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Planches:CHARRON (volume III)

De Encyclopédie

CHARRON,

Contenant huit Planches, six simples et une double.

PLANCHE Iere.

Bibliothèque Mazarine, exemplaire 2° 3442, numérisé par l’ENCCRE. Licence CC BY-NC-ND 3.0 France — pas d’utilisation commerciale, pas de modification. Le texte de ce site est sous une autre licence, CC BY-SA 3.0.

LA vignette représente un chantier ou hangard, sous lequel deux ouvriers sont occupés à travailler.

Fig. 1. Ouvrier qui ébauche une jante ou autre piece d’ouvrage avec la coignée qui est représentée séparément, fig. 4. du bas de la Planche.

2. Ouvrier qui plane le dedans d’une jante avec l’essette représentée, fig. 5.

Bas de la Planche.

1. L’évuidoir représenté en plan, & une jante qui y est placée pour être évuidée; elley est retenue par deux coins.

2. Evuidoir en perspective.

3. Hoche en perspective.

4. Cognée emmanchée, vûe du côté de la table; & la cognée séparée de son manche, vûe du côté du biseau.

5. Essette en perspective.

6. Chevre.

PLANCHE II.

Bibliothèque Mazarine, exemplaire 2° 3442, numérisé par l’ENCCRE. Licence CC BY-NC-ND 3.0 France — pas d’utilisation commerciale, pas de modification. Le texte de ce site est sous une autre licence, CC BY-SA 3.0.

La vignette représente un attelier & plusieurs ouvriers occupés à différentes opérations de cet art.

Fig. 1. Ouvrier qui acheve d’évuider les mortoises des jantes avec la gouge quarrée.

2. Ouvrier qui, à grands coups de masse, fait entrer les rais d’une grande roue dans le moyeu. Les tenons qui doivent entrer dans les mortoises des jantes, ne sont point encore formés.

3. Ouvrier qui présente les rais aux mortoises du moyeu qui est posé sur l’enrayoir.

4. Ouvrier qui ceintre une roue, & qui va tracer les coupes des joints avec la pierre noire, le long de l’alidade ou regle, qui est fixée au centre du moyeu. On appelle cette regle ceintre.

5. Ouvrier qui se sert de la plane pour achever les rais du côté des jantes, & arrondir leurs rives en-dedans.

Bas de la Planche.

1. Gouge quarrée pour vuider les mortoises des moyeux & des jantes, & dont l’ouvrier, fig. 1. se sert.

2. Grande tarriere pour accroître les trous des moyeux.

3. Amorçoir.

4. Ceintre.

5. Plane vûe du côté du biseau.

6. Vis & moufles de la chaîne servant à serrer en joint les jantes, quand on les assemble sur les rais.

7. Mouillet ou enrayoir pour les grandes roues.

8. Petit enrayoir pour les petites roues.

9. Compas pour tracer sur les bouts des moyeux différens cercles concentriques au trou qui a servi de centre pour les tourner, afin de régler la grandeur du trou qui doit recevoir l’essieu.

10. Jantier en perspective, dont se sert l’ouvrier, fig. 1. pour tenir en état les jantes qu’il veut percer.

11. Jantier vû de profil.

PLANCHE III.

Bibliothèque Mazarine, exemplaire 2° 3442, numérisé par l’ENCCRE. Licence CC BY-NC-ND 3.0 France — pas d’utilisation commerciale, pas de modification. Le texte de ce site est sous une autre licence, CC BY-SA 3.0.

Cette Planche représente un train de carrosse tel que le charron le fabrique.

Fig. 1. Avant-train. A B, timon. D, cheville. F F, f f, armonts. H h, lissoir dans lequel l’essieu de fer est encastré. B K, K F, f k, k B, jantes de rond. X x, l’essieu.

2. Elévation sur la sellette qui pose sur l’avant-train; vûe du côté de la caisse. L l, la sellette qui repose sur le lissoir de la figure précédente, & dans le trou duquel entre le boulon qui traverse la sellette. g G, extrémité des fourchettes. N, n, moutons qui soutiennent le siége du cocher. M m, traverse des soûpentes.

