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Planches:HISTOIRE NATURELLE, REGNE VÉGÉTAL (volume VI)

De Encyclopédie

HISTOIRE NATURELLE.

REGNE VÉGÉTAL.

PLANCHE XCIV.

Bibliothèque Mazarine, exemplaire 2° 3442, numérisé par l’ENCCRE. Licence CC BY-NC-ND 3.0 France — pas d’utilisation commerciale, pas de modification. Le texte de ce site est sous une autre licence, CC BY-SA 3.0.

Les quatre figures de cette Planche représentent quatre différentes especes de Varecs ou Fucus, qui toutes se trouvent dans l'Océan ; ces plantes naissent & croissent sous les eaux, & acquiérent plus ou moins de hauteur ; ces quatre especes ont été représentées de grandeur naturelle, & elles ne deviennent jamais beaucoup plus grandes. On a été longtems sans connoître les fleurs ni les fruits de la plûpart des Varecs, à présent il n'y en a plus que quelques-uns dont on n'a pas pû découvrir ces parties, lesquelles consistent en des vésicules qui s'élevent sur la plante dans de certains tems de l'année. Le Fucus de la fig. 1. est du nombre de ceux dont on n'a pû encore découvrir les vésicules, il a un très-grand nombre de feuilles, il est mince, souple, d'une couleur rouge, & d'une substance membraneuse comme la plûpart des Varecs ; on lui a donné le nom de Varec à mille feuilles.

Le Varec de la fig. 2. est aussi d'une substance membraneuse, ses rameaux sont épais, arrondis, & un peu anguleux, ils se divisent à mesure qu'ils croissent en deux parties en maniere de fourche, ce qui lui a fait donner le nom de Varec en fourche, sa couleur est brune ou noirâtre.

Le Varec de la fig. 3. est mince, applati comme celui de la fig. 1. on connoît ses vésicules, il a quelque-fois un demi-pié de longueur, sa couleur est d'un brun rougeâtre.

Le Varec de la fig. 4 est aussi très-mince & d'une couleur mêlée de rougeâtre & de brun, il a quelque ressemblance avec la paume de la main, ce qui l'a fait nommer Varec digité ; les Irlandois mangent cette espece: on se sert des Varecs pour faire de la soude.

PLANCHE XCV.

Bibliothèque Mazarine, exemplaire 2° 3442, numérisé par l’ENCCRE. Licence CC BY-NC-ND 3.0 France — pas d’utilisation commerciale, pas de modification. Le texte de ce site est sous une autre licence, CC BY-SA 3.0.

Le Cierge du Pérou fig. 1. est une plante grasse très-commune au Pérou, elle s'éleve à plus de trente piés de hauteur, & elle a environ sept pouces de diametre, on la distingue des autres plantes grasses par les angles de la tige & de ses branches, qui sont ordinairement au nombre de sept, toute sa surface est garnie de petites épines disposées en étoiles. Le Cierge du Pérou fleurit dès qu'il a huit piés de hauteur, ses fleurs sont vertes au-dehors, & d'un rouge sale au-dedans, à ces fleurs succedent des fruits ou baies à une loge qui renferment plusieurs semences lenticulaires.

Le Cierge rampant fig. 2. est une plante grasse qui rampe, & dont le bout de chaque branche prend racine & forme une nouvelle plante pour peu qu'il se trouve couvert de terre ; les fleurs A A A sont d'un très-beau rouge & donnent un petit fruit rond B qui contient plusieurs semences: cette plante croît abondamment en Amérique.

L'Euphorbe fig. 3. est une plante grasse de l'Afrique du genre des Tithymales, sa tige est à quatre angles, elle s'éleve jusqu'à vingt piés de haut, elle differe des Cierges, principalement en ce qu'elle a des feuilles au-lieu que ceux-ci n'en ont pas. On tire de cette plante par incision un suc laiteux très-âcre, qui se condense & forme une résine counue sous le nom d'Euphorbe.

PLANCHE XCVI.

Bibliothèque Mazarine, exemplaire 2° 3442, numérisé par l’ENCCRE. Licence CC BY-NC-ND 3.0 France — pas d’utilisation commerciale, pas de modification. Le texte de ce site est sous une autre licence, CC BY-SA 3.0.

