Planches:BLASON OU ART HÉRALDIQUE (volume II)
BLASON OU ART HÉRALDIQUE,
Contenant 29 Planches, dont 26 simples, et une triple.
L’origine des armoiries est très-ancienne. On s’étoit fait des armes offensives, & des armes défensives.
Les armes défensives étoient des boucliers qu’on opposoit du bras gauche pour parer les coups portés par l’ennemi; ces boucliers étoient d’un cuir bien apprêté, couverts de lames de fer ou d’airain, pour résister aux sabres, aux masses, & à d’autres instrumens de guerre.
L’usage de ces boucliers devint si fréquent par son utilité, qu’il n’y eut pas un homme qui fît profession des armes, qui n’eût son bouclier. Il vint un tems où, pour se faire distinguer dans la mêlée, on peignit sur son bouclier quelques figures de fantaisie, sans y rien déterminer pour les couleurs, sans conséquence pour la postérité, ni pour les successions dans les familles. Il fut libre à chacun de prendre telle figure qu’il vouloit, jusqu’au onzieme siecle, que l’empereur Fréderic Barberousse établit des regles, dont l’exécution fut confiée à des hérauts, juges en cette partie. Alors les figures peintes sur les boucliers, passerent à la postérité; mais ce qui acheva de donner au Blason la forme d’un art, ce fut le voyage que le roi de France Louis VII. dit le Jeune, fit en 1147, pour recouvrer les saints lieux.
Ce pieux roi se croisa avec plusieurs monarques chrétiens de différentes nations, qui prirent tous la croix de formes & de couleurs différentes. Il se sit de si belles actions dans cette guerre, que les descendans de ceux qui s’y signalerent, songerent à en perpétuer la mémoire; & ce fut ainsi que s’introduisit la succession des armoiries dans les familles.
C’est à l’empereur Fréderic Barberousse qu’on doit les regles de l’Art héraldique, ou de la science du Blason; elles naquirent au milieu des tournois qu’il inventa en 1150 & 60, pour exercer la noblesse en tems de paix, afin de la tenir toujours prête à combattre, lorsqu’il en seroit besoin.
On n’admit à ces jeux militaires & publics, que des personnes d’une qualité remarquable, & l’on régla les pieces qu’elles devoient porter sur leurs boucliers, afin que l’on reconnût plus facilement leur noblesse. Une cérémonie suivoit l’admission au tournoi; on étoit conduit au son des fanfares & des trompettes, en un lieu destiné pour poser & attacher le bouclier: ce lieu étoit ordinairement le château d’un grand seigneur, ou le cloître de quelque célebre abbaye.
On appelloit cette exposition faire fenêtre; & les boucliers ou écussons de tous les chevaliers reçus pour le tournoi, tant en assaillant qu’en défendant, étoient exposés, afin qu’il fût permis à chacun de les aller reconnoître, & de faire des plaintes contre ceux à qui ils appartenoient, s’il y en avoit à faire. Si la plainte étoit grave, il falloit y satisfaire ou être exclus du tournoi.
Ces fanfares & ces sons de trompettes, qui déclaroient la noblesse du gentilhomme, donnerent en même tems à l’Art héraldique le nom de Blason.
Un gentilhomme qui s’étoit trouvé plusieurs fois à des tournois, pouvoit l’indiquer par deux ou plusieurs cornets qu’il mettoit en cimier sur son héaume; & lorsqu’il se présentoit à un autre tournoi, il ne lui falloit pas d’autres preuves de noblesse pour y être reçu; l’usage en subsiste encore dans les maisons de Baviere, d’Erpach, & quantité d’autres familles Allemandes.
Blasen signifie en allemand sonner ou publier, d’où l’on a fait le mot Blason.
Celui d’armoiries vient des boucliers qui, portés par les gens de guerre, leur servoient d’armes défensives. Et l’on a dit l’Art héraldique, parce que cet art étoit l’étude des hérauts qui anciennement se trouvoient à l’entrée de la barriere du tournoi, & y tenoient registre des noms & des armes des chevaliers qui se présentoient pour entrer dans la lice. Ce sont eux aussi qui au commencement de l’établissement des armoiries, en nommerent, composerent & réglerent les pieces; & dans la suite, lorsque les souverains récompenserent du titre de noble les belles actions de quelques-uns de leurs sujets, ils laisserent à ces hérauts le soin d’ordonner les pieces des écussons des nouveaux ennoblis.
De la différence des armoiries. Il y en a de six sortes.
Premiere. Armes de domaines.
Elles doivent être considérées sous trois aspects.
1°. Il y a des armoiries de domaine pures & pleines, comme celles de France.
2°. De domaine de présentation, comme elles sont aux rois d’Angleterre, qui portent les armes de France avec celles de leur nation.
3°. De domaine d’union; ce sont les armes de plusieurs royaumes jointes ensemble dans un même écusson, comme on voit aujourd’hui les armes d’Angleterre au premier & quatrieme de France & d’Angleterre, au deuxieme d’Ecosse, au troisieme d’Irlande, depuis que le roi d’Ecosse, Jacques VI. & premier du nom, roi d’Angleterre, succéda à cette couronne, après la mort de la reine Elisabeth en 1603, & unit en un même écusson les armes de ces royaumes, en prenant le titre de roi de France & de la Grande-Bretagne.
Les armes d’union se rencontrent encore dans les armes d’Espagne, depuis le mariage de Ferdinand, cinquieme roi d’Arragon, avec Isabelle, reine de Castille de Léon, qui lui apporta ces couronnes. Philippe V. & Charles III. en ont changé quelques dispositions.
2. Armes de dignité.
Il y a des armes de dignités intérieures & extérieures.
Les armes de dignités intérieures sont celles qu’une personne est engagée de porter comme marques de la dignité dont elle est revêtue. C’est ainsi que l’empereur porte l’aigle impérial.
Les électeurs, tant ecclésiastiques que séculiers, qui portent les armes de leur électorat.
Voyez les électeurs de Cologne & de Baviere dans l’explication de leurs armes.
En France les ducs & pairs ecclésiastiques portoient anciennement les armes de leur dignité au 1 & 4; au 2 & 3 celles de leurs maisons; mais à-présent ils en ont perdu l’usage.
Les armes de dignités extérieures sont toutes les marques placées hors l’écu, & désignant la dignité de la personne.
Le pape porte pour marque de sa dignité papale, son écu timbré de la thiare avec deux clés.
Les cardinaux, le chapeau rouge ou de gueule; les archevêques, le chapeau vert ou sinople.
Les couronnes, les colliers des ordres, les mortiers & masses de chanceliers, maréchaux de France, ancres d’amiraux, vice-amiraux, & généraux des galeres, étendards de colonels généraux de cavalerie, & drapeaux d’infanterie, &c. sont des armoiries de dignités extérieures.
3. Armes de concession.
Ces armes contiennent des pieces des armoiries des souverains, ou même leurs armoiries entieres, accordées à certaines personnes pour les honorer ou récompenser de quelque service.
Les grands ducs de Toscane de la maison de Médicis portoient d’or à six tourteaux de gueule posés 1. 2. 2. & 1. Le roi de France, Louis XII. du nom, changea le tourteau du chef, & permit à Pierre de Médicis, deuxieme du nom, grand duc de Florence, d’en mettre un d’azur chargé de trois fleurs-de-lis d’or, à la place de celui du chef.
Plus récemment le roi Louis XV. a accordé à madame Mercier sanourrice, l’ayant ennoblie, son époux, & toute sa postéritée née & à naître en légitime mariage, par lettres données à Paris au mois de Mars 1716, registrées en parlement le 5 Septembre, & en la chambre des comptes le 15 dudit mois de la même année, pour armoiries un écu coupé d’azur & d’or, l’azur chargé de deux fleurs de lis d’or, & l’or de deux dauphins adossés, d’azur, barbés, oreillés de gueule, une couronne royale d’or posée sur le coupé; & ce, en considération de ce que ladite dame eut le bonheur d’allaiter successivement deux fils de France, & deux dauphins.
La maison de Mascrany porte quatre concessions, l’aigle donné par l’empire; la clé, par le pape; le casque, d’un duc de Modene; & la fleur-de-lis, de Louis XIII.
4. Armes de patronage.
Il y en a de deux sortes, des villes, comme celle de Paris, qui portent les armes de leur souverain; des cardinaux, qui portent celles des papes qui les ont honorés de la pourpre.
Le cardinal Colonna, créé le 17 Mai 1706 par le pape Clement XI. porte des armes parties de celles du pape par patronage.
5. Armes de société.
1°. Comme armes de chapitres, de cathédrales.
2°. Armes de communautés religieuses.
3°. Armes d’universités.
4°. Armes de corps des marchands & artisans.
6. Armes de famille.
Il faut en distinguer de sept sortes.
1°. Des armes vraies & légitimes, pures & pleines, suivant l’art, comme Saint-Georges de Verac, d’argent à la croix de gueule.
2°. Des armes parlantes, comme des trois maisons de Picardie, Ailly, Mailly, & Créquy, dont on a dit, tels noms, telles armes, tels cris.
2. Armes brisées.
Ce sont des armes pures que les cadets des maisons ont été obligés d’augmenter de quelques pieces pour se distinguer de leurs aînés.
M. le duc d’Orléans, régent du royaume de France, fils de M. Philippe de France, frere unique du roi Louis XIV. portoit les armes de M. son pere, qui sont de France au lambel d’argent; augmentation qu’il fut obligé de prendre pour le distinguer d’avec le roi qui porte les armes de France pleines.
Ce fut après la mort de Gaston. duc d’Orléans son oncle, qu’il prit cette brisure, à cause qu’il avoit le nom de duc d’Anjou, qu’il a porté jusqu’à la mort de son oncle Gaston qui n’avoit pas de postérité masculine; & pour lors feu M. prit la premiere brisure de la maison de France, par la mort de son oncle, qui lui étoit dûe comme fils de roi, & frere de roi.
Le duc de Bourbon, descendu de Louis premier du nom, prince de condé, frere d’Antoine de Bourbon, roi de Navarre, lequel roi de Navarre descendoit de Robert de France, comte de Clermont, fils de saint Louis, porte un bâton raccourci de gueule, péri en bande, & posé en cœur, qui est l’ancienne brisure des ducs de Bourbon; le bâton n’ayant été raccourci que lorsque le roi Henri IV. est parvenu à la couronne de France.
Le prince de Conty, comme cadet de la branche de Bourbon-Condé, porte comme M. le duc de Bourbon; mais il soûbrise d’une bordure de gueule.
D’autres princes & seigneurs de grandes maisons brisent de la même maniere, suivant les degrés & les éloignemens du tronc, & surtout les princes de la maison de Lorraine que nous avons en France.
3. Armes chargées.
Ce sont celles auxquelles on ajoute d’autres armes, par concessions ou substitutions.
Le maréchal de Luxembourg de la maison de Montmorency, de la branche de Bouteville, qui portoit d’or à la croix de gueule, cantonnée de seize allerions d’azur pour Montmorency, chargea la croix d’un écusson de Luxembourg, dont il prit le nom, à cause de son mariage avec Madeleine-Bonne-Thérèse, héritiere du duché d’Epinay-Luxembourg, qui lui apporta ce duché. Les enfans portent aujourd’hui le nom de Luxembourg.
5. Armes substituées.
Les armes substituées ôtent la connoissance d’une maison, puisque par substitution de biens & d’armes, faite à une personne, elle est obligée de quitter son nom & ses armes, & de prendre celles du substituant par mariage, mais non pas toujours.
Le duc de Mazarin, du nom de la Porte, fils du maréchal de la Mesleraye, portoit de gueule au croissant d’argent chargé de cinq mouchetures d’hermines & de sable.
Le cardinal Mazarin le maria par contrat du 28 Février 1661, à Hortence Mancini sa niece, & l’institua son héritiere universelle, à la charge de porter le nom & les armes pleines de Mazarin; ce qui fut confirmé par lettres vérifiées en parlement le 5 Août 1661, en vertu de quoi il fut obligé de prendre les armes de Mazarin.
6. Armes diffamées.
Elles ne sont pas agréables à porter; car elles marquent l’infamie & le crime d’une personne: aussi nous en avons peu d’exemples, je n’en rapporte qu’un du tems de S. Louis.
Jean d’Avenes, de la maison de Flandres, ayant maltraité sa mere en présence du roi S. Louis, pour les intérêts du comté de Flandres, dont il portoit les armes d’or au lion de sable, armé & lampassé de gueule, ce saint Roi ordonna que dorénavant il ne porteroit plus le lion de ses armes lampassé ni viré, pour marquer à la postérité qu’ayant manqué au respect qu’il devoit à sa mere, il étoit indigne d’avoir ni langue ni ongles ni postérité.
7. Armes à enquérir, ou fausses.
Godefroy de Bouillon, après avoir conquis le royaume de Jérusalem, composa son écu d’argent, chargé d’une croix potencée d’or, cantonnée de quatre croisettes de même.
Si l’on demande la raison de cette irrégularité, les savans dans l’histoire & dans l’art du Blason, diront que ce prince a voulu transmettre sur son bouclier la mémoire de sa conquête du royaume de Jérusalem.
Avant que de parler des couleurs, il faut faire connoître la forme des boucliers ou écus que les métaux & couleurs doivent remplir, & leurs figures dans chaque royaume.
PLANCHE Iere.

Des Boucliers.
Figure 1. Le bouclier antique; il est arrondi, & a une pointe au milieu.
2. L’écu ou bouclier couché; il ne signifioit rien par
sa position: c’est ainsi seulement qu’il se plaçoit, lorsqu’il étoit suspendu à sa courroie.
Fig. 3. L’écu en banniere ou en quarré; c’est celui des seigneurs qui avoient droit de faire prendre les armes à leurs vassaux, & de les mener à la guerre sous leurs bannieres. Ces seigneurs étoient nommés chevaliers bannerets. Il y en a encore un grand nombre, comme Gontaut de Biron, Beauvau, Beaumanoir, &c.
4. L’écu échancré; l’échancrure servoit à poser la lance & à la mettre en arrêt.
5. L’écu en cartouche, dont se servent les Allemands & les peuples du nord.
6. L’écu françois; il est quarré, & arrondi en pointe par en-bas.
7. L’écu ou bouclier ovale; il sert aux Italiens.
8. L’écu espagnol & portugais; il est arrondi par le bas, échancré par le haut, & en forme de cartouche des deux côtés.
9. Les écus accollés; ils sont portés par les femmes mariées; dans le premier écusson elles mettent les armes de leurs époux, & dans le second le leur.
10. L’écu en lozange; il est pour les filles, & marque la virginité.
Le Blason a deux métaux, cinq couleurs, & deux pannes ou fourrures qui donnent neuf champs ou émaux, sur lesquels toutes sortes de pieces d’armoiries peuvent se poser; & ces pieces doivent être composées de ces métaux & couleurs.
Les deux métaux sont l’or & l’argent.
Les cinq couleurs sont le bleu, le rouge, le noir, le verd & le violet.
Mais dans l’Art Héraldique on ne les connoît pas sous ces noms; elles sont nommées, le bleu, azur; le rouge, gueule; le noir, sable; le verd, sinople; le violet, pourpre.
Ces métaux & couleurs représentent, l’or, le soleil; l’argent, la lune; l’azur, le firmament ou l’air; le gueule, le feu; le sinople, la terre; & le pourpre, le vêtement des rois.
Connoissance des couleurs par les hachures.
Fig. 11. L’or est pointillé. Bordeaux, Puy-Paulin, Paernon, & Bandinelli à Rome, dont étoit le pape Alexandre III. en 1159. &c. portoient ce métal pur.
12. L’argent est tout blanc, & sans hachure. Boquet en Normandie porte d’argent pur.
13. Le gueule se marque par des lignes perpendiculaires. Albert, Narbonne, & Rubei en Toscane portent gueule tout pur.
14. L’azur, par des lignes horisontales. De Barge, seigneur de Ville-sur-Sans en Lorraine, porte azur pur.
15. Le sable, par des lignes perpendiculaires croisées les unes sur les autres. Les anciens comtes de Gournay & Desgabetz-Dombale-Lorraine portoient de sable pur.
16. Le sinople, par des lignes diagonales de droite à gauche.
17. Le pourpre, par des lignes diagonales de gauche à droite.
18. La fourrure est l’hermine; le fond en est blanc ou argent, & les mouchetures de sable. Le duché de Bretagne, de Saint-Hermine, & Quinson, lieutenant général en 1713, portent tout hermine.
19. Fourrures ou pannes, le vair; les peaux ou cloches supérieures, blanches ou d’argent, & les inférieures, d’azur. De Vichy & de Fresnoy en Bretagne portent de vair.
20. Contre-hermines, le fond de sable, & les mouchetures blanches ou d’argent.
21. Contre-vair, de blanc ou d’argent & d’azur. Duplessis-Anger porte de contre-vair.
22. De Baufremont, vairé d’or & de gueule.
23. De la Fayette, de gueule à une bande d’or à la bordure de vair contre-vair.
24. De la Chastre, de gueule à la croix ancrée de vair. 25. Bailleul, parti d’hermine & de gueule.
26. Soleur, coupé d’argent & de gueule.
27. Aglion, tranché d’argent & de gueule.
28. D’Esclope, taillé d’or & d’azur.
29. De Crevant, écartelé d’argent & d’azur.
30. De Bertrand, écartelé en sautoir d’argent & de gueule.
31. Châteauvilain, gironné d’argent & de sable.
32. Polani, tiercé en face d’or, d’azur & d’argent.
33. Le Roy, tiercé en pal, d’azur, d’argent, & de gueule.
34. Caumont, tiercé en bande, d’or, de gueule, & d’azur.
35. Verteuil à Bordeaux, tiercé en barre d’argent, de gueule & d’azur, l’argent chargé de trois lozanges, & l’azur de trois étoiles d’argent; le tout dans le sens de la barre.
36. Plomet, tiercé en chevrons, d’argent, de sable & d’hermine, l’argent chargé de deux colombes de sable.
37. Grass, parti de sable & d’argent, à l’aigle éployé de l’un en l’autre.
38. Châtillon, parti d’argent & de gueule, au lion, de l’un en l’autre.
39. La Pallud en Savoye, d’or, parti de gueule, à la face partie de l’un en l’autre, chargé de trois roses de même.
40. Zettritz, parti d’argent & de gueule, à une rencontre de bufle de l’un en l’autre.
41. Karpen, d’azur, à une rencontre de bufle partie de gueule & d’argent.
42. Carbonel en Normandie, coupé, cousu de gueule & d’azur, à trois tourteaux d’hermine.
43. Catel, coupé du gueule & d’hermine, au lion de l’un en l’autre.
44. D’Halluin, d’or, au lion coupé de gueule & de sinople.
45. Bergeron, de gueule, à une bande d’argent chargée de deux bergerettes volantes, la bande composée au chef d’azur chargé d’un soleil d’or, coupé de même, à un chien braqué passant d’hermine, posé sur une terrasse de sinople.
46. De Bouilloud, seigneur de Cellettes, tranché d’argent & d’azur, à six tourteaux & besans mis en orle de l’un en l’autre.
47. Lampardi, tranché d’argent & d’azur, à un aigle de l’un en l’autre.
48. Mignot, tranché d’argent & de gueule, l’argent chargé d’une croix de Lorraine de sable; & le gueule, d’une tour d’argent.
49. Bartholi, tranché, crenelé de gueule & d’argent, à deux étoiles de l’un en l’autre.
50. Aych en Souabe, tranché, denché de gueule & d’argent, à deux roses de l’un en l’autre.
51. Hochstetter, d’or, tranché, nuagé d’azur.
52. Goberg, taillé d’or & d’azur, l’or chargé d’une molette du second, & l’azur d’un croissant d’argent.
53. Hainsbach, taillé d’or, nuagé d’azur.
54. Fentzl, taillé de sable & d’or, au lion de l’un en l’autre.
55. Meulandt en Flandres, écartelé de sable & d’or, à deux lions affrontés sur le tout, coupés de l’un en l’autre.
PLANCHE II.

Fig. 56. Rupe, écartelé d’argent & de gueule, à l’aigle éployé de l’un en l’autre.
57. La Roche en Bretagne, d’argent & de gueule, à quatre aigles de l’un en l’autre.
58. D’Argouges Normandie, écartelé d’or & d’azur, à trois quinte-feuille de gueule, brochantes sur le tout.
59. Kerouser, en sautoir de gueule & d’hermine, le gueule chargé d’un lion d’argent.
60. Mendoce, de sinople, à une bande d’or, chargé d’une autre de gueule, écartelé en sautoir d’or, aux mots ave Maria à dextre, & gratiâ plena à senestre, d’azur.
Fig. 61. Maugiron, gironné de six pieces d’argent & de sable.
62. De Pugnos, gironné de dix pieces de gueule & d’or.
63. Stuch, gironné de douze pieces de gueule & d’or.
64. Becourt, gironné de seize pieces d’argent & de gueule, à l’écu d’or en cœur.
65. Fregosi à Genes, coupé, enté de sable & d’argent.
66. De Puysieux, de gueule, à deux chevrons d’argent, à la devise d’or en chef.
67. Quatrebarres, de sable, à la bande d’argent, accolé de deux filets de même.
68. . . . . d’or, adextré de pourpre.
69. . . . . de sinople, senestré d’or.
70. Thomassin, de sable semé de faulx d’or, à dextre & à senestre d’argent.
71. Papillon, d’or, à dextre de trois roses de gueule, posées en pal, & à senestre d’un lion de même.
72. Ragot, d’azur, à dextre d’un croissant d’argent, surmonté de trois étoiles mal ordonnées; & à senestre d’un épi feuillé & tigé; le tout d’or.
73. Brochant, d’or, à l’olivier de sinople, accollé de deux croissans de gueule, à la champagne d’azur, chargé d’un brochet d’argent.
74. Petite-Pierre, de gueule, au chevron d’argent, à la plaine d’or.
75. De Sarate en Espagne, d’argent, mantelé de sable.
76. Ramelay, d’azur, à une fleur de lis d’or, mantelé de même, à l’aigle de sable.
77. Hautin, d’argent, chappé de pourpre.
78. Raitembach, de gueule, parti d’argent, chappé de l’un en l’autre.
79. Themar, de gueule, chappé d’or, à trois roses de l’une en l’autre.
80. Montbar, écartelé d’argent & de gueule, chappé de même de l’un en l’autre.
81. Sachet, de gueule, à trois pals d’argent, chappé de l’empire qui est d’or, à l’aigle éployé de sable.
82. Lickenstein, d’argent, chaussé de gueule.
83. Pulcher-Von-Rigers, d’argent, chaussé, arrondi de sable, à deux fleurs de lis du champ.
84. Corrario, d’argent, coupé d’azur, chappé, chaussé de l’un en l’autre.
85. Gibing, de gueule vêtu d’or.
86. N. . . . . d’argent, embrassé à dextre de sable.
87. Domants, d’argent, embrassé à senestre de gueule.
88. Holman, parti, emmanché de gueule & d’argent de quatre pieces.
89. De Gantes, d’azur, au chef emmanché de quatre pieces emmanchées d’or.
90. Persil, emmanché, enbandé de gueule de trois pieces, & deux demies sur argent.
91. . . . . emmanché en barre d’azur & d’or de quatre pieces.
92. Thomasseau de Cursay, de sable, à la pointe d’argent, emmanché de cinq pieces au tiers.
93. Bredel au Tirol, d’argent, à trois pointes d’azur, à la champagne de gueule.
94. De Cuseau en Limosin, d’argent, à une pointe renversée mise en barre, de gueule, à la bordure de même.
95. Mallissi, d’azur, à trois pointes renversées, aboutissantes l’une à l’autre, d’or.
96. Potier, d’azur, à trois mains appaumées d’or, au franc quartier échiqueté d’argent & d’azur.
97. Thouars, d’or, semé de fleurs-de-lis d’azur, au canton de gueule.
98. La Garde, d’azur, au chef d’argent.
99. Bolomier, de gueule, au pal d’argent.
100. Bethune, d’argent, à la face de gueule.
101. De Torcy, de sable, à la bande d’or.
102. Saint-Cler, d’azur, à la barre d’argent.
103. Baudricourt, d’argent, à la croix de gueule.
104. Angennes, de sable, au sautoir d’argent.
105. Vaubecourt, de gueule, au chevron d’or.
106. D’Ailly, de gueule, à deux branches d’alizier d’argent, passées en double sautoir, au chef échiqueté d’argent & d’azur de trois traits. 107. Schulemberg, d’azur, au chef de sable, chargé de quatre poignards d’argent, garnis d’or, les pointes en haut.
108. Persil, de sable, au chef danché d’or.
109. Moncoquier, de sable, à trois fleurs de lis d’or, au chef ondé & abaissé de même.
110. Des Ursins, d’argent, bandé de gueule, au chef du premier, chargé d’une rose de gueule, pointée d’or, soutenu de même, chargé d’une givre d’azur.
111. Cybo, de gueule, à la bande échiquetée de trois traits d’argent & d’azur, au chef d’argent, à la croix de gueule, surmontée d’or, à l’aigle de l’empire avec la devise.
PLANCHE III.