3. Elévation postérieure de l’arriere-train. Y y, l’essieu sur lequel les roues sont montées. P p, lissoir. Q q, moutons. R r, extrémité des brancards. S s, échantignolle.

4. Profil ou élévation latérale du train. A, extrémité du timon. D, cheville. C, volée. f f, un des armonts. g g, une des fourchettes au-dessous desquelles sont attachées les six jantes qui forment le rond de la sellette. b, console. Z, coquille. a, traverse de marchepié. N, mouton. M, extrémité de la traverse de soûpente. d, extrémité de la traverse de support, laquelle pose sur les fourchettes. X, roue de devant. M R, brancard. Y, roue de derriere. S s, échantignolle. T & V, planche. Q, mouton.

5. Plan d’un train non garni de ses ferrures. A B, le timon. C C, volée. E E, E E, paloniers. F f, extrémités des armonts, qui embrassent le timon. G G, g g, fourchettes de la sellette, la coquille est indiquée par une ligne ponctuée. L l, sellette. N n, mouton. M m, traverse de soûpente. d d, traverse de support. G g, g N, N g, g G, G n, n G, les six jantes qui composent le rond de la sellette. X x, l’essieu ou les roues. M R, m r, brancards. P p, lissoir. Q q, mouton. Y y, l’essieu ou les roues. T V, la planche.

PLANCHE IV.

Bibliothèque Mazarine, exemplaire 2° 3442, numérisé par l’ENCCRE. Licence CC BY-NC-ND 3.0 France — pas d’utilisation commerciale, pas de modification. Le texte de ce site est sous une autre licence, CC BY-SA 3.0.

Fig. 1. Plan du mouillet, où on place les moyeux pour y percer les mortoises. Les points a & b entrent dans les trous qui sont aux extrémités des moyeux.

2. La même figure en perspective avec un moyeu qui y est placé.

3. Une jante brute, sur laquelle on a tracé avec la jeumérante ou patron la forme d’une jante. On y voit aussi quelques traits de scie pour faciliter le débit du bois superflu.

4. Rais vû du côté extérieur de la roue.

5. Rais vû du côté de l’épaulement du moyeu.

6. Rais vû du côté de l’épaulement de la jante.

7. Rais vû du côté du crochet.

8. & 9. Deux jantes en perspective, pour laisser voit les goujons & les trous qui les reçoivent.

10. Roue en plan. Les deux rais qui répondent à la fig. 8. sont dans l’état où on les chasse dans le moyeu; les deux qui répondent à la fig. 9. sont épaulés & prêts à recevoir la jante. B C, D E, deux jantes simplement posées sur les rais. C D, une troisieme jante posée sur les deux précédentes; les lignes ponctuées indiquent la direction de la coupe. D E, E F, deux jantes supposées assemblées sur les rais.

11. Moyeu percé de mortoises, prêt à recevoir les rais.

12. Coupe diamétrale du moyeu, où on voit que les mortoises sont inclinées à l’axe.

PLANCHE V.

Bibliothèque Mazarine, exemplaire 2° 3442, numérisé par l’ENCCRE. Licence CC BY-NC-ND 3.0 France — pas d’utilisation commerciale, pas de modification. Le texte de ce site est sous une autre licence, CC BY-SA 3.0.

Fig. 1. Elévation de l’arriere d’une charrette ordinaire; au-dessus est une des trezelles qui servent, outre les cornes de ranches, à empêcher l’écartement des ridelles.

2. Profil sur la longueur.

3. Plan de la charrette, où on voit les deux ranchers.

4. Cornes d’avant & d’artiere de la voiture suivante.

5. Profil sur la longueur d’une charrette nommée guimbarde.

6. Plan de la guimbarde.

PLANCHE VI.

Bibliothèque Mazarine, exemplaire 2° 3442, numérisé par l’ENCCRE. Licence CC BY-NC-ND 3.0 France — pas d’utilisation commerciale, pas de modification. Le texte de ce site est sous une autre licence, CC BY-SA 3.0.

