V
V, s. m. c’est la vingt-deuxieme lettre, & la dix-septieme consonne de notre alphabet. Elle représente, comme je l’ai déjà dit, l’articulation sémilabiale foible, dont la forte est F ; (voyez F.) & de-là vient qu’elles se prennent aisément l’une pour l’autre : neuf devant un nom qui commence par une voyelle, se prononce neuv, & l’on dit neuv hommes, neuv articles, pour neuf hommes, neuf articles : les adjectifs terminés par f, changent f en ve pour le féminin ; bref, m. breve, f. vif, m. vive, f. veuf, m. veuve, f.
Déjà avertis par la Grammaire générale de P. R. de nommer les consonnes par l’e muet, nos peres n’en ont rien fait à l’égard de celle-ci quand l’usage s’en introduisit ; & on l’appelle plus communément vé, que ve.
Il paroît que c’étoit le principal caractere ancien pour représenter la voyelle & la consonne. Il servoit à la numération romaine, où V. vaut cinq ; IV. vaut cinq moins un, ou quatre ; VI, VII, VIII, valent cinq plus un, plus deux, plus trois, ou six, sept, huit : .
Celles de nos monnoies qui portent la lettre V simple, ont été frappées à Troyes : celles qui sont marquées du double W, viennent de Lille.
V
V, en Musique. Cette lettre majuscule sert à indiquer les parties de violons ; & quand elle est double V V, elle marque que le premier & le second dessus de symphonie sont à l’unisson.
v
v, dans le commerce. Cette lettre suivie d’un petit ° & ainsi figurée V°. signifie verso. Cette même voyelle ou simple V ou W double barré par le haut, comme dans ces caracteres ou , signifie écu ou écus de soixante sols ou trois livres tournois. Dict. de commerce. Voyez Abréviation.
v, v, v
v, v, v, (Ecriture.) ces trois v dans leur figure sont composés d’une ligne mixte, & de la 5, 6, 7 & 8 partie d’o. Ils se forme du mouvement mixte des doigts & du poignet. Voyez le vol. des Pl. à la table de l’Ecriture.