pour remplir les formes dans la salle de l’empli, & autres transports des syrops d’une chaudiere dans une autre, &c.

PLANCHE VII.

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Cette Planche représente la grande étuve où l’on met sécher les pains de sucre, après qu’ils sont sortis des formes. On y voit la coupe du poîle de cette étuve où l’on met le feu par le dehors du bâtiment; & celle des soûterreins qui servent de cendriers & d’évents pour le poîle & les fourneaux des chàudieres. Cette figure est relative à la figure 3. de la Planche V.

TRAVAIL DES SABOTS, Echalats, &c.

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La vignette représente une cabane de ces sortes d’ouvriers; elle est construite comme le toît d’une glaciere, & ouverte au sommet A, pour servir de fenêtre & de cheminée. Le comble B B, qui est couvert de paille, est supporté dans son milieu par quatre perches C C C C. On fait du feu en D dans le milieu de la cabane.

Fig. 1. Ouvrier qui ébauche un sabot avec la cognée.

2. Ouvrier qui perce la place du pied avec la tariere, fig. 6.

3. Ouvrier qui fait la place du talon avec la cuilliere, fig 7. ou 9. ou 10.

4. Ouvrier qui pare les sabots, après que le dedans est achevé; il se sert du paroir, fig. 16.

5. Ouvrier qui fend des échalas ou de la latte avec le coûtre, fig. 18. Les pieces de bois qu’il veut fendre, sont entre les deux fourches du fendoir, qui est une fourche de deux branches d’arbres assujetties horisontalement à la hauteur de deux pieds & demi, lesquelles lui servent d’établi. On voit à côté de lui deux x ou chevalets, sur lesquels Il place les échalas à mesure qu’ils sont fendus, pour les mettre en botte.

6. La tariere, fig. 6. n. 2. Extrémité inférieure de la tariere représentée sur une échelle quadruple.

7. La grande cuilliere de deux pouces de large.

8 Extrémité inférieure de la grande cuilliere, représentée en élévation, profil & plan sur une échelle quadruple.

9. Cuilliere de 18 lignes de large.

10. Cuilliere de 12 lignes de large.

11. Cognée ou hache des sabotiers, vûe de deux sens différens.

12. Rouanne vûe en face & en profil.

13. Calle & coin de bois pour serrer & affermir les sabots non évuidés dans l’encoche.

14. L’encoche ou établi des sabotiers.

15. Maillet qu’on appelle renard, servant à chasser le coin 13 entre deux sabots, pour les faire tenir dans l’encoche.

16. Paroir sur son banc.

17. Essette dont on se sert pour ébaucher au plus près les sabots, après qu’on s’est servi de la hache, fig. 11.

18. Le coûtre pour travailler le bois de fente, comme échalats, lattes, éclisses, &c.

CHARBON DE BOIS.

PLANCHE Iere.

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Le haut de la Planche, constructions différentes de fourneaux à charbon.

Premiere construction.

Fig. A. Charbonnier qui trace au cordeau l’aire de la charbonniere.

B. Ouvrier qui applanit l’aire de la charbonniere avec la pelle, après avoir planté au centre une buche fendue en quatre par sa partie supérieure, & aiguisée par l’autre bout, pour commencer la cheminée.

C. Charbonnier qui applanit l’aire au rateau.

D. Aire applanie, où l’on voit au centre la buche fendue avec les bâtons qui se croisent dans les fentes, ce en quoi consiste la premiere façon de l’arrangement du bois, & de la formation de la cheminee.

E. Charbonnier qui a formé son premier plancher, & qui en arrête les buches par des chevilles.

F. Charbonnier qui répand sur ce plancher du menu bois appellé bois de chemise. On voit, même figure, la formation du premier étage du fourneau.

G. Le premier étage plus avancé, avec le commencement du second.

H. Charbonnier qui apporte le bois à la brouette.

Tous les autres étages qui vont en diminuant, à mesure qu’ils s’élevent, & qui forment une espece de cône, se construisent de la même maniere.

Deuxieme construction d’un fourneau.

Fig. 1. Après avoir tracé & applani l’aire, comme il a été dit à la premiere construction, au lieu de la buche fendue en quatre, on plante au centre une longue perche ce, contre laquelle on dresse les buches dont le premier étage sera construit. Cette perche formera la cheminée.

2. Fourneau de cette construction, dont tous les étages f, g, h, i, sont formés. L’ouvrier qu’on voit au pié de ce fourneau, bêche la terre, fait un chemin, & prépare de quoi le couvrir, soit avec de la terre, soit avec du frasin, s’il en a déjà. k, extrémité d’une autre perche qui va de la circonférence du fourneau jusqu’au centre, & qui ménage le passage qui servira à allumer le fourneau.