Le tombereau & le haquet-fardier.

Fig. 1. Profil du tombereau à bascule. On a supprimé la roue gauche ou antérieure, pour laisser voir les pieces qui composent la caisse. a, extrémité postérieure de la membrure droite. c d, limon droit. c, boulon de fer. g, sommier. f, boîte de la clé de devant. o P, la clé de derriere. N, le dossier. l m, membrure haute. t, p, p, n, épars de côté. k, k, ranches. h, échantignolle.

2. Plan du tombereau. A B, a b, les membrures basses, sur lesquelles sont projettées les membrures hautes. C D, c d, les limons. E e, la clé. F, f, les boîtes de la clé.

3. Elévation du côté postérieur. A, a, extrémités des membrures basses. H, h, les échantignolles. L, l, les membrures hautes. N, le dossier. K, fermeture du cul du tombereau, composée de planches assemblées par trois épars. o P, la clé de la chaîne de la fermeture. En P, le crochet qui retient la clé. L A, boulon de fer, derriere lequel passe la fermeture.

4. Elévation de la face antérieure. On a supprimé la limoniere. B, b, extrémités antérieures des membrures basses, qui reposent sur l’épars de la limoniere. H, h, les échantignolles. T, t, les épées de coin. R r, trezelle, dans les trous de laquelle passent les extrémités antérieures arrondies des membrures hautes. N, le dossier. M, planches de la fermeture, assemblées aussi-bien que le dofsier, par les épées S s.

5. Profil d’un grand haquet-fardier pour le transport des bois de charpente. a b, limon gauche du fardier. e, rouleau sur lequel passe la chaîne qui suspend les poutres. H, échantignolle que l’on peut déplacer & faire couler le long du limon. C D, levier sous lequel passe la chaîne. D T V, la corde ou vingtaine. f, tasseau. S T, poutre.

6. Plan du haquet-fardier, sous lequel la poutre S T est suspendue. A B, a b, les limons. E e, rouleau. C D, levier qui passe sur la chaîne & sous le rouleau. g, h, k, l, m, o, p, q, r, les épars. n, l’essieu. F f, tasseau.

PLANCHE VII. Des haquets.

Bibliothèque Mazarine, exemplaire 2° 3442, numérisé par l’ENCCRE. Licence CC BY-NC-ND 3.0 France — pas d’utilisation commerciale, pas de modification. Le texte de ce site est sous une autre licence, CC BY-SA 3.0.

Fig. 1. Profil du haquet à claire voie. A B, un des deux limons. C D, une des deux échantignolles.

2. Plan du même haquet. A B, a b, les deux limons. E e, E e, E e, &c. les épars qui sont assemblés à tenons dans les limons. F f, F f, F f, les burettes clouées sur les épars.

3. Plan d’un semblable haquet, dont les épars sont couverts par des planches.

4. Profil d’un haquet de brasseur à bascule & à limoniere. A B, un des poulins, dans lesquels les épars sont emmortoisés. D E, un des deux limons de la limoniere. F, extrémité du sommier. p, tenon de l’épars de la limoniere. C, une des boîtes du moulinet. r s, boulon du moulinet. m, étrier de fer qui embrasse le boulon de fer qui assemble la limoniere aux poulins. K L, bande de fer qui retient les deux poulins. G H, échantignolle. n, n, liens de fer des échantignolles.

5. Plan du même haquet. A B, a b, les poulins, dont les faces supérieures sont inclinées. C, boîte ou fourchette pour recevoir le collet du moulinet. D E, d e, les limons de la limoniere. F, sommier fixé à la partie inférieure des limons. p, épars des limons. Y y, boulon de fer, qui assemble les limons aux poulins. X, X, X, X, X, X, X, les épars des poulins. M N, le moulinet. K k, L l, bande de fer qui retient les deux poulins. T, V, flottes pour empêcher la roue de s’approcher du poulin.

6. Coupe transversale des deux poulins, où l’on distingue les plans inclinés de leurs faces supérieures.