Planches:FORGE DES ANCRES (volume VII)
FORGE DES ANCRES,
Contenant treize Planches.
PLANCHE Iere.

LA vignette représente l'intérieur de la forge du côté de l'entrée.
A, A A, arbre de la roue du marteau, tournant suivant l'ordre des lettres C D E F ; ses bras font lever le marteau. R le marteau. N la husse. N R le manche du marteau embrassé par la braye P. S l'enclume. t t les fourchettes. *D D le drome. H le court carreau. G le grand carreau. K L jambes du drome & l'aiguille qui les assemble. 1, 5, coins. 3 tasseau. M Y le ressort. Y coin du ressort. X mortoise de la clé du ressort. V sole de bassinage. AE foyer où l'on chauffe les verges. g un des soufflets. OE autre foyer où l'on chauffe les bras. m un des deux soufflets de cette chaufferie. W fosse recouverte de madriers. Z enclume pour souder les mises. b b c c d d grue pour le service de la premiere chaufferie. B B C C D D grue pour le service de la seconde chaufferie. n troisieme chaufferie pour les organeaux. n un de ses deux soufflets. a taque ou plaque de fer sur laquelle on applatit les organeaux. f petite forge dont le soufflet est de cuir, & où on accommode les outils. e l'enclume de cette forge.
Bas de la Planche.
Le plan général de la forge & des quatre coursiers.
1, 5, coursier de la roue du marteau. 1 la pelle qui le ferme. 9, 10 la roue du marteau. A, A A arbre de la roue du marteau. B chandelier qui porte un de ses tourillons. G, H plans du grand & du court carreau. 2, 6 coursier de la roue des soufflets de la chaufferie AE des verges. 11 12. la roue. k k, k arbre de cette roue. k chandelier qui porte un des tourillons. g, g les soufflets. b b d d bras de la grue de la premiere chaufferie. r enclume pour souder les gouvernails. 3, 7 coursier de la roue des soufflets de la chaufferie OE des bras. 3 la pelle qui le ferme. 13, 14 la roue. 17, 18 arbre de la roue. 17 chandelier qui porte un des tourillons. m m les soufflets. W fosse couverte de madriers. B B D D bras de la grue de la seconde chaufferie. 4 pelle & entrée du coursier de la roue de la chaufferie des organeaux. 15 16 la roue. 19 20 arbre de la roue. 19 chandelier qui porte un des tourillons. nn les soufflets. 21 la chaufferie qu'on fait aussi servir d'affinerie. l son enclume. a taque ou plaque de fer. p tour pour tourner les organeaux. f petite forge pour les outils. ff son soufflet de cuir. e l'enclume posée sur un billot de bois.
On voit par ce plan que le bâtiment qui contient la forge a exterieurement environ soixante piés de longueur sur une largeur de quarante piés, non compris les espaces où sont établis les quatre coursiers. Chacun de ces espaces ou fossés a deux toises de largeur. L'eau est conduite dans les coursiers par-dessous des ponts placés au-devant des quatre empellemens.
L'arbre A A, A de la roue du marteau a vingt-deux piés de longueur, sur trois piés & demi de diametre ; au défaut d'un arbre de cette grosseur on le compose de quatre pieces, serrées les unes contre les autres par un grand nombre de frettes de fer, comme on voit dans la figure ; les bras ont six piés de long, & sont garnis de sabots. La roue 9, 10 du marteau a quatorze piés de diametre, y compris les aubes, qui ont dix-huit pouces de rayon, sur trente de large.
PLANCHE II.

La vignette représente la forge vue du côté opposé à celui de la Planche précédente.
A B C perche fixée en A & en B par des chaînes de fer, aux entraits de la charpente du comble de la forge. C D tirant de fer terminé en gueule de loup, pour recevoir la fourchette D E, par laquelle les soufflets sont suspendus. E F courge. H K crémailleres, auxquelles sont accrochés les anneaux des soufflets n n. 19 chandelier qui porte les tourillons de l'arbre, garni de six cames, qui appuyent alternativement sur les bassigognes ou basse-condes des soufflets. l enclume montée sur son billot, à côté est la chaufferie des organeaux, servant aussi d'affinerie. p tour à tourner les organeaux. a taque ou plaque de fer sur laquelle on les dresse. 17 chandelier de l'arbre des soufflets m de la chaufferie des bras. b b c c d d grue de la chaufferie des verges. W fosse couverte de madriers. Z enclume pour souder les mises. On voit plus loin la seconde grue, le gros marteau qui repose sur le bois debout & son enclume. g g, g soufflets de la chaufferie des verges. k chandelier de l'arbre des soufflets. f petite forge pour les outils. ff son soufflet de cuir. e enclume de cette forge montée sur son billot.
Bas de la Planche.
Fig. 2. Profil de l'ordon du marteau, *D D le drome. G le grand carreau. A étai du grand carreau. H le court carreau. G M le ressort. Y coin du ressort. X mortoise de la clé du ressort. a entre-toise des deux carreaux. 6 V jambe du drome du côté de l'arbre. E sabliere. F, F F entrait. V sole de bassinage. A sole du court carreau. C sole du grand carreau. B entre-toise des soles des deux carreaux. D D solins. N P R le manche du marteau. P la bray. R le marteau. Q le bois debout. S l'enclume. Z le stoc dans lequel il est encastré. T une des fourchettes en profil.
Les solins D D, sur lesquels sont placées toutes les pieces de l'ordon, reçoivent dans des entailles les trois soles C, A, V, qui sont elles-mêmes entaillées en-dessous ; ils ont environ dix-huit pouces de hauteur sur douze de largeur, & sont au nombre de trois, espacés également au-dessous des soles.
La sole C du grand carreau a seize piés de long sur 24 pouces de large, & vingt pouces d'épaisseur. La sole A du court carreau a les mêmes dimensions. La sole de bassinage V de même longueur & épaisseur que les deux autres, a trente-deux pouces de large ; sa face supérieure, dans laquelle sont creusés les bassins qui reçoivent le pié des jambes, est recouverte de fortes bandes de fer qui entourent les bassins ; ces bandes qui sont encastrées de leur épaisseur dans la sole, y sont fixées par des frettes de même metal.
Le grand carreau G a environ douze piés de longueur, non compris les tenons par lesquels il s'assemble avec la sole C & la sabliere E qui couronne les murs de la forge ; sa largeur est de vingt-deux pouces sur une face, & de vingt-quatre pouces sur la face en retour, comme on le voit dans la Pl. suivante. Le grand carreau est percé de six mortoises, dont deux seulement traversent d'outre en outre son épaisseur. La premiere mortoise ou la mortoise inférieure est élevée au-dessus du rez-de-chaussée de deux piés & demi ; elle n'a que quelques pouces de profondeur, & reçoit le tenon de l'entre-toise a, qui y est embrevée ; au-dessus de cette mortoise en est une autre percée obliquement de part-en-part pour recevoir la queue G du ressort G M & le coin Y, qui affermit la queue du ressort dans cette mortoise, qui a huit pouces de large, sur quinze à seize pouces de haut, sa partie inférieure est élevée de trois piés & demi au-dessus du rez-de-chaussée.
Dans la même face, & à neuf piés & demi au-dessus du rez-de-chaussée, est percée la grande mortoise qui reçoit le tenon du drome marqué des lettres *D D ; cette mortoise qui a huit pouces de large sur deux piés de haut, est percée d’outre-en-outre: ce sont-là les trois mortoises de la face antérieure du grand carreau.
A la face opposée, à six pouces environ au-dessous de la mortoise du tenon du drome, est une autre mortoise embrevée qui reçoit le tenon supérieur de l’étai A du grand carreau ; le tenon inférieur de cet étai est reçu & appuyé sur une piece de bois placée au-delà du coursier. Les deux autres mortoises sont pratiquées aux faces latérales, & reçoivent les tenons supérieurs des liens ou contre-vents qui soutiennent le grand carreau dans la situation verticale.
Le court carreau I H a neuf piés & demi de long, non compris les tenons de demi-pié de longueur sur huit pouces d’épaisseur, par lesquels il est assemblé inférieurement avec la sole A, & supérieurement avec le drome. La largeur dans la face que la figure représente est de vingt-deux pouces, & la face en retour en a vingt-quatre ; le court carreau est percé de trois mortoises, dont deux le traversent d’outre-en-outre ; la premiere mortoise pratiquée dans les faces en retour a dix pouces en quarré, elle est percée obliquement pour recevoir le ressort G M, ensorte que la partie inférieure de la mortoise du côté de la face antérieure est élevée de quatre piés trois pouces au-dessus du rez-de-chaussée, & seulement de trois piés dix pouces à la face opposée ; cette mortoise a dix ou onze pouces de haut, sur huit à neuf pouces de large.
La deuxieme mortoise X, qui traverse également de part-en-part le court carreau, est destinée à recevoir la piece de bois qu’on nomme la clé du ressort. Cette mortoise a six pouces de large sur huit ou neuf de hauteur. La clé du ressort qui a les mêmes dimensions, est reçue dans une entaille pratiquée à la face inférieure du ressort, enforte que la clé étant placée dans sa mortoise, il ne sauroit sortir de celles des deux carreaux où il est placé.
La troisieme mortoise est pratiquée à la face postérieure du court carreau, elle reçoit le tenon de l’entre toise a qui y est embrevée.
Le ressort G M, qui est ordinairement de bois de frêne, a douze piés de longueur sur dix pouces de grosseur réduite dans son milieu, sa tête M a vingt pouces de large sur six pouces d’épaisseur.