3. Fig. qui peur également appartenir aux deux constructions, & qui en montre la derniere façon, qui consiste à former la chemise du fourneau. Le fourneau est tout couvert de sa chemise, excepté à sa partie inférieure, où on laisse une bande ou lisiere sans chemise, pour donner lieu à l’action de l’air.

Troisieme construction.

Fourneau pyramidal & recouvert de gazon, dont on voit la coupe verticale au bas de la Planche Iere. fig. N, & le plan, Pl. II. fig. O.

Le bas de la Planche.

Fig. L. Coupe verticale par le centre d’un fourneau de la premiere construction.

M. Coupe verticale par le centre d’un fourneau de la seconde construction.

N. Coupe verticale par le centre d’un fourneau de la troisieme construction.

PLANCHE II.

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Le haut de la Planche représente les fourneaux en feu, ou la cuisson du charbon.

Fig. 4. Ouvrier qui met le feu à un fourneau de la premiere construction par le haut; car au fourneau de la seconde construction, le feu se met par le bas où l’on a pratiqué un passage, comme on voit en k, Pl. 1. fig. 2.

5. Fourneau en feu:

6. Fourneau percé de vents. On voit un ouvrier qui lui donne de l’air.

7 & 8. Ouvriers qui polissent & rafraîchissent un fourneau plus avancé.

9. Ouvrier qui prépare du bois.

10. Bois coupé en tas.

11. Fourneau éteint.

On appelle tue-vents ou brise-vents, les claies qu’on voit autour des fourneaux en feu, fig. 4, 5, 6.

Le bas de la Planche.

Fig. O. Plan d’un fourneau de la troisieme construction.

P. Plan d’un fourneau de la même construction, mais de forme ronde.

Q. Elévation perspective d’un fourneau de la troisieme construction.

R. Le traçoir.

S. Panier à charbon.

PLANCHE III.

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Outils.

Fig. 1. Serpe. 6. Faulx. 2. Hoyau ou pioche. 7. Rabot. 3. Pelle. F, le manche. 8. Tariere. 4. Herque ou rateau de fer C D. 9. Crochet G. 10. La voiture à charbon. 5. Coignée. 11. La brouette.

Nota. On a rapporté dans le discours ces figures aux Planches des grosses forges.

FOUR A CHAUX.

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Fig. 1. Vue d’un four à chaux en dehors & par un de ses angles.

2. Vûe du four à chaux en dehors & de face.

3. & 4. Deux coupes horisontales du four à chaux: l’une prise à la hauteur de l’âtre; & l’autre, sur l’ouverture supérieure du four.

5. Coupe verticale du four par le milieu de sa gueule, où l’on voit la forme intérieure du four, la disposition des pierres calcaires, la maniere de chauffer le four, avec un ouvrier qui travaille.

Nota. On trouvera dans les Planches VII. VIII. de la Maconnerie (article Architecture), d’autres détails du four à chaux.

JARDINAGE.

PLANCHE Iere.

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Outils de jardinage.

Fig. 1. Batte à main. Fig. 9. Rabot. 2. Batte à bras. 10. Pelle. 3. Greffoir. 11. Pioche à pré. 4. Houlette. 12. Pioche plate. 5. Bêche. 13. Cylindre ou rouleau. 6. Rateau. 14. Chariot. 7. Ratissoir à tirer. 15. Tombereau. 8. Ratissoir à pousser. 16. Echelle double.

PLANCHE II.

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Fig. 17. Ciseaux. Fig. 28. Crible. 18. Coignée à main. 29. Echenilloir. 19. Civiere. 30. Crible d’osier. 20. a, b, Plantoir. 31. Claie. 21. Tenaille. 32. Traçoir. 22. Cordeau. 33. Déplantoir. 23. Arrosoirs. c, arrosoir à goulot. d, arrosoir à tête. 34. Serfouette ou binette. 35. Autre déplantoir. 36. Brouette. 24. Fourche. 37. Scie à main. 25. Croissant. 38. Serpe. 26. Faulx. 39. Serpette. 27. Faucille.

PLANCHE II

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Parterre mêlé de broderie & de gazon.

PLANCHE IV.

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Autres parterres mêlés de broderie & gazon.

Fig. 1. Celui des Tuileries.

2. Celui du jardin de l’Infante.

PLANCHE V.

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Boulingrin pratiqué au milieu d’un bosquet.

PLANCHE VI.

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Bosquet avec une piece d’eau.

PLANCHE VII.

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Machine pour arracher de gros arbres & les souches avec leurs racines, inventée par Pierre Sommer du canton de Berne.