Fig. 112. De Harlay, d’argent, à deux pals de sable.
113. Estissac, d’azur, à trois pals d’argent.
114. De Briqueville, palé d’or & de gueule, de six pieces.
115. Joinville, palé, contre-palé d’argent & de gueule, de six pieces.
116. Le Clerc de Fleurigny, de sable, à trois roses d’argent, au pal de gueule.
117. Vallée, d’azur, au pal d’argent, accoté de deux aigles d’or.
118. Foullé, d’argent, à la face de gueule, à trois pals brochans d’azur, accompagnés de six mouchetures de sable, quatre en chef, & deux en pointe.
119. Dabolio, d’azur, à quatre pals ondés d’or.
120. Miremont, d’azur, au pal d’argent, fretté de sable, accotté de deux lances, coupé d’argent.
121. Chauveron, d’argent, au pal bandé de six pieces.
122. Sublet, d’azur, au pal bretessé d’or, maçonné de sable, chargé d’une vergette de même.
123. Saligny, d’or, à trois pals allaisés, au pié fiché de sable.
124. Crosse, d’azur, à trois pals abaissés d’or, surmontés de trois étoiles de même.
125. Bataille en Bourgogne, d’argent, à trois pals flamboyans, de gueule, mouvans de la pointe.
126. Harcourt, de gueule, à deux faces d’or.
127. Saint-Chamans, de sinople, à trois faces d’argent en chef, au bord de l’écu une dentelure d’argent, depuis le siége de Térouenne.
128. De Crussol, face d’or & de sinople, de six pieces.
129. Le Fevre de Caumartin, d’azur, à cinq burelles d’argent.
130. Lezignem, burellé d’azur & d’argent, de dix pieces.
131. La Marck, d’or, à la fasce échiquetée d’argent & de gueule de trois traits.
132. De Rochechouart, fascé, nébulé d’argent & de gueule.
133. Damoresan, d’azur, à une fasce ondée d’or.
134. De Bragelongne, de gueule, à la fasce d’argent chargée d’une coquille de sable, accompagnée de trois molettes d’or, deux en chef, & une en pointe.
135. De Murard, d’or, à la fasce crenelée & maçonnée d’azur, surmontée de trois têtes de corbeaux de sable.
136. Le Vasseur, d’azur, à deux fasces d’or, chargées de trois aiglettes de sable.
137. Gouffier, d’or, à trois jumelles de sable.
138. Bourbouig, d’azur, à trois tierces d’or.
139. Launay, d’argent, à deux bandes d’azur.
140. Budos, d’azur, à trois bandes d’or.
141. Belloy, d’argent, à quatre bandes d’azur.
142. Fiesque, bandé d’azur & d’argent, de six pieces.
143. Pothein, bandé d’argent & de gueule, de huit pieces.
144. Horbler, bandé, contre-bandé d’or & de gueule.
145. Soulire, d’azur, à cinq cottices d’or.
146. La Nouë, cotticé de dix pieces d’argent & de sable.
147. Briçonnet, d’azur, à la bande componnée d’or & de gueule, de six pieces, chargé sur le premier compon de gueule d’une étoile d’or, & accompagné d’une autre étoile de même en chef.
148. De la Pierre de Saint-Hilaire, de sinople, à la bande bretessée d’argent, accompagnée de deux lions de même lampassés & couronnés de gueule.
149. Morien en Westphalie, d’argent, à la bande bas-tillée de trois pieces à plomb de sable, & en chef d’une étoile à six raies de gueule.
150. Betauld, d’azur, au lion d’or, à la bande de gueule brochante sur le lion, chargée de trois roses d’argent.
151. Von-Hutten, de gueule, à deux barres d’or.
152. Ray à Tournay, barré d’azur & d’argent, de six pieces, la seconde & troisieme d’azur, chargées d’une étoile à six raies d’or.
153. Courcy, d’argent, à la barre engrelée d’azur.
154. Tintry, d’argent, à la barre componnée de gueule & d’or, à six pieces accompagnées de trois étoiles de sable, deux en chef, & une en pointe.
155. Saint-Gelais, d’azur, à la croix allaisée d’argent.
156. Dorat de Chameulles, de gueule, à trois croix palées d’or.
157. Le Pelletier, d’azur, à la croix palée d’argent, chargée en cœur d’un chevron de gueule, & en pointe d’une rose de même boutonnée d’or, le chevron accoté de deux molettes de sable sur la traverse de la croix.
158. D’Aubusson, d’or, à la croix ancrée de gueule.
159. Hodespan, d’or, à la croix d’azur, bordée & dentelée de sable.
160. Saliceta à Gènes, d’or, à la croix bretessée de sinople.
161. Meliand, d’azur, à la croix cantonnée au premier & quatrieme d’une aigle, au deuxieme & troisieme d’une ruche à miel, le tout d’or.
162. Funillis, d’or, à la croix recercellée de sable, chargée de cinq écussons d’argent, bordés, engrelés de sable.
163. Bonvarlet, d’argent, à la croix de sable, chargée de cinq annelets d’or.
164. Auzanet, de gueule, à la croix cerclée d’or, formant un tau au milieu.
165. Thomassin, d’azur, à la croix écotée d’or.
166. Bailly d’Ozereaux, de gueule, à la croix componnée d’or & d’azur, cantonnée de quatre bustes de femme d’argent.
167. Brodeau de Candé, d’azur, à la croix recroisetée d’or, au chef de même, chargée de trois palmes de sinople.
PLANCHE IV.

Fig. 168. Bignon, d’azur, à la croix haute ou du calvaire, d’argent, posée sur une terrasse de sinople, d’où sort un sep de vigne qui accolle & entoure ladite croix, laquelle est cantonnée de quatre flammes d’argent.
169. De la Poterie, d’argent, à une croix potencée de sable.
170. Josserand, de sable, à la croix endentée d’or.
171. D’Estourmel, de gueule, à la croix dentelée d’argent.
172. Gilbert de Voisins, d’azur, à la croix engrelée d’argent, cantonnée de quatre croissans d’or.
173. Le Fevre, d’argent, à la croix de Lorraine de sable, au chef d’azur, chargé d’un soleil d’or.
174. De Tigny, d’argent, à la croix palée, allaisée, & écartelée de gueule & de sable.
175. Du Bosc, de gueule, à la croix échiquetée d’argent & de sable, cantonnée de quatre lions du second.
176. Rousset, de gueule, à une croix fichée d’argent.
177. Villequier, de gueule, à la croix fleurdelisée d’or, cantonnée de douze billettes de même, posées 2 & 1 dans chaque canton.
178. Surville, de gueule, à la croix trefflée d’argent, au chef cousu d’azur.
179. La Roche Chemerault, d’azur, à la croix fourchée d’argent. 180. Truchses Kalenthal en Suisse, à la croix fourchetée de sable.
181. Rignier en Touraine, d’or, à la croix de gueule, fretée d’argent.
182. Pigeault en Bretagne, d’azur, à la croix gringolée d’argent.
183. Bec de Lievre en Normandie, de sable, à deux croix trefflées au pied fiché d’argent, accompagnées en pointe d’une coquille de même.
184. De Larlan en Bretagne, d’argent, à une croix formée de neuf macles e sable.
185. De Barres, d’argent, à la croix nissée de sable.
186. Chalut de Verin en Espagne, d’or, à la croix ondée d’azur.
187. Rubat, d’azur, à la croix potencée d’or.
188. Toulouse, de gueule, à la croix vuidée, clechée, pommetée & allaisée d’or.
189. Boivin, d’azur, à trois croisettes d’or.
190. De la Guiche, de sinople, au sautoir d’or.
191. Bertin, d’argent, au sautoir dentelé de sinople, cantonné de quatre mouchetures d’hermine de sable.
192. Froulay de Tessé, d’argent, au sautoir de gueule, bordé & dentelé de sable.
193. Guichenon, de gueule, au sautoir angoulé de quatre têtes de léopards d’or mouvans des angles, chargé en cœur d’une autre tête de léopard du champ.
194. Frizon de Blamont, d’azur, au sautoir bretessé d’or.
195. Broglio, d’or, au sautoir ancré d’azur.
196. Du Plessis Richelieu, d’argent, à trois chevrons posés l’un sur l’autre.
197. Le Hardy, d’azur, au chevron d’or, contre-potencé de même, rempli de sable, au chef d’or, chargé d’un lion léopardé de gueule.
198. D’Affry en Suisse, chevronné d’argent & de sable, de six pieces.
199. De Puget, d’azur, au chevron ondé, accompagné de trois molettes, le tout d’argent.
200. Saumoise de Chasans, d’azur, au chevron ployé d’or, accompagné de trois glands de même, à la bordure de gueule.
201. Marschalck en Baviere, de gueule, au chevron couché, contourné d’argent.
202. Prevost Saint-Cir, d’or, au chevron renversé d’azur, accompagné en chef d’une molette de gueule, & en pointe d’une aiglette de sable.
203. Michelet, d’azur, au chevron d’or, chargé d’un autre chevron de gueule, accompagné de trois lis d’argent.
204. Baugier, d’azur, au chevron brisé, surmonté en chef d’une croix de Lorraine, accompagnée de trois étoiles, deux en chef, & une en pointe, le tout d’or.
205. Meynier en Provence, d’azur, à deux chevrons rompus, le premier à dextre, & le second à senestre.
206. De Beausobre, d’azur, à deux chevrons, dont l’un renversé & entrelacé d’or, au chef cousu de gueule, chargé d’une ombre de soleil d’or.
207. Kerven en Bretagne, d’azur, au chevron alaisé d’or, la pointe surmontée d’une croisette de même, & accompagnée de trois coquilles d’argent.
208. La Grange Trianon, de gueule, au chevron dentelé d’argent, chargé d’un autre chevron de sable, accompagné de trois croissans d’or.
209. Saligdon, d’azur, au chevron parti d’or & d’argent.
210. Cœtlogon, de gueule, à trois écussons d’hermine.
211. Holland, de gueule, à la bordure d’argent.
212. Brunet, d’or, au levrier de gueule, colleté d’or, à la bordure crenelée de sable.
213. Aubert, écartelé d’or & d’azur, à la bordure écartelée de l’un en l’autre.
214. Cornu en Picardie, de gueule, à l’orle d’argent.
215. Bossu d’Escry, d’or, au trescheur d’azur, au sautoir de gueule brochant sur le tout, chargé d’un écusson aussi de gueule, surchargé d’une bande d’or.
216. De Scoll en Angleterre, d’or, à trois pointes renversées de gueule, aboutissantes l’une à l’autre, chargé à l’abîme d’un écusson du champ au trescheur de même.
217. Dandrie, d’argent, à trois aigles de sable au double trescheur de gueule.
218. Issoudun, ville, d’azur, au pairle accompagné de trois fleurs de lis mal ordonnées, le tout d’or.
219. Estampes, d’azur, à deux pointes d’or, les pointes en haut en forme de chevron, au chef d’argent, chargé de trois couronnes de duc de gueule.
220. Le Nain, échiqueté d’or & d’azur.
221. Geneve, cinq points d’or, équipollés à quatre d’azur.
222. Tolede, huit points d’argent, équipollés à sept d’azur.
223. Montjean, d’or, freté de gueule.
PLANCHE V.

Fig. 224. Bardonenche, d’argent, treillisé de gueule, cloué d’or.
225. Vieille Maison, d’azur, à la coulisse d’or.
226. Morienville, d’azur, à la herse d’or.
227. Mollart, de gueule, à trois lozanges d’or.
228. Turpin de Crissé, lozangé d’argent & de gueule.
229. Sennecterre, d’azur, à cinq fusées d’argent posées en face.
230. Grimaldy Monaco, fuselé d’argent & de gueule.
231. Rohan, de gueule, à neufmacles d’or, posées 3. 3. & 3.
232. Schesnaye en Flandres, de gueule, à trois rustres d’argent.
233. Beaumanoir, d’azur, à onze billettes d’argent, posées 4. 3. & 4.
234. Chomel, d’or, à la face d’azur, chargé de trois carreaux d’argent.
235. Boula, d’azur, à trois besans d’or.
236. De Montesquiou, d’or, à deux tourteaux de gueule, posés l’un sur l’autre.
237. Abtot en Angleterre, d’or, parti de gueule aux tourteaux & besans de l’un en l’autre, en chef un tourteau besant de même en pointe.
238. Fuensalda en Espagne, de gueule, à six besans, tourteaux d’argent & de sable, posés 2. 2. & 2. les premier & troisieme à dextre, & les deux à senestre coupés, & les trois autres partis.
239. Fouilleuse de Flavacourt, d’argent, papelonné de chaque piece d’argent, chargé d’un treffle renversé de gueule.
240. L’Allemand de Betz, de gueule, au lion d’or.
241. Luxembourg, d’argent, au lion de gueule, armé & lampassé & couronné d’azur, la queue fourchée, nouée & passée en double sautoir.
242. Charolois, de gueule, au lion la tête contournée d’or, armé & lampassé d’azur.
243. Des Reaux, d’or, au lion de sable, la tête humaine de carnation de front.
244. D’Avernes, d’argent, au lion diffamé de sable.
245. De Cormis en Provence, d’azur, à deux lions affrontés d’or, un cœur d’argent entre leurs pattes de devant.
246. Descordes, d’azur, à deux lions adossés d’or.
247. Frelon, d’azur, à deux lions posés en sautoir d’or.
248. Varnier, d’azur, au lion naissant d’or au chef d’argent, chargé de trois croissans de gueule.
249. Servient, d’azur, à trois bandes d’or, au chef cousu du champ, chargé d’un lion issant du second.
250. De Beauveau, d’argent, à quatre lionceaux de gueule, armés, lampassés & couronnés d’or.
251. Rochay Guengo, d’argent, au lion vilené, armé & lampassé de gueule.
252. De Bretigny en Bourgogne, d’or, au lion dragonné de gueule, armé, lampassé & couronné d’argent.
253. De Guemadeuc, de sable, au lion léopardé d’argent, accompagné de six coquilles de même, ran- gées en face, trois en chef, & trois en pointe.
254. Testu de Balincourt, d’or, à trois lions léopardés de sable, armés & lampassés de gueule, l’un sur l’autre, celui du milieu contre-passant.
255. Saint-Amadour, de gueule, à trois têtes de lions d’argent.
256. Mallabrancha à Rome, de gueule, à une patte de lion d’argent, mouvant du flanc dextre, & posé en bande.
257. De Brancas, d’azur, au pal d’argent, chargé de trois tours de gueule, & accoté de quatre pattes de lion d’or, mouvantes des deux côtés de l’écu.
258. Croismare, d’azur, au léopard passant d’or.
259. Voyer Paulmy d’Argenson, d’azur, à deux léopards couronnés d’or.
260. La Baume le Blanc de la Valliere, coupé de gueule & d’or, au léopard lionné d’argent sur gueule, couronné d’or & de sable sur or.
261. Fremont d’Auneuil, d’azur, à trois têtes de léopards d’or.
262. Douiat, d’azur, au griffon couronné d’or.
263. De Bourdeilles, d’or, à deux pattes de griffon de gueule, onglées d’azur, & posées l’une sur l’autre.
264. Trudaine, d’or, à trois daims de sable.
265. Cornulier, d’argent, au massacre de cerf d’azur, surmonté d’une moucheture d’hermine.
266. Cornu, d’argent, aux cornes de cerf de gueule, surmonté d’un aigle éployé de sable.
267. Passart, d’azur, à trois cornes de cerf d’or, rangées en face.
268. Fevrier de la Belloniere, d’argent, au sanglier de sable.
269. Rosnivinen, d’argent, à la hure de sanglier de sable, flamboyante de gueule.
270. De Maupeou, d’argent, au porc-épic de sable.
271. Berthier, d’or, au taureau furieux de gueule, chargé de cinq étoiles d’argent posées en bande.
272. Bouvet, de gueule, au rencontre de bœuf d’or.
273. Portail, semé de France, à la vache d’argent, clarinée de même, accollée, accornée & couronnée de gueule.
274. Puget, d’argent, à une vache de gueule, surmontée sur la tête d’une étoile d’or.
275. Montholon, d’azur, à un mouton passant d’or, surmonté de trois roses de même.
276. Perrot en Bretagne, de sable, au rencontre de bellier d’or.
277. Dugué, d’azur, au cheval d’or, au chef d’argent, chargé d’un treffle de gueule.
278. La Chevalerie, de gueule, au cheval gai d’argent.
279. De la Croix de Chevrieres, d’azur, à la tête & col de cheval d’or, au chef cousu de gueule, chargé de trois croisettes d’argent.
PLANCHE VI.

Fig. 280. Chabanne, de gueule, à la licorne d’argent.
281. Harling, d’argent, à la licorne assise ou acculée de sable.
282. Chevalier, d’azur, à la tête & corne de licorne d’argent, au chef de même, chargé de trois demi-vols de gueule.
283. Nicolay, d’azur, au levrier courant d’argent, accollé de gueule, bouclé d’or.
284. Brachet, d’azur, à deux chiens braques d’argent passant l’un sur l’autre.
285. Sordet, de gueule, à trois têtes de levrier d’argent.
286. Aubert, d’or, à trois têtes de braques de sable.
287. La Chétardie, d’azur, à deux chats passant d’argent.
288. D’Agoult, d’or, au loup ravissant d’azur, armé & lampassé de gueule.
289. Le Fevre d’Argencé, d’argent, à une louve de sable, posée sur une terrasse de sinople, au chef d’azur chargé de deux roses d’argent.
290. Montregnard, de gueule, au renard rampant d’or.
291. Cartigny, d’or, à trois belettes d’azur, l’une sur l’autre.
292. Le Fortuné, de gueule, à un éléphant d’or, armé (c’est sa dent) & onglé d’azur.
293. Filtz en Silésie, de gueule, parti d’argent, à deux proboscides ou trompes d’éléphant, adossées les naseaux en haut de l’un en l’autre.
294. D’Ossun, d’or, à l’ours passant de sable, sur une terrasse de sinople.
295. Morlay, d’argent, à une tête d’ours de sable, emmuselée de gueule.
296. Bautru, d’azur, au chevron, accompagné en chef de deux roses, & en pointe d’une tête de loup arrachée, le tout d’argent.
297. Fouquet, d’argent, à l’écureuil de gueule.
298. D’Aydie, de gueule, à quatre lapins d’argent courant l’un sur l’autre.
299. Des Noyers, d’azur, à l’aigle d’or.
300. L’Empire, d’or, à une aigle éployée de sable.
301. Fourcy, d’azur, à une aigle, le vol abaissé d’or, au chef d’argent, chargé de trois besans de gueule.
302. Gon de Vassigny, d’azur, à une aigle de profil, & volante ou essorante, d’or.
303. Meniot, d’hermine, au chef de gueule, chargé d’une aigle naissante d’argent.
304. De la Trémoille, d’or, au chevron de gueule, accompagné de trois aiglettes d’azur, becquées & membrées de gueule.
305. Barberie, d’azur, à trois têtes d’aigles arrachées d’or.
306. Robert de Villetanneuse, d’azur, à trois pattes de griffons d’or.
307. Montmorency, d’or, à la croix de gueule, cantonnée de seize allerions d’azur, quatre dans chaque canton, sur le tout un écusson d’argent, chargé d’un lion de gueule, armé, lampassé & couronné d’azur, la queue fourchée, nouée & passée en sautoir.
308. Malon de Bercy, d’azur, à trois merlettes d’or.
309. De Grieu, de sable, à trois grues d’argent, tenant chacune leur vigilance d’or.
310. Poyanne, d’azur, à trois cannettes d’argent.
311. Cigny, de gueule, au cigne d’argent.
312. Lattaignant, d’azur, à trois cocqs d’or.
313. Segoing, d’azur, à la cigogne d’argent, becquée & membrée de gueule, portant au bec un lézard de sinople.
314. De Sougy, sieur du Clos, de sinople, à une autruche d’argent, la tête contournée.
315. Malet de Lusart, d’azur, à un phœnix sur son immortalité regardant ou fixant un soleil d’or.
316. Le Camus, de gueule, au pélican d’argent, ensanglanté de gueule dans son aire, au chef cousu d’azur, chargé d’une fleur-de-lis d’or.
317. La Cave, d’or, au perroquet de sinople.
318. De la Broue, d’or, à trois corbeaux de sable.
319. Machault, d’argent, à trois têtes de corbeaux de sable, arrachées de gueule.
320. Le Tonnelier de Breteuil, d’azur, à l’épervier essorant d’or, longé & grilleté de même.
321. Le Breton, d’azur, à un écu en flanc de même, chargé d’une fleur-de-lis d’or, & l’écu accompagné de trois colombes d’argent, celle du chef affrontée, au chef d’or chargé d’un lion naissant de gueule.
322. Raguier, d’argent, au sautoir de sable, cantonné de quatre perdrix de gueule.
323. Le Doux, d’azur, à trois têtes de perdreaux arrachées d’or.
324. Bécassous, d’azur, à trois têtes de bécasses arrachées d’or.
325. Hevrat, d’argent, à une chouette de gueule.
326. Barberin, d’azur, à trois mouches ou abeilles d’or.
327. Doublet de Persan, d’azur, à trois doublets ou papillons d’or volant en bande 2 & 1.
328. Berard, d’argent, à la fasce de gueule, chargée de trois treffles d’or, la fasce accompagnée de trois sauterelles de sinople, deux en chef, & une en pointe. 329. De Grille, de gueule, à la bande d’argent, chargé d’un grillon de sable.
330. Barrin de la Galissonniere, d’azur, à trois papillons d’or.
331. D’Osinond, de gueule, au vol renversé d’hermine.
332. Bevard, de gueule, au demi-vol d’argent.
333. De Marolles, d’azur, à l’épée d’argent, la garde en haut d’or, accotée de deux pannaches adossées du second.
334. Harach, de gueule, à trois plumes ou pannaches mouvantes, d’un besant posé au centre de l’écu, le tout d’argent.
335. Dauphiné, province, d’or, au dauphin d’azur, creté & oreillé de gueule.
PLANCHE VII.