La jambe V 6, nommée jambe sur l’arbre a, ainsi que l’autre jambe, ou jambe sur la main, qu’on ne peut voir dans cette figure, douze piés & demi de longueur, sur un pié de gros sur toute face, elles sont démaigries aux endroits convenables pour qu’elles s’appliquent exactement aux bassins de la sole de bassinage V, & aux faces latérales des entailles du drome, dans lesquelles elles sont affermies par des coins 1, 5, chassés de haut en-bas, selon qu’on force plus ou moins l’un des deux coins ; on fait incliner la jambe 6 vers *D en serrant le coin 1, ou vers l’autre côté D en desserrant celui-ci & serrant le coin 5 ; la seconde jambe est de même garnie de deux coins servant au même usage. Chaque jambe est percée de deux mortoises, la supérieure pratiquée au dessous du drome est pour recevoir la clé tirante K, dont on ne voit ici que la tête ; au-dessus de la clé est le tasseau ou tabarin, dans l’entaille duquel la clé est reçue ; cette clé a six pouces de large ou de haut, sur trois pouces d’épaisseur.
Les mortoises inférieures sont pratiquées aux faces opposées des jambes, elles ont deux piés de long, cinq pouces de large & autant de profondeur, elles sont destinées à recévoir les boîtes de fonte dans les trous desquelles roulent les pivots ou tourillons de la husse du manche du marteau, qui sont élevés d’environ deux piés trois pouces au-dessus du rez de-chaussée ; les bords de ces dernieres mortoises sont garnis de bandes de fer assujetties par des frettes que l’on a oublié de représenter dans cette figure, mais que l’on trouvera bien représentées dans la Planche suivante.
Le drome *D D est une forte piece de bois de quarante-quatre piés de longueur, sur vingt à vingt-quatre pouces d’équarrissage au gros bout *D, où est pratiqué le tenon qui traverse le grand carreau, l’autre extrémité du drome porte sur un chevalet adossé à la muraille opposée, le plan de ce chevalet est indiqué dans la Planche premiere, par deux quarrés coupés par les diagonales, ces deux quarrés sont placés entre la chaufferie OE & le bassin ou bache plein d’eau, où on rafraîchit les outils.
Le manche N R du marteau R est de frêue ou de hêtre, il a environ neuf piés de longueur, y compris l’excédent du tenon qui traverse l’œil, la grosseur du manche est d’environ un pié de diametre, il est garni d’une braye de fer P, à l’en droit où les bras de l’arbre tournant viennent l’élever. Le tenon du manche est entaillé en-dessus pour recevoir la tête du marteau ; il est aussi traversé d’une clavette pour retenir le marteau, & est garni d’une frette pour l’empêcher de fendre ; le vuide de l’œil du marteau au-dessous du tenon du manche est rempli par plusieurs calles & coins chassés à force.
Le marteau R qui pese 860 livres, a deux piés huit pouces de long ; sa tête dans laquelle est pratiqué l’œil, a neuf pouces en quarré, & la panne qui frappe sur l’ouvrage a quinze pouces de long, dans le sens de la longueur du manche, sur six pouces de large.
Le bois debout Q est une buche de quatre piés de long, emmanchée comme on voit dans la figure ; on place le bois debout sous le manche du marteau pour le tenir élevé, tandis que les ouvriers placent sur l’enclume les pieces qu’ils veulent souder
L’enclume S est de fonte, sa table ou partie supérieure a deux piés de long sur un pié de large, sa base distante de trois piés de la table, a deux piés cinq pouces de long dans le sens de la longueur du marteau, & quinze pouces de largeur, l’élévation de la table au-dessus du rez-de-chaussée est de quatorze pouces.
Le stoc ou esto Z, du verbe stare, pour exprimer la stabilité que doit avoir l’enclume, a quatre ou cinq piés de diametre, sur une longueur telle que le bois le comporte ou que le permet le sol sur lequel on veut l’établir ; au défaut d’un arbre aussi gros, on y supplée par des chassis ou chantiers posés sur un fort grillage de charpente, c’est dans le stoc que sont plantées verticalement les deux fourchettes T qui servent de point d’appui aux leviers avec lesquels les ouvriers meuvent le paquet de verges ou de bras sur l’enclume, ainsi qu’il est représenté dans une des Planches suivantes.
3. Elévation en face du marteau. Le marteau a, ain-si qu’il a été dit, deux piés huit pouces de long, sa tête a neuf pouces de large, l’œil a quatre pouces de large sur une longueur de seize pouces, le tenon 3 du manche est traversé obliquement par une clé ou coin 1, 2 qui est de fer forgé ainsi que le marteau ; le vuide de l’œil au-dessous du tenon 3 est rempli par des calles de bois & des coins de fer qui y sont chassés à force.
4. Elévation en face d’une des fourchettes. L’échancrure semi-circulaire que l’on voit au haut de la fourchette, & qui lui a fait donner ce nom, est destinée à recevoir les leviers ou ringards qui servent à mouvoir les pieces d’ancres dans le sens de leur longueur, comme il sera expliqué ci-après: la mortoise que l’on voit au milieu de la longueur de la fourchette est destinée à recevoir une clavette, qui en appuyant sur le stoc, limite l’enfoncement des fourchettes.
PLANCHE III.

Fig. 5. Elévation en face de l’ordon du marteau. A l’ar-bre de la roue du marteau, de trois piés & demi de diametre. H I le court carreau. G partie du grand carreau. E E sabliere. F entrait. *D le drome. 7, 9, jambe sur l'arbre de la roue du marteau. 6, 10 jambe sur la main ou seconde jambe. K L clé ou aiguille des jambes. 3 le tasseau. 1, 2 coins des jambes. M tête du ressort. N la husse. 7, 6 ses pivots. V V sole de bassinage coupée selon sa longueur. D D D solins. 11 coins de la jambe immobile. 12 13 coin & tasseau de la jambe mobile. 8, 8 liens ou contre-vents pour affermir latéralement le grand carreau.
La jambe sur l'arbre est terminée à sa partie inférieure en queue d'aronde, comme on voit dans la figure, le coin 11 remplit exactement le reste du vuide du bassin, ensorte que la jambe placée dans la sole du bassinage ne peut pas être élevée par l'action des bras de l'arbre sur le manche du marteau, action qui tend à élever le pivot 7 de la husse.
Le pié de la seconde jambe est entouré de trois coins servant à la fixer dans la longue mortoise de la sole de bassinage ; le coin 12 & le tasseau 13 qui remplit une partie considérable de la mortoise, servent à serrer en joint la jambe mobile vers la husse, ensorte que ses pivots 7 & 6 portent au fond des trous des boîtes ; les deux autres coins, l'un antérieur & l'autre postérieur, servent à éloigner ou à avancer le pié de la jambe mobile, autant qu'il faut pour que la panne du marteau convienne avec le milieu de la largeur de l'enclume, ou avec une de ses rives, comme il sera dit ci-après, en parlant de la maniere d'amorcer la verge.
6. Elévation de la face intérieure de la jambe mobile cotée 10. 1 mortoise de la clé des jambes. 6 boîte qui reçoit un des tourillons de la husse. 14 & 15 les coins servant à assujettir antérieurement & postérieurement la partie inférieure de la jambe dans la sole du bassinage. V coupe transversale de la sole de bassinage.
1, 3: 2, 4 bandes de fer encastrées de leur épaisseur dans le bois, elles servent à conserver les vives arêtes de la mortoise qui reçoit la boîte, fig. 8. Cette mortoise a vingt pouces de long, six pouces de large, & cinq de profondeur, ainsi elle est de quatre pouces plus longue que la boîte qui doit y être placée, ensorte qu'au moyen de quelques cales de bois de différente épaisseur, que l'on place dans la mortoise, au-dessus ou au-dessous des boîtes, on peut élever ou abaisser l'un ou l'autre pivot 7, 6 de la husse N, fig. précéd. pour établir le parallelisme de la panne du marteau avec la table de l'enclume, ou l'obliquité requise dans d'autres cas, dont il sera parlé dans la suite.
7. Clé tirante, ou aiguille qui assemble les jambes représentée en perspective. K la tête de la clé. L K le corps de la clé, de six pouces de large sur trois d'épaisseur, & quatre piés & demi de longueur ; au-dessus de la clé est le tasseau coté, fig. 3. dans l'entaille duquel passe la clé. Le tasseau, qui n'est qu'un petit morceau de bois, sert à défendre le drome des meurtrissures que la clé ne manqueroit pas d'y faire, & on peut le renouveiler aisément & à peu de frais ; il n'en est pas de même du drome, qui est une piece importante.
Au-dessous de la clé on voit la garniture de sa mortoise, cotée fig. 4. & 5. La fig. 4. est le petit tasseau, il est entaillé pour recevoir l'épaisseur de la clé du côté de la mortoise qui est vers L ; la fig. 5. est la clavette ou coin qui se place entre la face de la jambe mobile & celle du tasseau qui lui est opposée.
8. Une des boîtes de la husse en perspective ; ces boîtes sont de fonte & sont percées de deux trous coniques, distans de neuf pouces l'un de l'autre, destinés à recevoir successivement les pivots de la husse ; elles ont seize pouces de long, six pouces de large dans la face où sont les trous, & cinq pouces d'épaisseur ; c'est le trou supérieur dont on fait usage, & lorsque par un long service ce trou est élargi au-delà du nécessaire, on change la boîte bout pour bout ; ce second trou usé, on les renouvelle.
Bas de la Planche.
Elévation d'une des grues & développement de ses garnitures.
Fig. 9. Coulisse de la grue représentée en perspective. e entaille pour recevoir les anneaux de la crémaillere, fig. 12. ou de la demi-lune, fig. 11. g g g les bras & crochets de la coulisse destinés à recevoir les anneaux des jauges, comme il sera dit plus bas.
