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Planches:HISTOIRE NATURELLE, MINÉRALOGIE, Salines. Fontaines salantes (volume VI)

De Encyclopédie

HISTOIRE NATURELLE.

MINÉRALOGIE.

Salines. Fontaines salantes, contenant 11 Planches qui équivalent à 14, à cause de 3 doubles.

PLANCHE Iere.

Bibliothèque Mazarine, exemplaire 2° 3442, numérisé par l’ENCCRE. Licence CC BY-NC-ND 3.0 France — pas d’utilisation commerciale, pas de modification. Le texte de ce site est sous une autre licence, CC BY-SA 3.0.

Fig. 1. 2. 3. 4. 5. COupe d’un puits salé & développemens de la patenotre.

Figure principale. Coupe du puits salé.

22. 33. 44. 5. Elévation de la patenotre.

1. 2. 6. Moitié de la patenotre avec son cuir.

A B Plan de la patenotre vue par-dessus.

6. 7. Plan du cuir qui doit être ajusté entre les deux pla-tines de la patenotre.

PLANCHE II.

Bibliothèque Mazarine, exemplaire 2° 3442, numérisé par l’ENCCRE. Licence CC BY-NC-ND 3.0 France — pas d’utilisation commerciale, pas de modification. Le texte de ce site est sous une autre licence, CC BY-SA 3.0.

1. Plan de deux poëles rondes de la saline de Moyen-vic en 1729.

2. Coupe sur le travers des deux poëles rondes, de Moyenvic.

PLANCHE III.

Bibliothèque Mazarine, exemplaire 2° 3442, numérisé par l’ENCCRE. Licence CC BY-NC-ND 3.0 France — pas d’utilisation commerciale, pas de modification. Le texte de ce site est sous une autre licence, CC BY-SA 3.0.

1. Rebatte à battre le plâtre.

2. Plan d’une poële de la saline de Dieuse.

3. Profil & élévation d’une poële de la saline de Dieuse. 1 banc. 2, 2 dés de pierre. 3 fourneaux. 4 poële. 5, 5 bourbon qui reçoit les crocs qui retiennent le fond de la poële.

4. Plan d’une nouvelle poële avec les poélons établis en 1738 à Dieuse & à Château-Salins. A âtre de la grande poële. B saumons de fer servant de chenets. C porte du fourneau. D fenêtre à côté de la porte. E âtre du premier poélon. Fâtre du second poélon. G âtre du troisieme poélon. H âtre du quatrieme poélon. I, I âtres de poélons qu’on peut ajouter si le terrein le permet; le feu agira sur eux comme en E F G.

PLANCHE IV.

Bibliothèque Mazarine, exemplaire 2° 3442, numérisé par l’ENCCRE. Licence CC BY-NC-ND 3.0 France — pas d’utilisation commerciale, pas de modification. Le texte de ce site est sous une autre licence, CC BY-SA 3.0.

1. Coupe du fourneau sur la largeur de derriere.

2. Coupe du fourneau sur la largeur de devant.

3. Poële sur le fourneau. A bourbon. B piés-droits. C poële. D fenêtres pour les feux. E porte du cendrier. F happes ou crocs.

4. Plan d’une poële de Château-Salins. 1 poélon. 2, 2 poële. 3 bouches du fourneau.

5. Profil, élévation & coupe d’une poële de Château-Salins.

6. Elévation d’une poële de Château-Salins.

PLANCHE V.

Bibliothèque Mazarine, exemplaire 2° 3442, numérisé par l’ENCCRE. Licence CC BY-NC-ND 3.0 France — pas d’utilisation commerciale, pas de modification. Le texte de ce site est sous une autre licence, CC BY-SA 3.0.

1. Plan d’une poële de Rozieres. a poële. b poélon avec les deux conduites, l’une des eaux du lavoir, l’autre des eaux du bessoir. e plomb. d bourbons.