Le Bananier fig. 1. est de toutes les plantes liliacées que l'on connoisse celle qui donne les plus grandes feuilles, elles ont jusqu'à six piés de longueur, & près de deux piés de largeur, la tige s'éleve dans les Indes jusqu'à douze piés de hauteur dès la seconde année, qui est le tems où il fleurit & donne son fruit ; cette tige périt, le pié pousse d'autres rejettons qui donnent du fruit à la seconde année, & ainsi de suite ; son fruit connu sous le nom de Banane, est disposé en épi appellé Régime, il est bon à manger, il sort du centre des feuilles, il a quatre à cinq piés de longueur ; on a réduit dans cette figure le régime A en proportion rela-tive de la tige & des feuilles, & on a grossi les Bananes dans les fig. B C, pour en mieux faire voir la forme.

L'Ananas fig. 2. est une plante originaire d'Afrique & de l'Asie d'où elle a été portée en Amérique ; on en éleve à présent beaucoup en Europe: les Anglois sont plus avancés que nous sur la culture de cette plante, car on prétend qu'à Londres on trouve sur les marchés des Ananas à vendre ; ce fruit A sort du milieu des feuilles, & est surmonté par une couronne B, qui est la continuation de la tige. On plante cette couronne, & elle produit à la deuxieme ou troisieme année. On confit beaucoup d'Ananas en Amérique pour les envoyer en Europe.

La Sensitive fig. 3. est une des plantes les plus singulieres que l'on connoisse, pour peu qu'on la touche du bout du doigt, ses feuilles se contractent, s'abaissent & se plient l'une contre l'autre, comme on peut le voir sur la branche A, & même toute la plante s'affaisse si on réitere les attouchemens sur toutes les branches ; ce mouvement de contraction semble approcher beaucoup de la sensibilité de certains animaux, de sorte qu'on peut regarder cette plante comme un être qui fait le passage des animaux aux végétaux. Il faut environ une demi-heure pour que les feuilles reprennent leur état naturel après qu'elles se sont contractées, & plus la chaleur est grande, plus elles sont sensibles. Les fleurs de la Sensitive forment par leur assemblage une tête B B, & donnent une gousse C composée de plusieurs articulations qui renferment chacune une graine: cette plante se trouve dans les parties chaudes de l'Amérique.

PLANCHE XCVII.

Bibliothèque Mazarine, exemplaire 2° 3442, numérisé par l’ENCCRE. Licence CC BY-NC-ND 3.0 France — pas d’utilisation commerciale, pas de modification. Le texte de ce site est sous une autre licence, CC BY-SA 3.0.

Le Sang-dragon fig. 1. est l'arbre dont on tire par incision un suc qui étant desseché, forme une gomme résine rouge connue sous le nom de Sang-dragon, il s'éleve jusqu'à trente piés de hauteur dans les îles Canaries, sa tige est droite comme dans les Palmiers, ses feuilles sont simples & sortent par faisceaux des sommités des branches ; on a représenté plus en grand une de ces feuilles A pour en faire voir la forme, les fleurs sont disposées en grappes, qui deviennent, quand les fleurs sont passées, un régime garni de petits fruits ronds B B.

Le Palmier en éventail fig. 2. On en distingue de deux sortes, le grand & le petit ; celui qu'on a représenté ici est le petit, il ne s'éleve gueres qu'à quinze ou vingt piés de hauteur, il se trouve en Afrique, ses feuilles sont disposées de façon qu'elles représentent assez bien un éventail, ce qui lui a fait donner le nom de Palmier à éventail ; ses fleurs sont en grappes comme dans le Sang-dragon, & forment aussi un régime qui donne de petits fruits ronds.

Le Cocotier fig. 3. s'éleve à près de cent piés de hauteur, la tige a deux à trois piés de diametre, les fleurs sont en grappes, & forment un régime garni de fruits très-gros, connus sous le nom de Cocos. On a représenté un de ces fruits A plus en grand pour en faire voir la forme, il renferme une amande bonne à manger, & une eau appellée Petit-lait du Cocotier, qui est claire, sucrée, & bonne à boire quand le fruit est nouvellement cueilli: cet arbre est très-abondant en Afrique & en Asie.

Le Sagou fig. 4. est encore une espece de Palmier, c'est avec la moëlle de cet arbre que l'on fait la farine qu'on nous apporte des Indes sous le nom de Sagou, & en petits grains jaunâtres ; il se trouve en abondance dans les îles Moluques. Quand cet arbre est jeune, ses branches sont garnies de petites épines, comme on peut le voir dans la fig. 5. mais à mesure qu'il grandit les épines tombent.

PLANCHE XCVIII.