10. Elévation de la grue. B C arbre vertical. D F bras. I B contre-fiche qui soutient le bras. I K étrier ou rouleau de dessus de la coulisse. G E, G H jauge pour faire avancer ou reculer la coulisse, en embarrant ce levier sur l'une ou l'autre des chevilles de fer qui traversent le bras de la grue ; il y a une semblable jauge de l'autre côté, dont on se sert lorsque l'une des deux n'est pas suffisante.
11. Suspension de l'ancre transportée à la seconde forge. E L trevier ou anneau. L M morillon ou émerillon. S l'S. O chaînes de la demi-lune. P la demi-lune.
12. Crémaillere qui soutient les paquets de verges & de bras dans le foyer de la chaufferie. E R trevier. R T boulon de la crémaillere. T V le coulant. S X Y la crémaillere.
Le corps de chaque grue est composé de trois pieces de bois, de l'arbre vertical B C de seize pouces d'équarrissage, terminé en B par un pivot qui roule dans une crapaudine scellée dans un dé de pierre au rez-de-chaussée de la forge, & de l'autre bout C par un tourillon qui traverse de forts madriers, établis & chevillés sur les entraits du comble de la forge ; la seconde piece de bois est le bras A D, de seize pouces de haut sur douze pouces d'épaisseur, & une longueur convenable, pour que l'arc que son extrémité décrit passe au-dessus d'un des angles de l'enclume, ainsi qu'on peut remarquer au plan, Planche premiere ; il est assemblé à l'arbre vertical par un fort boulon & un étrier de fer A ; la troisieme piece est le lien a d, assemblé & enbrevé haut & bas dans le bras & l'arbre de la grue.
C'est par erreur que l'échelle de cette Planche est cotée quatre piés, il faut lire douze piés, l'échelle devant être la même que celle de la Planche précédente.
PLANCHE IV.

Cette Planche contient le plan & le profil d'une des chaufferies.
Fig. 1. & 2. Soufflets de bois d'une des chaufferies. La caisse de celui, fig. 1. est supprimée, pour laisser voir les liteaux qui entourent la table de dessous, les mentonets qui les retiennent, & les ressorts qui les compriment.
Le quarré ponctué au-devant du mur B C indique l'aire ou âtre de la forge. L'aire est élevée au-dessus du rez-de-chaussée d'environ huit pouces. B C mur de la forge. A ouverture de la tuyere placée au milieu du contre-cœur, construit en tuileaux ; on voit ce contre-cœur au-dessus du foyer AE Planche premiere. D E embrasure pratiquée derriere le mur de la forge, pour placer les buses des soufflets ; on voit ces embrasures dans la vignette de la seconde Planche. F A la tuyere de cuivre rozette, coupée par un plan parallele à sa base. G F, H F les buses ou bures des soufflets. G & H têtieres. I K, L M tête des soufflets. I K liteaux de la tête du soufflet. I i, K k, liteaux des longs côtés du soufflet. i k liteaux de la têtiere en deux parties. p q ouvertures auxquelles on adapte les soupapes.
2. Soufflet entier, garni de sa bassigogne ou basse-conde. 1 L M 2, volant ou caisse supérieure du soufflet, aux quatre faces intérieures duquel s’appliquent les liteaux. O N bassigogne ou basseconde de fer, sur la partie N de laquelle s’appliquent successivement les cames des arbres tournans des roues des soufflets. 1, 4 cheville ouvriere qui sert de centre de mouvement au volant. 2, 3 pitons qui assujettissent la cheville ouvriere dans l’entaille de la têtiere du soufflet: les pitons sont clavettés en-dessous des têtieres qui reposent sur un chantier de bois soutenu par un massif de maçonnerie.
3. Elévation géométrale de la tête d’un des deux soufflets. Cette partie est ceintrée en portion de cylindre dont l’axe seroit la cheville ouvriere. a b c d bandes de fer, terminées en b & en d par des crampons ou crochets encastrés dans l’épaisseur de la tête ; les parties supérieures a & c sont formées en pitons ou anneaux pour recevoir les crochets de l’arc a H c, qui est suspendu en H par la crémaillere qui descend de la courge, comme on peut voir dans la vignette de la Planche II.
4. Représentation perspective de la ferrure qui assemble le volant avec la caisse inférieure du soufflet. 1, 4 cheville ouvriere ou boulon qui sert de centre de mouvement au volant ; ce boulon traverse les deux pitons a & b. c d clavette qui traverse aussi les mortoises inférieures des pitons, cette clavette se place au-dessous de la têtiere, après que les pitons en ont traversé toute l’épaisseur.
5. A la tuyere qui reçoit les buses G A, H A des soufflets, & la quenouille de fer 5 A, dont on se sert pour modérer la violence du vent en la poussant plus ou moins vers le trou de la tuyere. On peut même supprimer entierement le vent sans arrêter le mouvement des soufflets en poussant l’œuf de la quenouille dans l’œil de la tuyere, alors le vent est entierement réfléchi vers les têtieres des soufflets.
6. Elévation latérale ou profil d’un des soufflets.
A la tuyere. A G la buse du soufflet. G la tetiere du soufflet posée sur un chantier. 1 A piton. 1 cheville ouvriere ou boulon passé dans l’œil du piton & dans la ferrure du prolongement des longs côtes du volant. c clavette passée sous la table ou fond du soufflet servant à affermir le tout. O P n N bassigogne ou basse-conde. N palette de la bassigogne qui reçoit de haut en bas la pression des cames de l’arbre tournant qui fait mouvoir les souffl ts. P piton & coin, qui affermissent la basse-conde sur le volant ou caisse supérieure du soufflet.
PLANCHE V.

Fig. 7. Coupe longitudinale du volant ou caisse de dessus du soufflet par le milieu de sa largeur.
N n tête du volant ceintrée cylindriquement, d’après le trou de la cheville ouvriere. N 2 le dessus du volant. P piton pour assujetrir la bassigogne.
8. Coupe longitudinale de la table inférieure par le milieu de sa largeur ; cette table est garnie de ses liteaux.
A G coupe de la buse qui est de fer G têtiere du soufflet. 1 cannelure qui reçoit la moitié du diametre de la cheville ouvriere. 2 emplacement du côté 2 du volant, fig. préced. B tête de la table. P ouverture des soupapes.
9. Coupe longitudinale du soufflet par le milieu de sa largeur. On voit par cette figure comment le volant s’adapte à la table ou caisse inferieure dont il emboîte exactement les liteaux. A G la buse. G têtiere. 1 cheville ouvriere marquée par un petit cercle près du chiffre 2. 2 têtiere du volant à la face de laquelle les liteaux s’appliquent intérieurement. 3, 5, 7, 9 mentonets qui retiennent le liteau d’un des grands côtés sur le rebord de la table. 4, 6, 8 porte-ressort pour faire appliquer le liteau à la face intérieure du côté du volant. B extrémité de la table du côté de la tête. M n tête du volant. n 2 table au-dessus du volant. P piton dans lequel doit passer la queue de la bassigogne.
Nota. Toutes les figures qui suivent dans cette Planche sont dessinées sur une échelle double.
10. A liteaux du côté de la bure vus par dessus. B les mêmes liteaux vus par le côté qui regarde l’intérieur du soufflet. C & D les mêmes liteaux en perspective. C la piece à rainure. D la piece à languette.
11. A les mêmes liteaux vus par-dessous ou du côté qu’ils s’appliquent aux rebords de la table. B côté qui s’applique à la partie du volant marquée 2 dans la fig. 7. C, D les mêmes liteaux en perspective vus par le dessous ou du côte qu’ils s’appliquent, au bord de la caisse au-dessus du vuide de la têtiere. C la piece à rainure. D la piece à languette. Les fig. 12.-17. sont les développemens des liteaux de la tête B du soufflet, fig. 9. ce sont ceux qui s'appliquent à la face concave-cylindrique de la tête M n du volant.
12. Liteaux de la tête vus par-dessus. 1, 2: 1, 2 ressorts de dilatation pour faire alonger les liteaux autant que le permet le vuide des parois latérales du volant.
13. Les mêmes liteaux vus par-dessous ou du côté qui s'applique aux rebords de la table inférieure.
14. Les mêmes liteaux vus par leur épaisseur & du côté qu'ils s'appliquent à la surface concave du volant.
15. Les mêmes liteaux vus par leur épaisseur & du côté de l'intérieur du soufflet.
16. Les trois pieces des mêmes liteaux séparées & vues en perspective par le dessus & du côté qu'elles s'appliquent à la face intérieure de la tête du volant. A & C pieces des extrémités, ou pieces à languettes. a, c les languettes. B piece du milieu ou piece à rainures. b rainure qui reçoit la languette a. d rainure qui reçoit la languette c.
17. Les trois mêmes pieces vues par-dessous & du côté qui regarde l'intérreur du soufflet. A & C les pieces des extrémités ou pieces à languettes. a & c les languettes ; les entailles à mi-épaisseur, pratiquées aux parties opposées aux languettes, sont destinées à recevoir de semblables entailles, faites aux extrémités des longs liteaux des côtés du soufflet. B piece du milieu dont les rainures b & d reçoivent les languettes a & c des deux autres pieces.
On n'a point représenté les liteaux des côtés du soufflet, parce qu'ils n'ont rien de particulier ; ils sont d'une seule piece, ainsi qu'on le peut voir au plan fig. 1.
18. Un des porte-ressorts garni de son ressort.
19. Un des mentonets qui assujettissent les liteaux sur le rebord de la table, & entre lequel & les mentonets ils peuvent glisser en obéissant à l'action des ressorts, fig. 18. qui tendent continuellement à éloigner les liteaux du centre du soufflet, & à les appliquer exactement aux quatre faces intérieures du volant.
PLANCHE VI.

Configuration des paquets de verges & de bras, & des barres qui les composent, pour les ancres de différens poids.