2. Profil d’une poële de Rozieres. a poële. b poélon. c plomb. d corps de conduite. e fourneau. f banc.

3. Elévation de deux fermes du bâtiment de graduation projetté pour les salines de Rozieres & de Dieuse. Ferme avec contre-forts. a contre-forts de maçonnerie. b bassin. c montans qui reçoivent les lattes où se posent les épines.

4. Profil en grand du cheneau. B grand cheneau. c c petits canaux qui reçoivent l’eau des robinets & la distribuent sur les épines D fig. 3. pompe qui éleve les eaux du bassin dans les cheneaux.

5. Ferme sans contre-forts. d fig. 3. épines. E fig. 3. chevalets du pont sur le bassin qui le soutient entre chaque ferme. f fig. 3. balancier du mouvement des pompes.

6. Profil du coussinet du chevalet.

7. Elévation du chevalet en Suisse.

8. Elévation d’un chevalet à Durkeim.

PLANCHE VI.

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3. Pelle à briser.

5. Rable ou raclat.

6. Augelot.

10. Tandelin.

14. Raille à ruiner les braises.

19. Crosse qui soutient la chevre.

20. L’abbé.

22. Claie pour la chevre.

23. Coëffe.

25. Vaxel.

28. Bannasse.

36. Corps avec sa coëffe.

37. Echenaux pour les poëles.

38. 39. 40. Ciseaux pour les poëles.

44. Soufflet portatif pour les poëles.

46. Toile ou ras.

47. Croc pour la buze.

48. Eprouvette.

Différens mouvemens à choisir pour le bâtiment de graduation, l’un exécuté en Suisse; au-dessous un autre exécuté à Durkeim, & contigu à celui-ci, un troisieme projetté pour Rozieres.

PLANCHE numérotée VII. & VIII.

Bibliothèque Mazarine, exemplaire 2° 3442, numérisé par l’ENCCRE. Licence CC BY-NC-ND 3.0 France — pas d’utilisation commerciale, pas de modification. Le texte de ce site est sous une autre licence, CC BY-SA 3.0.

Plan & élévation d’une partie des bâtimens de graduation pour les salines de Dieuse & de Rozieres.

Fig. 1. Couvertures de tuiles plates. Charpente avec chevrons, latte & planche de gouttieres. Charpente avec chevrons. Charpente ouverte pour développer le méchanisme du mouvement des pompes. a cheneaux. b, b, b & pompes qui y élevent l’eau. c, c, c, & demi-croisées qui font jouer les pistons des pompes. d, d, d & Balanciers qui suspendent la file des chevrons e, e, e &, qui est poussée & tirée successivement. f croisée qui reçoit son mouvement d’une roue à eau. g piles de maçonnerie. h solives. i potelets. l bord du bassin en-dehors. m bord du bassin en-dedans. n partie lattée prête à recevoir les épines. Partie garnie d’épines au-dessus du bassin. n pont sur les côtés dudit bassin. o planches pour rapporter l’eau qui coule sur les épines dans le bassin posées de champ sur le bout des lattes. Fondement des piles. Piles & contre-forts. Cours de sablieres & solives. Bassin de madriers de sapin.

Plate-forme supérieure où sont les cheneaux qui reçoivent l’eau des pompes. p cheneaux au-dessus des épines. q les mêmes cheneaux avec robinets & petits canaux au-dessous qui distribuent l’eau sur les épines par les entailles de leurs bords.

PLANCHE VIII. bis.

Bibliothèque Mazarine, exemplaire 2° 3442, numérisé par l’ENCCRE. Licence CC BY-NC-ND 3.0 France — pas d’utilisation commerciale, pas de modification. Le texte de ce site est sous une autre licence, CC BY-SA 3.0.

Plan d’étuve au deuxieme ouvroir des salines de Montmorot.

PLANCHE IX.