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Le Poivrier fig. 1. est un arbrisseau foible qui ne s'éleve qu'à deux ou trois piés de hauteur, encore faut-il qu'il soit soutenu par un pieu ou par un autre arbre, car il rampe quand il ne trouve rien à quoi il puisse s'attacher. Il est de la famille des Blitens, ses feuilles sont alternes en cœur, les fleurs sont composées de deux étamines sans pétales, disposées en épis & opposées aux feuilles. Le calice consiste en une écaille qui renferme les étamines & le pistil, qui devient dans la suite une baie sphérique à une loge, qui contient une semence pareillement sphérique, connue sous le nom de Poivre. On a représenté une baie A séparément, & un épi de fleurs B de grandeur naturelle. On distingue plusieurs especes de Poivrier, mais c'est celui-ci qui donne le Poivre dont on se sert pour la cuisine, & qu'on appelle Poivre noir: cet arbrisseau croît dans toute l'Inde.

Le Betel fig. 2. est aussi un arbrisseau foible qui a besoin d'être soutenu comme le Poivrier, il ne s'éleve gueres qu'à deux ou trois piés de hauteur, c'est une espece de Poivrier auquel il ressemble par les feuilles, les fleurs & le fruit: il croît de même que le Poivrier, dans toute l'Inde ; ce sont les feuilles de cet arbrisseau que les Indiens mâchent presque continuellement, pour rendre leur haleine douce & agréable. Quand les fleurs A sont très-jeunes, elles ressemblent beaucoup aux fleurs en chatons des Noyers ; c'est la même chose dans le Poivrier.

PLANCHE XCIX.

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Le Cirier fig. 1. est l'arbrisseau dont les graines sont enduites d'une sorte de résine qui donne de la cire, avec laquelle on fait des bougies plus blanches & plus transparentes que celles qui sont de cire des abeilles. Cet arbrisseau est de la famille des arbres résineux, il a des fleurs mâles & des fleurs femelles qui ne se trouvent jamais sur le même pié, il ne s'éleve qu'à cinq ou six piés de hauteur ; celui-ci est un arbrisseau femelle, ses feuilles sont alternes & légerement dentelées, les fleurs sont en épis & sortent de l'aisselle des feuilles, elles n'ont point de pétales, les étamines sont au nombre de deux, ou trois, ou quatre, & même jusqu'à six, réunies sur un pédicule ; l'ovaire est solitaire dans chaque calice, & surmonté de deux stiles & de deux stigmates, & il ne contient qu'une seule graine sphérique de la grosseur d'un grain de Coriandre & d'un gris cendré quand elle est mûre: cet arbrisseau se trouve dans l'Amérique septentrionale, & principalement à la Louisiane.

La Vanille fig. 2. est une plante grimpante de la famille des Orchis, qui s'éleve depuis trois jusqu'à six piés, ses feuilles sont fort grandes & alternes, ses fleurs forment une espece de pannicule, & sont composées chacune de six pétales assez inégaux, ondés & repliés sur les bords & à l'extrémité, l'ovaire qui se trouve au-dessous de la fleur devient après elle une capsule fort longue, à-peu-près triangulaire, d'une substance coriace, onctueuse & comme charnue, dans laquelle sont renfermées un très-grand nombre de graines très-petites, noires, sphériques & luisantes ; ce sont ces capsules ou gousses qui ont un parfum si agréable, & que l'on fait entrer dans la préparation du chocolat cette plante croît dans les îles chaudes de l'Amérique.

PLANCHE C.

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Le Caffé fig. 1. est un arbre originaire de l'Arabie heureuse, principalement de Moka ; on l'a transporté en Amérique où il réussit très-bien, son fruit est même plus gros, mais il n'a pas à beaucoup près autant de parfum ; cet arbre s'éleveroit assez haut, quoique sa tige soit toujours grêle, mais on le tient ordinairement à dix ou douze piés de hauteur ; ses feuilles sont opposées & pendantes, surtout quand elles sont vieilles ; on a représenté une des feuilles A de grandeur na-turelle ; les fleurs B naissent de l'aisselle des feuilles & sont monopétales, divisées en cinq parties égales, on les a représentées en différens états C C C de grandeur naturelle, & on a grossi le pistil D D ; le calice E est fort petit, divisé en cinq dents, il surmonte l'ovaire qui devient dans la suite une baie F à deux loges G, qui contiennent chacune une semence demi-ovoïde, dont l'une H est vue par la face extérieure qui est convexe, & l'autre I est vue par la face interne qui a un sillon profond dans le milieu de sa longueur. Voyez le mot Caffé.