Fig. 1. Profil de cette machine. A C, deux montans de bois de chêne dont on ne voit qu’un seul dans la figure. Ils ont trois à quatre pouces d’épaisseur, & sont assemblés en A & en C par deux entretoises, & fortifiés par des frettes de fer. L’intervalle d’un montant à l’autre est de trois pouces; ils sont chacun percés de deux rangées de trous d’un pouce & demi de diametre, qui se répondent les uns aux autres, pour recevoir des chevilles ou boulons de fer d’un pouce & un quart de diametre qui servent alternativement de point d’appui ou de centre de mouvement au levier de cette machine. B D, piece de bois d’orme ou de frêne à laquelle on a donné le nom de bélier. Son extrémité supérieure est armée d’une forte piece de fer f, partagée en trois dents pour avoir prise sur l’arbre. Le bélier qui, à sa partie supérieure, a environ six pouces d’équarrissage, & à sa partie inférieure huit, est fendu obliquement en cette partie, pour laisser passer la chaîne C g h, & recevoir la poulie c, qui a quatre pouces d’épaisseur & neuf pouces de diametre. L’extrémité inférieure B est garnie d’une frette, ainsi que le corps du bélier, en a, b, f: à l’extrémité inférieure sont deux pieces de fer K L, fixées sur le bélier, & dont les deux parties L traversées par un boulon, embrassent les deux montans le long desquels ces pieces de fer peuvent glisser lorsqu’on éleve le bélier par le moyen du levier & de la chaîne. La chaîne est d’environ dix piés de longueur, & les chaînons de quatre pouces dix lignes. Elle est attachée fixement à la partie supérieure C, des montans entre lesquels est placée sa partie inférieure h, terminée, après avoir embrassé la poulie, par un anneau à oreille m n (fig. 3.) Cet anneau est saisi par le crochet P représenté en profil, fig. 2. où F est la partie inférieure du crochet. z D E e, un levier & un arc de fer; ce levier a en z environ deux pouces d’épaisseur; il est formé en moufle pour recevoir l’extrémité supérieure du crochet z F, qui est mobile sur un boulon dans cette moufle. Il diminue d’épaisseur & de largeur à mesure qu’il approche de l’arc E e, qui n’a que six lignes d’épaisseur, & qui est percé de plusieurs trous. Auprès du boulon z sont deux entailles semi-circulaires x, y, dont les centres indiqués par des lignes ponctuées sont autant éloignés l’un de l’autre, que les centres des trous pratiqués dans les montans A C de la fig. 1. ce sont ces entailles x y, qui reposent alternativement sur les chevilles que l’on place dans les trous montans, lorsqu’on fait usage de cette machine.

2. L’arc E e & le trou D servent à fixer le long levier de bois D E, fig. 1. par deux chevilles ou boulons de fer. Celui marqué D sert de centre de mouvement. L’arc e lui est concentrique; & au moyen d’une autre cheville d qui traverse le levier & passe dans un des trous de l’arc, on parvient à fixer ces deux pieces l’une sur l’autre, & de maniere que l’autre extrémité E du levier D E soit à portée des ouvriers qui doivent manœuvrer. A l’extrémité E on adapte aussi un manche E H, par le moyen duquel on éleve ou on abaisse l’extrémité E du levier

Jeu de cette machine.

On la suppose toute montée & mise en place, le trident f piqué sous une des branches de l’arbre que l’on veut renverser, & l’extrémité inférieure A des montas bien calée & affermie par des tasseaux ou piquets G. En cet état, & supposant encore que les entailles x y (fig. 2.) reposent sur les deux chevilles de fer qui sont passées dans les trous des montans, si on abaisse l’extrémité E du levier, la cheville de la rangée extérieure sur laquelle repose l’entaille x deviendra le centre de mouvement, & le point z en s’élevant tirera le crochet F, & par conséquent la chaîne qu’il retient; ce qui élevera le bélier d’une quantité égale à la moitié de l’espace que le point z aura parcouru. L’entaille y ne reposant plus sur la cheville de la rangée intérieure, un ouvrier tirera cette cheville & la replacera dans le trou de la même rangée immédiatement au-dessus de celui d’où elle est sortie. On laissera alors reposer le levier sur les deux chevilles, ensuite on élevera l’extrémité E du levier par le moyen du manche E H; & ce sera alors la cheville y de la rangée intérieure qui deviendra le centre de mouvement. L’entaille x s’éloignant de la cheville de même nom, on retirera cette cheville pour la placer dans le trou qui est immédiatement au-dessus. Ainsi les deux chevilles deviennent alternativement le point d’appui du levier qui est du premier genre, lorsqu’on abaisse le point E, & du second lorsqu’on l’éleve. Ce le vier a beaucoup d’affinité avec celui connu sous le nom de la guarouste.

Fig. 3. m n, anneau à oreilles cité fig. 2. qui sert à prendre le crochet P.