Bibliothèque Mazarine, exemplaire 2° 3442, numérisé par l’ENCCRE. Licence CC BY-NC-ND 3.0 France — pas d’utilisation commerciale, pas de modification. Le texte de ce site est sous une autre licence, CC BY-SA 3.0.

Plan d’une des anciennes halles de Dieuse, & coupe transversale de la chaudiere dans laquelle on fait crystalliser le sel.

Les opérations consistent à tirer l’eau du puits, ce qui se fait à l’aide de deux pompes mues par un courant d’eau qui en est peu éloigné, & par un chapelet vertical auquel on applique huit chevaux. Les eaux sont portées dans trois réservoirs, dont deux sont destinés pour la saline de Dieuse, & un pour celle de Moyen-vic, à trois lieues de distance, attendu que l'eau de l'ancienne source à Moyenvic contient beaucoup moins de sel que l'eau de la source de Dieuse.

L'eau des réservoirs destinés pour Dieuse est conduite de ces réservoirs dans les halles par des tuyaux de bois, à l'extrémité de chacun desquels il y a une buse sous laquelle on met un cheneau de bois pour conduire l'eau de cette buse dans la chaudiere.

Les chaudieres sont composées de feuilles de fer de trois lignes d'épaisseur, fixées ensemble à recouvrement avec forts clous rivés à chaud: elles sont fort étanches. Il y a sur chaque fourneau deux chaudieres une grande & une petite; la grande a environ trente piés de long, quinze piés de largeur, & quinze pouces de profondeur; la petite est diminuée dans toutes ses dimensions. Il y a autour du rebord, tant des grandes que des petites chaudieres, une barre de fer de trois pouces de largeur & de six lignes d'épaisseur, cette ceinture est retenue avec clous rivés de même que les crampons qui sont au fond des chaudieres, & auxquels s'accrochent les harpons qui supportent le fond de la chaudiere, sans quoi il seroit impossible que le fond soutînt le poids immense d'eau dont il est chargé.

La fig. 1. représente le plan de cette halle. A, B descentes pour introduire le bois sous la chaudiere. C D E F grande chaudiere dont le fond est suspendu par les harpons aux poutrelles qui la traversent. G H I K petite chaudiere dont le fond est supporté par des piliers de briques, indiqués par des lignes ponctuées. L M tuyau montant de la cheminée du fourneau pratiqué dans l'épaisseur du mur. a a, a a: c ; c: e e, e e poutrelles qui traversent la chaudiere & portent les blochets b b b, d, f f f auxquels les harpons sont acrochés. R plancher incliné construit sur les deux poutrelles du milieu. P P, p p les deux rouleaux qui supportent le clayonnage sur lequel on empile le sel à mesure qu'on le retire de la chaudiere ; on entoure cette masse de sel à mesure qu'- elle s'éleve, avec de fortes sangles pour la soutenir. S place où la masse de sel va tomber & se briser lorsqu'on décale les rouleaux qui supportent la claie.

Les blochets servent, comme on le voit, à porter les harpons qui soutiennent le fond des chaudieres par le moyen des crampons rivés sur le fond.

Il faut commencer par faire grand feu & le continuer pendant vingt-quatre heures ; il est indifférent, dit-on, que le feu soit de fagots ou de gros bois.

Lorsqu'on veut avoir du sel fin, c'est-à-dire en poudre ou en neige, il faut continuer le grand feu ; c'est ce sel fin qui se débite dans le Royaume. Pour avoir du sel crystallisé en grosses masses, il faut après le premier feu en faire de plus petit: ce sel est pour l'étranger.

Le sel se forme d'abord à la surface & tombe ensuite dans le fond, quelquefois on l'enfonce avec le rateau ; on n'attend pas que l'eau soit entierement évaporée pour en mettre de nouvelle.