Fig. 336. Chabot, d’azur, à trois chabots de gueule.
337. Poisson de Marigny, de gueule, à deux barres adossées d’or.
338. Manciny, d’azur, à deux poissons d’argent posés en pal.
339. Orcival, d’azur, à la truite d’argent, posée en bande, à l’orle de cinq étoiles d’or 2 & 3.
340. Gardereau, d’azur, au brochet mis en fasce, surmonté en chef d’une étoile, & en pointe d’un croissant, le tout d’argent.
341. Raoul, de sable, au saumon d’argent, posé en fasce, accompagné de quatre annelets, trois en chef, & un en pointe.
342. Sartine, d’or, à la bande d’azur, chargée de trois sardines d’argent.
343. Goujon, d’azur, à deux goujons d’argent, passés en sautoir, & en pointe une riviere de même.
344. Savalette, d’azur, au sphinx d’argent, accompagné en chef d’une étoile d’or.
345. Sequiere, à Toulouse, d’azur, à une sirene se peignant & mirant d’argent, nageant sur des ondes au naturel.
346. Thiars de Bissy, d’or, à trois écrevisses de gueule.
347. Tarteron, d’or, au crabe ou scorpion de sable, au chef d’azur, chargé de trois étoiles d’argent.
348. Andelin, d’or, à trois grenouilles de sinople.
349. Alessau, d’azur, au sautoir d’or, cantonné de quatre limaçons de même.
350. Le Maçon, de Treves, d’azur, à la fasce d’or accompagnée de trois limaces d’argent.
351. Feydeau de Brou, d’azur, au chevron d’or, accompagné de trois coquilles de même.
352. De Gars, d’argent, à trois bandes de gueule, au chef de sinople, chargé de trois vanets d’or.
353. Colbert, d’or, à la couleuvre d’azur, posée en pal.
354. Reffuge, d’argent, à deux fasces de gueule, & deux bisses affrontées d’azur, armées de gueule, brochantes sur le tout.
355. Milan, ville, d’argent, à une givre d’azur, couronnée d’or, à l’enfant issant de gueule.
356. Le Tellier, d’azur, à trois lézards d’argent, rangés en trois pals, au chef cousu de gueule, chargé de trois étoiles d’or.
357. Cottereau, d’argent, à trois léopards de sinople.
358. Joyeuse, palé d’or & d’azur, au chef de gueule, chargé de trois hydres d’or.
359. D’Ancezune, de gueule, à deux dragons monstrueux, à faces humaines, affrontés d’or, ayant leur barbe en serpentant.
360. Caritat de Condorset, d’azur, au dragon volant d’or, lampassé & armé de sable, à la bordure de même.
361. Bigot, d’argent, au chevron de gueule, accompagné de trois fourmis de sable.
362. Doullé, d’argent, à trois sangsues de gueule renversées.
363. La ville d’Arras, d’azur, à la face d’argent, chargé de trois rats passant de sable, la face surmontée d’une mître, & en pointe de deux crosses passées en sautoir, le tout d’argent.
364. Raymont, de gueule, à une sphere d’argent.
365. De Cheries, gironné de gueule & d’azur, un soleil d’or en abîme, brochant sur le tout.
366. Joly de Chouin, d’azur, à une ombre de soleil d’or, au chef de même, chargé de trois roses de gueule.
367. Le Clerc de Lesseville, d’azur, à trois croissans surmontés d’un lambel, le tout d’or.
368. Bochart, d’azur, au croissant d’or, abaissé sous une étoile de même.
369. Psiffert, écartelé au premier & quatrieme d’or, à deux croissans de sable, au deuxieme & troisieme d’or, à une fasce de sinople.
370. Perichon, d’azur, à trois croissans d’argent, les deux du chef adossés, celui de la pointe renversé.
371. Courten en Suisse, de gueule, au globe ceintré & croisé d’or.
372. D’Anican, d’azur, à la sphere d’argent, cerclée d’un zodiaque de sable en fasce, accompagnée en chef d’une étoile d’or, & d’un vol de même en pointe qui s’éleve & enclave la sphere.
373. Lunati, d’azur, à trois croissans d’argent, les deux du chef affrontés.
374. Zily en Suisse, d’azur, à deux lunes en croissant & en décours adossées d’or.
375. Geliot, d’azur, à trois étoiles d’or, posées en pal.
376. Châteauneuf, d’or, à une étoile à huit raies de gueule.
377. Des Beaux, de gueule, à une étoile à seize raies d’argent.
378. Ronvisy à Douay, d’azur, à la comete d’or, ondoyante de la pointe.
379. Merle, de gueule, aux rayons d’argent de trois pointes, naissant de l’angle à dextre de l’écu.
380. Morelly, sieur de Choisy, d’azur, à une nuée d’argent en bande, laquelle est traversée de trois foudres d’or, posés en barre.
381. De Termes, d’azur, à trois pals cométés ou ondoyés d’argent.
382. Larcher, d’azur, à trois fasces ondées d’argent, surmontées d’un arc-en-ciel au naturel.
383. Chaumont, d’argent, à un mont de sable, dont le sommet en flambant d’une flamme de gueule, d’où sort de la fumée de chaque côté roulée en forme de volute.
384. De Belgarde, d’azur, aux rayons droits & ondés d’or alternativement, mouvant d’une portion de cercle du chef vers la pointe de l’écu, chaque intervalle de rayons rempli d’une flamme de même, au chef d’or chargé d’une aiglette de sable.
385. Pollart, d’argent, à un sanglier de sable, surmonté de deux flammes de gueule.
386. Hericard, d’or, au mont de sinople, chargé de flammes d’or, au haut du mont trois fumées d’azur, au chef de gueule, chargé de trois étoiles d’argent.
387. Beral, sieur de Forges, d’azur, à deux flambeaux d’or allumés de gueule, passés en sautoir, surmontés d’une fleur-de-lis.
388. Des Pierres, d’or, à la salamandre de gueule, accompagnée de trois croisettes de sinople.
389. Ragareu, de sinople, à une riviere d’argent ondée en face.
390. Tranchemer en Bretagne, de gueule, coupé d’une mer ondée d’argent, ombrée d’azur, au couteau d’or plongé dans la mer.
391. Guynet, de sable, à trois fontaines d’argent.
PLANCHE VIII.

Fig. 392. Monfrain de Fouarnez, d’azur, au lambel d’or.
393. Durey de Noinville, de sable, à un rocher d’argent, surmonté d’une croisette de même.
394. Durand, d’azur, au rocher d’or mouvant d’une mer d’argent, qui occupe le bas de l’écu, accompagné en chef de six roses trois à trois, en forme de bouquets, un de chaque côté, feuillé & tigé du second. 395. Olivier, d’or, à l’olivier arraché de sinople, au lion contourné & couronné de gueule, grimpant à l’arbre.
396. Lomenie, d’or, à l’arbre arraché de sinople, posé sur un tourteau de sable, au chef d’azur, chargé de trois lozanges d’argent.
397. De la Live, d’argent, au pin de sinople, le fût accoté de deux étoiles de gueule.
398. Sandrier, d’azur, au rameau d’olivier, à deux branches d’or, mouvant d’un croissant de même.
399. Du Bourg, d’azur, à trois branches d’épine d’or.
400. Crequi, d’or, au crequier de gueule.
401. Parent, d’azur, à deux bâtons écottés & allaisés d’or, passés en sautoir, accompagnés d’un croissant d’argent en chef, & de trois étoiles d’or, deux en flanc, & une en pointe.
402. D’Argelot, d’or, à deux troncs d’arbres arrachés de sable.
403. La Vieuville, d’argent, à six feuilles de houx, posees 3, 2 & 1.
404. Messemé, de gueule, à six feuilles de lauriers d’or, posées en rose.
405. Malet, d’azur, à trois treffles d’or.
406. Renouard, d’argent, à une quinte-feuille de gueule.
407. De Prie, de gueule, à trois tierce-feuilles d’or, au chef d’argent, chargé d’une aiglette de sable.
408. Le Boullanger, d’or, à trois palmes de sinople, accompagnées en chef d’une étoile de gueule.
409. France, d’azur, à trois fleurs de lis d’or.
410. Vignacourt, d’argent, à trois fleurs d’or, aux pieds nourris de gueule.
411. Foucault, d’azur, semé de France.
412. Joly de Fleury, d’azur, à un lis au naturel, au chef d’or, chargé d’une croisette pattée de sable.
413. Le Fevre, d’azur, à trois lis d’argent, feuilles & tiges de sinople.
414. Longueil, d’azur, à trois roses d’argent, au chef d’or, chargé de trois roses de gueule.
415. Caradas, d’argent, au chevron d’azur, accompagné de trois roses de gueule, feuillées & tigées de sinople.
416. Le Maitre, d’azur, à trois soucis d’or.
417. Brinon, d’argent, à trois œillets de gueule, feuillés & tigés de sinople.
418. Thumerie, d’or, à la croix de gueule, cantonnée de quatre tulippes de gueule, feuillées & tigées de sinople.
419. Versoris, d’argent, à la face de gueule, accompagnée de trois fleurs d’ancolies d’azur.
420. Chabenat de Bonneuil, d’argent, à trois pensées au naturel, tigées & feuillées de sinople, au chef d’azur, chargé d’un soleil d’or.
421. Phelipeaux, d’azur, semé de quatre feuilles d’or, au canton d’hermine.
422. Pomereu, d’azur, au chevron d’argent, accompagné de trois pommes d’or.
423. Pinard, de gueule, à trois pommes de pin d’argent, posées 2 & 1, abaissées sous un lion léopardé d’or.
424. Perussys, d’azur, à trois poires d’or.
425. Bonneau, d’azur, à trois grenades feuillées & tigées de même, ouvertes de gueule.
426. Frizon, d’or, à trois fraises de gueule, feuillées de sinople.
427. Noiset, sieur de Bara, d’argent, à la croix de gueule, chargée d’une épée d’argent garnie d’or, la pointe en haut, cantonnée de quatre coquerelles de sinople, au chef d’azur, chargé d’un soleil d’or.
428. Favier du Boulay, de gueule, à trois concombres d’argent, les queues en haut.
429. Chauvelin, d’argent, au chou pommé de cinq branches, & arraché de sinople, & entouré par la tige d’une bisse d’or, la tête en haut.
430. De Faverolles, d’azur, à la tige de feves, de trois gousses naissantes, d’un croissant posé proche la pointe de l’écu, & accompagné en chef de deux étoiles d’or.
431. Giot, d’azur, au chevron d’argent, accompagné de trois champignons d’or.
432. Le Besgue de Majainville, d’azur, au sep de vigne d’or, soutenu d’un échalas de même, un oiseau d’argent perché au haut, & accoté de deux croissans de même.
433. Courtois, d’azur, à trois grapes de raisin d’argent.
434. De Talon, d’azur, au chevron accompagné de trois épis sortant chacun d’un croissant, le tout d’or.
435. Dionis du Séjour, d’azur, à trois ananas d’or, au chef de même, chargés d’une croix potencée de gueule.
436. Rayveneau, d’azur, à trois melons d’or.
437. Gemmel en Baviere, de gueule, au pal d’argent, accoté de deux enfans de carnation, tenant un cœur du champ posé sur le pal.
438. Wolefkeel en Franconnie, d’or, à un homme passant de carnation, habillé de sable, tenant de la main droite une branche de rosier, de trois roses de gueule, & la main gauche posée sur son côté.
439. Saint-Georges, de gueule, à un saint Georges armé, tenant une épée levée d’argent, monté sur un cheval courant de même, combattant un dragon aussi d’argent.
440. Andelberg en Suede, d’argent, parti de gueule, à une femme de carnation habillée à l’allemande, les manches rebroussées, les mains posées sur le ventre, partie de l’une en l’autre.
441. Grammont, d’azur, à trois bustes de reines de carnation, couronnées d’or à l’antique.
442. Le Goux, d’argent, à une tête de maure de sable, tortillée du champ, accompagnée de trois molettes d’éperons de gueule.
443. Santeuil, d’azur, à une tête d’argus d’or.
444. Legier, d’azur, au chevron d’or, accompagné de trois yeux d’argent.
445. Desmarets, d’azur, au dextrochere d’argent, tenant une plante de trois lis de même.
446. Le Royer, écartelé au premier & quatrieme d’azur, à la foi couronnée d’un couronne à l’antique d’or, au deuxieme & troisieme, d’azur au chevron d’or, accompagné en chef de deux roses d’argent, & en pointe d’une aiglette au vol abaissé de même.
447. De Massol, coupé d’or & de gueule, l’or chargé d’une aigle éployée de sable, membrée & languée de gueule, le gueule chargé d’un dextrochere armé d’or, tenant un marteau de même, & mouvant d’une nuée d’argent.
PLANCHE IX.

Fig. 448. Rouillé de Meslay, de gueule, à trois mains dextres à paumes d’or, au chef de même, chargé de trois molettes de gueule.
449. Cossa en Italie, d’argent, à trois bandes de sinople, au chef de gueule, chargé d’une jambe & cuisse senestre d’argent.
450. Courtin, d’azur, à trois jambes & cuisses d’argent, posées en triangle, au chef cousu de gueule, chargé d’une levrette courante d’argent, coletée & bouclée d’or.
451. Durant, parti de sable & d’or, au chevron de l’un en l’autre, au chef d’argent, chargé de trois têtes de mort de sable.
452. Tellès, écartelé au premier & quatrieme d’azur, à six côtes d’homme en bandes & en barres, en forme de trois chevrons d’argent l’un sur l’autre; au deuxieme & troisieme d’argent, au grillon de sable.
453. Doussy, de sable, à trois os de jambes l’un sur l’autre, posés en fasce.
454. Amelot, d’azur, à trois cœurs d’or, surmontés d’un soleil de même.
455. Perrotin de Barmont, d’argent, à trois cœurs de gueule.
456. Sevin, d’azur, à une gerbe d’or. 457. Artier, d’azur, au chevron accompagné de trois houssetes, le tout d’or.
458. Communauté des chapeliers, d’or, au chevron d’azur, accompagné de trois chapeaux de cardinaux de gueule.
459. Hyltmair en Franconie, de gueule, à trois chapeaux ou bonnets à l’antique d’argent.
460. Condé, d’azur, à trois manches mal taillées de gueule.
461. Avandaenos, de sinople, à une chemise ensanglantée de gueule, percée en flanc de trois fleches, une en pal, une en bande, & l’autre en barre, le tout d’argent.
462. Lopis, de gueule, au château de deux tours d’argent rondes & crenelées, au loup passant de sable, appuyé au pied du château.
463. Castille, de gueule, au château sommé de trois tours d’or.
464. De la Tour, d’azur semé de France, à la tour d’argent.
465. De Pontac, de gueule, au pont à quatre arches d’argent sur une riviere de même, ombrée d’azur, & supportant deux tours du second.
466. Casanova en Espagne, d’azur, à une maison d’argent, maçonnée de sable, essorée de gueule.
467. De la Chapelle, écartelé au premier quartier d’argent, à la bande de gueule, chargée d’une étoile & de deux roues d’or; au deuxieme, d’argent, au lion couronné de sable; au troisieme, d’or, à trois lionceaux de sable; au quatrieme, d’azur, à trois fasces d’or & une bande de même, brochante sur les deux fasces, sur le tout d’azur, au portail d’une chapelle d’or.
468. Bigault à Senlis, d’azur, à une pyramide élevée d’or.
469. De la Poterie, de gueule, au portail antique donjonné de trois donjons, deux lions affrontés posés sur les perrons, & appuyés contre le portail, le tout d’argent, au chef de même, chargé de trois étoiles d’azur.
470. Pompadour, d’azur, à trois tours d’argent.
471. De Lionne, d’azur, à une colonne toscane d’argent, la base & le chapiteau d’or, au chef d’azur, chargé d’un lion léopardé d’or.
472. Rogier de la Ville, d’argent, à une ville sur un rocher d’azur, surmonté de trois étoiles de gueule.
473. Le Fevre, d’azur, à un pan de muraille d’argent, maçonné de sable, surmonté d’une étoile d’or.
474. De Marillac, d’argent, maçonné de sable, cartelé de sept pieces remplies de sept merlettes de sable. Le mot cartelé veut dire fait en carreau.
475. Klamenstein en Baviere, de sable, tranché, maçonné, pignoné de deux montans d’argent.
476. Hohenstein en Allemagne, d’argent, à la fasce pignonnée de cinq montans de sable.
477. De Vigny, d’argent, à une fasce d’azur, crenelée de trois pieces & de deux demies, accompagnées en chef de deux tourteaux, & en pointe d’un lion léopardé de sable.
478. De Layat, d’azur, à quatre pals ondés d’argent, accompagnés de trois flammes d’or entre les pals rangés en fasce.
479. Du Puis, d’azur, à la bande d’or, engoulée de deux têtes de lions de même, accompagnée de six besans d’argent rangés en orle, chacun chargé d’une moucheture d’hermine de sable.
480. Aldobrandin, d’azur, à la bande bretessée d’or.
481. Grivel, d’or, à la bande contre-bretessée de sable.
482. Gerbonville, de gueule, à trois calices d’argent.
483. Godet, de gueule, à trois coupes d’argent.
484. Laon, église, d’azur semé de France, à la crosse d’argent posée en pal.
485. Xaintonge, ville, d’azur, à une mître d’argent, accompagnée de trois fleurs-de-lis d’or.
486. Le Sens de Folleville, de gueule, au chevron d’argent, accompagné de trois encensoirs d’or.
487. Dieuxyvoye, d’azur, au chandelier à trois branches d’argent, accompagné en chef d’un soleil d’or.
488. De Villiers, d’or, au chef d’azur, chargé d’un dextrochere revêtu d’une manipule d’hermine, pendante sur le champ d’or.
489. Auvergne, ville, d’or au gonfanon de gueule, frangé de sinople.
490. Université de Paris, d’azur, à une main dextre sortant d’une nuée du haut de l’écu, tenant un livre d’or, accompagné de trois fleurs-de-lis de même.
491. L’Hermite, de sinople, au dixain de chapelet posé en chevron, fini de deux houpes, la croix en chef d’or, accompagnée de trois roses d’argent.
492. Bellegarde, d’azur, à une eloche d’argent bataillée de sable.
493. Marbeuf, d’azur, à deux épées d’argent, garnies d’or, passées en sautoir, les pointes en bas.
494. Poulet en Angleterre, de sable, à trois épées d’argent, appointées, les gardes en haut garnies d’or.
495. Ferrand, d’azur, à trois épées d’argent, garnies d’or, celle du milieu la pointe en haut, les deux autres les pointes en bas, une fasce d’or brochante sur le tout.
496. De Courtejambe, échiqueté d’argent & de sable, à deux sabres ou badelaires rangés en fasce dans leurs fourreaux de gueule, enchés, virolés & rivés d’or.
497. Varennes, d’argent, à deux huches d’azur, posees en sautoir, les têtes en haut.
498. Mazarin, d’azur, à la hache d’arme d’argent au milieu d’un faisceau d’or lié d’argent, posée en pal, & une fasce de gueule brochante sur le tout, chargée de trois étoiles d’or.
499. Grandin de Mancigny en Normandie, d’azur, à trois dards d’argent.
500. Villiers, d’argent, à trois piques de sable, posées en pal.
501. Ferrier, d’argent, à trois fers de piques d’azur.
502. Villeneuve en Provence, d’azur, freté de six lances d’or, les claires-voies remplies chacune d’un écusson de même, à l’écusson d’azur, chargé d’une fleur-de-lis d’or brochante sur le tout qui est une concession.
503. Aster, de gueule, à trois fleches d’or, les pointes en bas, posées en trois pals.
PLANCHE X.

Fig. 504. Millet, d’or, à trois fers de fleches de sable.
505. Crenan en Bretagne, d’argent, à deux hallebardes rangées en pal de gueule.
506. Massiac, d’azur, à la main d’or habillée d’argent, tenant une massue d’or en pal.
507. Harnischt à Brisack, de gueule, au corps de cuirasse d’argent, auquel est joint les cuissards de même.
508. Zmodz en Pologne, de gueule, à l’arbalete d’argent.
509. Arbaleste, d’or, au sautoir engrelé de sable, cantonné de quatre arbaletes de gueule.
510. Normand, écartelé de gueule & d’or, les quartiers de gueule chargés d’un roc d’échiquier d’or; ceux d’or chargés d’un roc d’échiquier de gueule, sur le tout d’azur, à une fleur-de-lis d’or
511. Beaupoil, de gueule, à trois couples de chiens de chasse d’argent, les attaches d’azur.
512. Bourdelet de Montalet, d’azur, au chevron d’or, accompagné de trois étriers de même.
513. Gautier, d’azur, à deux éperons d’or, posés en pal, liés de même, au chef d’argent chargé de trois molettes de gueule.
514. Bombarde, d’azur, au canon d’or sur son affût de gueule, accompagné en chef d’une fleur-de-lis d’argent.
515. Valette, de gueule, à un fusil d’argent, garni d’or, & posé en face.
516. Mallet de Graville, à trois boucles ou fermeaux d’or, posés 2 & 1.
517. Caillebot, d’or, à six annelets de gueule, posés 3, 2 & 1.
518. Moreilles, d’azur, à trois morailles d’argent, posées en fasce l’une sur l’autre.
519. Fresnay, d’hermine, à la fasce de gueule, accompagnée de trois fers de cheval d’or, trois en chef, & un en pointe.
520. D’Estrapes, d’argent, au chevron de gueule, accompagné de trois chaussetrappes de sable.
521. Cadenet, d’azur, à trois chaînes d’or, posées en trois bandes.
522. Feret, d’azur, à une chaîne d’or, posée en bande.
523. Bossuet, d’azur, à trois roues d’or.
524. Bonzy, d’azur, à la roue sans cercle d’or.
525. Bretin, de sable, à trois roues perlées d’argent, au chef cousu d’azur, chargé de trois héaumes de profil d’argent.
526. Du mas, d’azur, au mas d’or équippé d’argent mouvant de la pointe de l’écu.
527. Auvelliers, d’azur, au navire d’argent, équippé de gueule, sur une mer d’argent au chef d’or, chargée d’une aiglette d’azur.
528. Du Fossé de la Motte Vateville, d’azur, à un ancre de navire d’or, cantonné de quatre étoiles de même.
529. Pericard, d’or, au chevron d’azur, accompagné en pointe d’une ancre de sable, au chef d’azur, chargé de trois molettes d’or.
530. Sueting en Angleterre, d’azur, à trois violons d’argent, les manches en bas, posés 2 & 1.
531. Luzy, de gueule, à deux luths d’argent, rangés en fasce.
532. Davy, d’azur, au chevron d’or, accompagné de trois harpes de même.
533. De Segent, d’argent, à trois grenades flamboyantes de gueule, posées 2 & 1.
534. Nesmond, d’or, à trois cors de chasse de sable, liés & virolés de gueule.
535. Bazin, d’azur, à trois couronnes de ducs d’or.
536. De Meaux, d’argent, à cinq couronnes d’épines de sable, posées 2, 2 & 1.
537. Comminges, de gueule, à quatre otelles adossées & posées en sautoir.
538. Giry, d’azur, à l’escarboucle d’or.
539. Duret, d’azur, à trois diamans taillés en lozanges d’argent, sertis d’or, & au cœur de l’écu un souci d’or feuillé de sinople.
540. Avice en Poitou, d’azur, à trois diamans taillés en triangle posés sur leurs pointes, chaque triangle à trois facettes.
541. De Creil, d’azur, au chevron d’or, accompagné de trois clous de même.
542. Machiavel à Florence, d’argent, à la croix d’azur, accompagnée de quatre clous appointés au cœur de même.
543. Habert, d’azur, au chevron d’or, accompagné de trois anilles de même.
544. Cerney, d’argent, à trois tonnes de gueule.
545. Brulart, de gueule, à la bande d’or, chargée d’une traînée de cinq barrillets de sable.
546. Montpezat, écartelé au premier & quatre d’azur, à deux balances d’or, posées l’une sur l’autre; au deux & trois d’azur, à trois étoiles d’or.
547. De la Bourdonnaye, de gueule, à trois bourdons de pélerins d’argent, posés en pal 2 & 1.
548. Mouton, écartelé au premier & quatre d’azur, à la gibeciere d’or, au deux & trois de gueule, à trois oignons d’argent.
549. De Brosses en Picardie, d’azur, à trois brosses d’or à la bordure componnée d’argent & de gueule.
550. Vasselot, d’azur, à trois étendards d’argent, futés d’or, couchés dans le sens des bandes 2 & 1.
551. Montfort, d’argent, à trois chaises à l’antique de gueule.
552. Pheilhan, d’azur, au soc de charrue d’argent.
553. Fourbin, d’argent, à trois faulx de sinople.
554. De Fourbin, de gueule, à trois fers de faulx d’ar gent.
555. Haudt, d’argent, à trois faucilles de gueule, rangées en fasces.
556. Hautefort, d’or, à trois forces de sable.
557. Renty, d’argent, à trois douloirs de gueule, les deux du chef affrontés.
558. Kerpatrix, d’argent, au sautoir d’azur, au chef de même, chargé de trois carreaux ou oreillers d’argent, houpés d’or, les houpes en sautoir.
559. Pelklain, d’argent, au compas de proportion de gueule, la tête en bas.
PLANCHE XI.