Fig. 1. Paquet composé de trois barres pour former les verges & les bras des ancres du poids de 100 livres à 200 livres. G gouvernail. C C couvertures.
2. Paquet composé de cinq barres, pour des ancres du poids de 300 livres à 400 livres. G gouvernail. A, A barres à talon. C C couvertures.
3. Paquet composé de neuf barres, pour des ancres du poids de 500 livres à 800 livres. G gouvernail. A A A & barres à talon. B B barres du milieu. C C couvertures.
4. Paquet composé de quinze barres, pour des ancres du poids de 900 livres jusqu'à 2000 livres. G gouvernail. A A A & barres à talon. B B barres de milieu. C C couvertures.
5. Paquet composé de vingt-cinq barres, pour des ancres du poids de 2100 livres à 5000 livres. G gouvernail. A A A A & barres à talon. B B B & barres de milieu. C C couvertures.
6. Paquet composé de trente-cinq barres, pour des ancres du poids de 5100 livres à 8000 livres. G gouvernail. A A A & barres à talon. B B B & barres de milieu. C C couvertures.
Nota. Toutes les figures qui suivent sont relatives à la fig. 6. & sont le développement des barres de chaque rang, proportionnées pour une ancre de six milliers; les largeurs sont prises sur une échelle quatre fois plus grande que celle des longueurs.
On nomme gouvernail le prolongement de la barre du milieu du paquet, qui doit excéder de deux piés environ ; la moitié de ce prolongement est forgée quarrément pour recevoir les tourne-à-gauche, qui servent à donner quartier au paquet ; l'autre moitié réduite à huit pans, est étirée un peu en pointe, comme on peut voir, fig. 13. de la même Planche. Les gouvernaux sont cotés de la lettre G dans toutes les figures où ils se trouvent.
On nomme couvertures les dernieres barres ou le dessus & le dessous du paquet ; elles sont cotées C dans toutes les figures.
On nomme barres à talon celles qui ont vers le gros bout, & d'un seul côté, une coupe oblique, que les couvertures ont des deux côtés, comme on peut voir, fig. 12. qui représente une couverture de paquet de verge. C côté des bras. c côté de l'organeau. x y, u z talons ; toutes les barres à talons sont cotées des lettres A a.
On nomme barres du milieu ou barres de milieu celles qui n'ont pas de talon ; elles sont cotées B b dans toutes les figures ; elles sont, ainsi que toutes les autres barres, de forme pyramidale, c'est-à-dire plus étroites à un bout qu'à l'autre.
7. Rang du gouvernail pour une ancre de 6000 liv. G g gouvernail que l'on a fracturé, étant semblable à celui de la fig. 13. B b, B b barres de milieu. A a, A a barres à talon.
8. Rang de cinq barres ; il est employé deux fois, au-dessus & au-dessous du rang du gouvernail. B b, B b, B b barres de milieu. A a, A a barres à talon.
9. Rang de quatre barres ; il est employé deux fois, au-dessus & au-dessous des rangs précédens. B b, B b barres de milieu. A a, A a, barres à talon.
10. Rang de trois barres ; il est employé deux fois, au-dessus & au-dessous des rangs précédens. B b barre de milieu. A a, A a barres à talon.
11. Rang de deux barres ; il est employé deux fois, au-dessus & au-dessous des rangs précédens. A a, A a barres à talon.
12. Rang d'une barre ou couverture ; employé aussi deux fois, au-dessus & au-dessous du paquet. C c couverture.
Les figures qui suivent sont le développement du paquet d'un des bras de la même ancre.
13. Rang de gouvernail. G g le gouvernail, où on voit distinctement la partie quarrée qui est reçue dans les crochets des tourne-à-gauche & la partie octogone que les ouvriers tiennent avec leurs mains. B b, B b, barres de milieu. A a, A a barres à talon.
14. Rang de cinq barres ; il est employé deux fois, au-dessus & au-dessous du rang du gouvernail. B b, B b, B b barres de milieu. A a, A a barres à talon.
15. Rang de quatre barres ; il est employé deux fois, au-dessus & au-dessous des rangs précédens. B b, B b barres de milieu. A a, A a barres à talon.
16. Rang de trois barres ; il est employé deux fois, au-dessus & au-dessous des rangs précédens. B b barre de milieu. A a, A a barres à talon.
17. Rang de deux barres ; il est employé deux fois, au-dessus & au-dessous des rangs précédens. A a, A a barres à talon.
18. Rang d'une barre ou couverture, employé aussi deux fois, au-dessus & au-dessous du paquet de bras. C c couvertures.
Toutes les barres qui composent un paquet doivent être posées en liaison les unes sur les autres, ensorte que le plein de l'une recouvre les joints des deux autres, comme on le voit dans les fig. 4, 5 & 6 de cette Planche.
Il résulte de ce qui vient d'être dit, que l'ancre de 6000 livres, dont nous allons suivre la fabrication, est composée de cent cinq barres ; trente-cinq barres pour le paquet dont on doit former la verge, & autant pour les paquets dont chacun des bras doit être formé.
Dans chaque paquet le gouvernail G est unique, les barres B B B & de milieu sont au nombre de quatorze, les barres à talon A A A & au nombre de dix-huit, & les couvertures C C au nombre de deux.
Les ancres au-dessous de 500 liv. jusqu'à 2100 liv. sont composées de 75 barres, 25 barres pour le paquet de la verge, autant pour les paquets de chaque bras. Dans chaque paquet dont la figure 5. représente la coupe, le gouvernail G est unique, les barres de milieu B B B & sont au nombre de huit ; les barres à talon A A A & sont au nombre de quatorze, & les couvertures C C au nombre de deux.
Les ancres au-dessous de 2000 liv. jusqu'à 900 liv. sont composées de 45 barres, 15 barres pour le paquet de la verge, autant pour les paquets de chaque bras. Dans chaque paquet dont la fig. 4. représente la coupe, le gouvernail G est unique, les barres du milieu B B sont au nombre de deux ; les barres à talon A A A & au nombre de six, & les couvertures C C au nombre de deux.
Les ancres au-dessous de 800 livres jusqu'à 500 livres, sont composées de 27 barres, neuf barres pour le paquet dont la verge doit être formée, autant pour les paquets de chaque bras. Dans chaque paquet dont la fig. 3. représente la coupe, le gouvernail G est unique, les barres à talon A A A & au nombre de six ; les couvertures C C au nombre de deux.
Les ancres au-dessous de 400 liv. jusqu'à 300 liv. sont composées de quinze barres, cinq barres pour le paquet de la verge, autant pour les paquets de chaque bras. Dans chaque paquet dont la fig. 2. représente la coupe, le gouvernail G est unique ; les barres à talon A A sont au nombre de deux, de même que les couvertures C C ; les barres à talon dans ces paquets different de celles des paquets précédens, en ce qu'elles ont un talon de chaque côté, comme en ont toutes les couvertures.
Les ancres au-dessous du poids de 200 liv. sont composées de neuf barres, trois barres pour le paquet de la verge, autant pour les paquets de chaque bras. Chaque paquet dont la fig. 1. représente la coupe, est composé du gouvernail G & de deux couvertures C C.
PLANCHE VII.

La vignette représente une partie de l'intérieur de la forge, & l'opération de souder ou étirer la verge.
On voit en A le chandelier de fonte de fer sur le sommet duquel roule le pivot de l'arbre du marteau ; ce chandelier a deux piés & demi en quarré à sa base, & autant de hauteur au-dessus du sol de la forge ; l'extrémité de l'arbre garni de frettes de fer, ainsi qu'il a été dit, est défendue de la grande ardeur du fer chaud placé sur l'enclume, par une forte plaque de tôle qu'on nomme couvercle. N hus dans laquelle le manche du marteau est fixé. P braye de fer dont le manche du marteau est garni à l'endroit où les bras de l'arbre tournant le rencontrent pour l'élever. P le marteau. S l'enclume. K L aiguillle ou clé tirante qui serre les jambes dans les entailles du drome *D ; au-dessus de la clé & entre les deux jambes on voit le tasseau, placé entre la clé & la face inférieure du drome. M le ressort qui renvoye avec force ce marteau sur l'enclume. T, t les fourchettes placées au-devant de l'enclume. b b, c c, d d grue, à l'extrémité du bras de laquelle le paquet de la verge est suspendu au moyen de la crémaillere représentée Planche III. fig. 12. W fosse de la chaufferie des bras, recou-verte de madriers. Z enclume servant à parer, comme il sera dit ci-après.
Avant de décrire l'opération que la vignette représente, il convient d'expliquer la maniere dont on chauffe le paquet de verge fig. 9. de cette Planche, ou le paquet de bras fig. 30. de la Planche suivante. Le paquet rangé comme il a été dit & cerclé de plusieurs anneaux de fer, dans le vuide desquels on chasse à force plusieurs coins de même métal, est placé en-travers de la forge AE, Planche premiere, & parallelement au contre-cœur, où il est soutenu par la grue tournante b b, d d. La partie du paquet que l'on veut chauffer, doit être élevée au-dessus du vent de la tuycre d'environ quatre pouces, & distante du contre-cœur de la même quantité ; en cet état on verse dans le foyer une corbeille ou deux de charbon de bois, que l'on range de maniere que la partie que l'on veut chauffer en soit entourée des quatre faces, dessous ou du côté du vent où on a mis quelques charbons allumés, du côté du contre-cœur, du côté opposé, & par-dessus. On recouvre le tout de charbon de terre mouillé & de fraziers aux endroits convenables. On donne ensuite l'eau à la roue des soufflets, dont on modere le vent au moyen de la quenouille, fig. 5. Pl. III. Le charbon de bois s'allume insensiblement & enflamme celui de terre, qui se coagule & forme comme une espece de voûte autour de l'espace qu'occupoient les charbons de bois avant d'être consommés ; on augmente successivement la force du vent, soit en retirant la quenouille d'auprès de l'ouverture de la tuyere, soit en levant la vanne du coursier & donnant plus d'eau à la roue, jusqu à ce que la chaude soit au degré convenable pour porter les paquets sous le gros marteau. Alors un des ouvriers pousse la quenouille dans l'œil de la tuyere pour supprimer le vent, & au moyen de la grue tournante, à laquelle le paquet est suspendu, les autres ouvriers le tirent du feu, & le conduisent sur l'enclume. A chaque chaude que l'on donne, soit pour souder les barres du paquet les unes aux autres, soit pour étirer ou achever les verges ou les bras, on met une corbeille de charbon de bois dans le foyer ; ce charbon empêche la surface du paquet d'être brûlée, ou son flogistique revivifie les parties qui auroient pu être calcinées.