4. Autre application de la même machine. Pour arracher, par exemple, des souches, on ne se sert pas du bélier; on place les montans A A perpendiculairement & le plus près de la souche que l’on peut. On passe la chaîne autour de la poulie c qui est enclavée dans une moufle d. On attache à cette moufle une autre chaîne b que l’on fait passer sous une des maîtresses racines e de la souche, & opérant comme il a été dit ci-dessus, on parvient à l’enlever & à vaincre la résistance des racines.

5. Elévation d’une pompe proposée pour arroser les plantations dans l’île de Saint-Domingue, par M. Puisieux, architecte. A, rouet horisontal qui engraine dans la lanterne B. C D, manivelle à deux coudes qui fait agir alternativement les pistons dans les corps de pompes. E, F, corps de pompes. G, tuyau d’aspiration qui est de cuir bouilli, à l’extrémité duquel on attache un morceau de liége. Par ce moyen la pompe n’aspire que l’eau la plus claire & à telle distance que l’on juge à propos. H, tuyau de sortie.

JARDIN POTAGER.

PLANCHE Iere.

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La vignette représente un jardin. A, a, partie de jardin coupé de murs servans à soûtenir des espaliers. B B, ados, ou couches inclinées couvertes de cloches. C C, couches. D D, couches sourdes. E, planches. F, palis ou perchis. G, plant d’arbres fruitiers en quinconce. H, plants d’arbres fruitiers en échiquier. K, pepiniere d’arbres. L, bâtardieres. M, planches abritées par des brise-vents. N, ados entouré de murs. O, P, Q, R, S, T, V, X, Y, planches pour différens légumes. Z, meloniere.

Fig. 1. Cloche de verre.

2. Cloche de paille.

3. Cloche de verre à panneaux.

4. Planche à dresser le terreau sur le fumier, aux ados & aux couches.

PLANCHE II. double.

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Serres chaudes.

Fig. 1. Elévation géométrale de la serre chaude de Trianon.

2. Plan de cette serre.

3. Coupe par une des antichambres E, où l’on voit la fontaine N dans sa niche.

4. Coupe en travers de la serre.

5. Coupe en travers de la chambre D du fourneau.

Explication du plan.

B D, la serre. N Q, les fontaines posées au-dessus des fourneaux. Q, X, Y, Z, &, la cheminée qui regne sous le rez-de-chaussée le long de la ligne k k de l’élévation, & comme on voit dans le profil en P (fig. 3.). F, G, H, K, M, les fosses que l’on remplit de fumier & de terre. L, les planches disposées en théatre sur les barres de fer a b, sur lesquelles on arrange les pots qui contiennent les plantes, comme on voit fig. 4. T T, serres où l’on place les outils, &c.

3. P R S, suite de la cheminée. P R est la même partie que Z & dans la fig. 2.

4. h k, chassis de verre adossé contre le mur qui soûtient la serre & forme avec ce mur & le terrein une serre triangulaire dont l’élévation se voit en h k k h fig. 1. g, sosse remplie de fumier où l’on place les pots. k l m n, profil des vitraux qui servent de clôture à la serre. r b a s, élévation d’une des barres de fer coudées qui soûtiennent les planches en théatre sur lesquelses on arrange les pots. r s, fond de la fosse que l’on remplit de fumier, & dans lequel on place aussi des pots.

5. e, foyer. d, cendrier.

PLANCHE III.

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Fig. 1. Vûe perspective de la serre hollandoise pour la vigne.

2. Coupe du mur postérieur de la serre, où l’on voit les deux fourneaux & les détours des deux cheminées qui se réunissent à une seule.

3. Plan de la serre.

4. Coupe transversale par la cheminée.

5. Elévation latérale d’un des côtés de la serre.

Tout ce bâtiment est construit en brique. Les vitraux doivent être exposés au midi.

PLANCHE IV.

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Serre hollandoise pour élever différentes sortes de plantes. Cette serre differe de la précédente, en ce que les cheminées sont horisontales & pratiquées sous le sol de la serre.

Fig. 1. Représentation perspective de cette serre & de la serre tempérée qui lui est jointe du côté du nord. On voit par cette figure, que l’on recouvre extérieurement les chassis avec des rideaux & des couvertures qui sont roulées vers le haut de chaque fenêtre, & que l’on fait descendre sur les rideaux en relâchant les cordes qui les retiennent.

2. Plan des deux serres où l’on voit le plan du fourneau & des cheminées qui regnent sous la serre. Le fourneau placé dans une petite piece séparée, est construit en brique & est entouré d’un contre-mur de mâçonnerie qui laisse un pouce d’intervalle de tous côtés, que l’on remplit ensuite de sable. Les cheminées sont construires de même; leur partie supérieure est formée avec de grandes plaques de fer sur lesquelles on forme une aire qui est carrelée. Sur le carreau on répand environ deux pouces d’épaisseur de sable.

