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Planches:HISTOIRE NATURELLE, MÉTALLURGIE, Travail du cuivre (volume VI)

De Encyclopédie

HISTOIRE NATURELLE.

MÉTALLURGIE.

Travail du cuivre, contenant 10 Planches qui équivalent à 11 à cause d'une double.

ON trouvera ce qui concerne le grillage de la mine de cuivre dans les premieres Planches de la Minéralogie.

PLANCHE Iere.

Bibliothèque Mazarine, exemplaire 2° 3442, numérisé par l’ENCCRE. Licence CC BY-NC-ND 3.0 France — pas d’utilisation commerciale, pas de modification. Le texte de ce site est sous une autre licence, CC BY-SA 3.0.

Plan, élévation & coupes du haut fourneau de Freiberg.

La hauteur de ce fourneau, fondé en maçonnerie, est de dix-huit piés huit pouces depuis la pierre du couvercle des soupiraux pour évaporer l'humidité du terre-plein, jusqu'à l'endroit où on charge le fourneau ; il y a huit piés & demi depuis le bassin de réception jusqu'au même endroit, la profondeur ou longueur de ce fourneau au niveau de la tuyere, est de cinq piés sur trois piés de large ; on met sur la pierre de couvercle un pié de scories, & par-dessus un sol d'argile d'un pié d'épaisseur, ensuite une brasque pesante qui a sur le devant du fourneau un pié, & près du mur mitoyen un pié neuf pouces de hauteur, enfin on y ajoute de la brasque légere ordinaire de la hauteur de trois piés sous la tuyere, le fourneau a par-devant un bassin de réception, & à côté de ce bassin un autre plus petit pour recevoir ce qui coule de la percée, & pour lier ensemble ces deux bassins on met des barres de fer que l'on scelle bien avant dans les murs du fourneau, au haut duquel on monte pour le charger par l'escalier qui se trouve à l'un ou des deux côtés du fourneau.

On ne pose pas toujours la tuyere de la même façon dans ces fourneaux, dans quelques-uns elle n'est inclinée que de deux à trois degrés, dans d'autres elle l'est jusqu'à dix ; cette tuyere est de fer & les soufflets sont de cuir.

Fig. 1. Plan du fourneau au niveau du bassin de réception. A A les deux piliers. B B le mur de derriere vis-à-vis l'embrasure duquel est le mur mitoyen. C C doublure du fourneau. 4 la tuyere. 48 le bassin de réception. 5 la percée. 9 le foyer pour la percée. F F les soufflets. f f les buses des soufflets dirigées a la tuyere. G G charpente qui soutient les soufflets & leurs bascules. H H partie de l'arbre de la roue qui fait agir les soufflets ; on a indiqué par des lignes ponctuées les soupiraux qui sont au-dessous du fourneau.

2. Deux coupes longitudinales du fourneau par un plan vertical qui passe par la tuyere. X X ligne de niveau du terrein au-dessous de laquelle est la fondation du fourneau & les soupiraux ou évents a & b dont l'issue est en c dans le mur de derriere du fourneau au-dessus des soufflets. 9, 9 lit de scories. 10, 10 lit ou sol d'argile. 11, 11 brasque pesante. 12 brasque ordinaire dans laquelle est pratiqué le bassin de réception. 4 la tuyere opposée à la trace 8, 7. A A les deux piliers. C C la doublure du fourneau. B B le mur mitoyen qui fait partie du mur de derriere D D du fourneau. 5, 5 ; 5, 5 attachement de la chemise ou mur de devant du fourneau.