Comme des paquets aussi considérables que ceux-ci sont difficilement pénétrés par le feu jusqu'à leur centre, on observe de diminuer le vent après que les barres extérieures sont suffisamment chauffées pour donner le tems au feu dont elles sont pénétrées, de se porter & communiquer à celles du centre, on tourne aussi plusieurs fois le paquet sur lui-même au moyen du gouvernail & des tourne à-gauche, observant de déranger le feu le moins qu'il est possible.
Les ouvriers qui travaillent dans cet attelier étant exposés à la grande chaleur d'une masse de fer aussi considérable que le paquet de verge ou de bras chauffé à la forge, & placé sur l'enclume à la hauteur à-peu-près des genoux, ils ont soin pour s'en garantir de se garnir les jambes de greves ou botines de devant, composées de plusieurs doubles de vieux chapeaux, qui couvrent depuis le dessus du genou jusqu'aux sabots qui leur servent de chaussure.
Fig. 1. Le maître ancrier: il tient de la main gauche le bâton m *D de la bascule de la pelle qui ferme le coursier de la roue du marteau, pour donner plus ou moins d'eau à la roue, & par ce moyen accélérer ou diminuer la vîtesse ; il indique de la main droite aux autres ouvriers les mouvemens qu'ils doivent faire.
A ses piés sont les deux compas d'épaisseur ouverts, l'un de la largeur & l'autre de l'épaisseur que doit avoir la partie de l'ancre qui est sur l'enclume ; ces largeurs & épaisseurs sont prises sur le gabarit ou épure tracé suivant la table des proportions, que l'on trouvera à la fin de ces explications.
2. Contre-maître ; il tient le gouvernail de la verge, & guide le mouvement des deux ouvriers, fig. 3. & 4. qui l'accompagnent ; c'est par la faute du graveur que le gouvernail qu'il tient dans les mains semble passer à côté du paquet au-lieu de sortir de son centre comme à la fig. 9. du bas de la Planche.
3. & 4. Ouvriers, qui chacun avec un tourne-à-gauche dont le crochet embrasse le quarré du gouvernail, font tourner la verge sur elle-même au commandement du maître ancrier.
5. & 6. Ouvriers qui avec de grands ringards font mouvoir la verge en-avant ou en-arriere, selon sa longueur, pour que les coups de marteau tombent successivement en différens endroits ; les ringards dont ils se servent agissent comme leviers du premier genre, auxquels les fourchettes servent d'hypomoclion ou point d'appui. Ils transportent la verge dans le tems que le marteau est relevé.
7. Ouvrier qui avec un ringard repousse la verge vers le milieu de l'enclume, après que les ouvriers, fig. 3. & 4. l'en ont fait sortir en lui donnant quartier vers les fourchettes ; le ringard dont il se sert agit comme levier du second genre, auquel le stoc sert de point d'appui.
Bas de la Planche.
Fig. 8. Gabarit, planche sur laquelle sont tracées les mesures de la verge de l'ancre, la longueur divisée en piés, la largeur & l'épaisseur. Celui de la figure est pour une ancre de 6000 livres, dont la suite des chaudes est représentée par les figures suivantes.
9. Paquet de verges lié par des anneaux de fer, tel qu'il est quand on le met au feu. On commence par souder & forger le petit bout qui doit être la culasse de la verge ; on continue en plusieurs chaudes jusqu'au milieu de la verge.
O V la verge. O le bout du côté de l'organeau. V le gros bout du côté des bras. V G gouvernail. 1, 2, 3 anneaux ou liens de fer serrés avec des coins.
10. La même verge à moitié corroyée. On attache une griffe g h au quarré O, on chauffe le gros bout V pour couper le gouvernail V G, on continue de chauffer pour souder le gros bout & le forger de proportion.
On supprime ensuite le lien 2, & en plusieurs chaudes consécutives on soude & on corroye les parties qui ne l'ont pas encore été, en allant de V vers O ; à chaque chaude on soude un pié ou un pié & demi de la longueur de la verge.
11. La verge entierement forgée. g h la griffe. h les crochets de la griffe. i anneau de fer serré avec des coins sur la griffe & le quarré de la verge. O bout du côté de l'organeau. V le gros bout du côté des bras ; on ôte ensuite la griffe du quarré, & on en met une autre au gros bout.
12. Mise pour former un des tourillons. b a la mise au bout de laquelle est soudé un ringard a F ; c'est la partie inférieure que l'on chauffe pour l'appliquer à la partie du quarré de la verge où elle doit être placée.
13. Verge dont le gros bout V est armé d'une griffe g h fixée par l'anneau i : & sur le quarré O de laquelle est soudé un tourillon t.
Après que la mise est soudée on coupe le rin-gard en a, figure précédente, & avec la tranche & des chasses de forme convenable, on acheve de donner au tourillon la forme qu'il doit avoir.
14. Mise pour former l'autre tourillon. d c la mise. e F le ringard ; c'est la partie qui est en-dessus que l'on doit chauffer pour l'appliquer à la partie inférieure du quarré O de la verge, figure précédente, que l'on chauffe, & y former, après avoir retourné la verge, le tourillon T de la figure suivante.
15. Verge sur laquelle les deux tourillons sont soudés. g h la griffe. i l'anneau. O le quarré. t, T les tourillons qui doivent être placés exactement vis-à-vis l'un de l'autre.
PLANCHE VIII.

Suite des chaudes de la Verge & celle d'un des Bras.
Fig. 16. Mandrin pour percer le trou de l'organeau.
17. Tenailles à mandrin. b becs ceintrés de la tenaille. c poignées.
18. Griffe. h crochets de la griffe. h g ringard ou tige de la griffe. i anneau qui affermit le ringard de la griffe sur la verge, comme on le voit, fig. 19.
19. Verge dont le trou de l'organeau est percé. O culasse ou quarré de la verge. a trou de l'organeau. V le gros bout est garni d'une griffe ; on fait chauffer les crochets de la griffe lorsqu'on veut la mettre en place, & au moyen de quelques coups de marteau à main, on fait approcher les crochets vers la verge qu'ils doivent embrasser.
Pour percer le trou de l'organeau on fait chauffer la culasse O de la verge, en présentant successivement ses deux faces opposées au foyer de la forge ; la piece étant suffisamment chauffée on la porte, au moyen de la grue tournante, sur l'enclume, le marteau étant tenu élevé par le bois debout, alors un des forgerons prend le mandrin, fig. 16. avec les tenailles ceintrées, fig. 17. il le présente sur le quarré de la verge en a ; le maître ancrier leve alors la pelle du coursier pour donner l'eau à la roue du marteau, qui en trois ou quatre coups fait entrer le mandrin dans le quarré de la verge, dont il traverse toute l'épaisseur ; cette épaisseur est, dans l'exemple présent, d'environ six pouces.
Le mandrin en s'imprimant dans le quarré de la verge, foule la matiere qu'il rencontre devant lui ; pour déboucher entierement le trou on présente au-dessous de la verge la croupiere, fig. 20. qui pose sur l'enclume, en continuant de frapper avec le gros marteau, le mandrin passe d'outre-en-outre ; on retire ensuite le mandrin & on le fait rentrer par le côté opposé, pour que les deux ouvertures du trou de l'organeau soient égales.
20. Croupiere dans l'œil de laquelle passe le bout du mandrin lorsqu'on perce le trou de l'organeau.
21. Couperet pour trancher le superflu de la verge & des bras ; l'ouvrier tient cet outil par le manche, & le gros marteau qui vient frapper sur la partie opposée au tranchant, lui fait couper en deux ou trois coups le bout du quarré de la verge, quoiqu'elle ait cependant six ou huit pouces en quarré ; on coupe avec le même outil & sous le gros marteau, le superflu des mises qui fortifient l'encolage, ainsi qu'il sera dit ci-après.
22. c d Barre composée de trois barres, corroyée & arrondie pour former l'organeau. a coupe ou extrémité des trois barres avant d'être soudées & corroyées. b coupe de la barre après qu'elle est arrondie.
23. L'organeau ployé & amorcé, prêt à entrer dans le trou de la vergè. e f les amorces.
24. L'organeau en plan.
25. La verge & l'organeau dans la situation où il est lorsqu'on le soude. O quarré de la verge. V gros bout.
Pour passer l'organeau dans le trou de la verge on chauffe la partie de l'organeau opposée diamétralement aux amorces e, f, fig. 23. afin de pouvoir le ployer & rapprocher les amorces, on renverse ensuite l'organeau du côte du quarré O, ensorte que les amorces qui sont rapprochées soient dans le foyer de la forge ; on donne une chaude suante aux amorces, & on soude avec des marteaux à bras sur l'enclume r, placée sur le sol de l'attelier, au-devant de la chaufferie AE (Planche premiere) on retourne ensuite la verge le dessus en dessous, pour donner une chaude de l'autre côté de l'organeau, qui ainsi est soudé en deux chaudes.