Quand on tire le sel il faut le mettre égoutter. Suivant l'ancienne méthode que la Planche représente, on établissoit sur les poutrelles un petit plancher volant incliné R ; on plaçoit sur ce plancher deux rouleaux P P, p p retenus par des cales ou coins de bois pour qu'ils ne glissent pas, & sur les rouleaux un plateau d'osier de cinq à six piés de diametre. On mettoit le sel sur cette claie en le battant & entassant à mesure, & en retenant la masse par le moyen de ceintures de sangles espacées d'environ sept à huit pouces de milieu en milieu, que l'on pose successivement à mesure que la masse s'éleve La hauteur de cette masse est communément de sept à huit piés. Les ceintures ou sangles se serrent par le moyen d'une boucle. C'est une chose assez étonnante que cette masse de sel retenue par de simples ceintures de sangles. Quand la masse est égouttée on décale les rouleaux, & le clayonnage avec le sel glisse à terre en-dehors de la chaudiere, où on le ramasse à la pelle pour le porter ensuite au magasin.

Il n'y a plus à Dieuse qu'une seule halle où l'on travaille de cette maniere incommode. Dans cette même halle la cheminée du fourneau, ou plutôt le trou par lequel la fumée en sort est au bout de la petite cuve, de sorte que cette fumée se répand dans la halle, où on a peine à résister les yeux ouverts ; les bois même en ont, dit-on, été échauffés quelquefois jusqu'à prendre feu.

Les nouvelles halles sont beaucoup plus commodes, & la maniere d'y faire égoutter le sel beaucoup meilleure.

Fig. 2. Coupe transversale de la halle, du fourneau, & de la grande chaudiere, & profil de la masse du sel & du plancher volant qui la supporte. A, B ouverture du fourneau projettée sur le plan postérieur de la coupe. c c une des deux poutrelles du milieu dont les extrémités portent sur les bords de la chaudiere. d d d les blochets sur les poutrelles, ils supportent les harpons d4, d5, d6, par le moyen desquels le fond de la chaudiere est suspendu. R r plancher incliné qui soutient la masse de sel ; il est fait de plusieurs solives soutenues d'un bout par le bord de la chaudiere, & de l'autre par les chantiers 3. P p les deux rouleaux qui portent la masse de sel O empilée sur une claie circulaire. 1, 2 les coins ou cales des rouleaux que l'on ôte quand on veut laisser couler la masse de sel en S hors de la chaudiere où elle se brise, & d'où on le releve à la pelle ; on voit par cette figure comment les sangles entourent la masse de sel.

PLANCHE X.

Bibliothèque Mazarine, exemplaire 2° 3442, numérisé par l’ENCCRE. Licence CC BY-NC-ND 3.0 France — pas d’utilisation commerciale, pas de modification. Le texte de ce site est sous une autre licence, CC BY-SA 3.0.

Cette Planche représente le plan de la moitié d'une des nouvelles halles de Dieuse, & la coupe transversale de la même halle.

Fig. 1. A C E G I plan du fourneau au-dessous du rez-de chaussée. A escalier pour descendre à la bouche par laquelle on met le bois dans le fourneau ; à chaque côté de cette bouche principale il y en a une autre qu'on ouvre pour donner de l'air, & aussi pour voir ce qui se passe dans le fourneau.

Il y a communément trois ouvertures par lesquelles la chaleur se communique du fourneau sous la grande chaudiere (le seul où on fasse du feu), dans le fourneau de la petite chaudiere. C entrée du petit fourneau. C E dés ou piliers de briques qui soutiennent la petite chaudiere ; on a indiqué par des lignes ponctuées le contour des deux chaudieres. G I tuyau parallelipipede de tôle qui échauffe l'étuve L, & contribue à entretenir le magasin M dans l'état de sécheresse convenable, & sert enfin à conduire la fumée dans le tuyau de cheminée I, engagé dans l'épaisseur de la muraille qui fait la clôture de la halle.