Fig. 560. De Lara en Espagne, de gueule, à deux chaudieres fascées d’or & de sable, en chacune huit serpens de sinople, issant des côtes de l’ance 4 & 5.
561. Padilla en Espagne, d’azur, à trois poîles à frire, rangées en pal d’argent, accompagnées de neuf croissans de même, posés trois en chef renversés, trois en fasces contournés, & trois en pointe.
562. Du Bordage, d’or, à trois marmites de gueule.
563. Pignatelli, d’or, à trois pots de sable, les deux du chef affrontés.
564. Lemperriere, de gueule, à une tige de trois roses dans un pot d’argent.
565. Corbigny, d’azur, à trois corbeilles ou panniers d’or, posés 2 & 1.
566. Retel, de gueule, à trois rateaux d’or sans manches, posés 2 & 1.
567. Du Queylar ou Ceylar, d’azur, au porte-harnois d’argent, chargé d’une croix de gueule, au chef d’argent à l’ombre d’un soleil accoté de deux croissant de gueule.
568. Clermont, de gueule, à deux clefs passées en sautoir les têtes en bas.
569. Mailly, d’or, à trois maillets de sinople.
570. Martel, d’or, à trois marteaux de gueule.
571. Marc la Ferté, d’azur, à trois marcs d’or.
572. Miron, de gueule, au miroir à l’antique d’argent, cerclé de perles de même.
573. Mathias, de gueule, à trois dés d’argent, marquant chacun sur le devant 5.
574. Bernard de Rezé, d’argent, à deux fasces ondées d’azur, au chef de sable, chargées de trois échets ou cavaliers d’or.
575. Claret, de gueule, à trois peles d’argent.
576. Espeignes, d’azur, au peigne posé en fasce, accompagné de trois étoiles, le tout d’or.
577. Aux Couteaux, d’azur, à trois couteaux d’or, posés en pal 2 & 1.
578. Damas, d’argent, à la hie de sable, posée en bande, à l’orle de six roses de gueule.
579. Daun, d’or, au rezeau de gueule.
580. Bachet, de sable, au triangle d’or, au chef cousu d’azur, chargé de trois étoiles du second.
581. Stahler en Suede, de gueule, à deux triangles cléchés & enlacés d’or, les pointes aux flancs.
582. Langelerie, d’azur, à l’ange d’argent, tenant de sa main dextre une couronne d’épine de même, au chef cousu de gueule, chargé de trois étoiles d’or.
583. De Cailly, d’argent, à trois chérubins de gueule.
584. De Lier d’Andilly, d’or au sauvage au naturel, appuyé sur sa massue de même, sur une terrasse de sinople, chappée & arrondie d’azur, à deux lions affrontés d’or.
585. De Virtemberg en Allemagne, écartelé au premier fuselé d’or & de sable en barre, au deuxieme d’azur, à la banniere d’or posée en bande, chargée d’une aigle de l’Empire; au troisieme, de gueule, à deux truites d’or adossées; au quatrieme, d’or, au buste de vieillard au naturel couvert d’un bonnet de gueule, & sur le tout d’or, à trois cornes de cerf, rangées en trois fasces l’une sur l’autre, chevillées chacune de cinq pieces de sable, ce qui est de Virtemberg.
586. Krocher en la Marche, d’azur, à un chameau d’argent.
587. De Hof, à Nuremberg, de gueule, au lion mariné d’or.
588. Schencken, d’or, à deux castors de gueule. 589. Pulnhosen en Baviere, d’or, à une hure de sanglier de sable, le boutoir vers le chef défendu d’argent.
590. Riedefer au pays de Hesse, d’or, à une rencontre d’âne de sable, mangeant un chardon de sinople.
591. Berty en Angleterre, d’argent, à trois béliers militaires d’azur, enchaînés & liés d’or, & rangés en fasce posés l’un sur l’autre.
592. Boudrac, d’or, à une harpie de gueule.
593. Coicault de la Riviere, d’azur, à un oiseau de Paradis d’or, posé en fasce, accompagné de trois étoiles d’argent.
594. Cor, d’azur, à une chauve-souris de gueule, la tête & les aîles d’or.
595. Mauger, d’or, à trois pies au naturel.
596. Bachelier, d’azur, à la croix engrelée d’or, cantonnée de quatre paons rouans d’argent.
597. Lourdet, d’argent, à la ruche de sable, accotée de deux mouches de chaque côté de même, au chef d’azur, chargé de trois étoiles d’argent.
598. Bevereau, d’azur, au butor d’or.
599. Obrien, écartelé au premier & quatrieme de gueule, à trois léopards l’un sur l’autre, parti d’or & d’argent qui est Obrien; au deuxieme, d’or, à trois girons de gueule, les pointes en bas; au troisieme, d’or, au javelot d’azur, pointé en bas qui est Sidney.
600. Broyes Joinville, d’azur, à trois broyes d’or, liées d’argent, mal ordonnées.
601. Guichard en Normandie, de sable, à trois grelots d’or, bouclés & bordés d’argent.
602. Hutte-Zu-Heuspach, en Baviere, de sable, à une tente d argent.
603. Esterno en Bourgogne, de pourpre, à une fasce d’azur, chargée d’une coquille d’argent, accompagnée de trois arrêts de lance de même.
604. Ebra en Turinge, d’azur, à une échelle à cinq échelons, posée en bande d’argent.
605. Halney du Hainault, d’or, à une haméide de gueule.
606. Houdetot, d’argent, à la bande d’azur, diaprée d’or, le cercle du milieu chargé d’un lion, & les autres d’une aigle éployée d’or.
607. Laubenberg en Souabe, de gueule, à trois pannelles d’argent, mises en bande.
608. Monod, de gueule, au chevron d’argent, accompagné en pointe d’un pampre de sinople.
609. Torta à Naples, d’azur, à une redorte feuillée de trois pieces d’or.
610. De Tilly en Normandie, de gueule, à trois navettes d’or, posées 2 & 1.
611. Fuzellier, d’or, à trois fuseaux de gueule.
612. Saxe moderne, fascé d’or & de sable de huit pieces, au crancelin de sinople, posé en bande.
613. Du Pille, d’azur, au chevron d’or, accompagné de trois balons d’argent, posés en bande.
614. De Cadran en Bretagne, d’azur, à trois cylindres d’or.
615. La Communauté des paulmiers, de sable, à la raquette d’or, accompagnée de quatre balles d’argent, rangées en croix.
PLANCHE XII.

616. Kosiel, de gueule, au bouc d’argent.
617. Coulombier en Dauphiné, d’argent, au singe assis de gueule.
618. Mutel, de gueule, à trois hermines d’argent.
619. Tasis en Espagne, d’argent, à une aigle éployée de sable, becquée, membrée & diadémée de gueule, coupé d’azur au tesson d’or.
620. Polonceau, de sable, à un onceau d’or.
621. Aubes Roquemartine à Arles, d’or, à un ours écorché de gueule.
622. D’Eslinger, d’or, à une tortue de sable.
623. Mangot, d’azur, à trois éperviers d’or, membrés, longués & becqués de gueule, chaperonnés d’argent.
624. Winterbecher au Rhin, de sable, à la fasce crene-lée de trois pieces ajourées d’or, accompagnées de dix croisettes posées 3. 2. en chef, & 3. 2. en pointe de même.
625. La Haye, d’argent, à une haie de sinople, posée en fasce.
626. Munsingen en Allemagne, de gueule, au chef pal d’argent.
627. Wisbecken de Baviere, d’argent, au chefbarre de gueule.
628. Langins, d’azur, à une tour senestrée d’un avant-mur d’or.
629. Du Chesne, d’or, à trois glands renversés de sinople, surmontés d’une étoile de gueule.
630. Turmenies de Nointel, d’azur, à trois lames d’argent, surmontées d’une étoile d’or.
631. Peirenc de Moras, de gueule, semé de pierres ou cailloux d’or, à la bande d’argent brochante sur le tout.
632. Labenschker en Silésie, d’azur, à une corniere d’argent.
633. Sortern au Rhin, de gueule, au crampon d’argent.
634. De Hamin en Allemagne, d’azur, à une potence cramponée à senestre, croisonnée, potencée à dextre d’or.
635. Dachauu en Baviere, d’or, coupé, enclavé sur gueule.
636. Roos en Ecosse, d’or, au chevron échiqueté d’argent & de sable de trois traits accompagnés de trois bouses du dernier.
637. Angrie, d’argent, à trois bouterolles de gueule.
638. Boursier, d’or, à trois bourses de gueule.
639. Le Duc, d’or, à la bande resarcelée de gueule, chargée de trois ducs volant, le vol abaissé d’argent.
640. Ruesdorf en Baviere, d’azur, au pal retrait d’argent.
641. Hanefy en Flandres, de gueule, à une escare d’argent, posée au quartier droit mouvant du chef & du flanc.
642. D’Aumont, d’argent, au chevron de gueule, accompagné de sept merlettes, de même, 4. en chef, 2. 2. & 3. en pointe, mal ordonnées.
643. Maney, d’or, à la croix aiguisée de sable.
Volet ou lambrequins, & chevaliers au tournoi.
Le volet ou lambrequin est un ruban large pendant derriere le casque, volant au gré du vent, pour empêcher le héaume de s’échauffer.
Les chevaliers des figures sont les deux premiers, le duc de Bretagne & le duc de Bourbon, tels qu’ils se sont présentés dans le tournoi qui fut dressé par le roi René de Sicile, armés, leurs chevaux caparaçonnés à la mode du tems, les cimiers ordinaires sur leurs têtes, & sur celles de leurs chevaux. Le troisieme est le chevalier au tournoi portant sa lance & son bouclier.
PLANCHE XIII.

Le pape. Figure 1. Le pape regnant.
Clement XIII. Charles Rezzonico, noble Vénitien, élu pape le 6 Juillet 1758, porte pour armes, écartelé au premier de gueule, à une croix ployée d’argent, au deux & trois de sable, à une tour donjonnée d’une piece d’argent, sur le tout d’or, à une aigle, le vol abaissé, de sable, la poitrine chargée d’un écusson d’argent, à une L. de sable, l’écu surmonté d’une thiarre faite de trois couronnes dont elle est cerclée, d’un bonnet rond, élevé, orné d’un globe ceintré & surmonté d’une croix d’argent.
L’ancienne thiarre étoit un bonnet élevé & entouré d’une couronne.
Boniface VIII. fut le premier qui en ajouta une autre.
Benoît XII. y en ajouta une troisieme.
Derriere l’écu sont deux clés passées en sautoir, l’une d’or, & l’autre d’argent, liées d’une ceinture de même, chargées de croisettes de sable, & la croix triplée po- sée en pal. La thiarre & les clés sont les marques de la dignité papale; la thiarre est la marque de son rang, & les clés celle de sa jurisdiction; car dès que le pape est mort, on représente ses armes avec la thiarre seulement sans les clés.
Cardinal.
Joseph Spinelli, Napolitain, porte d’or, à une fasce de gueule, chargée de trois branches d’épine d’argent, posées en pal, l’écu surmonté d’un chapeau de gueule, garni de longs cordons de soie, entrelacés en lozanges avec cinq rangs de houpes qui augmentent en nombre, & font en tout pour chaque cordon quinze de chaque côté, posées 1. 2. 3. 4. & 5. La couleur rouge purpurine est particuliere aux cardinaux, non-seulement à leurs habillemens de tête, mais à leurs robes, rochets & manteaux, pour les faire souvenir que comme Jesus-Christ répandit son sang précieux, ils sont établis dans l’Eglise militante pour la défendre jusqu’à la perte du leur, & portent une croix en pal pour marquer le crucifiement.
Cardinal duc & pair.
Le manteau & la couronne de duc. Voyez l’explication de la couronne, à la Pl. des cour.
Cardinal associé à l’ordre.
Paul Albert de Luynes, cardinal, archevêque de Sens, prélat & commandeur de l’ordre du Saint-Esprit, porte écartelé, au premier & quatre d’azur, à quatre chaînes d’argent mouvantes des quatre angles de l’écu, & liées en cœur à un anneau de même qui est Alberty; au deux & trois d’or, au lion couronné de gueule, qui est Albert, le chapeau & la croix comme ci-dessus, & la couronne de duc, l’écu entouré d’un cordon bleu, où pend la croix du Saint-Esprit que ces prélats portent au cou, la croix tombant sur l’estomac.
Archevêque.
Arthur Richard Dillon, archevêque de Toulouse, d’argent, au lion léopardé de gueule, accompagné de trois croissans d’azur, posés deux en chef, & un en pointe, l’écu surmonté d’un chapeau de sinople, garni de longs cordons de soie entrelacés en lozanges, quatre rangs de houpes de chaque côté, posés 1. 2. 3. & 4. couronne de duc, & la croix simple.
Archevêque primat.
Antoine Malvin de Montazet, écartelé au premier & quatre d’azur, à trois étoiles d’or, posées 2. & 1. au deux & trois, de gueule, à deux balances d’argent, posées l’une sur l’autre, derriere l’écu une croix double, comme primat des Gaules, le chapeau & la couronne de même que ci-devant.
Archevêque, prince de l’Empire.
Le manteau, l’épée à dextre, & crosse à senestre, derriere l’écu, posés en sautoir, surmontés d’une couronne de l’Empire, comme celle des électeurs. Voyez l’explication à la Pl. des cour. Le chapeau comme ci-dessus.
Archevêque de Reims.
Armand Jules de Rohan, écartelé au premier & quatre de gueule, aux chaînes d’or, posées en croix, sautoir & orle qui est Navarre; au deux & trois, de France, sur le tout parti de gueule, à neuf macles d’or, & pleins d’hermine, le manteau ducal & la croix avec la couronne de duc, & le chapeau de même que ci-dessus.
Grand aumônier de France.
Charles Antoine de la Roche-Aymon, archevêque de Narbonne, porte de sable semé d’étoiles d’or, au lion de même, armé & lampassé de gueule, pour marque au-dessous de l’écu, un livre couvert de satin bleu, avec les armes brodées en or & argent sur les pals de la couverture, le chapeau & cordon d’ordre, avec la croix & couronne de duc.
Archevêque associé à l’ordre.
Même nom & mêmes armes deux fois de suite, la Planche étant gravée avant que l’homme fût nommé grand aumônier.
Archevêque.
Henry Marie Bernardin de Rosset de Ceilhes de Fleury, Archevêque de Tours, écartelé au premier d’argent, au bouquet de trois roses de gueule, tiges & feuilles de sinople, qui est de Rosset; au deuxieme, de gueule, au lion d’or, qui est Lasset; au troisieme écartelé d’argent & de sable, qui est de Vissec Latude; au quatrieme, d’azur, à trois rocs d’échiquier d’or, sur le tout d’azur, à trois roses d’or, qui est de Fleury. Le chapeau de même couleur que les patriarches & archevêques, mais seulement à trois rangs de houppes, six de chaque côté, 1. 2. & 3. l’écu surmonté de la mitre posée de front à dextre & à senestre, la crosse tournée de même.
Evêque, duc & pair.
Jean François Joseph de Rochechouart, évêque, duc de Laon, fascé, nébulé d’argent & de gueule, le chapeau, la crosse & la mitre, & pour sa dignité de plus, le manteau ducal & la couronne de duc.
Evêque, comte & pair.
Claude Antoine de Choiseul Beaupré, évêque, comte de Chalons-sur-Marne, d’azur, à une croix d’or cantonnée de vingt billettes de même, cinq & cinq dans les cantons du chef, & quatre & quatre dans les cantons de la pointe. Le chapeau, la crosse & la mitre, & pour marque de sa dignité, l’écu surmonté d’une couronne de comte, & le manteau de pair.
Evêque associé à l’ordre.
Porte de plus l’ordre du Saint-Esprit, qui est un cordon bleu, & la croix au bas, comme j’ai dit ci-de-vant.
Evêque, prince.
Porte à côté de ses armes d’un côté l’épée en pal, & de l autre la crosse de même.
PLANCHE XIV.

Abbé protonotaire.
Potier Gevres, écartelé au premier d’argent, au lion de gueule, couronné & lampassé d’or, la queue fourchée, nouée & passée en sautoir, qui est de Luxembourg; au deuxieme, de Condé; au troisieme, de Lorraine, au quatrieme de Savoie. Voyez l’explication de ces trois derniers quartiers chacun en leur rang. Sur le tout d’azur, à trois mains appaumées d’or, au franc canton échiqueté d’argent & d’azur, & pour marque de sa dignité, l’écu sous un chapeau noir à deux rangs de houpes, une mitre à droite, & la crosse à gauche, tournée en-dedans.
Abbaye séculiere.
De Clugny, de gueule, à deux clés passées en sautoir, chargées d’une épée posée en pal, la garde en bas, surmontée en chef d’une nuée d’où sort une main tenant un livre, le tout d’argent; l’écu surmonté d’une mitre, & la crosse tournée en-dedans.
Abbaye de chanoines réguliers.
Sainte-Génevieve, de France, surmonté d’une mître & crosse tournée en-dedans.
Abbesse de Saint-Antoine.
De Beauvau, d’argent, à quatre lions de gueule, armés, lampassés & couronnés d’or; l’écu en lozange, entouré d’un chapelet, & surmonté d’une couronne de duchesse; la crosse posée en pal derriere l’écu.
Prieur & protonotaire.
Gillot, écartelé au premier & quatre d’azur, à trois mouches d’or; au deux & trois, d’or, à une aigle de sable, au chef de gueule, chargé de trois molettes d’argent, le chapeau noir, comme ci-dessus, & le bâton de prieur.
Grand chantre.
Urvoy, d’argent, à trois chouettes de sable, becquées & membrées de gueule, une masse ou bâton couronné d’une couronne royale derriere l’écu.
Des casques. 1.
Celui des rois & des empereurs est tout d’or brodé & damasquiné, taré de front, la visiere entierement ouverte & sans grille. Cette façon de casque est le symbole d’une pleine puissance.
Des ducs & princes. 2.
Portent sur leurs écus des casques d’or damasquinés, posés de front, la visiere presque ouverte, & sans grille.
Marquis. 3.
Portent un casque d’argent damasquiné & taré de front, à onze grilles d’or, & les bords de même.
Les comtes & les vicomtes. 4.
Portent un casque d’argent, ayant neuf grilles d’or, les bords de même, posés en tiers; à-présent ils le tarent de front.
Le baron. 5.
Est tout d’argent, les bords & les lisieres d’or, à sept grilles posées en tare, moitié en profil, ou moitié de front.
Le gentilhomme, ancien chevalier. 6.
Porte un casque d’acier poli & reluisant, montrant cinq grilles, les bords d’argent, posées en profil, ornées d’un bourlet qui est composé du blason de ses armes.
Le gentilhomme de trois races. 7. 8.
Porte son casque d’acier poli & reluisant, posé & taré en profil, la visiere ouverte, le nasal relevé, & l’avantaille abaissée, montrant trois grilles à sa visiere.
Nouveaux ennoblis.
Portent un casque d’acier, posé en profil dont le nasal & l’avantaille sont tant soit peu ouverts. Les bâtards les portent contournés.
Oriflame.
C’est une banniere mouvante des deux côtés en pointe, d’une soie bleue, semée de fleurs-de-lis d’or, attachée à un grand bâton fleurdelisé par les bouts d’en-haut & côtés.
Haussecol & pique.
Un officier de guerre, non gentilhomme, peut porter, au lieu de héaume, un haussecol & une pique passée par dedans, mise en pal au milieu.
Couronnes.
Couronne navale; elle est faite d’un cercle d’or relevé de proues & de poupes de galere & de navire du même métal: on la donne ordinairement au capitaine ou soldat qui accroche & saute le premier dans le vaisseau ennemi.
Voyez les couronnes des empereurs, des rois, Planche XV. princes, électeurs, XVI. XVII. duc, marquis, comte, baron, vidame, vicomte, &c. Planche XIX.
La couronne palissade ou vallaire est aussi d’or, relevée de peau & de pieux. Le général d’armée la donnoit au capitaine ou au soldat qui le premier franchissoit le camp ennemi, & en formoit la palissade.
La couronne murale est destinée au premier qui monte sur la muraille d’une ville assiégée, & y arbore l’étendard du général de l’armée. Cette couronne est d’or, le cercle chargé de dix lionceaux de sinople, & relevé de tours crenelées.
La couronne civique, faite de branches de chêne verd, servoit à honorer le citoyen qui avoit conservé la vie à son concitoyen, soit dans une bataille ou à un siége.
PLANCHE XV.