26. Forte plaque de fer que l'on met sur la verge & sous l'organeau quand on le soude, pour empêcher que la verge qui est parée ne soit meurtrie par la compression de l'organeau sur ses vives arêtes.
27. Coupe transversale de la verge au gros bout.
28. Coupe transversale de la verge au petit bout ; ces coupes conviennent aussi aux bras.
29. Verge amorcée pour y souder les bras.
Pour amorcer la verge on change la situation du marteau, & on l'amene à celle représentée, fig. 9. au-bas de la Planche suivante, de maniere que la rive de la panne du marteau convienne avec le bord de l'enclume du côté de la chaufferie, ce qu'on obtient en éloignant le pié de la jambe mobile 10, 6, fig. 5. Planche III. de l'enclume ; pour cela, fig. 6. même Planche, on desserre le coin 14, & on frappe sur le coin 15. Ce changement des coins fait marcher le pié de la jambe mobile dans son bassin V vers le court carreau, & par conséquent le pivot 6 de la husse, mouvement qui porte le marteau vers la chaufferie ; c'est pour que le ressort M, fig. 5. Pl. III. puisse encore rencontrer le manche du marteau dans cette situation, que l'on donne à sa tête une aussi grande largeur. La chaude étant donnée au gros bout de la verge, on la présente sur le travers de l'enclume & sous le travers de la panne du marteau, qui à grands coups redoublés amincit cette partie de la verge, & y forme les deux amorces V & u que l'on voit dans la figure.
Les figures qui suivent contiennent la suite des chaudes d'un des bras ; on donne ces chaudes à la chaufferie OE, Planche premiere.
30. Paquet des bras pour une ancre de 6000 livres, tel qu'il est quand on le met au feu ; on commence par souder & étirer le petit bout P, le paquet est lié par deux anneaux de fer 1 & 2. B R gouvernail.
31. Paquet de bras, sur le petit bout P duquel on a soudé un gouvernail r R, on chauffe ensuite & on soude le gros bout B en plusieurs chaudes.
32. Le bras amorcé, après que le gros bout est soudé & étiré de proportion, on l'amorce sur le milieu de l'enclume vis-à-vis duquel on a replacé le marteau. B l'amorce qui n est que d'un côté du bras. P petit bout sur lequel on a soudé auparavant un ringard ou gouvernail r R, pour porter le bras dans la chaufferie & le manœuvrer facilement sur l'enclume. 33. Bras dont on a forgé le rond B O ; pour forger le rond du bras on incline le marteau de côté comme la fig. 8. de la Planche suivante le fait voir, ce qui se fait en supprimant quelques-unes des calles que nous avons dit, qui sont au-dessous de la boîte de la jambe mobile 10, Pl. III. fig. 5. & 6. ce qui fait baisser le pivot 6 de la husse, & par conséquent in-cliner le marteau de maniere que sa panne fasse, avec la table de l'enclume, un angle égal à l'inclinaison des côtés de la partie conique du bras: partie qu'on nomme le rond.
34. Bras sur l'amorce duquel on a soudé un gouvernail r R, pour pouvoir étirer & forger le quarré O P.
PLANCHE IX.

La vignette représente l'opération de souder les pattes aux bras.
On voit par cette vignette que cette opération se fait près de la chaufferie OE. Planche premiere, & sur le bord de la fosse recouverte de madriers, dont on parlera dans la suite. B B, C C, D D grue tournante, à l'extrémité de laquelle le bras B est suspendu par la crémaillere erstuxy. er trevier placé en e dans l'entaille de la coulisse. r t boulon de la crémaillere. t u le coulant. s x y le crémaillere. z enclume sur laquelle le quarré du bras est placé.
On voit dans le fond la chaufferie des mises, la taque ou plaque de fonte a, sur laquelle on dresse les organeaux pour les rendre plans, & le tour ou poteau p autour duquel on les contourne comme il sera dit ci-après.
Fig. 1. Le maître ancrier tenant une regle de fer avec laquelle il montre aux forgerons les endroits où ils doivent faire tomber les coups de leurs marteaux.
2. Forgeron qui tient de la main gauche le gouvernail R du bras, & de la main droite un tourne-à-gauche pour en empêcher le devers.
3. 4. 5. 6. Quatre forgerons dans l'ordre où ils appliquent leurs coups de marteaux sur l'ouvrage.
Cette opération est celle de la fabrication de l'ancre où les ouvriers éprouvent la plus grande chaleur, étant obligés de se tenir près d'une masse de fer enflammée très-considérable, aussi leurs botines leur sont alors très-utiles.
Dans une patte, fig. 3. ou 5 au bas de la Planche, on distingue le talon & le bec. Le talon p p p est la partie large de la patte ; le bec h ou P est la partie qui finit en pointe.
Avant de souder la patte au bras, on commence par lui faire prendre la courbure du quarréldu bras auquel elle doit s'appliquer exactement. Pour cela la patte étant garnie d'une griffe, comme la fig. 3. du bas de la Planche la représente, on la chauffe dans toute son étendue, on la porte ensuite sur le bras, & frappant sur la patte à grands coups de masse, si la patte est d'une médiocre grandeur, ou en la présentant sous le gros marteau & dessus l'appareil que la fig. 10. au bas de la Planche représente, on parvient à lui faire prendre la courbure du bras.
Pour fabriquer une patte, ou prend deux mises soudées chacune à l'extrémité d'un ringard, on les chauffe à deux feux, de maniere qu'elles soient suantes ; on les soude l'une sur l'autre sous le gros marteau, on coupe un des ringards, on reporte à la chaufferie, & on ajoute une troisieme mise en travers, que l'on sonde sur les deux premieres, c'est cette derniere mise qui doit former le talon de la patte. On étire ensuite le tout sous un gros marteau dont la panne est un peu arrondie ou convexe, pour mettre au large ; on pare ensuite sous un marteau à panne droite ; & après que la patte est rebordée, on coupe le ringard qui tient au bec & a servi de gouvernail pendant toute sa fabrication.
Il est aisé de concevoir que s'agissant de souder la patte au quarré du bras, on a dû chauffer l'une & l'autre de ces pieces à deux chaufferies différentes ; le bras a été chauffé à la chaufferie OE & du côté de la concavité, la patte a été chauffée à la chaufferie des verges cotée AE, Planche premiere, & rapportée sur le bras au moyen d'une griffe, fig. 4. au bas de la Planche.
Bas de la Planche.
Fig. 1. Patte brute, à la pointe de laquelle est soudé un gouvernail ; les lignes tracées dans cette figure sont entierement inutiles. p P la patte. P g gouvernail terminé en g par un anneau dans lequel est passé un bâton a b devers la patte.
2. Ceintre ou patron suivant le contour extérieur duquel on reborde la patte en coupant le superflu avec la tranche.
3. Patte rebordée dont le gouvernail a été coupé, & auquel on a substitué une griffe g h pour tenir lieu de gouvernail ; la griffe est terminée en g par un anneau dans lequel on passe un bâton comme à la fig 1. Les crochets h de la griffe sont passés sous le bec de la patte qui est enfermé, ainsi que la tige de la griffe dans un anneau de fer. p, p p talon de la patte.
C'est dans cet état que l'on porte la patte au foyer de la chaufferie des verges, où on la dispose de maniere que le vent des soufflets soit dirigé dans le sens de sa longueur, & que le milieu de la largeur du talon soit placé au-dessus du vent, le côté convexe de la patte étant tourné en-dessous: on recouvre le dessus d'argille pour empêcher qu'il ne brûle, on chauffe vivement, ensorte que la patte est entierement rouge ; alors deux ouvriers tenant chacun une des extrémités de la barre de fer, fig. 7. dont ils passent le milieu sous le bec de la patte, aident à celui qui tient le gouvernail à la transporter sur le bras que d'autres ouvriers ont tiré de la chaufferie OE (vignette) & placé convenablement sur l'enclume z ; alors les forgerons munis de marteaux du poids de vingt-cinq ou trente livres, frappent à tours de bras sur la patte, que l'on soude par ce moyen au quarré du bras, observant que le milieu du talon de la patte réponde exactement au milieu du bras.
Après que la patte est soudée au talon, on ôte la griffe, & on reporte le tout à la chaufferie pour souder le bec, le quarré est tourné vers la tuyere, on couvre de terre le dedans de la patte du côté du bec pour l'empêcher de brûler, on donne une chaude suante, & on soude le bec, que l'on pare ensuite avec la tranche & différentes chasses appropriées, le bras est alors achevé.
4. Griffe à bec pour transporter la patte de la chaufferie sur le bras où elle doit être ployée & soudée. h crochets de la griffe. i anneau. h g gouvernail ou tige de la griffe. g œil qui reçoit un bâton.
5. Patte en perspective, ployée suivant le contour du quarré du bras. p, p p talon de la patte. P bec.
6. Griffe à bras dont on se sert après que les pattes sont soudées.
Les crochets h k de la griffe embrassent l'épaisseur du talon de la patte aux deux côtés du quarré du bras, comme on le voit dans la vignette de la Planche suivante ; l'anneau i embrasse le bec P de la patte. g extrémité du gouvernail de la griffe.
7. Barre de fer dont on se sert pour transporter la patte, fig. 3. de la chaufferie, à l'endroit où on veut la souder.
8. Situation respective du marteau & de l'enclume pour forger le rond des bras.
9. Situation respective du marteau & de l'enclume pour amorcer la verge.
10. Bancs couverts de fortes plaques de fer forgé que l'on place autour de l'enclume, pour avec le gros marteau ceintrer les bras. P & O bancs ou trétaux entre lesquels est supposée l'enclume. X tréteau au-devant de l'enclume, en place des fourchettes, que l'on supprime pendant cette opération, & dont il tient lieu, servant de point d'appui aux ringards avec lesquels les ouvriers, fig. 5. & 6. de la vignette, Pl. VII. font avancer ou reculer le bras pour que les coups du gros marteau tombent aux endroits convenables, & que le quarré du bras qui a été chauffé prenne la courbure requise ; les plaques de fer dont les tréteaux sont couverts servent à les garantir du feu pendant l'opération.
