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Planches:AIGUILLIER (volume I)

De Encyclopédie

AIGUILLIER.

PLANCHE Iere.

Bibliothèque Mazarine, exemplaire 2° 3442, numérisé par l’ENCCRE. Licence CC BY-NC-ND 3.0 France — pas d’utilisation commerciale, pas de modification. Le texte de ce site est sous une autre licence, CC BY-SA 3.0.

Nota. Cette Planche & la suivante, sont citées au mot Aiguille, comme n’en faisant qu’une ; mais la multiplicité des objets à représenter a obligé d’en faire deux.

Fig. 1. Le coupeur.

2. Le perceur.

3. Le troqueur.

4. Le palmeur.

5. Le trempeur.

6. Le récuiseur.

7. L’évideur qui est aussi le pointeur.

8. Ouvrier qui roule le treillis sur lequel les aiguilles sont arrangées par petits tas avec de la poudre d’émeril.

9. Poile qui sert à l’ouvrier (fig. 6.) pour faire recuire les aiguilles sur une plaque de tôle.

10. Billot à trois pieds, au milieu duquel est un tas qui sert au perceur d’aiguilles (fig. 2.), & sur les bords, divers autres petits tas qui servent au dresseur pour dresser les aiguilles de marteau, après qu’elles sort trempées.

11. Fourneau de fer, composé d’une grille sut laquelle on fait le feu de charbon qui sert au trempeur (fig. 5.) pour faire rougir les aiguilles sur la plaque de tôle (fig. 13.), & les jetter ensuite dans le baquet plein d’eau froide que l on voit devant lui.

12. Treillis dans lequel sont renfermées les aiguilles pour être portées sous la polissoire.

13. Treillis tout étendu, sur lequel on voit les aiguilles rangées & saupoudrées d’émeril à l’huile ou avec du savon. On roule ce treillis de maniere que les aiguilles soient étendues suivant leur longueur dans le rouleau (fig. 12.) que l’on ferme avec le treillis. Cette figure est mal-à-propos citée figure 24. au mot Aiguille.

14. Etabli ou banc du coupeur. A D C, la cisaille. E, tasseau qui la supporte. C anneau qui retient la branche dormante D C. B. le seau dans lequel tombent les aiguilles, à mesure que la cisaille tranche le fil d’acier dont elles son faites.

15. Situation des mains de l’ouvrier qui perce une aiguille. On se sert aussi pour cet effet & pour pratiquer la chasse ou gouttiere que l’on voit de chaque coté de l’aiguille, d’une machine qui est représentée dans la Planche de l’aiguillier-bonnetier, & que l’on appelle étau.

16. Situation des mains du palmeur (fig. 4.) applatissant l’extrémité de l’aiguille qui doit être percée.

PLANCHE II.

Bibliothèque Mazarine, exemplaire 2° 3442, numérisé par l’ENCCRE. Licence CC BY-NC-ND 3.0 France — pas d’utilisation commerciale, pas de modification. Le texte de ce site est sous une autre licence, CC BY-SA 3.0.

Fig. 1. La vignette représente un ouvrier qui continue l’opération de la figure 8 de la Planche précédente. Celui-ci ficelle dans toute leur longueur, & plus fortement vers les extrémités, les rouleaux d’aiguilles que le premier a formés.

Fig. 2. Un ouvrier qui déroule le treillis, & laisse tomber les aiguilles dans la lessive, après qu’elles ont été polies à la polissoire.

3. Un ouvrier qui fait tourner le van pour vanner les aiguilles avec du son sec, & les sécher par ce moyen après qu’elles ont été lessivées.

4. Un ouvrier qui détourne les aiguilles. On leur met à toutes la pointe du même côté, & on sépare les bonnes des mauvaises.

5. & 6. Deux ouvriers qui font aller & venir la polissoire.

7. L’empointeur, ouvrier qui affine la pointe des aiguilles sur une petite meule de pierre à polir, qu’il fait tourner avec un rouet.

8. Le van que le vanneur (fig. 3.) fait tourner.

Au bas de la Planche.

Fig. 7. Pié ou support du van.

8. Van séparé de son support, où l’on voit distinctement la feuillure qui reçoit la porte.

9. Porte du van.

10. Barre ou verrouil qui assujettit la porte dans la feuillure destinée à la recevoir.

11. La polissoire plus en grand. L, la table. M, la planche qui repose sur les rouleaux de treillis R T remplis d’aiguilles que l’ouvrier (fig. 8.) de la Planche précédente) a formés, & que l’ouvrier (fig. 1. Planche 2.) a ficelés. C, poignées verticales qu’un des ouvriers (fig. 5. 6.) saisit pour tirer ou pousser la polissoire. A & B, poignées horisontales qui servent au même usage. D D, deux contre-vents assemblés par le bas dans la traverse du pié, & par le haut dans la table L; ils contribuent à la solidité du pié : lorsqu’on ne met qu’un seul rouleau de treillis T sous la planche M, chargé du poids N, un seul ouvrier suffit; mais alors on suspend la planche par son autre extrémité A B avec deux cordes attachées au plancher, lesquelles passent dans les pitons que l’on voit, le rouleau R étant supprimé; on ne met jamais plus de deux rouleaux de treillis à la fois sous la polissoire.