L’empereur.
L’empereur porte une aigle éployée de sable, rayonnée d’or ou cerclée, armée & lampassée de gueule, tenant dans sa serre dextre une épée nue, & dans la senestre le sceptre, le tout d’or; au-dessus de l’aigle se voit suspendue la couronne faite à la persane, d’or, en forme de mitre, jettant du milieu un diadême qui soutient un globe d’or, surmonté d’une croix de même. Cette aigle fait les armes propres de l’empire; elle est chargée en cœur d’un écusson parti de trois traits coupés d’un, ce qui forme huit quartiers.
Au premier, fascé d’argent & de gueule, qui est Hongrie.
Au deuxieme, semé de France, au lambel de gueule, qui est Naples.
Au troisieme, d’argent, à la croix potencée d’or, cantonnée de quatre croisettes de même, qui est Jérusalem.
Au quatrieme, d’or, à quatre pals de gueule, qui est Arragon.
Au cinquieme ou premier de la pointe, semé de France, à la bordure de gueule, qui est Anjou.
Au sixieme, d’azur, au lion couronné d’or, armé, lampassé & couronné de gueule, qui est de Gueldres.
Au septieme, d’or, au lion de sable, armé & lampassé de gueule, qui est de Juliers.
Au huitieme ou dernier quartier, d’azur, semé de croix recroisetées, au pié fiché d’or, à deux barres adossées de même, brochant sur le tout; le sur le tout parti d’or, à la bande de gueule, chargée de trois allérions d’argent, qui sont Lorraine; & d’or, à cinq tourteaux de gueule, posés 2. 2. & 1. surmonté d’un sixieme d’azur, à trois fleurs-de-lis d’or, qui sont Toscane; l’écu surmonté d’une couronne d’Espagne, & entouré de l’ordre de la toison d’or, & de l’ordre de S. Etienne, &c.
L’empereur prend le titre de par la grace de Dieu, empereur des Romains, César toujours auguste, & sacrée majesté; on lui donne le titre de majesté impériale; en parlant de lui on dit l’empereur, & en lui parlant on dit sire.
Le roi de France.
Porte un écu d’azur, à trois fleurs-de-lis d’or, parti de Navarre qui est de gueule, aux raies d’escarboucle ou chaînes d’or posées en croix, sautoir & orle, l’écu timbré d’un héaume ou casque d’or bordé, damasquiné, taré de front, & tout ouvert sans grilles, ordé de lambrequins d’or, d’azur & de gueule, couvert d’une couronne d’or garnie de huit hautes fleurs-de-lis, le cercle enrichi de pierreries, & fermé par autant de demi-cercles aboutissans à une double fleur-de-lis d’or qui est le cimier de France; pour supports, deux anges vêtus chacun d’un côté d’azur, l’un à droite de France, & l’autre à gauche de Navarre, tenant chacun une banniere aux mêmes armes, le tout sous le pavillon royal, semé de France, fourré d’hermine, frangé d’or, comblé d’une couronne comme la précédente, & sommé d’un pannonceau ondoyant attaché au bout d’une pique, & dessus le cri de guerre, Mont joie S. Denis, l’écu entouré de l’ordre de S. Michel & du S. Esprit. Voyez les explications des ordres.
Le roi de France prend le titre de par la grace de Dieu, roi de France & de Navarre. Il y a des cas où il joint ceux de dauphin de Viennois, comte de Valentinois & Diois, comte de Provence, de Forcalquier & terres adjacentes, sire de Mouzon, &c.
On lui donne le titre de majesté très-chrétienne. Le pape lui donne celui de fils aîné de l’église. En parlant de lui, on dit, sa majesié; & en lui parlant, on dit, sire. Le roi d’Espagne.
Ecartelé, au premier contre-écartelé de gueule, au chanteau d’or, sommé de trois tours de même, parti d’un, coupé de deux, au premier d’or, à quatre pals de gueule, qui est Arragon, parti, écartelé en sautoir, le chef & la pointe d’or, à quatre pals de gueule, les flancs d’argent, à l’aigle de sable couronnée & membrée de gueule, qui est Sicile; au deuxieme, de gueule, à la fasce d’argent, qui est d’Autriche moderne, parti d’azur, semé de fleurs-de-lis d’or, à la bordure componnée d’argent & de gueule, qui est Bourgogne moderne; au troisieme, d’azur, semé de fleurs-de-lis d’or, qui est France; au quatrieme, d’or, à cinq tourteaux de gueule, 2. 2. & 1. surmonté d’un sixleme d’azur, chargé de trois fleurs-de lis d’or, qui est Toscane; au cinquieme, bandé d’or & d’azur de six pieces, à la bordure de gueu-le, qui est Bourgogne ancienne; au sixieme, de sable, au lion d’or armé & lampassé de gueule, qui est Brabant, chappé & arrondi à la pointe de l’écu d’or, au lion couronné de sable, parti d’argent, à l’aigle couronnée de gueule, sur le tout écartelé au premier & quatre de gueule, au château d’or, sommé de trois tours de même, qui est Castille; au deux & trois, d’argent, au lion de gueule, armé, lampassé & couronné de gueule, qui est Leon, chappé & arrondi à la pointe de l’écu d’or, à une grenade de sinople, ouverte de gueule, qui est Grenade; sur le tout du tout, de France, à la bordure de gueule, qui est Anjou, l’écu entouré de la toison d’or, surmontée d’une couronne, comme l’on voit ci-devant; supports, deux lions.
Le roi d’Espagne s’appelle roi des Espagnes & des Indes, de Castille, & autres provinces.
On lui donne le titre de majesté catholique.
Le roi de Naples.
Parti de deux, écartelé au premier & quatrieme de France, au lambel de quatre pendans de gueule; au deuxieme écartelé de Castille, parti de Leon; au troisieme, de Portugal (Voyez l’explication), parti de Bourgogne ancienne, demi-chappé arrondi d’or, au lion de sable, armé, lampassé & couronné de gueule, au grand quartier de senestre de Toscane, la couronne & support d’Espagne, l’écu entouré de l’ordre de Saint Georges. Voyez son explication aux ordres.
Le royaume de Naples est un fief du saint Siége; la reconnoissance s’en fait encore tous les ans, en envoyant au pape une haquenée blanche avec la selle, le harnois de velours cramoisi, & une bourse dans laquelle il doit y avoir 7000 ducats, que le saint pere 2 coutume de prendre, en disant, sufficiat pro hac vice, & qu’il donne ordinairement à qui il lui plaît.
Il prend le titre de roi.
Le roi de Portugal.
D’argent, à cinq écussons d’azur, posés en croix, chacun chargé de cinq besans d’argent, surchargés d’un point de sable mis en sautoir, qui est d’Alphonse premier, après avoir gagné cinq batailles contre les Maures en 1139. la bordure de gueule, chargée de sept châteaux d’or, la couronne de même que dessus, pour support deux dragons, & l’ordre du Christ. Voyez l’explication aux ordres.
Le roi de Portugal prend le titre de par la grace de Dieu, roi de Portugal & des Algarves, en-deçà & en-delà des mers, & de l’Afrique, seigneur de la Guinée, & des pays conquis en Ethiopie, Arabie, Perse, & aux Indes. On lui donne le titre de majesté très-fidelle.
Le roi de Pologne.
Ecartelé au premier & quatrieme de gueule, à un aigle d’argent, becqué, membré & couronné d’or, qui est Pologne, institué par le roi Lechus, fondateur de ce royaume, d’un nid d’aigles blancs que l’on trouva dans l’endroit où il fit bâtir la ville de Gnesne en 550; au deuxieme & troisieme, de gueule, au cavalier armé d’argent, tenant de la main droite une épée de même, & de la gauche, l’écu d’azur, chargé d’une croix patriarchale d’or, qui est de Lithuanie, sur le tout, de sable & d’argent, à deux épées de gueule passées en sautoir, les têtes en bas, brochantes sur le coupé, qui est la dignité de grand maréchal de l’Empire, parti de Saxe. Voyez l’explication, Pl. XI. L’écu entouré de l’ordre de l’aigle blanc, surmonté d’une couronne, comme ci-dessus. Voyez son explication aux ordres.
Le roi de Pologne prend le titre de par la grace de Dieu, roi de Pologne.
Le roi de Sardaigne, duc de Savoie.
Ecartelé, contre-écartelé au premier d’argent, à la croix potencée d’or, cantonnée de quatre croisettes de même, qui est de Jérusalem; au deuxieme, burelé d’argent & d’azur, au lion de gueule, armé, lampassé & couronné d’or, qui est Lusignan; au troisieme, d’or, au lion de gueule, armé & couronné d’or, lampassé d’azur, qui est d’Arménie; au quatrieme, d’argent, au lion de gueule, la queue fourchée, passée en sautoir, couronné & armé d’or, lampassé d’azur, qui est Luxembourg; au second grand quartier, de gueule, au cheval gai, contourné & effaré d’argent, pour la Haute-Saxe; parti, fascé d’or & de sable de huit pieces de crancelin de sinople posé en bande, qui est Saxe moderne, enté en pointe du grand quartier d’argent, à trois bouterolles de gueule, qui est d’Angrie; aux trois grands quartiers d’argent, semé de billettes de sable, au lion de même, brochant sur le tout, armé & lampassé de gueule, qui est Chablais, parti de sable, au lion d’argent, armé & lampassé de gueule; au quatrieme grand quartier, équipollé d’or, à quatre pointes d’azur, qui est Genève; parti d’argent, au chef de gueule, qui est Montferrat; enté en pointe de l’écu d’or, à l’aigle de sable qui est Maurienne; sur le tout, d’argent, à la croix de gueule, cantonnée de quatre têtes de maures de sable, tortillées d’argent, qui est Sardaigne; & sur le tout du tout, de gueule, à la croix d’argent, qui est Savoye; l’écu surmonté d’une couronne; supports, deux lions entourés de l’ordre à l’annonciade. Voyez les ordres.
Le titre du roi de Sardaigne est, par la grace de Dieu, roi de Sardaigne, duc de Savoye, de Chablais, &c.
Le roi de Dannemarc.
De gueule, à la croix d’argent, bordée de gueule, qui est Oldenburg, la croix cantonnée de quatre quartiers. Au premier, d’or, semé de cœurs de gueule, à trois lions léopardés d’azur l’un sur l’autre, armés, lampassés & couronnés du champ, qui est de Dannemarc; au second, de gueule, au lion couronné d’or, tenant une hache d’arme d’argent, emmanchée d’or, qui est de Norvege; au troisieme, d’azur, à trois couronnes d’or, qui est Suede, coupé d’or, à deux lions d’azur l’un sur l’autre, qui est de Slesvic; au quatrieme, d’or, à dix cœurs de gueule, surmontés d’un lion léopardé d’azur, qui est Gothie ou Jutland, coupé de gueule, au dragon aîlé & couronné d’or, qui est l’ancien royaume des Vandales. Sur le tout, coupé au premier de gueule, à trois feuilles d’ortie d’argent, fichées de trois cloux de la Passion, chargées d’un petit écusson coupé d’argent & de gueule, qui est Holstein, parti de gueule, au cigne d’argent, accolé d’une couronne d’or, becqué & membré de sable, qui est Stormarie, & de gueule, au cavalier armé d’argent, qui est de Ditmarse. Sur le tout du tout, d’argent, à deux fasces de gueule, qui est d’Oldenburg, parti de gueule, à une croix pattée d’argent, qui est Delmenhorst. Pour supports, deux sauvages cachés de lierre, armés de leur massue; l’écu surmonté d’une couronne, comme ci-dessus, entouré du pavillon royal semé de couronne de Suede. Voyez les ordres.
Il prend le titre de roi de Dannemarc, de Norvege, des Goths, & des Vandales; on lui donne celui de majesté danoise. Le roi de Suede.
Porte écartelé au premier & quatrieme d’azur, à trois couronnes d’or, qui est Suede; au second & troisieme d’argent, à trois barres ondées d’azur, au lion couronné de gueule, brochant sur le tout, qui est Goth. Sur le tout, parti d’un coupé de deux, ce qui forme six quartiers. Au premier, d’argent, à la croix de Lorraine de gueule, qui est de Hirschfeld; au second, de sable coupé d’or, le sable chargé d’une étoile à seize raies d’or, qui est de Ziegenhayn; au troisieme, d’or, au léopard de gueule, armé & couronné d’azur, qui est de Catzenellnbogen; au quatrieme, de gueule, à deux lions léopardés d’or, passans l’un sur l’autre, armés & lampassés d’azur, qui est de Dietz; au cinquieme, coupé de sable & d’or, le sable chargé de deux étoiles à seize raies d’or, qui est Nidda; au sixieme, voyez l’explication au roi de Dannemarc, qui est de Schaumburg. Sur le tout, d’azur, au lion burelé d’argent & de gueule, & couronné d’or, pour Landgraviat de Hesse, l’écu surmonté d’une couronne royale; supports, deux lions, & voyez l’ordre des chérubins & séraphins, Planche XXV.
Il se dit roi de Suede, de Norvege, des Goths & des Vandales; on lui donne le titre de majesté suédoise.
Le roi d’Angleterre.
Porte écartelé au premier & quatrieme contre-écartelé de France; au second & troisieme de gueule, à trois léopards d’or l’un sur l’autre, qui est Angleterre; au second, d’or, au lion de gueule, entouré d’un double trescheur de même, fleuronné & contre-fleuronné de gueule, qui est Ecosse; au troisieme, d’azur, à la harpe d’or, qui est d’Irlande, l’écu entouré de l’ordre de la Jarretiere. Voyez l’explication des ordres, Planche XXIV. Pour supports à dextre, un léopard couronné d’or; à senestre, une licorne d’argent, accolée d’une couronne d’or, d’où pend une chaîne, de même, pour l’Ecosse, l’écu surmonté d’une couronne royale, rehaussée de quatre croix patées, entre lesquelles il y a quatre fleurs-de-lis; elle est couverte de cinq diadêmes qui aboutissent à un globe surmonté d’une croix d’or; pour cimier, un léopard.
Le roi d’Angleterre prend le titre de par la grace de Dieu, roi de la Grande Bretagne, d’Ecosse & d’Irlande, & Architrésorier du saint Empire.
Le roi de Prusse.
Porte coupé de quatre qui font vingt-cinq quartiers. Au premier, d’or, au lion contourné de gueule, couronné d’or, & lampassé d’azur, qui est de Berg.
Au second, d’or, au lion de sable, qui est Juliers.
Au troisieme, d’argent, à l’aigle de sable, colleté d’une couronne d’or, aux aîles chargées d’un petit annelet de même, qui est le duché de Prusse.
Au quatrieme, d’argent, à l’aigle de gueule, chargé d’un demi-cercle d’or, qui est la Marche de Brandebourg.
Au cinquieme, de gueule coupé d’argent, à la bordure de même, qui est Magdebourg.
Au sixieme, de gueule, à l’escarboucle d’or en son écu d’argent, qui est Cleves.
Au septieme, d’or, au lion contourné & lampassé de gueule, à la bordure componnée de gueule & d’argent, qui est de Burgraviat.
Au huitieme, d’argent, au griffon couronné & contourné de sable, qui est Poméranie.
Au neuvieme, d’azur, au griffon contourné d’or, qui est Stetin, duché.
Au dixieme, d’or, au griffon de sable, qui est du duché de Cassubie.
Au onzieme, d’or, au griffon fascé de gueule & de sinople, qui est Vandalie.
Au douzieme, d’or, à la fasce échiquetée d’argent & de gueule, qui est la Marck.
Au treizieme, parti d’or & de gueule, qui est Halberstaat.
Au quatorzieme, d’argent, à un aigle de sable, chargé en cœur d’un croissant d’argent, surmonté d’une croisette de même, qui est de Crossen en Silésie.
Au quinzieme, d’argent, au griffon fascé d’or & de sinople contourné, qui est Stargard.
Au seizieme, d’argent, à l’aigle de sable, qui est de Schwiebus en Silésie.
Au dix-septieme, de gueule, à deux clés d’argent, posées en sautoir les têtes en bas, qui est de Minden.
Au dix-huitieme, d’argent, à trois chevrons de gueule, qui est de Ravensberg.
Au dix-neuvieme, écartelé d’argent & de sable, qui est le comté de Zollern.
Au vingtieme, coupé de gueule, échiqueté d’argent & d’azur, le gueule chargé d’un lion issant, & coutourné d’or, qui est d’Usedon.
Au vingt-unieme, de gueule, au griffon mariné d’argent, & contourné, qui est de Wolgast.
Au vingt-deuxieme, de gueule, à la croix ancrée d’argent, qui est de Cammin.
Au vingt-troisieme, d’or, au griffon de sable, aîlé d’argent, qui est de Barth.
Au vingt-quatrieme, d’argent, à deux bâtons passés en sautoir, alaissés d’azur, cantonnés de quatre étoiles de même, qui est Gutzkou.
Au vingt-cinquieme, de gueule, à l’aigle d’argent, pour le comté de Rupen, à la pointe de l’écu de gueule, à une champagne d’argent, pour les droits de régale; sur le tout, d’azur, au sceptre d’or, qui est Brandebourg, l’écu surmonté d’une couronne, comme l’Espagne, entouré de l’ordre de l’aigle noir. Voyez aux ordres. Supports, deux sauvages casqués, tenant deux étendards chargés d’un aigle impérial, le pavillon royal fourré d’hermine.
Il se dit roi de Prusse, électeur, marquis de Brandebourg. Il prend le titre de roi.
Le czar de Moscovie.
Porte d’or, à l’aigle éployée de sable, becquée & membrée de gueule, & diadêmée de même, qui est l’Empire d’orient; l’aigle chargée en cœur d’un écusson de gueule, à un cavalier d’argent, tenant une lance dont il tue un dragon au naturel, le tout contourné, qui est de Russie; chaque aîle est chargée de trois petits écussons; au premier de la droite, d’azur, à une couronne fermée d’or, posée sur deux sabres croisés d’argent, qui est d’Astracan.
Au second, d’or, à deux ours affrontés de sable, tenant dans leurs pattes de devant un siége de gueule, & deux sceptres d’or, qui est de Novogorod.
Au troisieme, d’azur, à un ange d’argent, armé d’or, qui est de Kiow.
Au premier de la gauche, de gueule ou d’azur, à deux loups affrontés d’argent, tenant chacun deux fleches croisées & renversées de même, qui est de Sibérie.
Au second, d’argent, couronné de sable, qui est de Casan.
Au troisieme, de gueule, au lion couronné d’or, soutenant une croix d’argent, qui est Wilsdimerie, l’écu entouré de l’ordre de saint André (Voyez les ordres), & surmonté d’une couronne.
L’impératrice défunte se disoit impératrice de Moscovie, grande duchesse, conservatrice & protectrice de la grande & petite Russie, princesse de Valdimir, &c.
PLANCHE XVI.

Le grand duc de Toscane.
D’or, à cinq tourteaux de gueule, 2. 2. & 1. posés en orle surmonté d’un sixieme d’azur, chargé de trois fleurs-de-lis d’or, l’écu surmonté d’une couronne rehaussée de pinulles d’or & plusieurs pointes & rayons aigus, à la façon des couronnes antiques courbes, & deux fleurs-de-lis épanouies au milieu, surmontées d’un oiseau portant une banderolle où est en devise semper, l’écu entouré de l’ordre de saint Etienne. Voyez les ordres. Le titre est, par la grace de Dieu, grand duc de Toscane.
Le roi des Abyssins ou d’Ethiopie.
D’argent, au lion de gueule, tenant un crucifix d’or, surmonté d’une couronne d’épine, & de deux fouets passés en sautoir derriere l’écu, au-dessous est une banderolle, vicit leo de tribu Juda.
Le titre du roi est, roi des rois d’Ethiopie, l’ombre de Dieu, répandue sur la terre, protecteur de la religion chrétienne & du peuple de Nazareth, defenseur des préceptes évangéliques.
L’archiduc.
Voyez l’explication de l’empereur, Planche XV.
L’électeur de Cologne, ecclésiastique.
Ecartelé au premier, contre-écartelé au premier quartier, d’argent, à la croix de sable, pour l’archevêché de Cologne; au second, de gueule, au cheval gai d’argent, qui est Westphalie; au troisieme, de gueule, à trois cœurs d’or, qui est d’Engern ou d’Angrie; au quatrieme, d’azur, à une aigle d’argent, becquée & membrée d’or, qui est d’Arensberg. Au second grand quartier, parti d’argent & de gueule, qui est l’évêché de Hildesheim; au troisieme, coupé & écartelé au premier & quatre de gueule, à la croix d’or; au deux & trois, d’argent, à la croix ancrée de gueule & d’argent, à la roue de huit raies de gueule, qui est l’évêché d’Osnabrug; au quatrieme grand quartier, écartelé au premier d’azur, à la fasce d’or, qui est Munster; au deuxieme, d’argent, à trois oiseaux de sable, sur une champagne de gueule; à trois besans d’or, qui est de Borckelo; le quatrieme, d’argent, à trois fers antiques, & sur le tout, la croix de l’ordre Teutonique, chargée en cœur d’un écusson d’or, à l’aigle de sable, surchargé d’un écusson de Baviere, dont on va voir l’explication ci-après. Le grand écusson surmonté d’une couronne d’électeur, ou un bonnet d’écarlate, rebrassé d’hermine, diadêmé, cerclé, & sommé d’un globe surmonté d’une croix, l’épée & la crosse posée en sautoir derriere l’écu, le tout entouré d’un manteau ducal.
Le titre est, par la grace de Dieu, archevêque de Cologne, grand chancelier en Italie, électeur du saint Empire romain, grand maître de l’ordre Teutonique, &c. Voyez cet ordre.
L’électeur de Baviere, laïc.
Ecartelé au premier & quatrieme, fuselé d’argent & d’azur, posé en barre, qui est Baviere; au second & troisieme, de sable, au lion d’or, armé, lampassé & couronné de gueule, pour le Palatinat du Rhin; sur le tout, de gueule, au globe impérial d’or, pour la dignité de grand maître d’hôtel de l’Empire, l’écu surmonté d’une couronne d’électeur, entouré d’un manteau ducal; il porte aussi les lions pour supports.
Les titres sont, par la grace de Dieu, duc de la haute & basse Baviere, & du haut Palatinat, grand maître & électeur du saint Empire romain, landgrave de Leuchtenberg.
La république de Venise.
Parti de trois, coupé de trois, ce qui forme seize quartiers.
Au premier, d’azur, à l’aigle d’argent, qui est de Frioul.
Au deuxieme, d’argent, à la croix de gueule, qui est de Padoue.
Au troisieme, d’argent, à la croix de gueule, dans les cantons du chef, une étoile à seize raies, qui est de Marche de Tarvis.
Au quatrieme, d’azur, à la croix d’or, cantonnée en chef de deux têtes & vol d’oiseaux de même, qui est de Bellune.
Au cinquieme, d’azur, à la croix d’or, qui est Verone.
Au sixieme, d’argent, au lion d’azur, qui est Brixen.
Au septieme, de gueule, à la croix d’argent, qui est de Vicentz.
Au huitieme, de gueule, à une tour donjonnée de deux pieces d’argent, qui est de Feltrino.
Au neuvieme, parti de gueule & d’or, qui est Bergame.
Au dixieme, coupé de gueule & d’argent, qui est de Crema.
Au onzieme, d’azur, au demi-vaisseau d’or, qui est Corfou.
Au douzieme, d’azur, â l’hyacinthe d’argent, qui est de Zante.
Au treizieme, d’azur, à la tour du Territoire Adriatique.
Au quatorzieme, de sinople, à la citadelle d’or, surmontée d’un lion de Venise, qui est la presqu’isle de Rhodigine.
Au quinzieme, d’argent, à la croix de gueule, qui est isle Zephalonie.
Au seizieme, de sinople, au cheval gai & contourné d’argent, qui est des isles de Krebso & d’Absore, cinq écussons sur le tout formant la croix. Le premier, en cœur, qui est d’azur, au léopard aîlé & couronné d’or, tenant une épée & un livre d’or, où sont écrits ces mots, Pax tibi, Marce, Evangelista meus; & le bonnet de doge dessus le petit écu.
Le second du chef, qui est de Chypre & de Jérusalem.
Le troisieme en pointe, de Candie.
Le quatrieme à dextre, d’Isirie.
Le cinquieme à senestre, de Dalmatie, d’Esclavonie, & d’Albanie.
Le tout reposé sous un manteau; l’écu surmonté d’un grand bonnet pointu de toile, brodé en or, environné d’un cercle d’or couvert de pierreries.
La république prend aussi la couronne fermée, à cause de ses prétentions sur le royaume de Chypre.
Le titre de la république est, la sérénissime & très-puissante république de Venise.
Celui du doge est, le sérénissime prince & seigneur, doge de Venise.
Préfet de Rome.
D’azur, à trois mouches d’or, au chef enté & arrondi & cousu de gueule, chargé d’un marteau contourné, & deux clés posées en sautoir, le tout d’argent.
L’écu surmonté d’un bonnet ou chapeau qui est haut & rond fermé; par le dessus sont étoffes en or; bordé tout-au-tour par le bas, & croisé avec des grands pendans assez larges & frangés par les bouts.
L’empereur de la Chine.
D’or, au dragon monstrueux de gueule, à cinq ongles de même, pour le distinguer de celui des seigneurs auxquels il est défendu sous peine de la vie, d’en porter plus de quatre dans les armoiries, & sur leurs habits.
Les Chinois attribuent cette institution à l’empereur Fohi, fondateur de la monarchie.
Son titre ordinairement n’a que deux mots, thieneu & hoangthi, qui veulent dire fils du ciel & seigneur de la terre, le plus puissant des empereurs, & monarque de l’univers.
L’empereur de Turquie.
Porte de sinople, au croissant d’argent, l’écu entouré d’une peau de lion en forme de manteau, surmonté d’un turban garni de perles & de diamans, à une aigrette filée de verre, les bâtons en sautoir derriere l’écu avec le croissant au haut, est attaché à chacun la queue du cheval.
Il prend les titres à sa volonté, les plus magnifiques & les plus fastueux qu’il puisse imaginer.
Comme grand seigneur, légitime distributeur des couronnes de l’univers, maître de mille peuples.
On lui donne le titre de hautesse; en parlant de lui, on dit le sultan, le grand seigneur, le grand turc.
Le roi de Perse.
Il porte d’argent, à un soleil d’or, posé sur un lion de même, rayonnant de toutes parts; deux étendards, dont un avec le soleil, & l’autre la lune, entouré d’étoiles.
Il se qualifie Schach Thamas, roi des rois, fils d’Isman, & descendant de Mahomet, héritier du firmament, frere du soleil & de la lune, sophi de Perfe, &c.
Le grand mogol.
Ne prend point d’armes ni dans ses écrits, ni dans ses monnoies.
Son titre est, grand mogol ou padischach salammeth, qui signifie, vive le grand maître ou le grand seigneur.
L’empereur du Japon.
Porte pour armes sur sa poitrine un écu d’or chargé de six étoiles d’argent, posées en deux fasces 3. & 3.
Son titre est taikosama, qui signifie grand seigneur ou maître de l’empire.
La république de Gènes.
D’argent, à une croix de gueule, l’écu surmonté d’une couronne royale, à cause du royaume de Corse.
Le titre est, la sérénissime république de Genes; on donne celui d’illustrissime prince au doge.
PLANCHE XVII.