Il y a en g, à l'orifice du tuyau G I, une vanne ou pelle de fer pour tirer plus ou moins de chaleur dans l'étuve, & en I une autre vanne ou soupape pour interrompre entierement le cours de l'air, lorsque le feu prend dans le tuyau G I qu'on ne ramonne que tous les six mois.

B D F h H K Second fourneau monté de ses chaudieres ; la grande chaudiere est garnie de ses poutrelles, de ses blochets & harpons, comme celle de la Planche précédente ; il y a aussi en h & en K des vannes de fer, la premiere pour regler la chaleur de l'étuve N, & la seconde pour intercepter entierement la circulation de l'air & de la flamme, au cas que le feu prenne dans le tuyau parallelepipede H K. N étuve. o p cheneau au bas du plancher de l'étuve qui est incliné vers le cheneau. p cuve enfoncée en terre qui reçoit l'eau ; les lettres m & n dans l'étuve L, designent la même chose.

Pour égoutter le sel on l'enleve dans des vaisseaux de bois coniques qu'on nomme tinettes, qui sont percées vers leur sommet, lequel devient en quelque façon leur base, parce qu'on les range dans l'étuve la pointe en-bas, les uns à côté des autres, l'eau s'échappe par les joints des douves des tinettes & par le trou de la pointe, elle coule sur le plancher qui est incliné & va tomber dans un cheneau, qui la conduit dans des cuves enfoncées en terre, d'où on la tire pour la jetter, parce qu'elle est grasse & inflammable, ce qui fait qu'elle n'est plus bonne à rien, & qu'il seroit même dangereux de la remettre dans la chaudiere.

Le puits a environ cinquante piés de profondeur, compris quatorze piés d'eau, qui sont la hauteur com-mune de la source. Quand toutes les machines vont, on le met quelquefois à sec. Pour savoir la hauteur de l'eau dans le puits, on a une machine fort simple, c'est une corde qui passe sur une poulie, & à l'extrémité inférieure de laquelle il y a un plateau de bois qui nage sur l'eau. Il y a, à l'autre extrémité de la corde, un poids qui est presqu'en équilibre avec le plateau de bois, il descend le long d'une échelle graduée autant que le plateau, & par conséquent l'eau, monte dans le puits.

La même machine, ou du moins une pareille, sert à faire voir par le dehors combien il y a d'eau dans chaque réservoir.

2. Coupe transversale de la halle, & élévation d'une des fermes de la charpente du comble dans lequel on a pratiqué des lucarnes, non-seulement pour éclairer l'intérieur, mais aussi pour donner issue aux vapeurs qui s'élevent des chaudieres pendant l'évaporation. A coupe du fourneau. B chaudiere montée sur son fourneau indiqué par des lignes ponctuées. M porte du magasin. L & N portes des deux étuves. l & n deux lucarnes.

La seconde partie de la halle ne differe en rien de celle que l'on vient de décrire.

PLANCHE XI.

Bibliothèque Mazarine, exemplaire 2° 3442, numérisé par l’ENCCRE. Licence CC BY-NC-ND 3.0 France — pas d’utilisation commerciale, pas de modification. Le texte de ce site est sous une autre licence, CC BY-SA 3.0.

Cette Planche contient le plan, l'élévation & diverses coupes d'une raffinerie de sel construite à l'instar de celle de M. le Vasseur à Ostende.

Il paroît par le plan & l'elévation que le bâtiment est divisé en cinq parties, le pavillon du milieu qui contient les citernes, deux galeries qui contiennent chacune quatre chaudieres, & les deux pavillons des extrémités qui servent de magasin.