12. Rouet de l’évideur (fig. 7.) dessiné sur la même échelle que toutes les autres figures du bas de cette Planche. Au reste, ce rouet n’a de particulier que les petites meules de pierres à aiguiser, qui sont montées sur sa broche, auxquelles on présente plusieurs aiguilles à la fois entre le pouce & le premier doigt, entre lesquels on les fait tourner. Voyez aussi les Planches de l’épinglier, & leur explication.

AIGUILLIER-BONNETIER.

Bibliothèque Mazarine, exemplaire 2° 3442, numérisé par l’ENCCRE. Licence CC BY-NC-ND 3.0 France — pas d’utilisation commerciale, pas de modification. Le texte de ce site est sous une autre licence, CC BY-SA 3.0.

Vignette.

Fig. 1. Engin qui sert à dresser le fil dont les aiguilles sont faites. Il est représenté plus en grand, fig. 1. du bas de la Planche.

2. Ouvriere qui lime la partie des tronçons qui doit former le bec de l’aiguille; elle tient l’aiguille avec les pinces à bride, représentées fig. 9.

3. Ouvrier qui perce l’aiguille avec le nouvel étau (fig. 12.), c’est-à-dire qu’il forme la châsse dans laquelle la pointe du bec de l’aiguille est reçue lors du coup de presse.

4. Ouvriere qui brunit des aiguilles.

5. Ouvriere qui blanchit les aiguilles. On voit dans la cheminée le gauffrier dans lequel on fait recuire la partie des aiguilles qui doit former le bec, laquelle déborde hors de cet instrument.

6. Ouvriere qui palme les aiguilles, après que le bec en est ployé.

Bas de la Planche.

Fig. 1. L’engin.

2. Couteau à canelle denté comme une scie ; il sert à l’ouvriere (fig. 2.) pour pratiquer une petite rai- nure dans la piece de bois sur laquelle elle lime les aiguilles. On voit cette rainure au sommet de la piece de bois qui est fixée au billot du perceur (fig. 3.).

3. Ancien étau à percer.

4. La jauge.

5. Plioir.

6. Arbre du moulin de la fig. 5. de la Vignette.

7. Aiguilles entierement achevées.

8. Nouveau plioir plus commode que l’ancien.

9. Pinces à brides dont se sert l’ouvriere (fig. 2.).

10. Machine à brunir, dont se sert l’ouvriere (fig. 4.). La plus grande des deux meules est de grais, & la plus petite de bois, sur laquelle, après un enduit de colle forte, on a saupoudré de l’émeril. Ces deux meules sont séparées par la poulie sur laquelle passe la corde sans fin qui vient de la roue.

11. Elévation de la face antérieure de la nouvelle machine à percer les aiguilles, dont se sert l’ouvrier (fig. 3.).

12. Vûe perspective de la même machine.

AMIDONNIER.

Bibliothèque Mazarine, exemplaire 2° 3442, numérisé par l’ENCCRE. Licence CC BY-NC-ND 3.0 France — pas d’utilisation commerciale, pas de modification. Le texte de ce site est sous une autre licence, CC BY-SA 3.0.

Fig. 1. Mise en trempe, ou maniere de jetter l’eau sur le levain. Les tonneaux e f & autres qu’on voit pleins, contiennent de la matiere en trempe.

2. Maniere de laver le son; c’est la matiere en trempe mise dans le sas de crin l. Les tonneaux a b contiennent ou reçoivent la matiere en bon état.

3. Ouvrier qui lave avec de l’eau claire dans le tonneau d les résidus de la matiere restée dans le sas de crin l.

3 bis. Ouvrier qui enleve l’eau avec une sebille de bois jusqu’à ce que la matiere déposée au fond du tonneau h paroisse.

4. L’amidon tiré du tonneau H, & mis dans des paniers o, est porté dans le grenier.

4 bis. L’amidon m renversé sur le plancher pour être rompu en plusieurs morceaux n. Fig. 5. Les morceaux d’amidon déjà secs en partie, sont portés sur les essuis ou tablettes i i i i.

6 & 7. L’amidon mis en poudre, est porté sur des claies b b, b b, b b, dans l’étuve.

10 & 11. Etuve & plan de l’étuve. a, le plan de l’étuve.

Autres instrumens de l’art représentés au bas de la premiere & de la seconde vignettes.

p, le son sorti du sas ou tamis l. q, pot de terre dans lequel l’ouvrier (fig. 3 bis) met l’eau qu’il retire du tonneau h, laquelle eau dépose encore de l’amidon commun.

r, panier dans lequel on porte l’amidon à l’étuve. s, instrument avec lequel on ramasse l’amidon resté attaché au plancher. t, sacs contenant la matiere avec laquelle se fait l’amidon, appellée grillaux recoupettes. Ce sont des parties grossieres du bled séparées de la farine par le bluteau.