3. Est la coupe transversale de la serre dans laquelle on voit qu’il y a un vuide entre le plafond & la couverture. On remplit ce vuide avec du foin pour mieux défendre l’air intérieur du froid externe. On renouvelle l’air de la serre chaude avec celui de la serre tempérée qui lui est adossée.

PLANCHE V.

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Serre chaude d’Upsal.

Elle est exposée directement au midi, & placée entre l’orangerie & la serre tempérée où on conserve les fleurs. Les pots qui les contiennent sont rangés sur des gradins disposés en amphithéatre. Sa longueur est d’environ quarante piés, sa largeur d’environ vingt, & sa hauteur de quatorze ou environ. L’aune de Suede qui est citée à notre échelle sur la Planche, est environ deux piés de France.

Fig. 1. A, la fosse que l’on remplit de terreau & de fumier, c. C C, deux fourneaux dont les ouvertures regardent le septentrion, & dans lesquels on brûle du bois. F F, les tuyaux ou cheminées de ces fourneaux qui aprés avoir fait le tour de la serre horisontalement, remontent en E E dans l’épaisseur du mur septentrional jusqu’au-dessus du toît. B, cheminée double que l’on allume ou par-dehors ou par-dedans la serre, par dehors pour échauffer ce lieu, & par-dedans pour en chasser les vapeurs humides. D D, théatres sur lesquels on range les pots.

2. Est le plan de la serre. a g h, b g k, les deux cheminées horisontales qui entourent la serre. a b, les fourneaux. d e f, la fosse. c, la cheminée double. m, porte de communication avec l’orangerie. l, porte de communication avec la serre tempérée. Ces deux pieces ont leur rez-de-chaussée environ un pié plus bas que la serre chaude.

3. Représente le profil de la serre & l’élévation du fond intérieur. A, fenêtres supérieures. B, fenêtres inférieures. C, toît de la serre. D, mur septentrional. AE, place occupée par les plantes rares & étrangeres. F D E, H D E, cheminées horisontales sur lesquelles on place les pots remplis de fleurs. G, théatre disposé en gradins, sur lequel on arrange les différentes sortes de plantes contenues dans des pots. H, chemin pour aller ouvrir ou fermer les hautes fenêtres.

4. Représente quelle doit être l’inclinaison des fenêtres d’une orangerie. A, fenêtre. B, la muraille. C, le toît. Le tout selon les regles que Boerhaave a prescrites.

FONTAINIER.

PLANCHES I. & II. réunies.

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Fig. 1. Poîle à tenir la soudure fondue. Fig. 8. Grattoir. 9. Gouge. 2. Porte-soudure, ou coussin de coutil. 10. Couteau. 11. Niveau. 3. Compas. 22. c, d, e, différens fers à souder. 4. Marteau. 5. Maillet plat. 13. f, g, attelles ou poignées 6. Boursaut. . 7. Deux serpettes; a, une grande; b, une petite. 14. Rape. 15. Cuilliere.

Fig. 1. de la Planc. II. Niveau.

2. Nivellement en descendant par un seul coup de niveau.

3. Nivellement en descendant & remontant des deux côtés d’une vallée par plusieurs coups de niveau.

Suite de la PLANCHE II. & PLANCHE III. réunies.

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Fig. 4. Maniere de tenir registre des différens coups de niveau en descendant & en montant, & d’en trouver la différence. Cette figure est relative à la précédente.

5. Nivellemens en descendant pour trouver la hauteur d’une eau jaillissante.

Fig. 1. de la Planc. III. A B, conduite d’eau par des tuyaux de grès. C, reservoir. E E, ligne de niveau. D D, ventre en gorge, & contre-refoulement.

2. Autre conduite d’eau.

Fig. 3. Jauge d’eau.

4. Quille.

PLANCHE IV.

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Construction d’un bassin de glaise sablé & pavé.

Fig. 1. B B, contre-mur pour soûtenir les terres du côté du bassin. E E, corroi de glaise. C C, mur de douve. D D, rouet de charpente sur lequel repose le mur de douve. F, corroi de glaise qui forme le fond du bassin. G G, fond du bassin sablé, pavé. A, intérieur du bassin.

2. Construction d’un bassin de ciment. H H, massif de pierre servant en-dehors de contre-mur. K, massif de ciment.

3. Construction d’un bassin de plomb. L L, M M, massif de pierre servant en dehors de contre-mur. O, O, N, O, N, O, O, N, O, tables de plomb soudées.

Construction d’un bassin de terre franche.

4. A A, contre-mur. B B, mur de douve. C C, rouet de charpente posé sur la masse naturelle de terre franche. D D, corroi de terre franche. Le fond de ce bassin est aussi sablé & pavé.