1. Plan général de la raffinerie. E E hangard adossé au pavillon du milieu, le toit est soutenu par quatre poteaux posés sur des dés de pierre dont on voit le plan. C'est par l'ouverture qui communique de ce hangard à la citerne F que l'on jette l'eau de mer sur la masse de sel qui y est contenue. Au fond de cette citerne il y a un plancher percé de trous pour l'écoulement de l'eau saturée dans la partie inférieure G fig. 3. d'où elle passe successivement dans les cinq autres citernes H, I, K, L, M, par des petits passages grillés, afin d'arrêter les ordures & de rendre toujours l'eau plus pure ; de la citerne M l'eau est montée par une pompe m dans un réservoir O, d'où elle se distribue par un tuyau & des robinets dans la chaudiere P, & dans les suivantes. Ces chaudieres sont construites en feuilles de fer comme celles de Dieuse, avec cette différence qu'étant moins grandes, elles n'ont pas besoin d'être soutenues par leur milieu.

Le sel se forme dans les chaudieres en quatre ou cinq jours au plus. Pour le retirer on met tout autour de la chaudiere des bancs semblables à celui représenté fig. 7. au bas de la Planche, de maniere que les deux jambes soient dedans la chaudiere, & que l'autre bout soit appuyé sur le rebord de cette chaudiere. On tire le sel avec des pelles, & on le met dans des paniers fig. 9. qu'on pose deux ou trois sur chaque banc, & qu'on y laisse jusqu à ce que le sel soit bien égoutté, ce qui va à-peu-près à deux jours.

On lave les paniers & tous les autres outils dans les auges qui sont au-dessus des citernes marquées H & h, on y jette aussi toutes les balayeures du hangard, & quand l'eau de l'auge est bien saturée, on la jette sur la masse de sel contenue dans la citerne F qu'elle traverse pour se rendre dans la fosse G de la fig. 3. delà en passant par les citernes H I K L ou h i k l dans le réservoir M, d'où elle est enlevée par des pompes, & portée dans les réservoirs O ou o, d'où elle se distribue par un tuyau & des robinets dans les chaudieres P Q R S, ou dans les chaudieres p q r s où se fait l'évaporation. T V, t u les deux pavillons qui servent de magasin.

2. Elévation du bâtiment ; la ligne ponctuée au-dessous du pavillon du milieu indique la profondeur des citernes.

3. Coupe verticale & transversale du pavillon du milieu prise selon la ligne C D du plan fig. 1. E hangard adossé au pavillon F citerne dans laquelle on jette le sel. G partie inférieure de la citerne séparée de la premiere par un plancher ou grillage criblé de trous par lesquels leau s'infiltre ; la même lettre indique aussi la communication grillée de cette citerne à la suivante. L M les deux citernes indiquées par les mêmes lettres au plan. m pompe pour élever l'eau saturée de sel dans le réservoir O soutenu par quatre dés de pierre ; de ce réservoir elle se distribue dans les chaudieres de 21 piés de long sur 18 de large & 15 pouces de profondeur, où se fait l'évaporation ainsi qu'il a été dit.

4. Coupe verticale par une ligne perpendiculaire de la ligne du plan de la coupe précédente, & passant par les trois citernes I L i. Toutes les citernes sont recouvertes par un plancher.

5. Coupe verticale & transversale de la galerie des chaudieres P Q R S par la ligne A B du plan. 1 le cendrier de 15 pouces de profondeur au dessous de la grille. 2 le foyer où on fait le feu, il a deux piés de hauteur depuis la grille jusqu'au-dessous de la chaudiere R qui a 15 pouces de pronfodeur. 3 escalier pour descendre au foyer. 4 hotte de la cheminée qui recouvre la place devant le foyer ; on voit au haut le profil d'une des lucarnes de la fig. 2. par lesquelles la buée produite par l'évaporation s'évapore.

6 Petite écope à main pour remuer & ramasser le sel dans la chaudiere, elle a 15 pouces de longueur.

7. Banc dont les piés de 15 pouces de longueur se placent dans la chaudiere, l'autre bout du banc restant appuyé sur son bord.

8. Panier ou égouttoir dans lesquels on tire le sel que l'on laisse égoutter sur les bancs.