La république de Geneve.
D’argent, à une demi-aigle éployée de sable, partie de gueule, à une clé d’argent, posée en pal, l’écu surmonté d’une couronne de marquis.
Le roi de France lui donne le titre de nos très-chers & bons amis les syndics & conseillers de la ville de Geneve.
Le roi de Sardaigne, celui de magnifiques seigneurs.
Les autres rois & électeurs de l’empire, nobles & bons amis.
Cette république tient le rang d’un canton suisse.
Les treize cantons suisses.
Parti de trois, coupé de deux, ce qui forme douze quartiers.
Au premier, taillé d’argent & d’azur, qui est de Zurich.
Au second, de gueule, à la bande d’or, chargée d’un ours de sable, qui est Berne.
Au troisieme, parti d’argent & d’azur, qui est Lucerne.
Au quatriéme, d’or, à la tête de bufle de sable, muselé de gueule, qui est Ury.
Au cinquieme, de gueule, à la croisette d’argent, posée au canton senestre, qui est Schwitz.
Au sixieme, coupé de gueule & d’argent, à la double clé de l’une en l’autre, & posée en pal, qui est Underwalde.
Au septieme, d’argent, à la fasce d’azur, qui est Zug.
Au huitieme, de gueule, à un pélerin d’argent, qui est Glaris.
Au neuvieme, d’argent, à un lis renversé, ou étui de crosse de sable, qui est Bâle.
Au dixieme, coupé de sable & d’argent, qui est Friburg.
Au onzieme, coupé de gueule & d’argent, qui est Soleurre.
Au douzieme, d’argent, au bouc élancé de sable & couronné d’or, qui est Schaffouse.
Au treizieme, une champagne d’argent, à l’ours debout de sable, qui est Appenzell. L’écu surmonté d’un grand chapeau.
Leurs titres, très-nobles & très-illustres seigneurs.
Premier prince du sang.
Orléans porte de France, au lambel d’argent, l’écu surmonté d’une couronne de diamans avec huit fleurs-de-lis. Le titre est, monsieur le prince. L’écu entouré des trois ordres.
Nota. C’est une des prérogatives des princes du sang de naître pairs de France. Le premier prince du sang est premier pair de France né.
Les princes ont séance au parlement à l’âge de 15 ans.
Connétable de France.
D’azur, au lion d’argent, au chef cousu de gueule, chargé de trois roses d’argent, l’écu surmonté d’une couronne de duc, le tout soutenu de deux mains dextres armées sortant d’un nuage, & tenant chacune une épée nue la pointe en-haut.
Le connétable est, après le roi, chef souverain des armées de France, ce qui lui donne le rang après les princes du sang, comme le premier officier de la couronne. Cette charge fut supprimée par lettres de Louis XIII. du mois de Janvier 1627.
Le chancelier.
Lozangé d’argent & de sable, au franc canton d’hermine, l’écu surmonté d’une couronne de duc, où repose un mortier de toile d’or, rebrassé d’hermine, derriere l’écu, deux grandes masses d’argent, dorées, passées en sautoir avec le manteau d’écarlate.
Le chancelier est le second officier de France. Il est chef de la justice du royaume, & est assis devant sa majesté, à la main gauche. Le titre, grandeur, monseigneur.
Duc & pair.
Ecartelé au premier & quatrieme, parti fascé d’or & de sinople, qui est Crussol, & d’or, à trois chevrons de sable, qui est Levis. Au second & troisieme, contre-écartelé d’azur, à trois étoiles d’or en pal, & d’or, à trois bandes de gueule, qui est Gourdon, Grenouillac; sur le tout de gueule, à trois bandes d’or, qui est d’Uzès.
Le titre de duc est, pour ainsi dire, le seul titre actuel de noblesse françoise, eu égard aux honneurs que le roi attache à leur rang.
Il y a trois sortes de ducs. Ducs & pairs, comme ci-dessus, la couronne persillée, le bonnet de velours rouge & le manteau.
Ducs par brevet.
Ducs par lettres.
Le duc & pair est toujours possesseur d’une terre considérable, que le roi érige en duché par ses lettres patentes, sans qu’il soit besoin du nombre fixe de paroisses ou fiefs; il suffit que ses terres soient ensemble, & qu’elles relevent immédiatement du roi. Il a séance au parlement, quand il s’y est fait recevoir. Son duché est héréditaire.
Le duc par brevet n’est point pair; il n’a point séance au parlement; son titre est héréditaire.
Le duc par lettres n’a ce titre qu’à vie; c’est une faveur du roi, qui fait jouir des honneurs du louvre qui sont accordés à tous les ducs, comme d’entrer dans le carosse du roi; & aux duchesses, de s’asseoir chez la reine.
L’âge pour la séance des pairs laïcs au parlement, fixé à vingt-cinq ans.
Doyen des maréchaux de France.
De gueule, à la bande d’or, & pour marque, deux mains dextres sortant d’un nuage, & tenant l’épée à dextre, & le bâton posé en pal, à senestre.
Il fait la charge de connétable dans les cérémonies.
Maréchal de France.
D’or, à trois lions léopardés de sable, posés sur l’un & l’autre, celui du milieu contourné, deux bâtons derriere l’écu posés en sautoir, d’azur, semés de fleurs-de-lis d’or.
Les maréchaux de France commandent les gens de guerre, & ont le pouvoir de terminer les démêlés qui naissent parmi la noblesse. Le titre est monseigneur.
Amiral de France.
De France, au bâton péri en barre; derriere l’écu, deux ancres passées en sautoir, les trabes d’azur, semées de fleurs-de-lis d’or.
L’amiral a souverain commandement sur toute la partie de la mer qui est aux côtes de France, & sur tous les vaisseaux & armées navales. Il a droit de donner les congés, tant en guerre qu’en marchandise; il a le dixieme des prises faites en mer.
Général des galeres.
De France, au lambel d’argent; derriere l’écu une ancre double, dont les trabes sont tout unis. Cette charge a été supprimée.
Vice-amiral.
D’argent, au chevron d’azur, surmonté d’une fasce de gueule, chargé de trois besans d’argent, l’ancre en pal. Seconde dignité dans la marine. Officier général qui commande les vaisseaux de guerre.
Grand maître d’artillerie.
De France, au bâton de gueule péri en barre, & pour marque de sa charge, deux canons ou couleuvrines sur leurs affuts au-dessous de ses armes, accompagnées de boulets. Il a la surintendance sur tous les officiers employés à l’artillerie, dont il fait l’état en toutes les armées du roi, en chacune desquelles il a ses lieutenans, & fait faire les travaux nécessaires à l’artillerie Cette charge a été supprimée en Octobre 1755.
PLANCHE XVIII.

Grand maître de France.
De France, au bâton péri en bande de gueule, & pour marque de sa charge deux grands bâtons de vermeil doré, passés en sautoir derriere l’écu, dont les bouts d’en-haut sont terminés d’une couronne royale. Son pouvoir est que nul officier ne peut se dispenser de ses commandemens.
Il a le premier rang & la surintendance sur eux.
Grand chambellan.
Ecartelé au premier & dernier quartier, semé de de France, à la tour d’argent, qui est de la Tour. Au deuxieme d’or à trois tourteaux de gueule, que est de Boulogne. Au troisieme coticé d’or & de gueule, qui est Turenne. Sur le tout parti d’or au gonfanon de gueule, frangé de sinople, qui est Auvergne. Et de gueule, à trois fasces d’argent, qui est de Bouillon. Et pour marque, deux clés d’or passées en sautoir derriere l’écu, dont les anneaux se terminent chacun par une couronne royale.
Il reçoit le serment de tous les officiers de la chambre du roi.
Grand écuyer.
Voyez l’explication des armes de l’empereur; il y a de plus ici la bordure de gueule, chargée de huit besans d’or, & la marque de la charge; deux épées royales dans leurs fourreaux & baudriers, le tout d’azur, semé de fleurs-de-lis d’or, les gardes & boucles de même. Il a la surintendance sur le premier écuyer, & sur tous les autres écuyers & officiers de la grande & petite écurie, & sur les pages.
Grand boutellier-échanson.
D’or, à trois hirondelles de sable, celle du chef se regardant, & celle de la pointe au vol étendu. Pour dignité il n’a que le seul pouvoir de porter à côté de son écu deux flacons d’argent dorés, sur lesquels sont les armes du roi.
Grand pannetier.
De sable; à trois fasces dentelées par le bas d’or; au bas de l’écu pour marque, la nef d’or & le cadenat qu’on pose à côté du couvert de sa majesté.
Le grand pannetier a sous lui des écuyers tranchans, il fait essai des viandes.
Grand veneur.
De France, au bâton de gueule, péri en barre, & pour sa dignité, deux grands cors avec leurs enguichures.
Il a la surintendance sur tous les officiers de la vennerie.
Grand fauconnier.
Coupé de gueule & d’or, au léopard lionné d’argent sur gueule, couronné d’or & de sable sur or, & pour marque, deux leurres qui renferment des becs, ongles & aîles.
Il a la surintendance sur toute la fauconnerie.
Grand louvetier.
D’or, au lion de gueule, naissant d’une riviere d’argent, au chef d’azur, chargé de trois étoiles d’or, & pour marque de sa charge, deux rencontres de loups à côté du bas de son écu. Il a la surintendance de la chasse des loups.
Grand maréchal-de-logis.
D’azur, au levrier passant d’argent colleté de gueule, au chef d’or, chargé de trois étoiles de sable; & pour marque, une masse & marteau d’armes passés en sautoir derriere l’écu.
Il a sous lui des maréchaux-de-logis, des fourriers du corps, & fourriers ordinaires; & sa fonction est de faire marquer tous les départemens & logemens, tant de sa majesté que de la cour.
Grand prevôt.
Ecartelé au premier & quatrieme d’argent, à deux fasces de sable; au second & troisieme, semé de France, au lion de gueule, qui est Montsoreau; & pour marque, deux faisceaux de verges d’or, posés en sautoir, liés d’azur; du milieu sort une hache d’armes.
Son autorité s’étend sur les officiers du roi, pour empêcher les desordres à la suite du roi.
Le capitaine des gardes de la porte.
D’or, à la couleuvre d’azur, posée en pal, pour marque, deux clés d’argent posées en pal, les anneaux terminés par une couronne royale. Il a sous son commandement des lieutenans & archers.
Colonel général de l’infanterie.
De France, au lambel d’argent; derriere l’écu, six drapeaux de couleurs du roi, blanc, incarnat & bleu, trois de chaque côté.
PLANCHE XIX.

Colonel général de la cavalerie françoise.
Voyez au grand chambellan, mêmes armes, six cornettes aux armes de France, trois de chaque côté.
Colonel général des dragons.
De gueule, à la fasce d’or, chargée de trois étoiles d’azur, la fasce accompagnée de trois croissans du second, dix étendards derriere l’écu, cinq de chaque côté, semés de France. Colonel général des gardes françoises.
Ecartelé d’or & de gueule, six drapeaux derriere l’écu, trois de chaque côté.
Colonel général des suisses & grisons.
De France, au bâton péri en barre de gueule, six drapeaux, trois de chaque côté.
Premier président.
Ecartelé; au premier & quatrieme de gueule, au chevron d’or, accompagné en chef de deux étoiles d’or, & en pointe, d’un croissant d’argent; au second & troisieme, d’argent, au lion de sable, armé & lampassé de gueule, qui est de Megrigny, l’écu surmonté d’une couronne de duc, persillée de huit feuilles de persil, surmontées d’un mortier de velours noir, enrichi de deux grands & larges passemens d’or; la robe d’écarlate doublée d’hermine, mise en forme de manteau ducal, avec les crochets d’or sur l’épaule, ce qui le distingue des autres présidens.
Président à mortier.
D’argent, au porc-épi de sable, le mortier à un seul galon, la robe comme ci-dessus, en forme de manteau ducal, & la couronne au dessus de l’écu.
Prevôt de Paris.
Ecartelé; au premier & quatrieme, d’azur, au levrier d’argent & rempant, accollé & bouclé d’or; au second & troisieme, d’argent, à trois merlettes de sable. Sur le tout écartelé au premier & quatrieme, de gueule, à trois bandes d’or; au second & troisieme, d’hermine, à une bordure de gueule, l’écu surmonté d’une couronne de marquis, derriere l’écu posé en sautoir, deux bâtons d’ébene, garnis de pommes & bouts d’yvoire, les têtes en haut.
Marquis.
De gueule, à la bande d’or, chargée d’une traînée de cinq barrillets de sable, l’écu surmonté d’une couronne d’or rehaussée de quatre fleurons ou feuilles de persil, entre lesquelles il y a quatre rangées de perles posées chacune 1. & 2. ce qui forme douze perles supportées sur des pointes, pour les relever sur le cercle qui est garni de pierreries.
Le marquis est celui dont la terre a été érigée en marquisat; il a fallu pour cet effet, qu’il fût seigneur de trois baronnies & de trois châtellenies, ou de deux baronnies & de six châtellenies.
Comte.
Ecartelé; au premier d’or, à une fasce échiquetée d’azur & d’argent, accompagnée de trois roses de gueule, deux en chef, & une en pointe à la bande de sable, brochante sur le tout; au deuxieme, d’argent, à la fasce virée de gueule; au troisieme, de sable, à la croix pattée d’argent; au quatrieme, d’argent, au chevron de sable, & un demi à dextre au-dessous, accompagné de trois navettes de même. Sur le tout, de sable, un chevron accompagné de trois massacres de cerf, le tout d’argent, l’écu surmonté d’une couronne de comte, qui est d’or, garnie de pierreries, grélée ou chargée de perles que l’on appelle perles de comte.
Il doit y en avoir dix-huit. Le comte doit être seigneur de deux baronnies & de trois châtellenies, ou d’une baronnie & de six châtellenies.
Baron.
Ecartelé; au premier & quatrieme d’or, à la tour de sable; au second & troisieme, d’azur, au lion d’argent, adextré en chef d’une fleur-de-lis d’or, sur le tout, d’azur, à une fleur-de-lis d’or, qui est une con-cession, l’écu surmonté d’une couronne qui est un cercle d’or entortillé de perles enfilées.
Le baron doit être seigneur de trois châtellenies, pour relever du roi en une seule foi & hommage.
Vidame.
De gueule, à deux branches d’alisier d’argent, passées en sautoir chargé du haut d’un écusson d’or, écartelé au premier & quatrieme d’azur, aux chaînes d’argent posées en sautoir, qui est Alberty; au second & troisieme, d’or, au lion couronné de gueule, l’écusson sous un chef échiqueté d’argent & d’azur, l’écu surmonté d’une couronne d’or garnie de pierreries & de perles rechaussées de quatre croix pattées.
Le vidame étoit autrefois celui qui supplééoit à l’évêque pour aller à la guerre, & pour défendre son diocèse. Maintenant ce titre de seigneurie est rare; les plus considérables sont les vidames d’Amiens, de Chartres & de Reims.
Vicomte.
D’azur, à la croix d’or, cantonnée de vingt billettes de même, cinq dans chaque canton, posées 2. 1. & 2. la croix chargée en cœur d’un écu d’azur chargé d’une croix ancrée d’or, qui est Stainville; le tout surmonté d’une couronne de vicomte, un cercle émaillé chargé de quatre grosses perles blanches.
PLANCHE XX.

Des places principales de l’écu d’armes, & comme elles sont nommées.
L’écu d’honneur au haut du pennon, a neuf points ou places principales. A B C, le premier, le second, & le troisieme point du chef de l’écu. D, place, point ou lieu d’honneur. E, flanc ou place du milieu, & centre de l’écu, que l’on nomme aussi cœur & abîme. F, le point ou place dite le nombril de l’écu. G, point du flanc dextre. H, point du flanc senestre. I, point & bas de la pointe de l’écu.
Ecu d’honneur au bas du pennon.
A, B, C, les trois points du chef représentant la tête de l’homme, dans laquelle résident l’esprit, le jugement & la mémoire. D, représente le cou de l’homme, & est appellé lieu d honneur. Les rois & princes voulant gratifier & honorer, donnent des chaînes d’or & des pierreries, & font chevaliers de leur Ordre. E, dénote le cœur de l’homme. F, représente le nombril. G, le flanc dextre. H, dénote le flanc senestre. I, représente les jambes de l’homme, symbole de la constance & fermeté.
Des partitions de l’écu, des écartelures & divisions. Ecusson à dextre.
I. Parti: cette sorte de division étoit autrefois assez fréquente, notamment par les femmes mariées ou par les veuves: elles mettoient les armes de leur mari au côté dextre, & les leurs à senestre; ce qui n’a jamais bien fait, estropiant toutes les pieces. Parti au 1. de, au 2. de. Voyez la république de Geneve, Planche XVII.
II. Coupé: cette division est nécessaire avec le parti, pour bien blasonner & déchifrer en peu de mots tel nombre de quartiers qu’on desirera de mettre dans l’écu d’armes; & l’on dit, coupé au 1. de, au 2. de.
III. Parti coupé: il est composé des deux premiers; & pour abréger on dit écartelé, & l’écusson qui est au milieu se dit sur le tout. Voyez écartelé, plusieurs exemples, comme Albert de Luynes, Pl. XIII. & Molé, Pl. XIX. &c. & pour sur le tout, l’archevêque de Reims, Pl. XIII. &c.
IV. Lorsque l’écu est rempli de six quartiers, il faut dire, parti d’un coupé de deux traits qui forment six quartiers; & puis il faut blasonner ce qui est au premier, & dire le nom de la maison, & ainsi du second, troisieme & de tous les autres; & par ce moyen l’on déchifrera avec facilité tel nombre de quartiers qui se rencontreront dans l’écu.
V. Lorsqu’il est partagé en huit, il faut dire, parti de trois traits & coupé d’un; ce qui forme huit quartiers, au 1. de, au 2. de, &c.
VI. Et lorsque l’écu est de dix quartiers, il faut dire, parti de quatre traits, & coupé d’un, ce qui forme dix quartiers au 1. de, au 2. de, &c.
Ecusson à senestre.
VII. Et quand il y a douze quartiers, il faut dire, parti de trois traits, coupé de deux.
VIII. L’écu qui est rempli de seize quartiers, se peut blasonner diversement, à sçavoir, parti de trois, coupé de trois, ou bien écartelé & contre-écartelé.
IX. Celui de vingt quartiers se dit, parti de quatre traits, coupé de trois.
X. Parti de trois, coupé d’un, qui font huit quartiers avec un écusson en cœur de l’armoirie principale, comme sont disposées les alliances & armes de la maison de Lorraine. Voyez la Pl. XVI.
XI. Parti de deux, coupé de trois, ce qui forme douze quartiers.
XII. Ecusson à expliquer, écartelé; au premier contre-écartelé; au second, tranché; au troisieme, taillé; au quatrieme, coupé; sur le tout, parti, qui est l’écusson chargé d’un autre écusson qui se nomme sur le tout du tout.
XIII. Pennon de trente-deux quartiers, dont voici l’explication pour apprendre à bien blasonner. Avec un enté, parti à la pointe qui forme trente-quatre quartiers, & le sur le tout fait trente-cinq.
Donc ce pennon est parti de sept, coupé de trois qui font trente-deux quartiers entés en pointe sous le tout parti, qui font trente-quatre quartiers, & le sur le tout trente-cinq. Sçavoir:
Vingt-un royaumes, cinq duchés, un marquisat, quatre comtés, & trois seigneuries.
Le premier, du royaume de Castille, de gueule, à la tour donjonnée de trois pieces d’or, maçonnée de sable. Le second, du royaume de Leon, d’argent, au lion de gueule, armé, lampassé & couronné d’or. Au troisieme, du royaume d’Arragon, d’or, à quatre pals de gueule. Au quatrieme, du royaume de Naples, d’azur, semé de fleurs-de-lis d’or, au lambel de gueule, écartelé du royaume de Jérusalem, d’argent, à la croix potencée d’or, cantonnée de quatre croisettes de même. Au cinquieme, du royaume de Sicile, d’or, à quatre pals de gueule, flanqués d’argent, à deux aigles de sable, becquées & membrées de gueule. Au sixieme, du royaume de Navarre, de gueule, au chêne d’or posé en croix, sautoir & orle. Au septieme, du royaume de Grenade, d’argent, à la grenade de gueule, tigée de sinople. Au huitieme, du royaume de Tolede, de gueule, à la couronne fermée d’or. Au neuvieme, du royaume de Valence, de gueule, à une ville d’argent. Au dixieme, du royaume de Galice, d’azur, semé de croix recroisetées au pié fiché d’or, au ciboire de même. Au onzieme, du royaume d’Asturie, écartelé au premier de Castille; au second & trosieme, d’azur, au ciboire d’or; au quatrieme, de Leon. Au douzieme, du royaume de Majorque, d’or, à quatre pals de gueule, à la cottice de même, brochante en bande. Au treizieme, du royaume de Séville, d’azur, à un roi assis dans son trône d’or. Au quatorzieme, du royaume de Sardaigne, d’Arragon ancien, d’argent, à la croix de gueule, cantonnée de quatre têtes de Maures de sable, tortillées d’argent. Au quinzieme, du royaume de Cordoue, d’or, à trois fasces de gueule. Au seizieme, du royaume de Murcie, d’azur, à six couronnes d’or, posées 3, 2 & 1. Au dix-septieme, du royaume de Jaen, écartelé d’or & de gueule, à la bordure componnée de quatorze pieces, de Castille & de Leon. Au dix-huitieme, du royaume de Gibraltar de Castille, la tour chargée d’une clé de gueule, posée en pal, brochante sur la porte. Au dix-neuvieme, comme roi des isles de Canarie, une mer d’argent ombrée d’azur, à sept isles de sinople. Au vingtieme, comme roi des Indes, d’argent, semé de besans d’or. Au vingt-unieme, comme roi des îles & terres-fermes de l’Amérique, de Léon, parti d’azur, à la tour d’argent. Au vingt-deuxieme, du duché de Milan, d’argent, à la givre d’azur, issante de gueule, couronnée d’or. Au vingt-troisieme, du duché de Brabant, de sable, au lion d’or, armé & lampassé de gueule. Au vingt-quatrieme, du duché de Gueldres, d’azur, au lion contourné d’or, armé & lampassé de gueule. Au vingt-cinquieme, du duché de Limbourg, d’argent, au lion la queue fourchée de gueule, lampassé d’azur, armé & couronné d’or. Au vingt-sixieme, du duché de Luxembourg, burelé d’argent & d’azur, au lion la queue fourchée de gueule, lampassé d’azur, armé & couronné d’or. Au vingt-septieme, du marquisat d’Anvers, d’argent, à l’aigle de gueule. Au vingt-huitieme, du comté de Barcelonne, d’argent, à la croix de gueule, écartelé d’Arragon. Au vingt-neuvieme, du comté de Flandre, d’or, au lion de sable, armé de gueule. Au trentieme, du comté de Namur, de Flandre, à la cottice de gueule. Au trente-unieme, du comté de Hainault, écartelé de Flandre & de Hollande. Au trente-deuxieme, de la seigneurie de Biscaye, d’argent, à un arbre de sinople, à deux coups de gueule passant au pié, chappé en pointe, parti de la seigneurie de Malines, d’or, à trois pals de gueule, sur le pal du milieu un écusson d’argent, chargé d’un aigle de sable, de la seigneurie de Moline, d’azur, au dextrochere armé d’or, la main d’argent tenant un anneau d’or, sur le tout, d’Arragon, d’azur, à trois fleurs-de-lis d’or, à la bordure de gueule.
PLANCHE XXI.