PLANCHE V.

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Fig. 1, 2, 3, 4, 5, cinq différentes pieces d’eau.

MOUCHES A MIEL, RUCHES.

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La vignette représente à gauche le rucher où l’on voit des ruches de toute espece.

Fig. 1, ruche d’Autriche faite de bois, comme la cage d’une maison. Fig. 7. Ruche dont le bas est de terre, & le couvercle ou chapeau de paille. 2. 2. 2. 2. Ruches d’osier. 3. 3. Ruches de paille. 8. Paysan qui fait passer un essain d’une ruche dans une autre. 4. Ruche de bois. 5. Ruche vitrée. 6. Ruche d’écorce ou de tronc d’arbre creusé. 9. Paysans qui ramenent l’essain.

10, paysans qui ramassent l’essain dans la ruche à bascule. L’un tient la ruche à bascule; l’autre avec un crochet secoue la branche à laquelle l’essain est attaché.

Le bas de la Planche.

Fig. 1. La reine des abeilles. 2. Une abeille. 3. Un bourdon. 4 & 5. Un gâteau ou pain de cire dont les alvéoles sont vûs en-dessus & de côté. 6. La seringue à ruches. 7. Le couteau recourbé. 8. La serpette. 9. Le fil de laiton tendu sur deux morceaux de bois pour séparer les hausses lorsqu'il faut dégraisser une ruche. Fig. 10. L’arrosoir. 11. Chiffon fumant. 12. Ruche d’osier. 13. Ruche de paille. 14. Vûe d’une ruche en-dedans, avec les bâtons croisés destinés à faciliter le travail des abeilles.

15. Le surtout de paille pour une ruche faite ou d’un tronc d’arbre ou de terre. 16, une ruche faite de différentes hausses de natte de paille qui se placent les unes sur les autres, & qui se ferment par le haut d’une planche ou d’une tuile chargée d’une pierre.

17. Hausses séparées.

18. Ruche de bois vûe sur sa table garnie de son surtout, avec un fourneau dessous. Ce fourneau sert dans les grands froids à réchauffer la ruche.

19. Table pour poser la ruche.

20 & 21. Deux hausses d’une ruche de bois, l’une (20) vûe pardedans, & l’autre (21) vûe par-dehors.

22. Ruche de bois composée de hausses 20, 21, mise sur la table, & à laquelle il ne manque que son surtout qu’elle a fig. 18.

23. Planche amovible qui se place sur la derniere hausse, & ferme ou ouvre la ruche.

Fig. 24. Quatre hausses de la ruche de bois, placées dans la bascule pour ramasser l’essain.

25. La bascule séparée vûe en dessus.

26. Porte ou cadran de la ruche.

27. Ruche vitrée.

EDUCATION DES VERS A SOIE.

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La vignette représente l’intérieur d’une chambre où l’on éleve des vers à soie.

Fig. 1. Espece de corps de tablettes à quatre rangs: il peut y en avoir davantage. On y voit à des distances égales les boîtes sans couvercle & à bords très-bas où sont les vers nouvèllement éclos, & où on les nourrit.

2. Echelle ou marchepié pour monter à la hauteur des tablettes.

3. Table avec une boîte placée dessus pour être nettoyée.

4. & 5. Deux hommes occupés aux soins que demandent les vers à soie. Fig. 4. l’un des deux hommes sépare les vers malades de ceux qui se disposent à faire leur soie. Fig. 5. l’autre homme leur porte des feuilles fraîches. a, b, c, tablettes ou rayons sur lesquelles on pose aussi des boîtes pleines de vers. On y voit la bruyere ou les branchages auxquels les vers à soie vont s’attacher quand ils forment leurs cocons. On met de pareils branchages aux boîtes placées sur le corps des tablettes de la fig. 1. comme on les voit en d.

6. Boîte où l’on voit des oeufs à faire éclore.

7. Manne où l’on voit les vers plus grands.

8. & 9. Vers de différens âges.

10. Ver attaché à un branchage de tablettes ou une branche de mûrier, & qui commence à tendre ses fils.

11. Ver transporté d’une boîte dans un cornet de papier.

12. Cocon avec sa bourre, séparé du branchage.

13. Cocon dont on a séparé le fleuret ou la bourre.

14. Papillon qui perce son cocon pour en sortir.

15. Lever devenu féve ou chrysalide dans le cocon. Il perce son enveloppe & s’en dépouille avant que de percer le cocon.

16. Cocon coupé en deux, au-dedans duquel on voit la dépouille du ver au sortir de la féve, & lorsqu’il est sur le point de s’échapper du cocon en papillon.

17. & 18. Papillons vûs l’un en-dessus, l’autre en-dessous.

BASSE-COUR.