Derriere le mur mitoyen sont les soufflets de cuir F F dont les buses f f sont dirigées aux tuyeres. 4, 4 le soufflet à la gauche du spectateur est représenté fermé, celui à droite est représenté ouvert. H H partie de l'arbre de la roue ; les cames de cet arbre agissent alternativement sur les levées h g c X g c des soufflets, & en comprimant de haut en bas ces levées, ils compriment les soufflets au moyen des tirans g i ; lorsque la came a quitté prise & que le soufflet a expiré l'air qu'il contenoit, il est relevé par la bascule k l m, k l m pour en inspirer de nouveau: la bascule k m mobile en l sur un boulon est terminée en m & m par une auge m que l'on charge successivement de différens poids afin de regler l'inspiration du soufflet, de maniere que la levée c g soit en situation convenable pour être abaissée par la came suivante ; l'autre extrémité de la bascule est attachée au levier f i par la chaîne k i ; tout cet équipage est supporté par une charpente X G, dont les montans servent de guides aux levées c g.

3. Elévation de la face antérieure du fourneau ; la ligne XX marque le niveau du terrein. a un des soupiraux pour évaporer l'humidité. 6 pierre de couvercle. 9 9 lit de scories. 10 lit d'argile. 11, 11 lit de brasque pesante. 12 lit de brasque ordinaire dans laquelle le bassin est formé. 4 la tuyere. 5, 5, 5, 5 la chemise ou devant du fourneau, dont A, A sont les piliers.

PLANCHE II. & III.

Bibliothèque Mazarine, exemplaire 2° 3442, numérisé par l’ENCCRE. Licence CC BY-NC-ND 3.0 France — pas d’utilisation commerciale, pas de modification. Le texte de ce site est sous une autre licence, CC BY-SA 3.0.
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1. Fourneau à manche pour la fusion du cuivre en Saxe. h massif de glaise. g la casse. c couche de charbon pulvérisé.

2. Coupe du même fourneau à manche. f la forme. e charbon pulvérisé. d massif de glaise. c foyer aux scories. 6 pierre qui couvre. a évents.

3. Même fourneau vû par devant ; les mêmes lettres désignent les mêmes parties qu'aux figures précédentes ; quant aux soufflets, à la maniere de les faire aller & le reste de l'équipage, comme aux grosses forges.

4. Fourneau de grillage pour dégager le soufre en Saxe. a sol sur lequel on met la matiere à griller. b mur. c soupiraux à ouverture pour la fumée. e cheminée. f ouverture qui donne dans les soupiraux.

5. Plan géométral du même fourneau.

6. Fourneau pour la premiere fonte du cuivre. k, k mur d'appui. l l murs de côté & d'appui. h devant du fourneau. g casse.

7. Coupe & profil du même fourneau. k k murs d'appui du derriere. l l murs de côté & d'appui. i tuyere. f masse de glaise en talut pour faciliter l'écoulement de la matiere en fusion. h mur antérieur. g casse. e charbon pulvérisé. d massif de terre glaise. c foyer aux scories. a a évents.

8. Plan géométral du même fourneau fig. 6.

Les mêmes lettres désignent les mêmes parties qu'au figures précédentes.

9. Le même fourneau vû par devant, où les mêmes lettres sont appliquées aux mêmes objets qu'aux autres figures.

PLANCHE IV.

Bibliothèque Mazarine, exemplaire 2° 3442, numérisé par l’ENCCRE. Licence CC BY-NC-ND 3.0 France — pas d’utilisation commerciale, pas de modification. Le texte de ce site est sous une autre licence, CC BY-SA 3.0.

Fourneau d'affinage en Saxe ; c'est un fourneau de reverbere auquel on a adapté deux soufflets: on donne à la base de ce fourneau onze à douze piés de diametre, & au-dedans de ce foyer huit piés six pouces ; sous la base on fait un grand canal en croix pour faire sortir l'humidité du sol ; il y a encore huit autres petits canaux dirigés vers le centre, lesquels traversent l'épaisseur de la muraille. Après qu'on a couvert le grand canal dont il a été parlé, on recouvre d'un lit de scories de six pouces d'épaisseur, sur lequel on fait un lit d'argile ou de briques, sur ce second lit on forme un premier lit de cendres qui y reste toujours, c'est sur ce lit que l'on forme la coupelle avec d'autres cendres chaque fois que l'on veut affiner.