Arbre généalogique pour connoître les alliances supérieures & inférieures des maisons, & les descendans des gentilshommes & familles illustres, & montrer à faire les preuves de noblesse des personnes que les souverains veulent honorer des colliers des ordres, ou qui desirent entrer en l’ordre des chevaliers de Malte, saint Lazare, comtes de Lyon, S. Cyr, l’école militaire, & autres lieux.
Il faut faire preuve de génération depuis les bisayeuls, & bisayeules paternels & maternels, qui font huit quartiers rangés en ligne traversale jusqu’au pere & à la mere du prétendant qui fait le quatrieme degré en descendant; ce qu’on exige pour être reçu. Si l’on veut monter plus haut, & faire une généalogie plus parfaite & plus grande, soit de seize quartiers, de trente-deux, de soixante-quatre, & même de cent vingt-huit, il sera toujours observé de mettre le paternel à droite, & le maternel à gauche, commençant par le bas qui sera la place du fils, lequel fera en remontant le premier degré de génération; au-dessus, le pere & la mere, qui feront deux quartiers & le deuxieme degré; puis les ayeuls & ayeules, qui donneront les quatre quartiers & troisieme degré; ensuite les bisayeuls & bisayeules feront les huit quartiers & le quatrieme degré; des bisayeuls aux trisayeuls se feront les seize quartiers & le cinquieme degré; des trisayeuls aux quatriemes ayeuls se fera le sixieme degré, & se parferont les trente-deux quartiers d’alliance tant paternels que maternels, comme ici depuis monseigneur le dauphin jusqu’aux majeurs en montant; & depuis les majeurs jusqu’à monseigneur le dauphin en descendant.
Pour les soixante-quatre quartiers, il faut aller aux cinquiemes ayeuls, qui font le septieme degré, & sixiemes ayeuls, qui font le huitieme degré. Il suffit pour exemple de l’arbre généalogique ici représenté, des huit, seize & trente deux quartiers, puisqu’il n’y a qu’à augmenter d’un degré pour soixante-quatre, & d’un autre pour cent vingt-huit.
PLANCHE XXII.

Supports de moines, de sirenes, de levrettes, d’ours, d’hermines, de griffons, d’aigles, de lions casqués & supportant aigles, de paons à tête humaine, de cignes, de cerfs aîlés, & de tigres.
PLANCHE XXIII.

Ordres.
1. La sainte Ampoule fut instituée sous Clovis, l’an 496. Les chevaliers de cet ordre portent au cou un ruban de soie noire, où pend une croix coupée d’or, émaillée de blanc, garnie aux quatre angles de quatre fleurs-de-lis d’or, & chargée d’une colombe tenant de son bec la sainte Ampoule reçue par une main; le revers est saint Remy tenant de sa main droite la sainte Ampoule, & de la gauche, son bâton de primat.
2. Le n°. 2 est comme on la porte journellement, avec les mêmes explications que ci-dessus.
3. Saint Michel fut institué par le roi Louis XI. le premier jour du mois d’Août 1469. Les chevaliers de cet ordre portent une croix d’argent, chargée en cœur d’un saint Michel foulant aux piés un dragon, laquelle croix est attachée à un grand cordon noir.
Les chevaliers commandeurs de l’ordre du saint Esprit portent la chaîne d’or, composée de coquilles d’argent, enlacées l’une avec l’autre d’un double las, posées & assises sur des chaînettes ou mailles, & au milieu pend sur la poitrine une médaille de saint Michel.
4. Ordre du saint Esprit, institué par Henry III. en 1579. La marque de cet ordre est une croix d’or émaillée, avec une fleur-de-lis d’or dans chacun des angles de la croix, & dans le milieu une colombe d’un côté, & l’image de saint Michel de l’autre; elle est attachée au bout d’un grand cordon bleu-céleste, porté en écharpe.
La croix des huit commandeurs ecclésiastiques & du grand aumônier n’est chargée que d’une colombe, parce qu’ils ne sont point chevaliers de saint Michel; ils portent, ainsi que les chevaliers, une croix de broderie d’argent sur le côté gauche de leurs manteaux & habits, au milieu de laquelle est une colombe, & aux quatre angles autant de fleurs-de-lis & de rayons d’argent.
Le grand collier de l’ordre que les chevaliers portent dans les grandes cérémonies, est composé de trois nœuds répétés; sçavoir, d’une H, en mémoire du roi Henri III. d’une fleur-de-lis d’or, d’où sortent des flammes émaillées couleur de feu, & d’un trophée d’armes que le roi Henry IV. y ajouta en 1594.
5. L’ordre militaire de saint Louis, institué en 1693 par Louis XIV. roi de France, pour le mérite & récompense des officiers militaires La marque de cet ordre est une croix d’or, sur laquelle est l’image de S. Louis.
Les simples chevaliers la portent attachée sur l’estomac avec un petit ruban couleur de feu. Les commandeurs l’ont au bout d’un grand ruban qu’ils portent en écharpe; & les grands-croix, outre le grand cordon rouge, ont encore la même croix en broderie d’or sur le juste-au-corps & sur leurs manteaux.
La croix de l’ordre est émaillée de blanc, brodée d’or, cantonnée d’une fleur-de-lis de même, chargée d’un côté de l’image de S. Louis cuirassé d’or & couvert de son manteau royal, tenant de sa main droite une couronne de laurier, & de sa gauche, une couronne d’épine, les cloux de la passion en champ de gueule; la croix est entourée d’une bordure d’azur, sur laquelle sont ces mots, Ludovicus magnus instituit 1693. L’autre côté de la croix est de gueule, à une épée flamboyante, la pointe passée dans une couronne de laurier liée de l’écharpe blanche, à la bordure d’azur, avec la devise en lettres d’or, bellicœ virtutis prœmium.
6. L’ordre royal & militaire de S. Lazare de Jérusalem & hospitalier de Notre-Dame du Mont Carmel.
On a fixé l’institution de l’ordre de saint Lazare de Jérusalem, avant 1060, tems des premieres croisades.
Louis VII. amena en France les premiers chevaliers de S. Lazare en 1154. Louis IX. saint ramena ce qui restoit des chevaliers en 1251. Henry IV. unit cet ordre à celui du Mont Carmel qu’il venoit d’instituer le 31 Octobre 1608.
Ces ordres ont été confirmés de nouveau par Louis XIV, en 1664, & par sa majesté en 1722 & 1757. La marque de l’ordre est une croix d’or à huit raies, d’un côté émaillée d’amarante, avec l’image de la Vierge au milieu, environnée de raïons d’or; & de l’autre, émaillée de vert, avec l’image de S. Lazare; chaque raïon est pommeté, & une fleur-de-lis dans chaque angle de la croix qui est attachée à un grand ruban de soie tannée d’amarante, mis en écharpe.
7. Ordre des comtes de Lyon, institué par Louis XV. en 1745.
La marque de cet ordre est une croix à huit pointes, émaillée de blanc, bordée d’or, cantonnée dans chaque angle d’une fleur-de-lis d’or; les quatre autres angles de la croix est une couronne de comte d’or, perlée d’argent, au milieu une médaille de gueule, & S. Jean-Baptiste posé sur une terrasse de sinople, avec cette légende, prima sedes Galliarum. Sur le revers de la croix est S. Etienne lapidé, avec cette légende, Ecclesia comitum Lugduni.
8. Ordre royal & hospitalier du S. Esprit, en deçà des Monts.
Le premier chapitre général de cet ordre fut tenu à Montpellier en 1032, établi par les bulles d’Innocent III. Honoré III. & Gregoire II. Il a été confirmé par les édits & lettres-patentes de nos rois Henry II. Charles IX. Henry III. Henry IV. Louis XIII. & par Louis XIV. en 1647 & 1671.
La croix de cet ordre est à douze pointes, avec une colombe posée dans le milieu, dans chaque angle une fleur-de-lis, le ruban noir; le revers est de même.
9. Ordre du Mérite militaire, institué par Louis XV. 10 Mars 1759, en faveur des officiers nés en pays où la religion protestante est établie.
La marque de cet ordre est un cordon bleu avec une croix d’or. Sur un des côtés il y a une épée en pal avec ces mots pour légende, pro virtute bellica; & sur le revers, une couronne de laurier, avec cette légende, Ludovicus XV. instituit.
10. Ordre de Malte. Son origine est en 1012, & son établissement a été confirmé par le pape Honorius II. & par le patriarche de Jérusalem en 1124. Raymond Podius, Florentin, en fut nommé le premier grand-maître.
La marque de cet ordre est une croix d’émail blanc, à huit pointes représentant les huit béatitudes. Les chevaliers de la nation françoise portent la croix de l’ordre cantonnée de quatre fleurs-de-lis, attachée à un ruban noir. La croix en France est couronnée d’une couronne royale.
11. Ordre de la Toison d’or, institué à Bruges le 10 de Janvier 1429, par Philippe II. dit le Bon, duc de Bourgogne. Le collier de l’ordre est de doubles fusils entrelacés de pierreries & cailloux étincelans de flammes de feu, avec ces mots, ante ferit quam flamma micet. Au bout du collier est la figure d’un mouton ou toison d’or, avec cette devise, pretium non vile laborum. Le ruban de la Toison est rouge.
12. L’ordre militaire de Calatrava en Espagne, a pris son titre & son origine du château de ce nom. Sanche III. roi de Castille, l’institua en 1158.
Les marques de cet ordre sont une croix de gueule fleurdelisée de sinople; & à l’écu, dans les deux cantons de la pointe, deux menotes d’azur, pour marquer leur fonction qui est de délivrer les chrétiens des mains des infideles.
13. L’ordre de S. Jacques de l’Epée, institué en l’an 1175, eut son commencement en Espagne au royaume de Galice, où est le corps du grand apôtre S. Jacques en la ville de Compostelle.
La marque de l’ordre est un collier à trois chaînes d’or, au bout desquelles pend l’épée rouge, chargée d’une coquille d’argent, le pommeau & la garde en forme d’une fleur-de-lis.
14. L’ordre militaire d’Alcantara ou de S.Julien du Poirier, en Espagne, prit son nom de la ville d’Alcantara, conquise sur les Maures par le roi de Léon Alphonse IX. l’an 1212, lequel la donna en garde à Martin Fernandès de Quintana, douzieme grand maître de l’ordre de Calatrava, qui remit cette place aux chevaliers de S. Julien du Poirier.
La marque de cet ordre est une croix fleurdelisée de sinople, chargée en cœur d’un écu d’or, au poirier de sinople.
15. L’ordre de Notre-Dame des Graces en Espagne, reconnoît pour son fondateur Jacques I. roi d’Arragon, qui institua cet ordre en 1223 le jour de S. Laurent, dans l’église cathédrale de Barcelonne, où Pierre Nolasko fut nommé grand-maître. Les chevaliers portent sur l’estomac un écu de gueule, à une croix d’argent coupée d’Arragon, & partie de Sicile, avec la couronne royale sur l’écu.
16. L’ordre de Notre-Dame de Monteza, en Espagne, institué par Jacques II. roi d’Arragon & de Valence, en 1317.
La marque de cet ordre est une croix de gueule attachée sur un habit blanc.
17. L’ordre des chevaliers de la Blanda, institué en Espagne par le roi Alphonse XI. en 1332, pour récompenser ceux qui s’étoient distingués à son service. La marque de cet ordre est un cordon rouge, porté sur l’épaule gauche en écharpe.
18. L’ordre Teutonique. Son origine est de 1191. La croix de sable fut donnée à l’ordre par l’empereur Henry VI. après le siége de la ville de Ptolémaïde; la croix d’or, par Jean, roi de Jérusalem, & l’aigle impérial, par l’empereur Frédéric II. & Saint Louis, roi de France, ajouta des fleurs-de-lis aux quatre bouts de la croix d’or, le tout fut attaché à une chaîne d’or.
19. L’ordre de chevalerie de S. Hubert, institué en 1444 par Gerard, duc de Juliers, de Cleves & de Berg, pour rendre graces au ciel des victoires qu’il avoit remportées sur les ennemis, est une croix d’or chargée de pierreries, & au centre une médaille d’or, où est l’image de S. Hubert prosterné devant la croix qui sui apparoît entre les cornes d’un cerf.
Les chevaliers ont un ruban rouge en écharpe, où l’ordre est attaché, & outre cela, ils portent sur l’estomac une croix rayonnante en broderie d’or, au milieu de laquelle est un cercle où on lit ces mots, in fide sta strmiter.
20. L’ordre de chevalerie de la Tête Morte, institué par Silvius Nimrod, duc de Wirtemberg en Silésie, en 1652.
La marque de cet ordre est une tête de mort dans un nœud à un ruban noir avec un ruban blanc en devise où sont ces mots, memento mori, à-l’entour de la tête.
PLANCHE XXIV.

21. L’ordre de chevalerie de la Concorde fut institué par Chrétien Ernest, margrave de Brandebourg, en 1660.
La marque de cet ordre est une croix de huit pointes au milieu, chargée d’un côté de deux branches d’olivier passant par deux couronnes en sautoir, & couronnée d’un bonnet de prince, avec ce mot, concordant; & de l’autre, du nom du fondateur, & l’année de l’institution, tout couronné de même, le ruban couleur d’orange.
22. L’ordre de chevalerie des Dames Esclaves de la vertu, institué en 1662 par Eléonore de Gonzague veuve de l’empereur Ferdinand III. dans le dessein de faire regner la piété parmi les dames de sa cour. La marque est un soleil d’or environné d’une couronne de laurier, avec cette devise, sola triumphat ubique.
23. L’ordre de chevalerie des Dames Réunies pour honorer la croix, institué par l’imperatrice Eléonore de Gonzague en 1668, à l’occasion de l’incendie qui arriva au palais de l’empereur, où il y eut quantité d’effets précieux consumés par les flammes qui parurent avoir respecté un Crucifix d’or qui renfermoit du bois de la vraie Croix.
Pour marque de cet ordre, les dames portent sur le côté gauche de la poitrine, au bout d’un ru-ban noir, une croix d’or dont les quatre coins sont terminés par une étoile; deux petites branches, couleur de bois, la traversent en sautoir; quatre aigles impériales l’environnent, soutenant cette devise, salus & gloria.
24. L’ordre de chevalerie de la Générosité. Cet ordre fut institué en 1685 par Frédéric III. électeur de Brandebourg, & roi de Prusse, lorsqu’il étoit encore prince électoral. Il donna à ces chevaliers une croix émaillée d’azur, ayant pour devise ce mot, la Générosité.
25. L’ordre de chevalerie de la Noble Passion. Jean Georges, duc de Saxe Weissenfels, institua cet ordre en 1704, pour inspirer des sentimens d’élévation à la noblesse de ses états.
La marque de cet ordre est un grand ruban blanc bordé d’or, que les chevaliers portent sur l’épaule droite en écharpe, au bout duquel pend une étoile d’or, chargée en cœur de ces deux lettres J. G. qui marquent le nom du fondateur dans un champ émaillé d’azur sur une croix de gueule, le tout entouré d’un cordon blanc, à la bordure d’or, où il y a, j’aime l’honneur qui vient par la vertu; & de l’autre côté sont représentées les armes de la principauté de Querfurt, avec ces mots, société de la noble Passion, instituée par J. G. D.D S. Q. 1704.
26. L’ordre de chevalerie de l’Amour du prochain fut institué par Elisabeth Christine impératrice, en 1708.
La marque de dignité de l’ordre est un ruban rouge attaché sur la poitrine, au bout duquel pend une croix à huit pointes, où sont ces mots, amor proximi.
27. L’ordre de S. Georges, défenseur de l’immaculée Conception de la Vierge. Charles Albert, électeur de Baviere, l’institua par concession papale à Munich l’an 1729, le jour de la fête de S. Georges.
La marque de cet ordre est une croix à huit pointes, chargée en cœur de l’image de S. Georges à cheval tuant un dragon. On lit sur le collier de l’ordre ces mots, Fid. Just. & Fort. qui y sont arrangés alternativement entre des colonnes surmontées d’un globe impérial, & ayant pour supports deux lions armés de chacun un sabre.
28. L’ordre du S. Sépulcre, institué en 1103 par Baudouin I. roi de Jérusalem. Le pape Innocent VIII. l’an 1477 unit ces chevaliers avec les chevaliers de S.Jean de Jérusalem, lors de leur demeure à Rhodes, comme étant de mêmes vœux & mêmes regles. Cette union dura peu.
La marque de l’ordre est un cordon noir, où pend une croix potencée, cantonnée de quatre croisettes de gueule, pour marquer les cinq plaies de Notre-Seigneur. Aujourd’hui l’on porte une croix à huit pointes, émaillée en blanc, & fleur-de-lis d’or, aux quatre angles; au milieu, une médaille d’argent, chargée de la croix de Jérusalem de gueule; & sur le revers, une resurrection d’or sur un fond d’azur.
29. L’ordre des dames de la Croix étoilée, institué par Marie Thérese Walpurge Amélie Christine d’Autriche, impératrice, le 18 Juin 1757.
La marque de cet ordre est une croix patée, émaillée de blanc, bordée d’or, & une médaille blanche, chargée d’une fasce de gueule, entourée d’une légende fortitudo, les lettres en or; & au revers, un chiffre composé d’un M. T. F. doublé, entouré d’un émail vert.
30. L’ordre de Notre-Dame de Lorette, institué par le pape Sixte V. lequel fonda cet ordre en 1587, & donna aux chevaliers, pour marque de leur dignité, l’image de Notre-Dame de Lorette.
31. L’ordre du Lis, institué par le pape Paul III. La marque de l’ordre est une double chaîne d’or, entrelacée de lettre M à l’antique; au bout est une médaille en ovale, sur laquelle est émaillé un lis d’azur, sortant d’une terrasse, & supportant une M aussi à l’antique, couronnée. A-l’entour de la médaille sont ces mots, Pauli III. P. M. & sur le revers est l’image de Notre-Dame sur un arbre formant la couronne. 32. L’ordre militaire de l’Avis en Portugal, institué par Alphonse I. roi de Portugal, lorsqu’il fit la conquête de la ville d’Evora sur les Maures.
Les armes sont d’or, à la croix fleurdelisée de sinople, accompagnée en pointe de deux oiseaux de sable.
33. L’ordre de S. Jean & S. Thomas, institué en 1254. Cet ordre s’est éteint en Syrie par la domination des infideles; mais il s’est continué en Portugal par ceux des chevaliers qui y étoient demeurés.
Ils possedent encore actuellement 509 commanderies & deux bailliages; ils ont permission de se marier.
La marque de cet ordre est une croix patée de gueule, chargée des deux saints nommés ci-dessus.
34. L’ordre militaire du Christ. La destruction des templiers donna naissance à celui du Christ en Portugal. Ce fut Denis I. roi de Portugal, qui l’établit en 1319.
La marque de cet ordre est une croix patée, haussée rouge, chargée d’une croix pleine & haussée d’argent, laquelle croix ils portent au bout de leurs colliers qui est une chaîne à trois rangs. Il y a des chevaliers qui la portent à huit pointes.
35. L’ordre militaire de la Jarretiere, institué par Edouard III. roi d’Angleterre.
La marque de l’ordre étoit un écu d’argent, chargé d’une croix rouge, avec une jarretiere bleue couverte d’émail & attachée à la jambe gauche avec une boucle d’or, les mots honi soit qui mal y pense, lui servant de devise; le nom de Jarretiere a toujours demeuré depuis à cet ordre. Les chevaliers portent un ruban bleu au cou, au bout duquel pend l’image de S. Georges avec la devise gravée autour. Depuis le changement de religion, arrivé en Angleterre, on a changé la croix de l’ordre en un soleil. Jacques VI. roi d’Angleterre, y a réuni l’ordre du Chardon; son collier est composé de roses rouges & blanches, entrelacées de nœuds de lacs d’amour.
36. L’ordre du Bain. L’on prétend que l’institution est de Henry IV. roi d’Angleterre, en 1399; d’autres font l’institution beaucoup plus ancienne, & prétendent que son nom vient de ce que tous les chevaliers étoient obligés de se baigner la veille de leur réception.
La marque de l’ordre est un cordon rouge porté en écharpe, au bout duquel est attaché un anneau d’or renfermant trois couronnes royales, au champ d’azur, avec la devise, tria in unum, & une guirlande qui pend au bas.
37. L’ordre de S. André ou du Chardon & de la Rue. L’institution de cet ordre est presque inconnue; ceux qui le rapportent au tems de Hungus, roi d’Ecosse, ne sont pas plus fondés en preuve que ceux qui l’attribuent à Jacques XI. en 1452.
La marque de dignité de cet ordre est un ruban vert que les chevaliers portent en écharpe, au bout duquel pend une médaille d’or, avec l’image de S. André sur un chardon armé de pointes. Le grand collier est composé de chaînons faits en forme de chardon avec son feuillage; & sur leurs habits les chevaliers portent un chardon en broderie entouré d’un cercle d’or ou rayon d’argent, entouré d’une légende où sont ces mots, nemo me impun lacesset.
38. L’ordre militaire de Dannebrog en Dannemarck, institué, selon moi, sous le regne de Waldemar en 1219. Cet ordre fut négligé & presque éteint par les successeurs de Waldemar, lorsque le christianisme s’introduisit dans toutes les provinces.
Chrétien V. roi de Dannemarck, l’a relevé en 1671, le jour du batême de son fils Frédéric IV. prince héréditaire de sa couronne.
La marque de cet ordre est une croix émaillée d’argent, chargée de onze diamans avec ces deux lettres G. S. Dans les cérémonies les chevaliers prennent pour collier une chaîne qui tient des deux côtés en double W, qui est le chifre du roi Chrétien V. & une croix émaillée d’argent; alternati-vement ils portent aussi un cordon blanc ondé & bordé de gueule, où la croix suspend, & sur l’estomac au côté droit, une étoile en broderie d’argent.
39. Ordre de chevalerie de l’Eléphant. Ce fut Chrétien I. roi de Dannemarck, surnommé le Riche, qui institua cet ordre en 1478. Ceux qui aspirent à cet honneur, sont obligés de recevoir auparavant l’ordre militaire de Dannebrog.
La marque de l’ordre de l’Eléphant est une chaîne d’or, au bout de laquelle pend un éléphant émaillé d’argent, le dos chargé d’un château de gueule, maçonné de sable, le tout posé sur une terrasse de sinople émaillée de fleurs; à la droite de l’éléphant il y a cinq diamans posés en croix, & à gauche, le chifre du nom du roi; le cordon est ondé d’azur, & les chevaliers portent sur leurs habits une étoile d’argent en broderie à huit pointes, & en cœur de l’étoile de gueule à la croix d’argent.
40. L’ordre de la Fidélité, institué par Chrétien VI. roi de Dannemarck, le 7 Août 1732, pour l’anniversaire de son mariage.
La marque de l’ordre est une croix coupée d’or, émaillée d’argent, chargée en cœur d’un écusson de gueule; écartelé, au premier & quatrieme d’un lion du nord, & au second & troisieme, d’un aigle, & sur le tout, d’azur, au chifre du roi & de la reine de Dannemarck; & sur le revers on lit cette légende, in felicissimœ unionis memoriam. Cette croix est attachée à un grand cordon de soie bleue, turquin, tissu d’argent aux extrémités, la croix rayonnée dans chaque angle.
PLANCHE XXV.