PLANCHE X.

La vignette représente, dans l'intérieur de la forge, la maniere d'encoller le premier bras sous le gros marteau.
On voit une partie du drome coté *D ; la même lettre se rapporte aussi à la bascule de la pelle de la roue du marteau & au bâton *D m, au moyen duquel on l'ouvre ou on la ferme. M le ressort qui renvoye le marteau. R le marteau que l'on a remis dans la situation indiquée par la fig. 9. Pl. IX. Q bois debout emmanché qui soutient le marteau élevé. B B, C C, D D grue de la chaufferie OE des bras. a d lien ou support de cette grue. G e coulisse qui porte la demi-lune p, qui est suspendu par des chaînes à l'S n accrochée à l'émérillon m l, qui l'est lui-même au trévier b e accroché à l'extrémité e de la coulisse. G H jauge pour faire avancer la coulisse.
La grue de la chaufferie AE, porte la crémaillere qui suspend la verge ; près de l'autre chaufferie OE est la fosse couverte de madriers.
Fig. 1. Forgeron qui avec un tourne-à-gauche soutient le devers de la verge, pour que le plan des cou-vertures soit parallele à la table de l’enclume. O V la verge à laquelle les ouvriers, fig. 1. & 2. ont fait faire un demi-tour sur elle-même dans le crochet de la crémaillere, en même tems que suspendue par la seconde grue ils ont conduit l’amorce sur l’enclume ; dans le même tems les ouvriers de la seconde chaufferie apportent aussi le bras B P suspendu par la demi-lune p, qui l est elle même par des chaînes de fer à l’S qui est accrochée à l’émerillon m, suspendu par le trevier l e. Les ouvriers dirigent le mouvement du bras au moyen de la griffe à bras h k R qui embrasse sa patte, de maniere que l’amorce qui est en dessous & a été chauffée en cette situation à la forge OE, vienne se placer sur l’amorce de la verge placée sur l’enclume S ; en même tems le maître ancrier placé dans l’angle que forme la verge avec le bras, porte avec une regle de fer la mesure de la distance entre un point marqué sur la verge & la pointe du bec de la patte, pour que le bras ait avec la verge l’inclinaison requise ; cette distance est égale à la corde de l’arc que le bras représente.
Le bras mis en situation, l’ouvrier, fig. 7. quitte le ringard qu’il tient dans ses mains, tire la perche m *D pour donner l’eau à la roue du marteau ; à la premiere levée le bois debout Q tombe de côté, ou est retiré par un autre ouvrier, les coups les plus violens se succedent avec rapidité, pour profiter de la chaude suante que l’on a donnée aux deux pieces: c’est aussi par la même raison que les opérations que nous venons de décrire s’exécutent avec la plus grande célérité, ensorte que le bras est encollé, c’est-à dire soudé à la verge, en moins de tems qu il n’en faut pour lire la description de l’opération ; on verra dans la Planche suivante comment on encolle le second bras.
2. Autre forgeron qui tient la culasse de la verge pour pousser l’amorce sur l’enclume.
3. & 4. Forgerons qui tiennent le gouvernail de la griffe du bras & le conduisent vers l’enclume.
5. Autre forgeron qui tient l’extrémité du gouvernail de la griffe pour pousser le bras & faire appliquer son amorce sur celle de la verge.
6. Forgeron qui tire à lui la jauge pour pousser la coulisse de la grue à l’extrémité de laquelle le bras est supendu.
7. Forgeron qui se dispose à pousser en joint avec son ringard le bras qui est présenté sur l’enclume.
Bas de la Planche.
Fig. 1. Croisée de l’ancre dont les deux bras sont encollés V u partie de la verge. V colet de la verge. B p le bras qui a été encollé le premier. B P le second bras. B o, B O le rond des bras. Près de u il y a de petites étoiles qui servent de reperes pour porter la mesure dont on a parlé, & faire que les distances u p, u P soient égales, ou que les bras soient également écartés. a a anneau de corde dont la verge est entourée, pour empêcher la demi-lune de glisser le long de la verge. 1, 2: 1, 3 vuides qui restent au colet & entre les bras ; on remplit ces vuides avec des mises quarrées & des mises plates ; les mêmes vuides se voyent aussi de l’autre côté de l’ancre.
2. La même croisée vue du côté extérieur, où on voit les vuides 3 & 3, qui doivent être remplis avec les mises quarrées & les mises plates.
V tenon de la verge pris entre les tenons des bras qui lui sont soudes, l’un dessus & l’autre dessous. V p, V P les bras. V o, V O le rond des bras. o p, O P les pattes.
3. Mise plate vue par dessus, & destinée pour le colet 1, 2 de la verge.
La mise b e est soudée au bout d’un ringard e r, qui sert à la transporter facilement de la chaufferie sur le colet 1, 2 où elle est soudée par le gros marteau, c’est la partie arrondie ou le dessous dans cette figure, qui a reçu à la chaufferie une chaude suante, ainsi que le côté du colet auquel on veut l’adapter.
4. Mise plate vue par-dessous, & destinée pour l’autre côté du collet de la verge.
Cette mise a c de meme soudée à un ringard c r est vue du côté convexe, qui est celm que l’on présente a la tuyere ; après que les mises sont soudées on coupe les ringards avec la tranche ou le couperet.
5. Mise plate pour le vuide 1, 3 du bras, vue par-dessous ou du côté qu’elle doit etre chauffée. a r ringard.
6. Mise quarrée pour remplir le vuide du bras, vue par-dessous ou du côté qu’elle doit être chauffée ; on place cette mise avant la mise plate. b r ringard.
7. Autre mise plate pour le vuide de l’autre bras, vue par dessus ou du côté que frappe le marteau. b, r r son ringard.
8. Autre mise quarrée pour le vuide de l’autre bras, vue par-dessus ou du côté que frappe le marteau.
9. Une patte vue du côté concave opposé au bras. a b talon de la patte. p le bec.
10. Une patte vue du côté convexe ou du bras, où on distmgue les façons 1 P: 2 P du bec P. A B taion. O naissance du rond du bras: ces deux dernieres figures sont dessinées sur une échelle double.
PLANCHE XI.

La vignette représente l’opération d’encoller le second bras.
Le spectateur est supposé placé à l’entrée de la porte qui communique au pont sur le coursier de la roue du marteau. *D le drome. L clé tirante ou aiguille qui assemble les deux jambes. L P jambe mobile. On voit dans la sole de bassinage deux des trois coins qui assurent le pié de la jambe ; le coin au-dessous de la patte de l’ancre est celui coté 12 dans la fig. 5. Pl. III. le second du côté du court-carreau X est celui coté 14 dans la fig. 6. de la meme Pl. X mortoise de la clé du ressort. M le ressort. N la husse. P la braye. R le marteau. S l’enclume. C C, D D grue de la chaufferie des bras. b b, c c, d d grue de la chaufferie des verges.
La verge O V B & les bras B P précédemment encollés, sont suspendus à la grue tournante par la demi-lune V, l’S o n, l’émérillon n m l, & le trévier l d d. Le bras B P est soutenu dans la situation horizontale par une chaîne P a, qui après avoir été nouée autour du rond du bras, vient faire le tour du bec P, & delà va s’attacher en a au trévier.
Le bras B P, premierement encollé & chauffé à la chaufferie des verges où il étoit tourné de l’autre côté, a été renversé dans la situation que la figure représente, pour que l’amorce de la verge soit en-dessus, & qu’elle se présente à celle du bras B n que l’on a chauffé a la seconde chaufferie Pour aider à renverser ainsi le bras, après que la piece est tirée du foyer & apportée près de l’enclume, on attache une corde par un crochet de fer qui la termine a que que maillon de la chaîne près le bec P du bras. Cette corde qui passe sur une poulie fixée à une des traverses du comble de la forge, va se rendre à un treuil dont le plan est représenté Pl. premiere près de la porte qui communique au pont sur le coursier de la roue du m rteau. Au moyen de ce treuil on renverse avec facilité le bras de l’ancre que l’on met ainsi sur l enclume dans la situation que la vignette représente.
Pendant cette opération, d’autres ouvriers tirent le second bras de la chaufferie, & le conduisent au moyen de la seconde grue sur l’amorce de la verge destinée à le recevoir. Le bras est porté par une demi lune suspendue par des chaînes & une corde à une poulie placée pour cela à l extrémité D D du bras de la grue ; cette corde va s enrouler sur un treuil visible dans la Pl. IX. & qui est caché dans celle-ci par le gros marteau & un ouvrier.
Fig. 1. Le maître ancrier, qui avec une regle de fer dont il applique une des extrémités au bec de la patte, & l’autre à un repaire marqué sur la verge, donne au bras que l’on va souder, l’écartement nécessaire, ainsi qu’il a été dit en expliquant la fig. 1. du bas de la Pl. précédente.
2. Aide du maître ancrier, qui soutient une des extrémités de la regle.
3. Forgeron qui tient la culasse O de l’ancre, pour la gouverner & la pousser sur l’enclume.
4. Forgeron qui avec un levier passé dans la partie in-férieure de l’organeau, maintient le devers de l’ancre.
5. Forgeron qui tire à lui la jauge pour faire avancer la coulisse de la grue à laquelle la verge est suspendue.
6. Forgeron qui avec un ringard pousse en joint le bras que l’on va souder ; ce bras est suspendu à la seconde grue.
7. & 8. Forgerons qui tiennent le gouvernail de la griffe à bras représentée fig. 6 Pl. IX. pour présenter le bras à la place où il doit être soudé.