Le dôme du fourneau est un chapeau de fer qui a intérieurement un grand nombre de crochets de fer qui y font rivés ; ces crochets servent à retenir un enduit de terre grasse mêlée & paitrie avec de la bourre & du foin, ce lit garantit le fer de l'action du feu ; le dôme est suspendu avec des chaînes de fer à un grueau ou potence, au moyen de laquelle on peut l'enlever & l'écarter pour laisser refroidir le fourneau après que l'affinage est achevé.

1. Plan du fourneau à différentes hauteurs. A B, C D canaux pour évaporer l'humidité indiqués par des lignes ponctuées. E F mur de derriere du fourneau, derriere lequel sont placés les soufflets & l'arbre de roue à l'eau qui les fait agir. G G les tuyeres qui reçoivent les buses des soufflets. H I K la chauffe. H l'entrée du cendrier. I K la grille sur laquelle on met le bois que l'on ferme avec une porte de fer. L la voie de la litarge. M trou à feu que l'on ferme avee une porte de fer ; on a projetté dans cette figure l'armature de fer qui soutient les feuilles de même métal dont le dôme est composé.

2. Coupe du fourneau selon la ligne A B du plan fig. 1. A D B canaux pour évaporer l'humidité de la fondation. d un des deux canaux ou soupiraux qui se croisent à angles droits au centre du fourneau pour évaporer l'humidité du massif. e un des huit petits canaux qui traversent l'épaisseur de la muraille pour laisser une issue aux vapeurs des différentes couches qui composent l'aire du fourneau. 1 pierre de couvercle. 2, 2 lits de scories. 3 lit de briques ou d'argile. 4 4 lit de cendres sur lequel on en forme un second qui est la coupelle. 5 place que le plomb doit occuper. g g ouvertures ou tuyeres pour passer les buses des soufflets. K I la grille de la chauffe sur laquelle on met le bois. H ouverture du cendrier.

3. Autre coupe du fourneau par la tuyere ou la ligne C D du plan. d un des deux canaux pour évaporer l'humidité du massif. e un des huit soupiraux pour évaporer celle des différentes couches qui composent l'aire. 1 pierre de couvercle. 2, 2 lit de scories. 3 lit d'argile ou de briques. 4 4 lit de cendres sur lequel on forme la coupelle. 5 place que le plomb occupe. I K ouverture de communication de la chauffe au fourneau. G la tuyere qui reçoit la buse d'un des soufflets.

Le dôme ou chapeau est suspendu par quatre chaînes de fer qui se réunissent à l'anneau u que le crochet x qui termine le levier x y reçoit ; ce levier mobile au point R, est supporté par l'extrémité R du bras S R de la potence ou gruau tournant. D P S R l'extrémité y du levier x y est abaissée par le moyen de la chaîne y z pour enlever le dôme de dessus le fourneau où il est luté, la mobilité de la potence sur ses deux pivots D P permet de l'écarter de côté pour découvrir ce fourneau, dont on retire alors le sin & dont on renouvelle la coupelle.

4. Elévation perspective du fourneau & de la chauffe. d d ouvertures des deux canaux servant à évaporer l'humidité du massif du fourneau. e e e ouverture de trois des huit soupiraux pour évaporer l'humidité des différentes couches qui en composent l'aire. L la voie de la litarge. u anneau auquel se réunissent les quatre chaînes qui suspendent le dôme. x y levier pour l'enlever. R D P la potence qui sert de point d'appui au levier. I K la chauffe. I la porte de fer de la chauffe ; on ne voit point dans cette figure l'ouverture du cendrier que dans quelques fourneaux on place au-dessous de l'ouverture I de la chauffe D.

PLANCHE V.

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1. Elévation perspective du fourneau de fusion dont on trouvera les développemens dans la Planche suivante.