41. L’ordre des Chérubins & des Séraphins. On rapporte l’institution de cet ordre à Magnus, roi de Suede, en l’annee 1334.
Le collier de l’ordre est composé de chérubins & séraphins avec doubles chaînons & des croix patriarchales ou de Lorraine de sinople, à cause de l’archevêché d’Upsal; au bout du collier est attaché une ovale d’azur, où il y a un nom de Jesus, & en pointe, quatre cloux de la passion, émaillés de blanc & de noir.
42. L’ordre d’Amaranthe en Suede. Cet ordre institué par la reine Christine en 1653, ne dura pas long-tems, il finit avant la fondatrice.
La marque de l’ordre étoit une médaille émaillée de rouge, où il y avoit au milieu un AV mis en chifre & enrichi de diamans, environné d’une couronne de laurier; à l’entour étoit une devise, dolce nella memoria. Cette marque étoit attachée à un ruban couleur de feu, qui se portoit au cou.
43. L’ordre de chevalerie de S. André en Russie, institué par le czar Pierre I.
La marque de cet ordre est une croix de S. André, où est le titre du prince conçu en ces mots, le czar Pierre, conservateur de toute la Russie; la croix surmontée d’une couronne attachée au bout d’un grand cordon blanc, & dans les trois autres, l’aigle de Russie éployée, celui de la pointe de l’angle chargé d’un écusson surchargé d’un cavalier armé; & au revers est l’image de S. André au bout d’une autre petite croix, avec ces deux lettres SA.
Le collier de l’ordre est de chaînons, chargé de roses.
44. L’ordre de chevalerie de Sainte Catherine, institué par le czar Pierre I. en 1715, tant pour les seigneurs de sa cour que pour les dames.
La marque de dignité est un ruban blanc sur l’épaule droite en écharpe, au bout duquel pend une médaille enrichie de diamans, chargé de l’image de Sainte Catherine; & sur le côté gauche de l’estomac, une étoile en broderie, au milieu de laquelle est une croix avec cette devise, par l’amour & la fidélité envers la patrie.
45. L’ordre de chevalerie de l’Aigle noir en Prusse, fut institué par Frédéric, roi de Prusse I. en 1701.
La marque de cet ordre est une croix d’or émail- lée d’azur, ayant dans chacun des quatre angles un aigle éployée de sable, la croix chargée en cœur de ces mots, Fredericus rex, pend au bout d’un grand cordon d’orange que les chevaliers portent sur l’épaule gauche en écharpe.
Le collier est composé d’aigles & d’un gros diamant où il y a F. R. écartelé & entouré de quatre couronnes électorales; ils ont encore une étoile brodée d’argent sur l’estomac, au milieu de laquelle se voit un aigle éployé tenant dans sa serre gauche une couronne de laurier, & dans la dextre un foudre, avec cette devise, suum cuique.
46. L’ordre de chevalerie de l’Aigle blanc, institué par Auguste Il. roi de Pologne, en 1705.
La marque de dignité, comme on la porte aujourd’hui, est une croix émaillée de gueule, à huit pointes, & la bordure d’argent, cantonnée de Hammes de feu, chargées en cœur de l’aigle blanc qui a sur l’estomac une autre croix de même, environnée des armes & des trophées de l’électorat de Saxe; & de l’autre côté, le nom du roi en chifre, avec cette devise, pro fide, rege & lege, le tout surmonté d’une petite couronne de diamans pendant au grand cordon bleu; la chaîne est composée d’aigles couronnées & enchaînées.
47. L’ordre de S. Etienne en Toscane fut institué par Cosme I. grand duc de Toscane, en 1561, par vénération pour S. Etienne.
La marque de l’ordre est une croix à huit pointes de gueule, bordée d’or, suspendue à une chaîne d’orattachée par trois chaînons de même.
48. L’ordre militaire de l’Annonciade, institué par Amédée VI. comte de Savoie, dit le Verd, en 1362.
La marque de l’ordre est une chaîne d’or, composée de quinze nœuds en lacs d’amour, entrelacés de ces quatre lettres F. E. R. T. qui signifient, fortitudo ejus Rhodum tenuit, pour marquer la valeur de son ayeul. Au bout du collier pend une médaille faite en lacs d’amour, où est renfermé le mystere de l’Incarnation, qui y fut placé par Amédée VIII. duc de Savoie, en 1434; & Charles III. duc de Savoie, ajouta en 1518 autant de roses émaillées de gueule, que de lacs d’amour.
49. L’ordre de S. Maurice & de S. Lazare commença en 1370, institué en Savoie par S. Basile, & supprimé par le pape Innocent VIII. & fut rétabli par le pape Pie IV. en 1564.
La marque de l’ordre est une croix à huit pointes jointe avec la croix de S. Maurice qui est dessus, d’or, émaillée de blanc; cette marque se porte attachée à une chaîne d’or ou à un ruban de soie de telle couleur que chacun de l’ordre le trouve à propos. Le siége de l’ordre de S. Lazare est à Nice, & S. Maurice à Turin.
50. L’ordre de Notre-Dame de Gloire à Mantoue, institué par Barthelemy, religieux dominicain, & ensuite évêque; il institua cet ordre en 1233. Il porte d’argent, à la croix de pourpre cantonnée de quatre étoiles de même.
51. L’ordre militaire du Précieux Sang, institué par Vincent de Gonzague IV. duc de Mantoue, en 1608, à l’honneur des trois gouttes de sang de J. C. que l’on conserve à Mantoue.
Le collier de l’ordre est composé d’ovales d’or entrelacés par des chaînons; sur un de ces ovales est élevé d’émail blanc ce mot, Domine probasti; & sur d’autres sont des flammes de feu qui brûlent autour d’un creuset; au bout de ce collier pend un ovale où sont représentés deux anges émaillés au naturel, tenant un ciboire couronné, avec ces mots à l’entour, nihil isto triste recepto. Ces chevaliers portent le collier dans les grandes cérémonies, & se contentent d’avoir tous les jours sur l’estomac une médaille qui représente la même chose.
52. L’ordre militaire de S. Georges. La premiere institution se fit sous la regle de Basile; les chevaliers étoient obligés de prouver quatre degrés tant paternels que maternels.
La marque de cet ordre est un collier d’or, composé en chifre de lettres qui se suivent, lubarum, au bout duquel pend l’image de S. Georges perçant le dragon.
53. L’ordre de chevalerie de S. Marc à Venise; les auteurs ne s’accordent pas sur l’institution de cet ordre. Ce fut dans le second âge, selon moi, de la république, c’est-à-dire sous le gouvernement des ducs, que le corps de S. Marc, évangéliste, ayant été transporté d’Alexandrie à Venise, on institua cet ordre à l’honneur de ce saint.
La marque de l’ordre est une chaîne d’or, au bout de laquelle est attachée une médaille de même, sur laquelle est représenté un lion aîlé qui tient d’une patte une épée nue & un livre d’évangile ouvert, avec ces paroles, pax tibi, Marce, evangelista meus; sur le revers de la médaille se voit le nom du doge regnant, ou son portrait le représentant à genoux pour recevoir un étendard de la main de S. Marc.
54. L’ordre de S. Georges à Gènes; on prétend qu’il fut institué par l’empereur Rodolphe I. ou par l’empereur Frédéric III. ou enfin par Maximilien.
La marque de cet ordre est une croix d’or formée en treffle, & chargée en cœur d’une couronne, le tout attaché à trois chaînons d’or avec le ruban d’or.
Il y a plusieurs ordres de S. Georges, & ce saint est honoré comme patron de tous les chevaliers.
55. L’ordre de S. Janvier, institué le 2 Juillet 1738 par Charles infant d’Espagne, roi de Jérusalem & des deux Siciles.
La marque de l’ordre est une croix à huit pointes émaillée de blanc & brodée d’or, & sur le milieu S. Janvier, évêque, à demi-corps dans des nues. Le collier est composé d’attributs de l’église & du chifre de S. Janvier; & sur le revers, une médaille d’or, un livre d’or portant deux burettes de gueule, entourées de deux palmes de sinople.
56. L’ordre de Livonie dit des Freres Porte-glaives, institué par Engilbert & Thierry en 1203. Le pape Innocent III. l’approuva & le confirma en l’année 1233.
La marque de cet ordre est deux épées posées en sautoir, les pointes en bas, d’où ils eurent le nom de Freres Porte-glaives; le tout attaché à une chaîne d’or.
57. L’ordre de la Cordeliere, institué par la reine Anne de Bretagne en 1498.
La marque est un cordon blanc fait en lacs d’amour, qui se termine par deux glands qui retombent en bas.
58. L’ordre de S. Blaise fut institué sous les rois d’Arménie de la maison de Lusignan, tenant leur cour à Acre. Les chevaliers, officiers & servans les rois, étoient vêtus de bleu-céleste, & portoient sur l’estomac une croix d’or.
59. L’ordre de S. Antoine. Les chevaliers de cet ordre sont ecclésiastiques.
Leurs marques sont deux T. T. Le pere Bonanni prétend qu’outre les tau, ces chevaliers portoient un collier bordé d’or, où il y avoit une ceinture d’hermite, où pendoit un baton à crosse, & une clochette aussi d’or.
60. L’ordre de Sainte Catherine du mont Sinaï pour marque porte sur le manteau, du côté gauche par-dessus la croix d’or de Jérusalem, une roue percée à six raies de gueule, clouée d’argent.
PLANCHE XXVI.

61. L’ordre militaire de S. Blaise & de la Sainte Vierge Marie. On n’est pas sûr de la date de l’institution de cet ordre; plusieurs le prétendent aussi ancien que celui de S. Jean de Jérusalem.
La marque est une croix patée rouge, chargée d’une médaille de meme, où est S. Blaise d’un coté, & de l’autre côté la Sainte Vierge.
62. L’ordre de Sainte Madeleine. Jean Chesnel, gentilhomme breton, proposa l’institution de cet ordre au roi Louis XIII. en l’année 1614. La marque de cet ordre est une croix fleur delisée, & la branche d’en-bas commençant par un croissant, cantonnée de palmes arrangées en rond, naissantes des fleurs-de-lis, au milieu de la croix l’image de sainte Madeleine.
Le collier est composé d’M, lamda & d’A représentant les noms de sainte Madeleine, du roi & de la reine, Louis & Anne enchaînés & entrelacés de doubles cœurs cleschés, traversés de dards croisés; le tout émaillé d’incarnat, de blanc & de bleu. La devise de cet ordre étoit, l’amour de Dieu est pacifique.
63. L’ordre de la Charité chrétienne fut institué par Henry III. pour les pauvres capitaines & soldats estropiés à la guerre.
La marque est une croix ancrée en broderie de satin blanc, bordée de soie bleue, chargée en cœur d’une lozange de satin bleu surchargée d’une fleur-de-lis d’or en broderie, & autour de la croix, pour avoir bien servi.
64. L’ordre de S. Pierre & S. Paul. Le pape Paul III. romain de la maison de Farnese, fut instituteur de ces deux ordres l’an 1540, le sixieme de son pontificat, durant le reste duquel, c’est-à-dire jusqu’en 1549 qu’il occupa le siége de S. Pierre, il fit deux cens chevaliers.
La marque de l’ordre est un ovale d’or, où pend l’image de S. Pierre au bout d’une chaîne à trois rangs d’or; & au revers, l’image de S. Paul.
65. L’ordre du Croissant, institué par René d’Anjou, roi de Jérusalem, de Sicile & d’Arragon, en l’année 1464.
La marque de cet ordre est un croissant d’or, sur lequel étoit gravé au burin ce mot, LOZ. Ce croissant étoit suspendu par trois chaînettes au collier fait de trois chaînes d’or.
66. L’ordre de l’Hermine & de l’Epi, institué par François I. duc de Bretagne, l’an 1450.
La marque de l’ordre faite d’épis de blé d’or, passés en sautoir, liés haut & bas par deux bandes & cercles d’or, au bout duquel pend à une chaînette d’or, une hermme blanche courante sur une motte de gazon d’herbe verte diaprée de fleurs, & dessous, la devise à ma vie.
67. L’ordre du Dragon renversé, institué par l’empereur Sigismond l’an 1418.
La marque de l’ordre faite de deux tortis à doubles chaînes d’or, avec des croix patriarchales vertes, au bout pendoit un dragon renversé, les ailes étendues, émaillées de diverses couleurs; & journellement les chevaliers portoient une croix fleur-delisée de vert.
68. L’ordre de la Jara ou du Vase de la Vierge Marie, institué par Ferdinand, infant de Castille, prince de Pegnafiel, en l’année 1410. Il composa le collier plein de pots à bouquets de lis & de griffons, & une médaille pendante où est un lis à trois tiges.
69. L’ordre du Porc-épic fut institué par Louis de France, duc d’Orléans, second fils du roi Charles V. en 1393.
Le collier est composé de trois chaînes d’or, au bout duquel pendoit un porc-épic aussi d’or, sur une terrasse émaillée de verd & de fleurs. La devise étoit cominus & eminus, qui signifie de près & de loin.
70. L’ordre de la Colombe ou du S. Esprit, finit aussitôt qu’il fut institué en la ville de Ségovie l’an 1379 par Jean I. roi de Castille, qui en composa le col-lier de rayons de soleil ondoyés & en pointe, enchaînés de deux chaînes, le tout d’or, au bas il pendoit une colombe volante aussi d’or, émaillée de blanc, becquée & membrée de gueule, la tête en bas.
71. L’ordre de Bourbon dit du Chardon & de Notre-Dame, fut institué par Louis II. duc de Bourbon, surnommé le Bon, l’an 1470, au mois de Janvier.
La marque de l’ordre étoit composée de lozanges & demies, à double orle, émaillées de verd, cleschées & remplies de fleurs-de-lis d’or, & de lettres capitales en chacune des lozanges, émaillées de rouge, faisant ce mot espérance; au bout du collier pendoit sur l’estomac un ovale, le cercle émaillé de verd & rouge, & dans l’ovale, une image de la Vierge, entourée d’un soleil d’or couronné de douze étoiles d’argent, & un croissant de même, sous ses piés & au bout dudit ovale, une tête de chardon émaillé de verd.
72. L’ordre du Cigne au duché de Cleves, a été institué par ceux de cette maison, en mémoire du chevalier du Cigne.
Le collier de cet ordre est une chaîne d’or à trois rangs, qui tient suspendu par trois chaînons un cigne d’argent sur une terrasse émaillée de fleurs.
73. L’ordre du navire dit d’Outremer & du double Croissant, institué par le roi S. Louis en 1262, au second voyage qu’il fit en Afrique.
Le collier est fait de double coquilles entrelacées de doubles croissans passés en sautoir, & au bas du collier est une médaille où est un navire sur une mer; les coquilles représentoient la greve & le port d’Aigues-mortes, où il falloit s’embarquer.
Les croissans signifioient que c’étoit pour combattre les infideles qui suivoient la loi de Mahomet; & le navire dénotoit le trajet de la mer.
74. L’ordre de la Cosse de Geneste, institué par le roi S. Louis l’an 1234.
Cet ordre étoit composé de cosses de Geneste, émaillées au naturel, entrelacées de fleurs-de-lis d’or, enfermées dans des lozanges émaillées de blanc, enchaînées ensemble; au bas du collier, une croix fleurdelisée d’or, suspendue à deux chaînons.
75. L’ordre de l’Ours dit de S. Gal, institué par l’empereur Frédéric II. l’an 1213.
La marque de cet ordre est une chaîne d’or, au bout de laquelle pend dans une médaille d’argent un ours émaillé de noir, sur une terrasse émaillée de sinople.
Il y fut ajoûté par trois chefs fondateurs de la liberté des Suisses, une chaîne faite de feuilles de chêne, qui entoure la premiere.
76. L’ordre de Chypre ou de Lusignan dit de l’Epée, institué par Guy de Lusignan, roi de Jérusalem & de Chypre, en 1195.
Le collier de l’ordre est composé d’un cordon rond de soieblanche, noué en lacs d’amour & entrelacés des lettres S. R. au bout une épée d’argent, la garde d’or enfermée d’un ovale clesché d’or, entouré de cette devise, securitas regni.
77. L’ordre de l’Etoile, institué par le roi Robert le Dévotieux en 1022 au mois d’Août.
La marque de l’ordre est un tortis de chaînons d’or à trois rangs, entrenoués de roses d’or alternativement, émaillées de blanc & de rouge, au bas duquel pend une étoile d’or.
Le roi Jean de Valois y ajoûta une couronne à la pointe de l’étoile, avec cette devise, monsirant regibus astra viam.
78. L’ordre de la Geneste, institué par Charles Martel, duc des François & maire du palais, l’an 1226.
La marque de cet ordre est de trois chaînons d’or entrelacés de roses émaillées de rouge, au bout du collier pend une geneste assise émaillée de noir & de rouge, accolée de France, bordée d’or, sur une terrasse émaillée de fleurs.
79. L’ordre de la Couronne Royale, fut institué par le roi & empereur Charlemagne, petit-fils de Charles Martel en 800.
Les chevaliers qui en étoient honorés, portoient sur l’estomac une couronne royale en broderie d’or.
80. L’ordre de S. Jacques en Portugal, fut institué en 1295.
La marque de cet ordre est une croix de gueule fleurdelisée à l’antique, & la croix au pié fiché.
PLANCHE XXVII.

81. L’ordre militaire des chevaliers de l’Epée en Suede, institué sous Gustave I. en 1523, roi de Suede, pour défendre la religion catholique & romaine contre la doctrine de Luther.
La marque de cet ordre a changé plusieurs fois; mais les chevaliers portent pour le présent une croix à huit pointes, accompagnée dans chaque angle d’une couronne de duc, la croix surmontée d’une couronne fermée, soutenue par deux épées les têtes en-haut, pommetées d’or, & les lames émaillées d’azur; la médaille du revers est d’azur, une épée posée en pal, la tête en bas, la lame entourée d’une couronne de laurier, avec ces mots, pro patria, des épées posées en sautoir de têtes à queues, formant la chaîne.
82. L’ordre de S. Jean de Latran dit de l’Eperon à Rome, fut institué en 1560 par le pape Pie IV.
La marque de l’ordre est une croix à huit pointes, émaillées dans le goût de la croix de S. Louis, ayant une médaille où est S. Jean-Baptiste sur une terrasse de sinople, entourée d’une légende, ordini institué en 1560. La croix est cantonnée dans chaque angle d’une fleur-de-lis; d’autres y mettent une clé, & au bas de la croix en pointe est un éperon d’or; sur le revers de la médaille sont deux clés passées en sautoir, chargées au milieu d’une thiarre, le tout d’or, entouré d’une légende, prœmium virtuti & pietati.
83. Ordre du Chapitre d’Alix, est une croix à huit pointes, cantonnée de quatre fleurs-de-lis d’or, émaillée de blanc, bordée d’or, une médaille au milieu chargée d’un S. Denis décapité, portant une robe de pourpre, un surplis blanc & une étole de pourpre sur un fond rouge, avec cette légende, auspice Galliarum patrono. Sur le revers de la médaille est une Vierge avec l’Enfant Jesus, émaillée en bleu, sur une terrasse de sinople, entourée d’une légende, nobilis insignia voti. La croix surmontée d’une couronne de comte pour le présent.
84. L’ordre de S. Rupert, institué par Jean Ernest de Thun, archevêque de Saltzbourg en Allemagne, en 1701.
La marque de cet ordre est une croix à huit pointes, & au milieu émaillée de rouge, avec l’image de S. Rupert; & sur le revers, une croix rouge, le tout attaché à une chaîne d’or.
85. L’ordre de l’Aîle de S. Michel fut institué par Alphonse Henry I. en Portugal l’an 1171.
La marque de l’ordre est que les chevaliers portent sur le cœur une aîle couleur de pourpre, toute brillante de rayons d’or, & une croix rouge en forme de sable, & des lis rouges sur un habit blanc, avec cette légende, quis ut Deus?
86. L’ordre de S. Antoine en Ethiopie. On prétend que Jean le Saint, fils de Caïus dit le Saint, qui regnoit l’an 300 de J. C. en fut l’instituteur.
La marque de l’ordre est une croix d’azur fleur-delisée au haut & aux deux côtés, & bordée d’un sil d’or, patée par le bas.
87. L’ordre de la Chausse, ou de la Calza, à Venise, fut institué l’an de J. C. 727.
La marque de cet ordre est une chausse ou espece de bottine où tient le soulier, laquelle est brodée de diverses couleurs, & ornée de pierre ries.
88. L’ordre du Croissant chez les Turcs, institué par Mahomet II. empereur des Turcs, premier chef & souverain de l’ordre, en 1453.
Le collier de l’ordre est une chaîne d’or où pend un croissant attaché à deux chaînes, le croissant renversé.
Les trois figures suivantes de cette Planche montrent les croix des grands-croix de S. Louis, de S. Lazare & de Malte.
Et les quatre qui sont au-dessous, la maniere de poser les lambrequins pour chevaliers créés par lettres, pour nobles & gentilshommes, pour ennoblis & pour veuves.