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La basse-cour est composée de différens bâtimens dont la distribution est assez arbitraire, & dépend du terrein qu’on a. Les principaux représentés dans la vignette sont en I le logement du fermier. P, passage pour entrer & sortir de la ferme du côté de la cour du maître. Q, cellier. Entre la porte du cellier & celle de sortie P, sont les écuries pour les chevaux de labour & de trait, le puits & les auges de pierre nécessaires. R, entrée du pressoir. H, le pressoir. G, vinée dont les murs sont supposés abbatus pour laisser voir l’intérieur. F, laiterie. E, passage pour sortir sans entrer dans la cour du maître. D C, étables pour les vaches & autres animaux. B, bergerie: au-dessus sont des greniers pour les fourrages. A, colombier. K, marre. T, la grange. N, porte de la grange autour des murs de laquelle sont construits différens bâtimens M L, &c. qui sont les toîts à porcs, poulaillers, loge aux dindons, &c. O, halle pour mettre à couvert les voitures, charrues & autres instrumens nécessaires.

Fig. 1. du bas de la Planche. Berceau que l’on met dans les bergeries parallelement aux longs côtés & au milieu de leur largeur. On met aussi le long des murs des rateliers, afin qu’un plus grand nombre de moutons ou d’agneaux puisse y prendre à-la-fois leur nourriture. On éleve, ou on abaisse à volonté les berceaux, en élevant les selettes placées à chacune des extrémités, & sur lesquelles ils reposent. A B, piece de bois creusée en gouttiere dans toute sa longueur, & dans laquelle on met la nourriture des agneaux. B C F A, B D F A, ranches ou ranchers du berceau. C D, F F, traverses qui en empêchent écartement.

Fig. 2. Selette servant à soûtenir les berceaux. K, selette. G H, comes de ranches.

3. Partie du mur d’une bergerie, dans lequel sont scellés des morceaux de bois L, dans la mortoise desquels entre une corne de ranche N M, pour soûtenir le rancher a b, dans lequel on jette le fourrage destiné aux moutons.

4. Coupe verticale d’un colombier, qui en laisse voir la disposition intérieure. H K, voûte ou pié du colombier. A B, axe de l’échelle tournante L L, M N. C, D, ouvertures par lesquelles les pigeons peuvent entrer dans le colombier pour se placer dans les boulins qui l’entourent. Les boulins sont disposés en échiquier de 35 ou 36 rangs les une au dessus des autres: il y en a 64 à chaque rang; ce qui fait en tout, en supposant seulement 35 rangs, 2240 boulins. E, planche en auvent qui recouvre les boulins supérieurs. F, G, ceintures de pierres saillantes.

5. Elévation de trois rangs de boulins, & plan d’un de ces trois rangs. La distance du milieu d’un boulin à l’autre est de douze pouces, & leur hauteur de sept.

LAITERIE.

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La vignette représente l’intérieur de la laiterie d’une des maisons royales; aussi est-elle plus décoréc qu’elles ne le sont ordinairement: elle doit être de quelques piés plus bas que le rez-de-chaussée. Les tables sont de pierre de liais, & ont trois cannelures, par lesquelles les sérosités des laitages s’écoulent dans les éviers qui sont au-dessous.

Fig. 1. Fille qui bat le beurre dans la baratte.

2. Cage sur les étages de laquelle on met égoutter les fromages.

3. Baratte flamande.

4. Arbre de la baratte.

5. Porte de la baratte.

6. Boîte ou corps de la baratte.

7. Pié de la baratte.

8. Batte à beurre d’une baratte de fayance. Le bâton traverse une sebille de bois ou de fayance qui sert de couvercle à la baratte.

9. Baratte de fayance.

10. Clayon. Il y en a de différentes grandeurs & formes.

11. Batte à beurre de la baratte de bois. Le bâton traverse une planche circulaire qui sert de couvercle à la baratte.

12. Baratte de bois dont se sert la figure premiere de la vignette.

ART DE FAIRE ECLORE les Poulets, d’après M. de Réaumur.

PLANCHE Iere.

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Le haut de la Planche représente la maniere de construire les fours à faire éclore les poulets. c’est un tonneau enfoncé dans le fumier avec des couvercles qui lui sont propres.

Fig. 1. Tonneau dont le fond est posé sur un lit de fumier f f, h h. i, intérieur du tonneau enduit de plâtre.

2. Tonneau plus enfoncé dans le fumier avec son couvercle, dont les pieces d, c c, b b, a a, sont représentées fig. 4.

Fig. 3. Tonneau trop enfoncé dans le fumier.

4. Pieces du couvercle du tonneau ou four. a a, premiere piece qui reçoit le bord du tonneau ou four. b b, piece qui est reçue dans la piece a a. c c, piece qui est reçue dans la piece b b. d, piece qui est reçue dans la piece c c. Ce sont des especes de regîtres qui font monter ou descendre la chaleur.