Bas de la Planche.
Il représente les outils dont les forgerons se servent, dessinées sur une échelle double.
Fig. 1. Tourne-à-gauche. b c crochet qui embrasse la partie quarrée des gouvernaux des paquets de verges ou de bras. b a tige ou manche du tourne-à-gauche, réduit à huit pans ou arrondi vers a ; cet outil est entierement de fer.
2. Taillet tenant lieu de tranche, & avec lequel les ouvriers coupent sous le gros marteau le fer superflu des mises. b tête du taillet sur laquelle frappe le gros marteau. c le taillant acéré. b a le manche qui est de fer.
3. Fonsoir. Sorte de chasse ronde qui sert sous le gros marteau à enfoncer les mises quarré es, fig. 6. & 8. Pl. précédente, dans les vuides 1, 3 de la fig. 1. b partie du fonsoir sur laquelle frappe le gros marteau. c partie qui enfonce les mises quarrées. b a le manche qui est de fer.
4. Tranche, le tranchant c est acéré.
5. Tranche emmanchée. b tête de la tranche sur laquelle les forgerons frappent avec leurs marteaux. c le taillant. 2, 1, a le manche qui est de bois. 1, 2 anneaux ou frettes de fer pour empêcher le manche de fendre.
6. Marteau. b la tête. c la panne. a le manche de bois de cornouillier ; cet outil est acéré par les deux bouts.
7. Marteau à parer. b la tête. c la panne. a le manche de bois. Cet outil est acéré par les deux bouts.
8. Chasse à chanfrin à droite. b tête sur laquelle les ouvriers frappent avec leurs marteaux. c côté acéré de la chasse. a le manche qni est de bois.
9. Chasse à chanfrin à gauche. b tête de la chasse. c partie acérée. a le manche qui est de bois.
10. Chasse quarrée qui n’est inclinée ni d’un côté ni de l’autre. b la tête sur laquelle les ouvriers frappent avec leurs marteaux. c partie acérée. a le manche qui est de bois.
11. Chasse à panne. b la tête de la chasse. c la panne acérée & arrondie comme celle du marteau fig. 6. avec cette différence que la longueur de la panne est parallele à l’œil ou trou qui reçoit le manche du bois a, au lieu qu’aux marteaux cette longueur est perpendiculaire à la direction du manche.
12. Gouvernail pour ployer les organeaux. A B gouververnail. B & C anneaux qui reçoivent la barre arrondie, fig. 22. Pl. VIII. dont l’organeau doit être formé, que l’on ploye en cette sorte, après qu’on l’a fait rougir dans toute sa longueur, en la faisant entrer successivement dans le trou de la bande de fer du tour représenté en P dans la vignette de la Planche II.
13. Crochet ou tisonnier. a b la tige. b crochet. Cet outil est de fer.
14. Rouable. b ratissoire du rouable. c douille qui reçoit le manche c a qui est de bois.
15. Pelle. b la pelle. c douille. c a manche de bois.
16. Ringard. Il est quarré & aminci vers b, & réduit à 8 pans du côté de a. Cet outil est de fer, il y en a de différentes longueurs.
PLANCHE XII.

L’opération de parer.
La vignette représente la partie de la forge où est la fosse dont on a découvert une partie pour y laisser passer un des bras de l’ancre.
- D D le drome. D extrémité du drome qui porte sur un chevalet. B B, C C, D D grue tournante de la seconde chaufferie OE, à laquelle l’ancre est suspendue. C’est au bas de cette grue que doit être placé le treuil que l’on voit Pl. IX. qui a de même été omis dans la Pl. X, comme ne servant point aux opérations qu’elles représentent. Derriere la grue & sous une arcade on voit le coffre où les ouvriers renferment leurs menus outils. W la fosse couverte en partie de madriers. Z enclume de la fosse posée sur deux chantiers.
Lorsque l’on soude les mises représentées au bas de la Pl. X, mises qui sont soudées sous le gros marteau, il faut que la fosse soit entierement découverte pour que l’on puisse retourner l’ancre en même tems qu’on la tire du foyer de la chaufferie OE, & qu’au moyen de la grue on la transporte sur l’enclume. Les bras qui dans le foyer de la chaufferie ont la situation horizontale, prennent en passant au-dessus de la fosse la situation verticale, & en achevant de leur faire décrire un demi-cercle, la partie de l’ancre qui étoit dessous & regardoit la tuyere, se trouve dessus & tournée vers le marteau. Ces deux mouvemens de virer l’ancre sur elle-même, & de la transporter à l’enclume, s’exécutent en même tems pour profiter de la chaleur des pieces ; la fosse qui a été creusée pour faciliter ce mouvement, reste couverte pendant toutes les autres opérations.
Après que toutes les mises tant du collet de la verge que celles des bras, ont été soudées sous le gros marteau, & qu’avec le taillet, fig. 2. Pl. XI. on a coupé le fer superflu, on rapporte l’ancre sur l’enclume Z de la fosse qu’on a recouverte de ses madriers ; la croisée de l’ancre étant couchée horizontalement sur l’enclume & non verticalement comme la figure le représente, situation relative à une autre opération que l’on décrira dans la suite, on acheve de trancher avec la tranche le fer que le taillet n’a pu emporter. On perfectionne les angles des aisselles avec les chasses à chanfrin tournées du sens convenable, opérations qu’on ne pourroit faire sous le gros marteau.
Fig. 1. Le maître ancrier qui présente la tranche, fig. 5. de la Pl. précédente, sur les parties de l’ancre où il y a du fer à retrancher. L’ancre est supposée, ainsi qu’il vient d’être dit, dans la situation horizontale, telle qu’elle étoit sur l’enclume du gros marteau, à cette différence près que la culasse O de la verge O V de l’ancre qui est tournée actuellement vers l’arbre vertical de la grue, étoit tournée dans le sens de la longueur du drome. C’est pour faciliter ce mouvement que l’on a ajouté à la suspension l’émérillon I M N, fig. 12. Pl. III. duquel on n’a pas alors expliqué l’usage. Le boulon M tournant dans l’étrier de l’émérillon se prête à tous les mouvemens.
2. & 3. Deux forgerons qui avec des marteaux à frapper devant, frappent sur la tête de la tranche, pour lui faire couper le fer superflu.
Les mêmes ouvriers frappent de même sur les chasses, fig. 8. 9. & 10. Pl. XI. lorsque le maître ancrier en fait usage pour rensormer les angles rentrans des aisselles.
4. Forgeron qui maintient la verge de l’ancre.
5. Forgeron qui tire la jauge H G pour pousser l’ancre auprès de l’enclume.
1, 2 : 3, 4 deux ringards passés en croix dans l’organeau, pour soutenir la verge dans la situation que la figure représente, situation qu’on lui donne pour parer le rond du bras & quelques autres parties.
Parer l’ancre, c’est la marteler avec les petits marteaux, fig. 7. Pl. XI. que les ouvriers trempent dans des seaux pleins d’eau placés auprès d’eux ; cette opération qui se pratique sur la fin des chaudes sert à applanir les plus petites inégalités, & à faire tomber les écailles ou scories que le feu a fait lever de dessus l’ouvrage.
Bas de la Planche.
Fig. 1. Ancre de six milliers entierement achevée.
O la culasse & l’organeau. T T un des tourillons ; les mêmes lettres indiquent aussi l’emplacement du jas. O V la verge. V P, V p bras. V O, V o rond des bras.
2. Vue de l’ancre du côté extérieur des pattes.
p, P becs. p a b, P A B les pattes. A B, a b talon des pattes.
3. Partie de la verge & le jas de l’ancre. O la culasse & l’organeau. O V partie de la verge.
4. Coupe transversale des deux flaches qui composent le jas, par le milieu de leur longueur.
A B les deux flaches. 1 & 2 emplacement des tourillons.
5. Face intérieure d’une des deux flaches, où on voit l’emplacement du quarré de la verge & celui des tourillons T t ; à côté est le profil d’une des flaches. O emplacement de la moitié de la culasse.
PLANCHE XIII.

Elle représente la machine à radouber les ancres dans les ports où on n’a point de chûte d’eau pour faire lever un martinet.
La vignette représente l’intérieur d’une forge & une partie de la machine, les deux chaufferies. On y voit six forgerons occupés à faire aller la machine, en tirant des cordes accrochées à des chevilles plantées perpendiculairement sur un des rais des balanciers, auxquels elles servent de manivelle. Sur l’enclume on voit une ancre prête à être encollée, & plusieurs forgerons qui en soutiennent les différentes parties, qui sont aussi supportées par les grues ou potences tournantes, qu’on voit dans la figure.
Bas de la Planche.
Fig. 9. Montre plus en grand l’extrémité de la bascule supérieure; on y voit comme la douille du T est jointe par une clavette à la cheville du cric.
10. Le T vu séparément.
11. Coupe longitudinale de la machine par le milieu de sa largeur.
12. Cheville postérieure du cric, & clavette qui retient la douille du T.
13. Elévation géométrale du tambour de la lanterne & du cric; c’est sur les extrémités de l’arbre de ce tambour, qui sont quarrées, que l’on monte les balanciers ou volans.
14. Vue perspective du ressort & de la platine sur laquelle il est monté.
15. Vue perspective de toute la machine. x cheville servant de manivelle, & sur laquelle la corde que les forgerons 1, 2, 3 de la vignette tirent est accrochée.
TABLE DES PROPORTIONS DE TRENTE ANCRES DE DIFFERENS POIDS.
SUITE DE LA TABLE DES PROPORTIONS DES ANCRES.