2. Elévation perspective du fourneau de raffinage dont on trouve les développemens dans la Planche suivante.

PLANCHE VI.

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Plans & coupes des fourneaux de la Planche précédente.

1. Coupe sur la longueur que l'on auroit dû nommer largeur du fourneau de fusion, fig. 1. Planche V.

2. Coupe du même fourneau sur la profondeur que l'on doit nommer longueur.

3. Plans des évents ou soupiraux pratiqués au terre-plein du fourneau.

4. Coupe & élévation perspective de l'intérieur du fourneau.

5. Plan des évents du terre-plein du fourneau de rassinage représenté en perspective fig. 2. de la Planche précédente.

6. Coupe & élévation perspective du même fourneau.

7. Elévation perspective de l'intérieur du fourneau de la division D de la fig. 1. Planche V. servant à la liquation ou ressuage des pains de cuivre noir, on voit en D fig. 1. Pl. VI. la coupe transversale de ce fourneau.

8. Plan du fourneau de coupelle représenté en perspective fig. 1. Pl. IX. ci-après.

9. Coupe verticale du même fourneau par la ligne C L du plan figure précédente; voyez aussi l'explication de la Planche IV.

10. Plan des deux étages d'évents de la fig. 1. de la Planche IX. du seul étage d'évents de la fig. 2. de la même Planche.

PLANCHE VII.

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Elévation perspective des fourneaux de grand reverbere établis à Giromagni.

1. Elévation perspective du fourneau de grand reverbere double, dont on trouvera les plans & coupes dans la Planche suivante.

2. Elévation perspective du fourneau de grand reverbere simple, dont le plan & la coupe sont aussi dans la Planche suivante.

3. Fourneau de ressuage servant pour achever d'épuiser les pains de cuivre noir de tout l'argent & le plomb qu'ils contiennent ; on trouve aussi les développemens de ce fourneau dans la Planche suivante.

PLANCHE VIII.

Bibliothèque Mazarine, exemplaire 2° 3442, numérisé par l’ENCCRE. Licence CC BY-NC-ND 3.0 France — pas d’utilisation commerciale, pas de modification. Le texte de ce site est sous une autre licence, CC BY-SA 3.0.

1. Au bas de la Planche, plan du fourneau de grand reverbere double représenté en perspective fig. 1. de la Planche précédente.

2. Coupe du même fourneau par la ligne A B du plan fig. 1.

3. Plan du fourneau de grand reverbere représenté en perspective par la fig. 2. de la Pl. VII. qui précede.

4. Coupe du même fourneau par la ligne A B du plan.

5. Coupe verticale du même fourneau par la ligne a b du plan fig. 3.

6. Coupe & élévation perspective de l'intérieur du fourneau de ressuage fig. 3. de la Planche précédente.

PLANCHE IX.

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Elévations perspectives des grands fourneaux de coupelle

1. Elévation perspective du fourneau de coupelle à dôme amovible, de la chauffe & de l'arbre qui fait agir les soufflets. Voyez l'explication de la Pl. IV.

2. Elévation d'un autre fourneau de coupelle, de l'arbre, de la roue, des soufflets, de la hotte de cheminée qui recouvre le fourneau.

PLANCHE X.

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Fig. 1. 2. 3. 4. 5. Outils à ouvrir le fourneau pour donner écoulement à la mine en fusion.

6. 7. 8. Outils à pratiquer le moule de la gueuse.

9. Petite pioche.

10. Fourche.

11. Pelle à unir le moule.

12. 13. 14. 15. 16. 17 18. 19. 20. 21. Différens ringards.

22. Racloire.

23. Barre à porter avec ses crochets.

24. Moufle.

25. Panier.

26. Rateau à dents pointues.

27. Rateau à dents quarrées.

28. Petit racloir.

29. Demoiselle.

30. Barre à crochet.

31. Anneau à crochet.

32. Petite batte.

33. Triangle à crochet.

34. Poteau.

35. Anse.

36. Mailloche.