5. Toutes les pieces du couvercle du four ou tonneau assemblées, ou le couvercle vû en-dessous.

6. Portion du tonneau & du couvercle brisée, où l’on voit la maniere dont le tonneau est reçû dans la premiere piece, & dont toutes les autres pieces sont reçûes les unes dans les autres.

7. Bouchon.

8. Vûe d’un tonneau ou four à couvercle plus simple.

9. Piece de bois qui ferme l’ouverture quarrée du couvercle.

10 & 11. Deux thermometres, l’un ordinaire, & l’autre propre à l’art de faire éclore les poulets.

12. Bouteille propre à faire un thermometre à beurre.

13. Panier d’œufs, avec un thermometre dessus.

14. Panier qui montre l’extrémité d’un canal d’osier dans lequel le thermometre sera placé.

15. Œuf numéroté du jour où il a été mis au four.

16. Four brisé en partie, pour montrer comment deux paniers y peuvent être suspendus l’un au-dessus de l’autre.

17. Autre four brisé en partie pour laisser voir comment trois paniers peuvent être ajustés les uns au-dessus des autres.

18. Bourlet complet qui s’adapte dans le bourlet brisé de la fig. 17.

19. Usage de la propriété d’expansion des liqueurs, pour ouvrir les regîtres d’un four.

20. Usage de la force de l’expansibilité de l’air par la chaleur, pour ouvrir les regîtres d’un four.

PLANCHE II.

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Fig. 1. Tonneau destiné à être un four, avec un porte-vent pour y renouveller l’air. e c d, le porte-vent. a, son extrémité garnie de tuyaux percés en arrosoir.

2. L’extrémité du porte-vent séparée.

3. Vûe d’un four horisontal. A B C D E, mu abattu pour montrer le four. F F, couches de fumier. G G, fumier sous le four. H I, H, montans à coulisses pour la porte K. M, boîte d’œufs. P, O, O, piés de devant du chariot. Q, table qui soûtient le chariot tiré. R R T T, entrée du deuxieme four. T T, V V, porte brisée du four. X, bâton qui sert de soûtien à la table. Y, regîtres. Z a b, boîte pleine d’œufs. a, petite cloison. d d, e e, un des côtés du chariot. e o, roulettes. h, bord supérieur d’un des côtés de la caisse. k, derriere du four. m, restes de tringles qui regnent d’un bout à l’autre du four, & sur lesquelles posent les roulettes du chariot. o o, partie du chariot vûe par l’entrée du four.

Fig. 4 & 5. Poulets tirés de leurs coques lorsqu’ils étoient prêts de naître, & qu’ils avoient commencé à becqueter leurs coquilles.

6. Œuf que le poulet a commencé à bécher.

7. Œuf avec fracture, trop grande pour l’âge du poulet.

8. Œuf avec fracture, qui occupe toute la circonférence, & qu’il ne reste plus au poulet qu’à soulever.

9. Poulet qui a renversé la partie détachée de sa coque.

10. Coque dont le poulet est sorti.

11. Autre coque dont le poulet est sorti, avec les vaisseaux sanguins de la membrane qui revêt la coque.

PLANCHE III.

Bibliothèque Mazarine, exemplaire 2° 3442, numérisé par l’ENCCRE. Licence CC BY-NC-ND 3.0 France — pas d’utilisation commerciale, pas de modification. Le texte de ce site est sous une autre licence, CC BY-SA 3.0.

Fig. 1. 2. & 3. Poussinieres enterrées dans le fumier. Les poussinieres 1 & 2, plus courtes de moitié que celle de la fig. 3. pour les poulets nouvellement éclos; celle de la fig. 3. pour les poulets plus grands. M, mere artificielle. R, rideau qui la ferme par-devant. A, auget à mangeaille. C, fig. 1 & 2. claie pour fermer la poussiniere : celle de la fig. 3 doit avoir aussi sa claie. La poussiniere de la fig. 2 est pour les cannetons naissans. D, cloison à porte pour laisser sortir les cannetons. B, jatte pleine d’eau.

4. Sevroir ou poussiniere pour les poulets qui commencent à voler. R, S, T, V, corps du sevroir. O C, D D, F F, pieces qui forment le couvercle entier. M, mere artificielle. A, auget à mangeaille.

5. Mere artificielle vûe par-dehors.

6. Mere artificielle vûe par-dedans.

7 & 8. Meres artificielles demi-rondes.

9. Autre mere artificielle. l m n o p, boîte qui fait partie de la poussiniere. z z, treteaux qui portent cette boîte. K, porte de communication. a b c d e, tonneau brisé, h i, f g, deux meres artificielles.