La Canne à sucre fig. 2. est une espece de Roseau originaire de l'Afrique, & qui a été porté par les Portugais en Amérique, où on la cultive en très-grande quantité, elle s'éleve jusqu à dix piés de hauteur, la fleur sort du centre des feuilles. Voyez dans le corps de cet Ouvrage au mot Sucre, comment on extrait le suc mielleux qu'elle contient pour en former le Sucre.

Le Thé fig. 3. est un arbrisseau de la Chine & du Japon, qui ne s'éleve ordinairement qu'à cinq ou six piés de hauteur ; on en distingue plusieurs especes dont on fait infuser les feuilles pour faire la boisson connue sous le nom de Thé ; les fleurs A sont en rose & donnent une capsule qui est tantôt à une loge B, tantôt à deux C, & tantôt à trois loges D, & chacune sphéroïde ; elles s'ouvrent par leur côté interne E, & contiennent chacune une semence de même figure. On n'avoit pas pû jusqu'alors parvenir à se procurer en Europe cet arbrisseau, on prétend qu'il y en a actuellement un à Trianon, comme il est encore fort jeune, on ne peut pas assurer si c'est l'espece dont on se sert pour faire l'infusion de Thé.

PLANCHE CI.

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Le Cacaoyer fig. 1. arbre de médiocre grandeur, qui ne se trouve que dans les pays chauds de l'Amérique, ses feuilles sont grandes & alternes, ses fleurs A A naissent le long des branches rassemblées en paquets, elles sont composées de cinq pétales, le calice a aussi cinq feuilles, les étamines sont au nombre de cinq & réunies ensemble. Quand ces fleurs sont passées, le pistil devient un fruit B ovoïde, à côtes, à-peu-près de la grosseur d'un Concombre, & composé d'une écorce dure. On a représenté un de ces fruits C coupé transversalement par le milieu, pour faire voir l'intérieur qui est rempli d'amandes ovoïdes, on en a représenté un de grandeur naturelle en D, c'est avec ces amandes que l'on fait le Chocolat. Voyez cet article dans le corps de l'Ouvrage.

Le Canellier fig. 2. est un arbre de médiocre grandeur, qui croît dans les grandes Indes, & particulierement à Ceylan, ses feuilles sont le plus souvent alternes, & quelquefois opposées ; ses fleurs naissent en bouquet aux aisselles des feuilles & à l'extrémité des branches, elles sont composées de six pétales, le pistil se trouve au milieu des étamines, & devient, quand la fleur est passée, un fruit ou plutôt une baie ovale qui renferme une amande de même forme. Quand les Canneliers ont un certain âge, on enleve, dans le tems qu'ils sont bien en seve, l'écorce qu'on sépare ensuite en deux parties, l'écorce extérieure ne vaut rien, c'est celle qui touche le bois qui a tant de parfum, plus elle est fraîche, plus elle contient d'huile essentielle.

PLANCHE CII.

Bibliothèque Mazarine, exemplaire 2° 3442, numérisé par l’ENCCRE. Licence CC BY-NC-ND 3.0 France — pas d’utilisation commerciale, pas de modification. Le texte de ce site est sous une autre licence, CC BY-SA 3.0.

Le Quinquina fig. 1. est un arbrisseau qui croît en Amérique, dans les pays voisins de la ligne, & princi-palement le long de la riviere des Amazones; ses feuilles sont opposées, ses fleurs naissent en bouquets entre les aisselles des feuilles, & sont composées chacune d'un seul pétale divisé en cinq parties égales, soutenues par un calice à cinq dents au-dessus de l'ovaire. Dans le tube de la fleur il y a cinq étamines qui ne paroissent point au-dehors, l'ovaire qui se trouve au-dessous de la fleur devient, quand elle est passée, une capsule ovoïde à deux loges, qui renferment plusieurs semences plates & arrondies. Voyez au mot Quinquina l'usage que l'on fait de l'écorce de cet arbre.

La Casse fig. 2. est un arbre de médiocre grandeur, qui croît communément dans le Levant, ses feuilles sont ailées, ses fleurs naissent en épis aux aisselles des feuilles, le calice est petit, en tube évasé & divisé en cinq parties, la fleur est à cinq pétales à-peu-près égaux & arrondis. On a représenté une fleur A séparément de grandeur naturelle ; les étamines sont au nombre de dix, dont cinq grandes & cinq petites, au milieu desquelles se trouve le pistil, qui devient, quand la fleur est passée, une gousse B cylindrique très-longue, assez dure & noire, dont l'intérieur est partagé en un grand nombre de cellules, qui contiennent chacune une graine orbiculaire, enveloppée de cette pulpe noire dont on se sert en Médecine. Voyez le mot Casse.

PLANCHE CIII.

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PRINCIPES DE BOTANIQUE.

Systême de Tournefort. Usages des parties des fleurs.

1. Fleur de la couronne impériale. Les fleurs 1, 2, 3, 4, 5, 6 sont les visceres qui reçoivent le suc nourricier du pédicule 7, & le transmettent dans le jeune fruit marqué 8, d'où les parties qui ne sont pas propres à la nourriture du jeune fruit, passent dans les étamines ou vaisseaux excrétoires 9, 10, 11, 12, 13, 14, & ces étamines le déchargent dans les sommets ou réservoirs 15, 16, 17, 18, 19, 20, où elles se réduisent en poussiere dont les grains prennent ordinairement des figures déterminées en passant par les pores des étamines comme par des filieres.

A Feuille attachée à la base du pistil C. D Embrion. H Etamine. L Trompe du pistil.

2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12. Différence des calices.

Il y a des fleurs à feuilles & des fleurs à étamines.

13, 14, 15, 16. Fleurs à étamines.

Il y a des fleurs simples & des fleurs composées ; des fleurs simples d'une seule feuille & des fleurs simples à plusieurs feuilles.

Difference des fleurs simples d'une seule feuille.

17. Fleur en cloche.

18. Fleur en campane.

19. Fleur en grelot.

20. Fleur en entonnoir.

21. Fleur en soucoupe.

22, 23, 24. Fleurs en rosette.

25. Fleur en muffle.

26. n°. 1. & n°. 2. Fleurs en gueule.

27. n°. 1. & n°. 2. Fleurs irrégulieres d'une seule feuille.

Difference des fleurs simples à plusieurs feuilles.

28. n°. 1. & n°. 2. Fleurs en croix.

29. & 31. Fleurs à fleuron.

30. Fleuron a b, a fleuron. b embrion de graines.

32. Couche sur quoi portent les fleurons.

PLANCHE CIV.

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33. & 34. Fleurs en rose.

35. Fleur en lys.

36. Fleur en œillet.

37. & 38. Fleurs irrégulieres à plusieurs feuilles.

Différence des fleurs composées.

Il y à des fleurs à fleurons, à demi-fleurons & radiées.

39. Fleur à demi-fleuron.

40. Calice.

41. Filet & gaine à demi-fleuron.

42. Fleur radiée.

43. Calice.

44. Couche sur quoi portent les demi-fleurons.

45. Fleuron dont le disque est formé. a fleuron. b embrion de graine.

46. Couche sur quoi portent les fleurons & les demi-fleurons.

47. Demi-fleuron dont la couronne est composée.

Syslême de Linœus.

1. Premiere classe de M. Linaeus. Monandrie, une étamine & un pistil.

2. Diandrie, deux étamines & un stile.

3. Triandrie, trois étamines.

4. Tétrandrie, quatre étamines.

5. Pentendrie, cinq étamines.

6. Exandrie, six étamines.

7. Heptandrie, sept étamines.

8. Octandrie, huit étamines.

9. Ennéandrie, neuf étamines.

10. Décandrie, dix étamines.

11. Dodécandrie, douze étamines.

12. Icosandrie, plusieurs étamines attachées au calice.

13. Poliandrie, plusieurs étamines attachées au-dessous de l'embrion.

14. Didinamie, quatre étamines dont deux plus courtes.

15. Tétradinamie, six étamines dont deux plus courtes.

16. Monadelphie, les étamines toutes réunies en un seul corps.

17. Diadelphie, étamines réunies ensemble dont une séparée.

18. Poliadelphie, étamines réunies en plusieurs paquets.

19. Singénésie, le sommet des étamines réunies ensemble formant un cylindre.

20. Ginandrie, les étamines attachées au stile.

21. Monoëcie, les étamines séparées des pistils sur le même pié.

22. Dioecie, les étamines portées sur un pié, & les pistils sur un autre.

23. Poligamie, des fleurs à étamines, des fleurs à pistils, & des fleurs à étamines & pistils ensemble sur le même pié.

24. Criptogamie, étamines & pistils peu apparens & presque invisibles.